Surpopulation carcérale : les surveillants bloquent une centaine de prisons
À l'appel de l'UFAP-UNSA Justice, des dizaines d'établissements paralysés ce 27 avril 2026 pour dénoncer un taux d'occupation de 137,5% et 5 000 postes vacants.
À 6h30, les grilles de Rennes-Vezin restent fermées. Partout en France, des surveillants bloquent une centaine de prisons. Ils dénoncent une surpopulation devenue ingérable.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une surpopulation record à 137,5%
87 126 détenus pour 63 353 places opérationnelles au 1er mars 2026, près de 7 000 matelas au sol. La France figure parmi les pires d'Europe.
5 000 postes vacants chez les surveillants
Sous-effectif chronique : à Rennes-Vezin, 30 à 40 heures supplémentaires par mois ; en Auvergne-Rhône-Alpes, 20 % des effectifs manquent.
L'échec du plan 15 000 places
Sur les 15 000 places promises par Emmanuel Macron en 2018, seules 4 500 ont été effectivement livrées. Moins d'un tiers.
Un syndicat majeur ne suit pas
FO Justice, qui revendique aussi le titre de premier syndicat, refuse l'appel au blocage : il veut préserver la signature imminente du protocole post-Incarville.
Le piège arithmétique
+5 000 détenus par an, +1 000 places par an : 4 000 places de déficit cumulé chaque année, 20 000 sur cinq ans. Aucun plan de construction ne peut rattraper cet écart.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Une centaine d'établissements pénitentiaires bloqués ce 27 avril 2026.
- Taux d'occupation officiel des prisons françaises 137,5 %, soit 87 126 détenus pour 63 353 places.
- Près de 7 000 détenus dorment sur un matelas posé à même le sol, en hausse de 50 % en un an.
- L'UFAP-UNSA Justice réclame 5 000 postes et la fin des matelas au sol FO Justice refuse de suivre.
- Gérald Darmanin promet 3 000 places modulaires, mais reste hostile à toute régulation des entrées.
À Rennes-Vezin, il fait encore nuit. Dès 6h30 [1], une quarantaine [2] de surveillants s’installent devant la grille. Café dans une main, brassard syndical dans l’autre. La prison affiche un taux d’occupation de 169 % [3]. Il manque une quarantaine d’agents [4]. Personne ne rentre travailler ce matin.
À 800 kilomètres de là, devant le centre pénitentiaire de Domenjod, à Saint-Denis de La Réunion [5], le scénario est identique. Les portes sont bouchées dès le petit matin [6]. À Béthune, à Amiens, à Douai, à Bois-d’Arcy, à la Santé, à Villeneuve-lès-Maguelone, à Beauvais [7], les images se ressemblent: des hommes en uniforme, des fumigènes, des banderoles. Une centaine d’établissements [8] sont touchés selon Samuel Gauthier [9], secrétaire général de la CGT Pénitentiaire [9]. Le ministère de la Justice, lui, parle de 22 % [10] des établissements.
L’ultimatum d’un système qui craque
L’appel est parti le 20 avril [11] d’un communiqué signé Alexandre Caby [12], secrétaire général de l’UFAP-UNSA Justice. « Il est temps de se faire entendre » [13]. Le slogan retenu pour le visuel de mobilisation: « Quitte à crever, autant le faire devant les portes » [14]. La CGT Pénitentiaire a rejoint le mouvement, le SPS-CEA aussi [15].
Une précision s’impose sur le paysage syndical. L’UFAP-UNSA Justice se présente comme « premier syndicat de la profession des surveillants pénitentiaires » [16], un titre que revendique également FO Justice [17], qui n’a pas suivi l’appel au blocage. La concurrence porte sur le périmètre retenu - tous corps confondus ou seuls surveillants, dernières élections professionnelles ou nombre d’adhérents - et les deux organisations s’estiment légitimes à porter ce label, sans qu’aucun arbitrage public récent ne tranche la question.
