Antibes : le député Paugam vérifie sur le terrain l’ouverture des fleuristes et boulangers ce 1er mai
Après son interpellation du gouvernement, l'élu LR des Alpes-Maritimes a visité quatre commerces antibois ouverts sans encombre, salariés payés double.
Le 1er mai 2026, à Antibes, le député Eric Paugam (LR) a parcouru les commerces pour constater l'application de la tolérance gouvernementale permettant aux fleuristes et boulangers artisanaux d'ouvrir. Annoncée le 17 avril par le Premier ministre Sébastien Lecornu, la mesure impose volontariat écrit des salariés et double rémunération.
Le 1er mai 2026, à Antibes, le député Eric Paugam (LR) a parcouru les commerces pour constater l’application de la tolérance gouvernementale permettant aux fleuristes et boulangers artisanaux d’ouvrir. Annoncée le 17 avril par le Premier ministre Sébastien Lecornu, la mesure impose volontariat écrit des salariés et double rémunération.
L’essentiel
- Annonce : Le Premier ministre Sébastien Lecornu a autorisé l’ouverture des boulangeries artisanales et fleuristes le 1er mai 2026 par communiqué du 17 avril 2026.
- Conditions : Volontariat écrit des salariés obligatoire, rémunération doublée, aucune sanction en cas d’ouverture.
- Sur le terrain : Eric Paugam a visité quatre commerces antibois le 1er mai 2026, sans contrôle signalé.
- Projet de loi : Présenté en Conseil des ministres le 29 avril 2026, le texte pérennisant le dispositif n’entrera en vigueur qu’en 2027 après débat parlementaire.
- Recours : Trois recours déposés au Conseil d’État par Sud, la CGT et des députés écologistes contre cette tolérance.
Quatre commerces visités, aucun contrôle
Eric Paugam a publié sur X des photos de quatre commerces antibois - fleuristes et boulangers - ouverts en ce 1er mai sans incident ni contrôle de l’inspection du travail. Le député a salué ce qu’il appelle une « liberté salariale » retrouvée pour ces artisans.
Sur X, l’élu a rappelé son action des semaines précédentes : « Ces dernières semaines, j’ai interpellé le gouvernement pour mettre fin à une situation incohérente empêchant les fleuristes et boulangers de travailler ce jour-là. » La démarche terrain visait à vérifier que la tolérance annoncée se traduisait concrètement dans la commune, comme dans d’autres villes de France ce 1er mai 2026.
Une tolérance encadrée, annoncée le 17 avril
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a formalisé la mesure le 17 avril 2026. Les boulangeries-pâtisseries artisanales et les fleuristes peuvent ouvrir à condition que chaque salarié concerné donne son accord par écrit et perçoive une rémunération doublée. Aucune sanction n’est prévue pour 2026 en cas d’ouverture.
Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a confirmé le dispositif le 29 avril : « Au nom de l’intelligence collective, au nom de cette convergence sociale, le 1er mai 2026 est sécurisé pour les artisans fleuristes et les artisans boulangers-pâtissiers », selon France Inter.
Ce même 29 avril, un projet de loi a été présenté en Conseil des ministres. Il ne prendra effet qu’en 2027, après examen par le Parlement, selon Cogep et Vie-publique.fr.
Un contexte historique et commercial fort
Le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé en France depuis 1947, rappelle Linternaute. Historiquement, boulangers et fleuristes bénéficiaient d’une tolérance de fait. Celle-ci a pris fin en 2006, quand la Cour de cassation a interdit l’emploi de salariés ce jour-là.
La journée reste commercialement significative : les fleuristes réalisent une part importante de leur chiffre d’affaires grâce à la tradition du muguet, tandis que les boulangers font face à une demande accrue, selon l’AFP et ici.fr. La question de l’ouverture divise les professionnels depuis des années.
Des recours syndicaux devant le Conseil d’État
La tolérance gouvernementale ne fait pas l’unanimité. Trois recours ont été déposés au Conseil d’État : par le syndicat Sud, la CGT, et des députés écologistes. Ces recours contestent la légalité d’une autorisation par simple communiqué, sans base législative immédiate. Le Conseil d’État s’est déjà prononcé sur les limites de ce dispositif.
La décision du gouvernement de présenter un projet de loi répond en partie à ces objections, mais la fenêtre de 2026 reste juridiquement fragile selon les syndicats.
Contexte dans les Alpes-Maritimes
Les Alpes-Maritimes concentrent un tissu dense de commerces artisanaux sur le littoral, d’Antibes à Nice. Antibes, avec son marché provençal et ses ruelles commerçantes, compte plusieurs boulangeries et fleuristes dont l’activité le 1er mai représente un enjeu réel, notamment autour de la vente de muguet. La mobilisation d’un député local pour porter ce dossier au niveau gouvernemental illustre le poids de ces commerces de proximité dans l’économie du département. Le 1er mai 2026 a par ailleurs été marqué dans la région par des cortèges syndicaux, comme dans d’autres départements français, sans incident signalé à Antibes.
Le projet de loi doit désormais suivre son cours parlementaire. Si le texte est adopté avant l’été, les conditions d’ouverture des fleuristes et boulangers le 1er mai 2027 seront fixées par la loi - et non plus par tolérance administrative.
Sources
- X (@EricPAUGET1) : Tweet d'Eric Paugam sur sa visite à Antibes le 1er mai 2026
- Cogep : Travail le 1er mai : une autorisation d'ouverture pour certains commerces
- France Inter : Ouverture des commerces le 1er mai : pas de loi, mais pas de sanctions cette année
- Écoutez L'Info : À l'occasion du 1er mai, les boulangers et fleuristes de la région peuvent ouvrir