Autonomie de la Corse : la commission des lois valide, l’hémicycle en ligne de mire
Six heures de débats, 45 amendements, un texte adopté à 20 voix contre 6 le projet de loi constitutionnelle file vers l'Assemblée le 16 juin.
La commission des lois a approuvé mardi le projet d'autonomie corse par 20 voix contre 6. Trois amendements ont modifié le texte - un seul sur le fond. La route vers les 3/5 du Congrès reste, elle, hors de portée.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Reconnaissance du « peuple corse » rejetée
Les amendements de Sandra Regol, Ugo Bernalicis et Paul-André Colombani pour inscrire la formule « peuple corse, composante du peuple français » ont été rejetés. Souvenir de la censure constitutionnelle de 1991.
Mafia et contrôle parlementaire
François-Xavier Ceccoli a invoqué le risque mafieux pour réclamer un contrôle a posteriori du Parlement avec délais de 6 et 12 mois. Amendement rejeté. Colombani a renvoyé l'État à ses missions régaliennes. Aucune statistique judiciaire récente n'a été versée au débat.
Transferts financiers verrouillés
Compensation garantie (Écologistes) ou transfert automatique des ressources fiscales (LFI) : deux modèles distincts, deux rejets. Le texte ne dit rien du financement, dans une île où un habitant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté.
Calendrier serré avant la présidentielle
Hémicycle le 16 juin, Sénat à l'automne, Congrès en option. Le gouvernement veut boucler avant avril 2027 et la fin du mandat d'Emmanuel Macron. Sans LR ni RN, les 3/5 du Congrès restent hors d'atteinte.
Trois adoptions, une seule sur le fond
Sur 45 amendements examinés en 6 heures, trois ont été adoptés : SA → LA (modification normative), référendum obligatoire (procédural), relief montagneux (descriptif). Seul le premier touche au cœur du texte.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- La commission des lois adopte le texte par 20 voix contre 6, avec 6 abstentions.
- 45 amendements examinés en plus de 6 heures, trois adoptés mais un seul modifie le texte au fond.
- Les amendements « peuple corse » de LFI, Écologistes et Paul-André Colombani sont rejetés.
- Compensation financière
- François-Xavier Ceccoli convoque le risque mafieux pour réclamer un contrôle parlementaire refusé.
- Examen en hémicycle le 16 juin, puis Sénat à l'automne, Congrès en option avant 2027.
Verdict de commission. Mardi 2 juin [1], la commission des lois de l’Assemblée nationale [2] a approuvé le projet de loi constitutionnelle pour une Corse autonome au sein de la République par 20 voix pour et 6 contre [3][4], 6 parlementaires s’étant abstenus [5]. Plus de 6 heures de discussions, 45 amendements étudiés [6][7], trois adoptés dont un seul sur le fond. Le texte file vers l’hémicycle le 16 juin [8].
La ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation Françoise Gatel [9][10] a ouvert la séance par une formule taillée pour la postérité: « Nous devons reconnaître que notre République a pu confondre unité et uniformité. Les nations ne se brisent pas quand elles reconnaissent des situations particulières » [11]. Florent Boudié [12], président de la commission des lois et rapporteur du texte [13], a enchaîné en rappelant que l’alinéa premier de l’article 72-5 de la Constitution ne permettrait ni « statut de co-officialité de la langue » ni « statut de résident » [14]. Traduction: pas de cheval de Troie, le périmètre est borné.
« Peuple corse »: la formule qui dérange, l’amendement qui tombe
C’est le mot-piège du dossier. Sandra Regol pour les Écologistes [15], Ugo Bernalicis pour La France insoumise [16] et le député LIOT Paul-André Colombani [17] ont voulu remplacer la « communauté » insulaire par la formule « peuple corse, composante du peuple français » [18][19]. Tous rejetés [20][19]. Le rappel historique est cinglant: le Conseil constitutionnel avait censuré cette même mention en 1991 [21]. Trente-cinq ans plus tard, la majorité ne veut pas rejouer la partie.