Les chiffres officiels, eux, ne mentent pas. Au 1er mars 2026 [18], les prisons françaises comptaient 87 126 détenus [19]. La capacité opérationnelle varie légèrement selon les sources consultées: 63 000 places dans les chiffres arrondis cités par certains médias [20], 63 353 places dans les données détaillées de l’administration pénitentiaire reprises ailleurs [21]. Le taux retenu de 137,5 % [22] est calculé sur la seconde base. Dans les maisons d’arrêt, il grimpe à 168,4 % [23]. Près de 7 000 personnes [24] dorment sur un matelas posé à même le sol, contre 4 490 [25] l’année précédente. La hausse est de 50 % en un an [26].
Au rythme actuel, +200 détenus par semaine [27], la barre des 90 000 [28] sera bientôt franchie. L’article 717-2 du Code de procédure pénale pose pourtant le principe de l’encellulement individuel des prévenus, principe assorti de dérogations renouvelées de loi en loi depuis 1875 - et systématiquement violé en pratique. L’article 225-14 du Code pénal punit pour sa part de cinq ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende le fait de soumettre une personne vulnérable à des conditions d’hébergement contraires à la dignité humaine. Aucun directeur de prison n’a jamais été poursuivi sur ce fondement.
Béziers, Domenjod, Fleury: le terrain
À Béziers, 750 prisonniers [29] s’entassent dans un bâtiment prévu pour 389 places [30], dont 184 dorment au sol [31]. À La Talaudière, dans la Loire, le taux frôle les 180 % [32]. À Domenjod, sur l’île de La Réunion, ce sont 1 000 détenus pour 576 places [33]. Le quartier femmes accueille 80 détenues [34] pour 25 places [35], soit six par cellule [36].
« On n’a plus de place. La direction ne sait plus comment poser les femmes dans les cellules » [37], souligne Florence Soucraye [38], secrétaire générale adjointe de l’UFAP-UNSA Justice Réunion-Mayotte [38].
À Fleury-Mérogis, plus grand centre pénitentiaire d’Europe [39], la capacité théorique est de 4 100 détenus [40]. Il y en a aujourd’hui plus de 5 000 [41]. Sylvie Durand [42], déléguée UFAP-UNSA Justice sur place, raconte: « La situation est explosive. On a des détenus qui dorment à même le sol dans les couloirs, sans matelas » [43]. Un surveillant anonyme cumule: « On est à bout, on n’en peut plus. On est trois surveillants pour 150 détenus, c’est ingérable » [44]. Et puis cette phrase: « Les conditions de travail sont devenues insupportables. On a des collègues qui craquent, qui font des burn-out » [45].
5 000 postes vacants, et au-delà
L’UFAP-UNSA réclame le comblement de 5 000 postes [46] manquants tous corps et grades confondus [47]. À Rennes-Vezin, les surveillants cumulent trente à quarante heures supplémentaires chaque mois [48]. En Auvergne-Rhône-Alpes, il manque 20 % des effectifs nécessaires [49]. Les services d’insertion et de probation gèrent parfois 130 dossiers [50] quand la norme est de 60 [51].
Aux sous-effectifs s’ajoutent les violences. 5 000 agressions physiques [52] sont recensées contre les surveillants. 868 drones [53] ont été repérés au-dessus des établissements en 2024, près de 5 000 [54] l’année suivante. Soixante-dix individus [55] se sont évadés en 2025 - l’évasion étant elle-même un délit puni de trois ans d’emprisonnement par l’article 434-27 du Code pénal, peine portée à sept ans en cas de violence.
Le piège arithmétique
Le mouvement du 27 avril réunit deux revendications qui ne pointent pas dans la même direction. Les surveillants veulent moins de détenus dans leurs couloirs. Le gouvernement veut surtout construire de nouvelles cellules. Entre les deux, une équation arithmétique implacable: +5 000 détenus par an (+6,1 %) [56], face à un millier de places nouvelles livrées chaque année (+1,5 %) [57]. Soit un déficit cumulé de 4 000 places supplémentaires chaque année.
