Tour de France 2026 : Armstrong accuse Seixas d’attiser les sifflets contre Pogacar
L'Américain déchu pointe du doigt l'espoir français et les médias
Sur le podcast The Move, Lance Armstrong et Bradley Wiggins pointent du doigt le jeune espoir français Paul Seixas, accusé d'avoir réveillé l'hostilité du public contre Tadej Pogacar. Une thèse qui fait débat.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Hostilité du public français
Les sifflets contre Pogacar révèlent une frustration nationale face à la domination étrangère, alimentée par l'émergence de Seixas comme nouvel espoir.
Rôle des médias dans la perception
Armstrong et Wiggins accusent L'Équipe d'avoir posé la question de savoir si Pogacar 'tue le cyclisme', influençant l'opinion publique.
Légitimité d'Armstrong à commenter
Déchu de ses sept Tours pour dopage, l'Américain conseille Pogacar de faire profil bas — un conseil teinté d'ironie vu son propre passé.
Réaction de Pogacar face à l'adversité
Le Slovène minimise les sifflets et les compare à l'attitude de Djokovic : 'Les rageux ne feront que rager'. Une mentalité qui le renforce.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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2006
Naissance de Paul Seixas
Le jeune prodige français naît, futur espoir du cyclisme tricolore
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2024
Passage professionnel
Seixas devient pro à 18 ans chez Decathlon CMA CGM
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2026
Saison éclatante
Victoires au Tour du Pays Basque et à la Flèche Wallonne, 2e à Liège-Bastogne-Liège
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14 juil. 2026
Sifflets au Lioran
Pogacar remporte l'étape 10, des huées montent du public français
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17 juil. 2026
Armstrong accuse
Sur The Move, l'Américain pointe Seixas et les médias français comme responsables
Le 17 juillet, sur le podcast The Move - Lance Armstrong lâche une phrase qui fait tilt. «Si Seixas n’avait pas été là, Pogacar n’aurait pas été autant sifflé». Bradley Wiggins acquiesce. Les deux anciens champions pointent du doigt Paul Seixas - 19 ans - l’espoir français de Decathlon CMA CGM qui court son premier Tour. Pour eux, c’est lui qui attise l’hostilité du public français contre le Slovène en jaune.
Les sifflets ont commencé à l’étape 10 - le 14 juillet, au sommet du Lioran. Pogacar franchit la ligne en vainqueur. Derrière, des huées montent des virages. Ce n’est pas la première fois qu’un coureur dominant se fait siffler sur le Tour. Mais cette fois, Armstrong et Wiggins ont une explication toute trouvée: la présence du jeune Français réveille les passions nationalistes.
Sur le papier, Seixas n’est pas un rival direct de Pogacar au général. À 19 ans - il découvre les trois semaines de course. Mais il arrive au Tour avec un palmarès qui fait rêver: vainqueur du Tour du Pays Basque et de la Flèche Wallonne en 2026 - deuxième à Liège-Bastogne-Liège derrière Pogacar. La presse française le présente comme le «grand espoir» - le «principal concurrent français» au classement général. Armstrong estime que ce récit médiatique crée une attente irréaliste et pousse le public à en vouloir au Slovène qui écrase la course.
Les médias français dans le viseur
Wiggins enfonce le clou. «Les médias en France influencent le public. J’ai vu un article de deux pages dans L’Équipe qui soulevait la question de savoir si la domination de Pogacar tuait le cyclisme. Ce récit s’enracine maintenant dans l’esprit des Français». Pour les deux Anglo-Saxons, la couverture française alimente une frustration qui se déverse en sifflets.
L’Équipe n’est pas la seule visée. Armstrong et Wiggins critiquent l’ensemble de la presse française, accusée de nourrir un récit de domination excessive alors que Pogacar mène avec une avance importante après dix étapes. L’Équipe est accusée d’avoir nourri ce récit.
Ce que personne ne dit
Armstrong oublie un détail: lui-même. Consultant controversé, déchu de ses sept titres du Tour pour dopage, il conseille désormais à Pogacar de «faire profil bas» pour éviter d’alimenter les spéculations. Ironique, venant de celui qui incarnait la domination écrasante dans les années 2000. Sa parole sur le Tour n’est pas neutre. Elle porte l’empreinte de son propre passé sulfureux.
Autre angle mort: Pogacar s’en fiche. Interrogé après l’étape du Lioran - Pogacar minimise. «Les rageux ne feront que rager» - lâche-t-il, comparant sa réaction à celle de Novak Djokovic face aux foules hostiles. Pour lui, les sifflets donnent «encore plus de motivation» à son équipe UAE Emirates. Armstrong lui-même reconnaît que Pogacar est «le plus grand de tous les temps» - mais juge certaines de ses attaques «inutiles», notamment lorsque Pogacar accélère alors qu’il mène déjà largement.
Vingegaard prend la défense de son rival
Jonas Vingegaard - rival de Pogacar, a publiquement pris sa défense. «Ne le sifflez pas», a-t-il demandé aux spectateurs après l’étape 10. Une sortie inhabituelle pour le Danois, d’ordinaire discret. Elle tranche avec le discours d’Armstrong et Wiggins, qui semblent projeter sur Seixas une rivalité que les coureurs eux-mêmes ne ressentent pas avec la même intensité.
Seixas - lui, roule son Tour. À 19 ans - il est le plus jeune au départ depuis 1937. Professionnel depuis 2024 - il est passé pro à 18 ans. Après presque deux semaines sur la route - il entre en «territoire inexploré» - selon Armstrong. Mais rien dans les déclarations du Français ne laisse penser qu’il joue un rôle actif dans l’hostilité contre Pogacar. C’est Armstrong qui construit ce récit. Pas le jeune coureur.
Reste une question: si Pogacar gagne un cinquième Tour - égalant le record officiel (Armstrong en a remporté sept - mais rayés pour dopage), les sifflets continueront-ils? Ou faudra-t-il alors chercher un autre bouc émissaire français pour expliquer l’invincibilité du Slovène?
Pour l’instant, au Lioran, les huées résonnent encore.
Sources
- CyclingUpToDate - Armstrong and Wiggins on French media hostility
- IDL ProCycling - Armstrong points to Seixas as reason for booing
- Cyclingnews - Vingegaard defends Pogacar against hecklers
- Wikipedia FR - Paul Seixas
- Sports.fr - Lance Armstrong se lâche sur Pogacar
- Essentially Sports - Armstrong debate on Pogacar fifth Tour