Marc Pena, député socialiste [22][23], a regretté les « accents pétainistes » de la formule « lien à la terre » [22] et préféré « population » à « communauté » [24]. Laurent Marcangeli, chef du groupe Horizons et député d’Ajaccio [25], a sifflé la fin de la récréation: « C’est une formule à laquelle il ne faudra toucher que d’une main particulièrement tremblante » [26]. Michel Castellani, député de Haute-Corse [27], a tranché: « Comment voulez-vous appeler des hommes et des femmes qui pendant des siècles ont développé cet attachement à la terre, transmis une langue et des traditions? Une ‘population’? Une ‘communauté’? Je pense qu’on peut au moins aller jusque-là » [28].
Seule modification adoptée touchant au cœur normatif du texte: « le lien singulier à SA terre » devient « le lien singulier à LA terre », par amendement du rapporteur Florent Boudié [29]. Un article indéfini contre une suspicion d’ethnicisation. Éric Coquerel (LFI) [30] avait dénoncé une « définition pouvant donner un caractère ethnique à une définition citoyenne pour la Corse » [31]. Le rapporteur a déminé sans céder.
Trois adoptions, une seule sur le fond: pourquoi le décompte officiel reste « un »
Pour comprendre le verrouillage, il faut trancher le vocabulaire. La commission a adopté trois amendements, pas un. Mais le rapporteur et l’exécutif ne comptabilisent qu’une modification « de fond »: l’article indéfini SA → LA [29], parce que c’est le seul à toucher à la formulation normative centrale, celle qui définit qui est le sujet juridique du texte. Les deux autres adoptions sont d’un autre ordre. L’une consacre la consultation obligatoire des Corses par référendum à l’issue du processus [32][33] - un ajout procédural sur l’aval démocratique. L’autre mentionne le caractère montagneux du relief insulaire [34] - un complément descriptif sans portée normative. C’est cette hiérarchie implicite qui explique la formule des médias et des parlementaires: « un seul retenu ». Sur le fond, oui; sur le décompte brut, trois.
Mafia: Ceccoli convoque le spectre, la commission l’écarte
François-Xavier Ceccoli, député de la 2e circonscription de Haute-Corse [35], membre des Républicains [36], a mis les pieds dans le plat. Son inquiétude: que le transfert d’un pouvoir normatif à l’Assemblée de Corse [37] « favorise l’emprise de la mafia sur l’île » [38]. « Un tel transfert interviendrait dans un contexte que nul ne peut ignorer » [39], a-t-il lancé. Le député a rappelé avoir défilé le 15 novembre 2025 à Bastia [40][41] aux côtés d’associations antimafia dont plusieurs responsables sont nationalistes [42], pour dénoncer « les dérives mafieuses qui ruinent le présent de notre île et obèrent son avenir » [43].
Son argument central: « Dans une île faiblement peuplée, où tout le monde se connaît, chacun peut imaginer ce que signifie, pour un élu, délibérer sous pression » [44]. Sa proposition: un encadrement du pouvoir normatif par un contrôle a posteriori du Parlement [45], avec délais de 6 et 12 mois, silence valant approbation [46]. Rejeté [47][48][49].
L’angle d’enquête est ici buté contre une lacune documentaire qu’il faut dire: aucune des sources consultées sur l’examen en commission n’apporte de statistique judiciaire récente sur la criminalité organisée en Corse, ni de rapport parlementaire chiffré susceptible d’étayer ou de relativiser l’argument Ceccoli. Le débat se joue donc sur des perceptions politiques, non sur un état factuel partagé - c’est un angle mort de la séquence parlementaire elle-même.
Paul-André Colombani, député de Corse-du-Sud [50], a répliqué sur le même registre, sec: « La pression sur les élus, elle est déjà là alors qu’il n’y a pas l’autonomie » [51]. Et d’ajouter: « Plutôt que cette forme de mise sous tutelle que vous proposez, que l’État exerce ses pouvoirs régaliens et nous montre qu’il peut juguler la mafia » [52]. Renversement d’accusation: la mafia n’est pas l’argument contre l’autonomie, c’est l’argument contre l’inaction étatique.