Projeté sur cinq ans, le calcul donne le vertige: 20 000 places de retard supplémentaires viendraient s’ajouter aux 23 500 manquantes aujourd’hui. Pour stabiliser la situation actuelle - et non la résoudre - il faudrait livrer 5 000 places par an, soit cinq fois le rythme effectif des huit dernières années. Aucun pays européen n’a jamais tenu un tel rythme de construction pénitentiaire en démocratie. La conclusion s’impose mathématiquement: seule une régulation des entrées peut combler l’écart, faute de quoi le déficit s’auto-entretient.
Le gouvernement face au mur
Gérald Darmanin [58], garde des Sceaux [58], a reçu les syndicats samedi matin au ministère [59]. La réunion a coupé court [60]. Le ministre est hostile à tout dispositif de régulation carcérale [61] type allemand, où une entrée en détention s’accompagne d’une sortie [62]. Sa solution: ouvrir 3 000 places [63] supplémentaires en prisons modulaires, dont la moitié dès 2027 [64].
Le bilan du plan précédent interroge. Sur les 15 000 places [65] promises par Emmanuel Macron en 2018 [66], seules 4 500 [67] ont été livrées. Moins d’un tiers [68].
En parallèle, le député Renaissance [69] Florent Boudié [69], président de la commission des lois [69], a déposé une proposition de loi le 8 avril [70] à l’Assemblée nationale. Le texte reprend un article de l’ancien projet de loi « SURE » [71], imaginé par Gérald Darmanin [72] lui-même, qui visait à supprimer les matelas au sol et à introduire un seuil de surpopulation maximum par établissement [73].
Le paradoxe est saisissant: le ministre rejette aujourd’hui le principe même d’une régulation qu’il avait initialement portée. S’agit-il d’un abandon assumé de sa propre initiative, d’une distinction technique entre le dispositif SURE - fondé sur des transferts inter-établissements - et la régulation à l’allemande qu’il refuse explicitement, ou d’un repositionnement politique face à la pression de l’aile droite de la majorité? Aucune réponse claire n’est sortie de la réunion avortée du samedi. Selon une version consultée par TF1 Info, le seuil de criticité du texte Boudié s’établirait autour de 130 % [74]. Environ 6 876 détenus [75] seraient concernés.
Les voix qui ne suivent pas
FO Justice a refusé l’appel au blocage. Le mouvement intervenait « trop tôt » [76]. Derrière la formule, plusieurs lectures coexistent. Le syndicat attend la signature, prévue le lundi suivant, d’un protocole d’accord avec la pénitentiaire [77] consécutif à l’attaque du fourgon d’Incarville qui avait coûté la vie à deux agents [78]. Bloquer avant la signature reviendrait à hypothéquer un acquis tangible - revalorisations, sécurisation des extractions - au profit d’une mobilisation aux contours plus politiques. La fracture syndicale recoupe aussi une divergence d’analyse: l’UFAP-UNSA mise sur le rapport de force public, FO privilégie la négociation institutionnelle et la défense corporatiste du métier.
L’Institut pour la Justice [79], association créée en 2007 [79] et qui se présente comme luttant contre le laxisme judiciaire [79], a lancé une pétition contre le « plafond carcéral » [80]. Reçue deux fois par le cabinet du ministre, le 25 février et le 17 avril [81] [82], elle dénonce un dispositif qui libérerait automatiquement les détenus en surnombre.
L’Observatoire international des prisons, par la voix de Julien Fischmeister [83], analyse différemment: « On parle ici d’un seuil de criticité qui pourrait se situer autour de 130 %. En résumé, c’est assorti de nombreuses exceptions » [84]. Les détenus condamnés pour crimes ou faits de terrorisme en seraient exclus [85]. Et l’OIP de pronostiquer: « On sera sûrement sur quelque chose de très tiède et très décevant » [86].
