Annemasse : la préfecture valide sous réserve le village No G7 au parc de la Fantasia

Le collectif No G7 pourra s'installer les 13 et 14 juin, sous conditions strictes de sécurité et avec une jauge de 3 000 personnes.

Annemasse : la préfecture valide sous réserve le village No G7 au parc de la Fantasia
Illustration Kevin Favre / info.fr

La préfecture de Haute-Savoie ne s'opposera pas à l'installation d'un village associatif et syndical du collectif No G7 au parc de la Fantasia à Annemasse, les 13 et 14 juin 2026. Un accord de principe, conditionné à la remise d'un dossier de sécurité complet par les organisateurs.

L’essentiel

  • Dates : Le village No G7 est prévu les 13 et 14 juin 2026 au parc de la Fantasia à Annemasse.
  • Jauge : 3 000 personnes maximum autorisées ; un service de sécurité interne de 250 à 300 personnes requis.
  • Site initial refusé : L’aérodrome Marcel Bruchon a opposé un refus, invoquant 70 salariés et des risques opérationnels.
  • Sommet visé : Le G7 se tient à Évian-les-Bains du 15 au 17 juin 2026.
  • Échanges : Les discussions entre la préfecture et le collectif No G7 ont débuté le 7 mai 2026.

Un accord de principe, pas une autorisation définitive

La préfecture de Haute-Savoie a indiqué qu’elle n’interdirait pas l’installation du village associatif et syndical du collectif No G7 au parc de la Fantasia, rue du Brouaz à Annemasse. Selon La Radio Plus et Le Dauphiné Libéré, cet accord reste conditionné : les organisateurs doivent fournir dans les prochains jours un dossier de sécurité complet. Ce dossier doit notamment prévoir leur propre dispositif d’ordre, estimé à 250 à 300 personnes pour une jauge maximale de 3 000 participants.

Les échanges entre la préfecture et le collectif remontent au 7 mai 2026, selon le site officiel de la préfecture de Haute-Savoie. La validation formelle dépend donc du contenu du dossier à venir.

L’aérodrome a dit non, le parc de la Fantasia a dit oui

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Le projet initial visait l’aérodrome d’Annemasse, dit Marcel Bruchon. Le gestionnaire du site a refusé, qualifiant le choix d’« irréfléchi, dangereux et irresponsable » selon Le Dauphiné Libéré du 26 mai. Arguments avancés : risques sécuritaires, perturbation des opérations aériennes et impact sur les 70 salariés du site. Pour en savoir plus sur ce refus, le détail des objections du gestionnaire de l’aérodrome a été publié.

Le collectif s’est alors tourné vers la mairie d’Annemasse, qui a proposé le parc de la Fantasia. Ce parc accueille habituellement des événements associatifs, familiaux et culturels - Village des Découvertes, festivals estivaux - selon le site de la ville d’Annemasse.

Le maire joue la carte de l’apaisement

Gabriel Doublet, maire d’Annemasse, a tenu une conférence de presse le 29 mai 2026. Sa position est claire. « On préfère accueillir plutôt que subir », a-t-il déclaré selon Le Dauphiné Libéré. Il a également justifié le choix de sa commune : « La Roche, Bonneville : pour eux, cela n’était pas intéressant. Dès le départ, ils ont choisi Annemasse, aux portes de Genève. Là, on joue la carte de l’apaisement et de la confiance. »

Cette logique d’encadrement plutôt que d’interdiction rejoint l’approche préfectorale. Un village balisé, avec un dossier de sécurité validé, est jugé préférable à une mobilisation sans cadre fixé.

Une manifestation le 14 juin en discussion

Parallèlement au village, des discussions sont en cours pour une manifestation revendicative sur la voie publique à Annemasse le 14 juin, selon La Radio Plus. Le parcours est encore en cours de validation. Il éviterait le centre-ville et les « endroits sensibles », toujours selon la même source. Côté genevois, Genève a autorisé la manifestation No-G7 du 14 juin, avec un tracé rive droite confirmé.

Contexte dans la Haute-Savoie

Annemasse, ville de quelque 37 000 habitants en zone frontalière, est la principale commune française à proximité immédiate de Genève. Sa position géographique - à moins de 10 km du lac Léman et du périmètre du G7 - en fait un point de convergence naturel pour les opposants au sommet.

Le G7 se tient à Évian-les-Bains du 15 au 17 juin 2026, vingt-trois ans après le G8 d’Évian de 2003 qui avait été marqué par de importantes manifestations et des débordements à Genève. Le collectif No G7 regroupe associations, syndicats et partis opposés au sommet, selon Wikipédia et les médias locaux. Des renforts policiers sont déjà mobilisés à l’échelle régionale et transfrontalière : le canton de Glarus envoie des effectifs en France dans le cadre du dispositif de sécurité.

En Haute-Savoie, la préparation du G7 génère une activité judiciaire et sécuritaire soutenue, comme en témoigne par ailleurs l’actualité judiciaire récente du département.

Prochaine étape

Le collectif No G7 doit remettre son dossier de sécurité à la préfecture dans les prochains jours. La validation définitive du village - et du parcours de la manifestation du 14 juin - en dépend directement.

Sources

Kevin Favre

Kevin Favre

Kevin est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Haute-Savoie (74), avec Annecy pour chef-lieu. Spécialité du département : Mont-Blanc/Chamonix et frontaliers Genève. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Auvergne-Rhône-Alpes.

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