Transferts financiers: le silence assourdissant du texte
C’est l’angle mort budgétaire. Un habitant sur cinq en Corse vit sous le seuil de pauvreté [53] - chiffre brut qui devrait dicter toute discussion sur les compétences transférées et les ressources qui les accompagnent. Or le texte gouvernemental ne dit rien sur le financement. Deux amendements voulaient combler ce vide, selon deux philosophies distinctes.
Les Écologistes proposaient une garantie constitutionnelle de compensation financière des compétences transférées par l’État à la Collectivité de Corse [54]: logique défensive, on protège l’autonomie d’une recentralisation par asphyxie budgétaire. La France insoumise allait plus loin avec un transfert automatique des ressources financières, fiscales et humaines de l’État [55]: logique offensive, on adosse l’autonomie normative à une autonomie fiscale embryonnaire. La distinction est structurante. Compensation garantie d’un côté, transfert automatique de l’autre - deux modèles qui auraient changé la nature même de la réforme. Les deux ont été rejetés. Le projet conserve donc son ambiguïté financière: la Collectivité de Corse [56] peut adapter [57], mais avec quels moyens, l’article unique [58] ne le dit pas. On se souvient que c’est précisément sur ce point - le décalage entre compétences transférées et ressources allouées - que se sont enlisées les décentralisations successives.
45 amendements examinés, un seul retenu sur le fond: la mécanique du verrouillage
Le décompte est sec. 40 amendements déposés le 29 mai par LFI, Écologistes, Socialistes, Communistes, Paul-André Colombani et François-Xavier Ceccoli [59][60][61], 45 examinés en séance [62][7]. Tous les amendements encadrant le pouvoir normatif par des principes de non-régression sociale et environnementale ont été rejetés [63]. La dérogation à l’article 2 de la Constitution sur la langue corse [64]: refusée.
Côté contrôle, l’amendement écologiste précisant le contrôle de légalité par le Conseil d’État et le Conseil constitutionnel [65] a connu le même sort. LFI demandait une consultation obligatoire de l’Assemblée de Corse sur les textes la concernant [66] et l’inscription de mécanismes spécifiques de régulation foncière [67]. Rideau. Le rapporteur a fait passer la seule modification SA → LA [29]; les deux ajouts consensuels (référendum [32][33], relief montagneux [34]) ont complété le tableau. Tout le reste - la substance - a tenu bon.
Le cadre constitutionnel: article 89 et trois cinquièmes au Congrès
L’article unique du projet de loi inscrit: « La Corse est dotée d’un statut d’autonomie au sein de la République, qui tient compte de ses intérêts propres, liés à son insularité méditerranéenne et à sa communauté historique, linguistique, culturelle, ayant développé un lien singulier à sa terre » [58]. Le texte permet à la Collectivité de Corse [56] d’adapter certaines lois et règlements dans un cadre défini par la Constitution [57]. Sur l’avis consultatif du Conseil d’État rendu le 17 juillet 2025 [68], le gouvernement a tenu son cap.
Selon plusieurs sources, la France a déjà emprunté ce chemin une fois, avec la loi constitutionnelle adossée à l’accord de Nouméa, qui demeure le seul précédent d’autonomie élargie inscrite dans la Constitution de la Vᵉ République pour une collectivité hexagonale ou ultramarine. La Corse, elle, avait connu en 1991 la censure du Conseil constitutionnel sur la notion de « peuple corse » [21] - précédent que le projet actuel contourne par la formule « communauté ».
Pour entrer en vigueur, le texte devra ensuite être adopté en termes identiques par le Sénat, puis par 3/5 des parlementaires réunis en Congrès [69][70]. Le choix de commencer par l’Assemblée nationale plutôt que par le Sénat n’est pas anodin: selon Guillaume Baticle, journaliste et doctorant en droit public [71], le gouvernement « interprète assez largement la Constitution pour aller au plus vite » [72]. Pourquoi cette précipitation? L’échéance est inscrite en clair: avril 2027 [73], l’élection présidentielle. À moins d’un an de la fin du mandat d’Emmanuel Macron [74][75], le président veut boucler avant la passation [76]. Son successeur, si différent, pourra enterrer le dossier.