Une autre voix, plus discrète, vient du centre pénitentiaire de Château-Thierry. Nathalie Longuet von Zelowitz [87], psychologue, observe: « Beaucoup de personnes se retrouvent en prison alors qu’elles auraient dû être soignées » [87]. Cette remarque ne figure dans aucun communiqué syndical. Elle pointe un angle mort.
L’Europe regarde, condamne, attend
Fin janvier [88], le Conseil de l’Europe [89] avait dénoncé l’état des prisons françaises [90], alertant sur le risque d’une évolution vers un « entrepôt humain » [91]. La France figure parmi les taux d’occupation les plus élevés d’Europe, derrière la Slovénie et Chypre [92]. On se souvient que la Cour européenne des droits de l’homme avait condamné la France en janvier 2020 dans l’arrêt J.M.B. Et autres c. France, jugeant les conditions de détention dans plusieurs établissements contraires à l’article 3 de la Convention prohibant les traitements inhumains ou dégradants. Six ans plus tard, le taux d’occupation a encore progressé.
Devant Rennes-Vezin, les surveillants tiennent leur banderole. Dans la cellule du fond, six hommes attendent, dont deux dorment au sol. Personne ne saura combien de temps. Le bus de l’extraction n’arrivera pas aujourd’hui.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (92)
« Eric Toxé, a compté dès 6 h 30 une quarantaine de collègues »
lemonde.fr ↗ ↩
« une quarantaine de collègues venus manifester leur « mécontentement » »
lemonde.fr ↗ ↩
« l’établissement breton souffrait d’une « surpopulation de 169 % » »
lemonde.fr ↗ ↩
« manquait, selon lui, d’« une quarantaine d’agents » »
lemonde.fr ↗ ↩
« devant les portes du centre pénitentiaire de Domenjod à Saint-Denis »
la1ere.franceinfo.fr ↗ ↩
« Dès 6h15, les personnels pénitentiaires étaient appelés à tenir un blocage devant les portes du centre pénitentiaire de Domenjod »
la1ere.franceinfo.fr ↗ ↩
« Des actions ont notamment eu lieu à la prison parisienne de la Santé, à Bois-d’Arcy (Yvelines), à Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault), à Beauvais (Oise), à Amiens (Somme), à Douai (Nord) et à Béthune (Pas-de-Calais). Les entrées de ces établissements étaient bloquées par du personnel »
lemonde.fr ↗ ↩
« Une centaine d'établissements étaient bloqués ce matin selon Samuel Gauthier le Secrétaire Général de CGT Pénitentiaire. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Une centaine d'établissements étaient bloqués ce matin selon Samuel Gauthier le Secrétaire Général de CGT Pénitentiaire. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« « 22 % des établissements sont bloqués. » »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Depuis des mois, nous alertons sur une surpopulation pénale devenue incontrôlable », écrivait ce 20 avril le syndicat dans un communiqué de presse. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« « Il est temps de se faire entendre », a lancé Alexandre Caby, secrétaire général du syndicat, dans son appel au blocage du 20 avril dernier. »
lejdd.fr ↗ ↩
« « Il est temps de se faire entendre », a lancé Alexandre Caby, secrétaire général du syndicat, dans son appel au blocage du 20 avril dernier. »
lejdd.fr ↗ ↩
« "Quitte à crever, autant le faire devant les portes", a ainsi lancé l'Ufap-Unsa dans un visuel pour appeler à la grève. »
bfmtv.com ↗ ↩
« Le syndicat Ufap-Unsa Justice, rejoint par CGT-Pénitentiaire et la SPS-CEA, souhaite bloquer les établissements pénitentiaires lundi »
