Angers : trottinettes et vélos électriques interdits sur le plateau piétonnier dès le 1er septembre
Face à une hausse des incivilités, la Ville d'Angers durcit son règlement circulation interdite aux engins motorisés, amende de 150 euros et mise en fourrière des trottinettes débridées.
À partir du 1er septembre 2026, trottinettes et vélos électriques ne pourront plus circuler sur le plateau piétonnier d’Angers. Les usagers devront tenir leur engin à la main, sous peine d’une amende de 150 euros. Le conseil municipal a également voté la mise en fourrière payante des engins débridés ou non assurés.
L’essentiel
- Interdiction à compter du 1er septembre 2026 : les trottinettes et vélos électriques ne peuvent plus circuler sur le plateau piétonnier d’Angers.
- Amende de 150 € : la circulation motorisée sur ces axes est sanctionnée, sauf si l’engin est tenu à la main.
- Mise en fourrière votée : le 29 juin 2026, le conseil municipal a instauré une mise en fourrière payante (130 €) pour les trottinettes débridées ou non assurées sur toute la commune.
- Extension d’un arrêté de 2022 : cette règle complète l’interdiction déjà en vigueur pour les deux-roues thermiques.
- Phase de sensibilisation estivale : panneaux et marquage au sol sont prévus durant l’été 2026.
Ce qui change sur le plateau piétonnier
À partir du 1er septembre 2026, la circulation de tous les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) - trottinettes électriques, vélos électriques, gyropodes - sera interdite sur le plateau piétonnier d’Angers. Ce périmètre, qui couvre les principales artères commerçantes du centre-ville, devient un espace réservé aux piétons et aux cycles non motorisés.
« Nous constatons une hausse des comportements dangereux et des incivilités liés à ces engins. Notre objectif est de garantir la sécurité de tous, en particulier des piétons et des familles », explique Anthony Lusson, adjoint au maire en charge de la Sécurité et de la Prévention.
Les usagers pourront toujours emprunter ces rues à condition de tenir leur trottinette ou vélo électrique à la main. Les vélos et trottinettes classiques non motorisés restent autorisés mais doivent rouler à l’allure du pas.
Amende, fourrière : les sanctions prévues
Circuler sur le plateau piétonnier avec un engin motorisé en infraction expose à une amende de 150 euros, comme le prévoit le code de la route. La municipalité rappelle que rouler sur un trottoir à une vitesse excessive est déjà passible d’une contravention de 135 euros.
Lors du conseil municipal du 29 juin 2026, une mesure complémentaire a été votée pour l’ensemble de la commune : l’immobilisation et la mise en fourrière des trottinettes électriques débridées ou non assurées. Les frais de fourrière, d’un montant de 130 euros, seront à la charge du propriétaire.
Ces sanctions s’ajoutent à la réglementation existante : depuis avril 2022, les deux-roues thermiques (motos, scooters) sont déjà interdits sur le plateau piétonnier.
Un renforcement progressif de la réglementation
La Ville d’Angers applique une logique de durcissement progressif. L’arrêté d’avril 2022 avait ouvert la voie en bannissant les engins à essence. Désormais, ce sont les motorisations électriques qui sont ciblées, en raison de leur croissance rapide dans les déplacements urbains.
Une période de pédagogie est prévue durant l’été 2026 : des panneaux d’information et un marquage au sol seront installés aux entrées du plateau piétonnier pour prévenir les usagers. Les forces de l’ordre procéderont dans un premier temps à des rappels à la règle avant de verbaliser à compter de la rentrée.
Contexte dans le Maine-et-Loire
Angers, préfecture du Maine-et-Loire (49), compte environ 155 000 habitants. Son centre historique, très fréquenté par les touristes et les chalands, concentre de nombreux commerces et lieux de restauration. Le plateau piétonnier, cœur battant de la ville, voyait affluer un nombre croissant de trottinettes électriques, souvent utilisées à vive allure malgré la densité de piétons.
Cette décision s’inscrit dans une tendance nationale : plusieurs métropoles (Paris, Lyon, Bordeaux) ont déjà restreint l’usage des trottinettes en libre-service ou en circulation. Angers choisit une voie réglementaire locale, sans attendre de cadre national.
Par ailleurs, l’actualité cycliste de l’été met en lumière la place du vélo dans les mobilités : alors que le Tour de France 2026 bat son plein, la question de la cohabitation entre piétons, cyclistes et engins motorisés reste au cœur des débats dans les centres-villes. Une situation qui fait écho aux promesses d’imprévisibilité et de spectacle sur la Grande Boucle.
Les habitants et commerçants du plateau piétonnier devront s’adapter à cette nouvelle règle dès la rentrée de septembre.