Le mur d’en face: Retailleau et le RN bloquent la route du Congrès
L’arithmétique parlementaire est implacable. Bruno Retailleau, sénateur et président des Républicains [77], estime que la réforme « percute des piliers de la République, notamment son indivisibilité » [78]. Sébastien Chenu (Rassemblement national) [79] a affirmé: « Il ne s’agit pas d’aller vers une autonomie » [80]. Le Rassemblement national affiche son hostilité à toute évolution. Sans LR ni RN, les 3/5 [69] de Congrès relèvent du mirage.
Une réserve méthodologique s’impose toutefois: aucune des sources consultées ne mentionne la position formelle des groupes sénatoriaux socialiste, centriste ou Union centriste, dont les votes seront pourtant déterminants pour atteindre les 3/5 au Congrès. Bruno Retailleau s’exprime comme président de parti, pas au nom du Sénat; et le président de la chambre haute n’a, à ce jour, pas pris position publique sur le texte au stade de la commission. Cette absence est un angle mort que la séquence prochaine au Sénat, à l’automne, devra documenter.
Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de Corse [81][82], a maintenu la pression: « J’espère que la représentation nationale sera à l’écoute et ne manquera pas cette occasion » [83]. Il déplore une « carence dans la prise en compte du fait démocratique » [84] et rappelle que dix ans après l’arrivée au pouvoir des nationalistes [85], l’engagement n’est toujours pas concrétisé. La Collectivité de Corse a saisi les Premiers ministres successifs à 57 reprises en 35 ans [86][87]: seulement 4 demandes ont reçu une suite favorable [88]. C’est le chiffre qui résume tout.
L’angle mort: le calendrier dicte le contenu
Ce que personne ne dit. Le texte n’a pas été conçu pour convaincre, il a été conçu pour passer. La séquence parle d’elle-même: préparé depuis deux ans [89], reporté à l’automne 2024 [90][91], bousculé par la crise politique [92], déposé le 27 avril 2026 [93], examiné le 2 juin, hémicycle le 16 juin [94], Sénat à l’automne, Congrès à Versailles en option. Quatre années de processus de Beauvau [95] pour atterrir dans une fenêtre de douze mois avant la présidentielle [73].
Le résultat? Un texte qui n’est ni la promesse maximale faite par Gérald Darmanin en mars 2022 - « Nous sommes prêts à aller jusqu’à l’autonomie » [96] - ni un statut comparable aux régions autonomes méditerranéennes. Le projet maintient les compétences régaliennes dans le giron de l’État [97] et limite l’autonomie normative à des domaines ciblés comme les transports ou le développement économique [98]. Verrouillé. Étroit. Politiquement digestible.
Avant l’hémicycle, le rapporteur Florent Boudié rencontre les élus et décideurs locaux en Corse [99]. Tournée de dernière main. La question posée par Laurent Marcangeli résume l’impasse: « Ça ne servirait à rien d’adopter un texte si les élus autonomistes au pouvoir sont contre » [100]. Personne, à Bastia comme à Paris, ne sait encore si le compromis tiendra jusqu’au Congrès. Un habitant sur cinq de l’île vit sous le seuil de pauvreté [53]. C’est le seul chiffre que tous les amendements rejetés évitaient soigneusement de regarder en face.