franceinfo.fr ↗ ↩
« À l’appel de l’Ufap Unsa Justice, premier syndicat de la profession, les surveillants pénitentiaires refuseront leur prise de service »
lejdd.fr ↗ ↩
« FO Justice, premier syndicat chez les surveillants, ne s’y est en revanche pas associé »
lemonde.fr ↗ ↩
« Au 1er mars 2026, les prisons françaises comptaient 87 126 personnes détenues pour 63 000 places opérationnelles, selon le ministère de la Justice lui-même. »
lejdd.fr ↗ ↩
« Au 1er mars 2026, les prisons françaises comptaient 87 126 personnes détenues pour 63 000 places opérationnelles »
lejdd.fr ↗ ↩
« Au 1er mars 2026, les prisons françaises comptaient 87 126 personnes détenues pour 63 000 places opérationnelles »
lejdd.fr ↗ ↩
« au 1er mars, les prisons françaises comptent 87 126 détenus pour 63 353 places »
lemonde.fr ↗ ↩
« le taux d'occupation était au 1er mars de 137,5%, avec 87.126 détenus pour moins de 63.500 places. »
bfmtv.com ↗ ↩
« et grimpe à 168,4 % dans les maisons d’arrêt. »
lejdd.fr ↗ ↩
« il y en avait près de 7 000 au 1er mars. »
lemonde.fr ↗ ↩
« contre 4 490 l'an passé »
franceinfo.fr ↗ ↩
« soit une hausse de 50 % en un an. »
lejdd.fr ↗ ↩
« Au rythme actuel, avec environ une hausse hebdomadaire de 200 détenus et sauf mesure d'urgence, la barre des 90.000 incarcérés sera rapidement franchie. »
bfmtv.com ↗ ↩
« la barre des 90.000 incarcérés sera rapidement franchie. »
bfmtv.com ↗ ↩
« à Béziers par exemple, 750 prisonniers s’entassent dans un bâtiment prévu pour 389 places »
lejdd.fr ↗ ↩
« 750 prisonniers s’entassent dans un bâtiment prévu pour 389 places »
lejdd.fr ↗ ↩
« dont 184 au sol. »
lejdd.fr ↗ ↩
« À la maison d’arrêt de La Talaudière, dans la Loire, le taux frôle les 180 %. »
lejdd.fr ↗ ↩
« nous avons 1 000 détenus pour 576 places »
la1ere.franceinfo.fr ↗ ↩
« Actuellement, elles y sont 80, pour 25 places »
la1ere.franceinfo.fr ↗ ↩
« Actuellement, elles y sont 80, pour 25 places »
la1ere.franceinfo.fr ↗ ↩
« soit 6 détenus par cellule »
la1ere.franceinfo.fr ↗ ↩
« « On n'a plus de place. La direction ne sait plus comment poser les femmes dans les cellules », souligne-t-elle »
la1ere.franceinfo.fr ↗ ↩
« avertit Florence Soucraye, secrétaire générale adjointe Union UFAP-UNSA Justice Réunion-Mayotte »
la1ere.franceinfo.fr ↗ ↩
« la prison de Fleury-Mérogis, plus grand centre pénitentiaire d'Europe »
youtube.com ↗ ↩
« une capacité théorique de 4 100 détenus »
youtube.com ↗ ↩
« elle accueille aujourd'hui plus de 5 000 détenus »
youtube.com ↗ ↩
« Sylvie Durand, déléguée syndicale UFAP-UNSA Justice »
youtube.com ↗ ↩
« La situation est explosive. On a des détenus qui dorment à même le sol dans les couloirs, sans matelas. »
youtube.com ↗ ↩
« On est à bout, on n'en peut plus. On est trois surveillants pour 150 détenus, c'est ingérable. »
youtube.com ↗ ↩
« Les conditions de travail sont devenues insupportables. On a des collègues qui craquent, qui font des burn-out. »
youtube.com ↗ ↩
« L’Ufap réclame le comblement de 5 000 postes manquants »
lejdd.fr ↗ ↩
« en raison des "5 000 vacances de postes tous corps et grades confondus" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« où les surveillants cumulent trente à quarante heures supplémentaires chaque mois. »
lejdd.fr ↗ ↩
« En Auvergne-Rhône-Alpes, il manque 20 % des effectifs nécessaires dans la pénitentiaire… »
lejdd.fr ↗ ↩
« les services d'insertion et de probation qui gèrent parfois jusqu'à 130 dossiers alors qu'ils devraient en gérer 60 »
franceinfo.fr ↗ ↩
« ils devraient en gérer 60 »
franceinfo.fr ↗ ↩
« les "5 000 agressions physiques" dont la profession est la cible »
franceinfo.fr ↗ ↩
« L’administration pénitentiaire en a recensé 868 en 2024 »
lejdd.fr ↗ ↩
« près de 5 000 l’année suivante. »
lejdd.fr ↗ ↩
« Soixante-dix individus se sont évadés en 2025 »
lejdd.fr ↗ ↩
« une augmentation annuelle de près de 5 000 détenus (+ 6,1 %) »
lemonde.fr ↗ ↩
« pour une hausse du nombre de places disponibles dans les centres pénitentiaires d’un millier environ (+ 1,5 %) »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a exprimé son hostilité à tout dispositif de régulation carcérale »
bfmtv.com ↗ ↩
« les syndicats de gardiens de prison étaient reçus samedi matin au ministère de la Justice. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« La réunion a coupé court. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a exprimé son hostilité à tout dispositif de régulation carcérale »
bfmtv.com ↗ ↩
« dispositif qui prévoit, comme c'est le cas en Allemagne, qu'au-delà d'un certain seuil, une entrée en détention doit s'accompagner d'une sortie. »
bfmtv.com ↗ ↩
« Le ministère de la Justice compte ouvrir 3.000 places supplémentaires dans des prisons modulaires »
bfmtv.com ↗ ↩
« dont la moitié dès 2027 »
bfmtv.com ↗ ↩
« seules 4 500 des 15 000 places de prison promises par Emmanuel Macron avaient effectivement été livrées. »
lejdd.fr ↗ ↩
« un plan national lancé en 2018 »
bfmtv.com ↗ ↩
« seules 4 500 des 15 000 places de prison promises par Emmanuel Macron avaient effectivement été livrées. »
lejdd.fr ↗ ↩
« moins d'un tiers des 15.000 places de prison additionnelles prévues dans un plan national lancé en 2018 ont été livrées. »
bfmtv.com ↗ ↩
« le président de la commission des lois, Florent Boudié, avait annoncé son intention de déposer une proposition de loi en la matière [.] Finalement, le député (Renaissance) de Gironde, annonce au Monde qu’il va bien déposer, mercredi 8 avril, une proposition de loi »
lemonde.fr ↗ ↩
« il va bien déposer, mercredi 8 avril, une proposition de loi au bureau de l’Assemblée nationale »
lemonde.fr ↗ ↩
« un article de l’ancien projet de loi « SURE », un temps imaginé par le garde des sceaux, Gérald Darmanin »
lemonde.fr ↗ ↩
« un article de l’ancien projet de loi « SURE », un temps imaginé par le garde des sceaux, Gérald Darmanin »
lemonde.fr ↗ ↩
« qui s’était fixé comme objectif de supprimer les matelas au sol et d’introduire un seuil de surpopulation maximum pour chaque établissement pénitentiaire »
lemonde.fr ↗ ↩
« Au-delà d'un certain seuil (130% par établissement), les détenus en trop seront purement et simplement libérés. »
tf1info.fr ↗ ↩
« Cela concerne concrètement 6.876 détenus potentiellement libérables. »
tf1info.fr ↗ ↩
« estimant qu’il intervenait «trop tôt» »
liberation.fr ↗ ↩
« le ministre de la Justice doit signer, lundi prochain, le protocole d’accord avec la pénitentiaire pour tenter de réduire les risques de leur profession. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Après le meurtre de deux surveillants dans l’attaque au fourgon d’Incarville »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Cette association, active depuis 2007, se dit "dénuée de toute affiliation partisane", mais affirme lutter (nouvelle fenêtre) contre "le laxisme judiciaire et l’insécurité qui règne en France". »