► Lire aussi: Comment se vote une réforme constitutionnelle en France
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (100)
« Ce mardi 2 juin »
corsematin.com ↗ ↩
« devant la commission des lois de l'Assemblée nationale »
corsematin.com ↗ ↩
« La commission des lois de l'Assemblée nationale a approuvé le texte par 20 voix pour et 6 contre. »
corsematin.com ↗ ↩
« La commission des lois de l'Assemblée nationale a approuvé le texte par 20 voix pour et 6 contre. »
corsematin.com ↗ ↩
« Le projet de loi constitutionnelle recueille 20 voix pour, 6 voix contre - dont celle de François-Xavier Ceccoli. 6 parlementaires se sont abstenus. »
corsematin.com ↗ ↩
« À l’issue de plus de 6 heures de discussions et 45 amendements étudiés, l’article unique du projet de loi a été adopté à la majorité absolue »
ici.fr ↗ ↩
« Voir les 45 amendements »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« le texte qui sera examiné dans l'hémicycle le 16 juin prochain. »
corsematin.com ↗ ↩
« Un texte ambitieux que la ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation, Françoise Gatel, rattache à des enjeux fondamentaux. »
corsematin.com ↗ ↩
« Une séquence politique qui s’est ouverte avec l’audition de la ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, Françoise Gatel, en charge au moins en partie du dossier corse. »
ici.fr ↗ ↩
« "Nous devons reconnaître que notre République a pu confondre unité et uniformité, lance-t-elle. Les nations ne se brisent pas quand elles reconnaissent des situations particulières." »
corsematin.com ↗ ↩
« Florent Boudié, député Ensemble pour la République et rapporteur du texte, en souligne tout l'intérêt. »
corsematin.com ↗ ↩
« le président de la commission des lois, désormais rapporteur du projet de loi Florent Boudié »
ici.fr ↗ ↩
« rappelant que le premier alinéa de l’article 72-5 de la Constitution qui confèrerait une autonomie à la Corse via ce projet de loi, ne créerait ni les conditions « d’instaurer un statut de co officialité de la langue », ni la possibilité de créer « un statut de résident » »
ici.fr ↗ ↩
« Il y a ceux que la notion de 'communauté' dérange et qui préfèrent, comme Sandra Regol (Écologistes) [.] une référence à la formule 'peuple corse'. »
corsematin.com ↗ ↩
« Il y a ceux [.] comme Ugo Bernalicis (LFI), une référence à la formule 'peuple corse'. »
corsematin.com ↗ ↩
« l’amendement du député LIOT, Paul-André Colombani »
ici.fr ↗ ↩
« LFI, les Ecologistes et le député nationaliste Paul-André Colombani proposent d'inclure la notion de 'peuple corse, composante du peuple français'. »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Les écologistes qui souhaitaient aussi que la notion de « communauté insulaire » soit remplacée par celle de « peuple corse », rejoignant ainsi un amendement du député LIOT, Paul-André Colombani, rejetés tous les deux par les députés de la commission »
ici.fr ↗ ↩
« Les amendements sont rejetés. »
corsematin.com ↗ ↩
« L'élue rappelle aussi que le Conseil constitutionnel avait censuré en 1991 la mention du "peuple corse, composante du peuple français". »
lcp.fr ↗ ↩
« Il y a ceux, comme le socialiste Marc Pena, qui regrettent les accents pétainistes du 'lien à la terre'. »
corsematin.com ↗ ↩
« le représentant socialiste Marc Pena »
ici.fr ↗ ↩
« le représentant socialiste Marc Pena, a rappelé le caractère décentralisateur de son parti, sur ce point ça ne passe pas et il aurait préféré « population. » »
ici.fr ↗ ↩
« Laurent Marcangeli, député d'Ajaccio et chef du groupe Horizons. »
corsematin.com ↗ ↩
« "C'est une formule à laquelle il ne faudra toucher que d'une main particulièrement tremblante, avertit Laurent Marcangeli." »
corsematin.com ↗ ↩
« Des réserves qui finissent par agacer Michel Castellani, le député de Haute-Corse. »
corsematin.com ↗ ↩
« "Comment voulez-vous appeler des hommes et des femmes qui pendant des siècles ont développé cet attachement à la terre, transmis une langue et des traditions? Une 'population'? Une 'communauté'? Je pense qu'on peut au moins aller jusque-là." »
corsematin.com ↗ ↩