tf1info.fr ↗ ↩
« Dans une pétition (nouvelle fenêtre) lancée contre ce "plafond carcéral" que contiendrait le texte, l’Institut pour la Justice dit avoir rencontré le cabinet du ministre. »
tf1info.fr ↗ ↩
« L’association nous confirme avoir "été reçue au cabinet du garde des Sceaux, le 25 février" pour un "échange dans une ambiance cordiale durant lequel le cabinet a exposé le contenu de ses deux projets de loi". »
tf1info.fr ↗ ↩
« Un second rendez-vous a été organisé vendredi 17 avril, indique l’Institut de la Justice. »
tf1info.fr ↗ ↩
« souligne Julien Fischmeister, représentant des analyses à l’OIP. »
tf1info.fr ↗ ↩
« "On parle ici d’un seuil de criticité qui pourrait se situer autour de 130% et qui, une fois franchi, donnerait lieu à des mesures de transfert et éventuellement des libérations pour certains profils de détenus et dont la date de libération est proche. En résumé, c’est assorti de nombreuses exceptions", souligne Julien Fischmeister. »
tf1info.fr ↗ ↩
« Cela ne peut bénéficier, précise le texte, aux "personnes condamnées et écrouées pour des crimes ou des faits de terrorisme". »
tf1info.fr ↗ ↩
« qui ajoute qu’"on sera sûrement sur quelque chose de très tiède et très décevant". »
tf1info.fr ↗ ↩
« « Beaucoup de personnes se retrouvent en prison alors qu’elles auraient dû être soignées »: Nathalie Longuet von Zelowitz, psychologue au centre pénitentiaire de Château-Thierry »
humanite.fr ↗ ↩
« Fin janvier, le Conseil de l’Europe avait, une fois de plus, dénoncé l’état des prisons françaises »
lemonde.fr ↗ ↩
« Fin janvier, le Conseil de l’Europe avait, une fois de plus, dénoncé l’état des prisons françaises »
lemonde.fr ↗ ↩
« Fin janvier, le Conseil de l’Europe a dénoncé l’état des prisons françaises, surpeuplées et souvent insalubres »
humanite.fr ↗ ↩
« alertant sur le risque d’une évolution vers un «entrepôt humain» »
liberation.fr ↗ ↩
« La France figure parmi les très mauvais élèves en Europe, seules la Slovénie et Chypre présentant des taux supérieurs mais avec des populations bien inférieures. »
bfmtv.com ↗ ↩
Sources
- Surpopulation carcérale "stratosphérique", 5 000 emplois vacants... Pourquoi des syndicats pénitentiaires appellent au blocage de l’ensemble des prisons lundi
- "Quitte à crever, autant le faire devant les portes": appel au blocage des prisons françaises pour dénoncer la surpopulation carcérale
- Surpopulation carcérale : plusieurs prisons bloquées lundi à l’appel de l’UFAP
- Surpopulation carcérale, violence, postes manquants… Vent de colère au sein du personnel pénitentiaire
- Manque d'effectif et surpopulation carcérale : les personnels pénitentiaires bloquent la prison de Domenjod
- Prison : des milliers de surveillants en grève face à la suroccupation carcérale
- VÉRIF' - Le gouvernement veut-il créer un "plafond carcéral" qui libérerait automatiquement les détenus en trop ?
- Surpopulation carcérale : l’Ufap-Unsa appelle au blocage des prisons pour dénoncer le manque de surveillants pénitentiaires
- Surpopulation carcérale : un appel à bloquer les prisons ce lundi pour obtenir des mesures d’urgence
- Surpeuplée, la prison de Fleury-Mérogis bloquée par des agents pénitentiaires
- La stratégie alignée du ministre Gérald Darmanin et du député Florent Boudié pour freiner la surpopulation en prison