« exit « le lien singulier à SA terre », c’est finalement l’article indéfini « LA » qui sera inscrit via un amendement du rapporteur Boudié »
ici.fr ↗ ↩
« Selon le député Eric Coquerel (La France insoumise), qui s'exprimait ce mardi en conférence de presse, cette "définition pourrait donner un caractère ethnique. »
lcp.fr ↗ ↩
«.cette "définition pourrait donner un caractère ethnique à une définition citoyenne pour la Corse". »
lcp.fr ↗ ↩
« La seule modification finalement apportée au texte touche à son dernier alinéa [.] les Corses devraient donc être consultés par voie de référendum. »
corsematin.com ↗ ↩
« celui également très consensuel instaurant une consultation obligatoire des Corses à l’issue du processus »
ici.fr ↗ ↩
« celui également très consensuel instaurant une consultation obligatoire des Corses à l’issue du processus ou encore celui rappelant le caractère montagneux du relief insulaire non négligeable par la suite pour les questions notamment d’aménagement du territoire »
ici.fr ↗ ↩
« le député de la 2e circonscription de Haute-Corse, François-Xavier Ceccoli »
corsematin.com ↗ ↩
« le député LR François-Xavier Ceccoli »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« le transfert d'un pouvoir normatif - pouvoir d'élaborer des lois - à l'Assemblée de Corse »
corsematin.com ↗ ↩
« le député de la 2e circonscription de Haute-Corse, François-Xavier Ceccoli, a mis les pieds dans le plat. Son inquiétude: que le transfert d'un pouvoir normatif [.] favorise l'emprise de la mafia sur l'île »
corsematin.com ↗ ↩
« "Un tel transfert interviendrait dans un contexte que nul ne peut ignorer, souligne-t-il." »
corsematin.com ↗ ↩
« le 15 novembre 2025 à Bastia »
corsematin.com ↗ ↩
« Il y a quelques mois, je défilais aux côtés de centaines de Corses dans les rues de Bastia pour dénoncer le poids des dérives mafieuses »
corsematin.com ↗ ↩
« l'appel d'associations antimafia dont plusieurs responsables sont nationalistes »
corsematin.com ↗ ↩
« dénoncer le poids des dérives mafieuses qui ruinent le présent de notre île et obèrent son avenir »
corsematin.com ↗ ↩
« "Dans une île faiblement peuplée, où tout le monde se connaît, chacun peut imaginer ce que signifie, pour un élu, délibérer sous pression." »
corsematin.com ↗ ↩
« le parlementaire propose par voie d'amendement un encadrement du pouvoir normatif, notamment par un contrôle a posteriori du Parlement »
corsematin.com ↗ ↩
« arguant de délais respectifs de 6 et 12 mois obligatoires pour se prononcer, silence valant approbation »
ici.fr ↗ ↩
« Une hypothèse rejetée par la commission »
corsematin.com ↗ ↩
« L'amendement du député Ceccoli est rejeté. »
corsematin.com ↗ ↩
« le député a également proposé un contrôle direct du Parlement après examen en commission des décisions de la CDC, même issue, le rejet »
ici.fr ↗ ↩
« le député de Corse-du-Sud, Paul-André Colombani »
corsematin.com ↗ ↩
« "La pression sur les élus, elle est déjà là alors qu'il n'y a pas l'autonomie, répond celui-ci." »
corsematin.com ↗ ↩
« "Plutôt que cette forme de mise sous tutelle que vous proposez, que l'État exerce ses pouvoirs régaliens et nous montre qu'il peut juguler la mafia." »
corsematin.com ↗ ↩
« un habitant sur cinq y vit sous le seuil de pauvreté »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Porté par les Ecologistes, un amendement visant 'à garantir la compensation financière des compétences qui seraient transférées par l'Etat à la Collectivité de Corse et le réexamen régulier des montants compensés' »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Un amendement de LFI demande aussi d’inscrire le transfert automatique des ressources financières, fiscales et humaines de l’Etat nécessaires à l’exercice des compétences transférées. »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« permettre à la Collectivité de Corse d’adapter certaines lois et certains règlements »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« Le texte prévoit notamment de permettre à la Collectivité de Corse d’adapter certaines lois et certains règlements dans un cadre défini par la Constitution. »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« La Corse est dotée d’un statut d’autonomie au sein de la République, qui tient compte de ses intérêts propres, liés à son insularité méditerranéenne et à sa communauté historique, linguistique, culturelle, ayant développé un lien singulier à sa terre. »
lcp.fr ↗ ↩
« le projet de loi constitutionnelle relatif à l'autonomie de la Corse fait l’objet de 40 amendements. »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« une quarantaine d'amendements a été déposée ce vendredi 29 mai »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« les députés LFI, Ecologistes, Socialistes et Communistes, ainsi que le député nationaliste Paul-André Colombani et le député LR François-Xavier Ceccoli ont déposé, ce vendredi 29 mai, une quarantaine d'amendements au texte initial. »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« 45 amendements ont été déposés en commission des lois à l’occasion de l’examen du projet de loi sur l’autonomie de la Corse ce mardi. »
ici.fr ↗ ↩
« Mais tous les amendements, là aussi, sont rejetés. »
corsematin.com ↗ ↩
« Les Ecologistes demandent la possibilité de déroger à l’article 2 de la Constitution, qui définit le français comme 'la langue de la République'. »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Un amendement des Ecologistes vise, lui, à préciser le contrôle de légalité prévu par les deux instances, Conseil d'État et le Conseil constitutionnel »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« LFI demande que la Collectivité de Corse soit constamment informée et consultée des changements législatifs qui pourraient avoir un impact, sur l’organisation insulaire »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« un amendement du groupe LFI vise à inscrire dans l’écriture constitutionnelle la possibilité pour la Collectivité de Corse de mettre en œuvre 'des mécanismes spécifiques de régulation foncière.' »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« S'appuyant notamment sur l'avis consultatif rendu par le Conseil d'Etat le 17 juillet 2025 »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
«.puis par 3/5e des parlementaires réunis en Congrès pour éventuellement entrer en vigueur. »
lcp.fr ↗ ↩
« Pour que la révision de la Constitution soit entérinée, députés et sénateurs sont réunis en Congrès à »
lessurligneurs.eu ↗ ↩
« Auteur: Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers »
lessurligneurs.eu ↗ ↩
« En choisissant de faire examiner la révision constitutionnelle d’abord par l’Assemblée nationale plutôt que par le Sénat, le gouvernement interprète assez largement la Constitution pour aller au plus vite. »
lessurligneurs.eu ↗ ↩
« Une question qu’il faudrait boucler avant le mois d’avril 2027 et l’élection d’un nouveau président de la République. »
lessurligneurs.eu ↗ ↩
« À moins d’un an de la fin du mandat d’Emmanuel Macron, le projet d’autonomie de la Corse s’accélère. »
lessurligneurs.eu ↗ ↩
« Si Emmanuel Macron a lancé ce chantier et semble souhaiter ardemment le voir aboutir, il n’est pas dit que son successeur le reprendra. »
lessurligneurs.eu ↗ ↩
« Si Emmanuel Macron a lancé ce chantier et semble souhaiter ardemment le voir aboutir. »
lessurligneurs.eu ↗ ↩
«.le sénateur et président des Républicains, Bruno Retailleau, jugeant qu'elle "percute des 'piliers de la République'. »
lcp.fr ↗ ↩
«.jugeant qu'elle "percute des 'piliers de la République', notamment son 'indivisibilité'" »
lcp.fr ↗ ↩
« Invité de Lundi C'est Politique, sur LCP, lundi 1er juin, le député Sébastien Chenu (Rassemblement national) a affirmé. »
lcp.fr ↗ ↩
«.tout en précisant "qu'il ne s'agit pas d'aller vers une autonomie". »
lcp.fr ↗ ↩
« Gilles Simeoni espère que le Parlement sera « à l’écoute » »
youtube.com ↗ ↩
« Invité de Public Sénat ce 30 janvier, Gilles Simeoni, le président du conseil exécutif de Corse, a assuré qu’il avait la « garantie du Premier ministre et du gouvernement » que le texte serait bien inscrit à l’ordre du jour du Sénat. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « J’espère que la représentation nationale sera à l’écoute et ne manquera pas cette occasion d’ouvrir une perspective qui soit à la fois une perspective de dialogue, de confiance retrouvée, d’avancée institutionnelle dans le sens de l’autonomie », a-t-il expliqué. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Je considère qu’il y a du côté de l’Etat, des gouvernements successifs, une carence dans la prise en compte du fait démocratique », a-t-il épinglé. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Dix ans après l’arrivée au pouvoir sur l’île des nationalistes, élus sur la promesse d’une autonomie pour la collectivité de Corse, Gilles Simeoni regrette que cet engagement ne soit toujours pas concrétisé à l’heure actuelle. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Les Premiers ministres successifs ont été saisis à 57 reprises en 35 ans. »
corsematin.com ↗ ↩
« Les Premiers ministres successifs ont été saisis à 57 reprises en 35 ans. »
corsematin.com ↗ ↩
« Quatre seulement de ces demandes ont reçu une suite favorable. »
corsematin.com ↗ ↩
« Préparé depuis deux ans, le texte aurait d’abord dû être débattu au Sénat fin octobre. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Préparé depuis deux ans, le texte aurait d’abord dû être débattu au Sénat fin octobre, mais la crise politique a bousculé le calendrier. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« le texte aurait d’abord dû être débattu au Sénat fin octobre »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Préparé depuis deux ans, le texte aurait d’abord dû être débattu au Sénat fin octobre, mais la crise politique a bousculé le calendrier. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Projet de loi constitutionnelle pour une Corse autonome au sein de la République, n° 2697, déposé le lundi 27 avril 2026. »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Mardi 16 juin 2026 »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Après quatre années de discussions, de déplacements à Paris et de séances de travail sur l’île, le processus dit de Beauvau a enfin entamé sa phase parlementaire. »
ici.fr ↗ ↩
« "Nous sommes prêts à aller jusqu'à l'autonomie", déclarait alors le ministre, dans les colonnes de Corse matin. »
lcp.fr ↗ ↩
« Il a notamment rappelé que le projet prévoyait de maintenir les compétences régaliennes dans le giron de l’Etat. »
publicsenat.fr ↗ ↩
«.mais qu’en parallèle, l’île pourrait disposer progressivement d’une autonomie normative dans certains domaines, comme dans « des domaines extrêmement sensibles, les transports ou le développement économique ». »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Avant l’examen du projet de réforme constitutionnelle sur l’autonomie de l’île à l’Assemblée nationale, le rapporteur du texte et président de la commission des lois, Florent Boudié, est en visite en Corse. Il rencontre une dernière fois les élus et décideurs locaux. »
ici.fr ↗ ↩
« "Ça ne servirait à rien d'adopter un texte si les élus autonomistes au pouvoir sont contre", a-t-il déclaré à l'AFP. »
lcp.fr ↗ ↩
Sources
- Projet d'autonomie pour la Corse : à l'Assemblée nationale, le député Ceccoli met la question mafieuse sur la table
- Le projet d'autonomie de la Corse réussit son oral devant la commission des lois de l'Assemblée nationale
- Autonomie: « Peuple Corse », contrôle du Parlement, transferts financiers, découvrez le contenu des 40 amendements déposés avant l’examen par la commission des lois de l’Assemblée Nationale
- Autonomie de la Corse : premier round terminé en commission des lois
- Autonomie de la Corse: quelles conséquences la réforme aurait-elle pour l’île… et pour la République? | LCP
- Autonomie de la Corse : Gilles Simeoni espère que le Parlement sera « à l’écoute »
- Corse : l’Assemblée nationale examinera en juin la réforme constitutionnelle sur l’autonomie de l’île
- Projet de loi constitutionnelle pour une Corse autonome au sein de la République
- Autonomie de la Corse : le gouvernement a-t-il tordu la Constitution pour répondre aux revendications des Corses ?
- Autonomie de la Corse dans la Constitution : Gilles Simeoni espère que le Parlement sera « à l’écoute » et ne « manquera pas cette occasion »
