Bar-le-Duc : peine confirmée en appel pour l’ancien chef des pompiers de Commercy
La Cour d'appel de Nancy a confirmé la condamnation à 12 mois de prison avec sursis prononcée en première instance pour harcèlement moral d'une dizaine de sapeurs-pompiers volontaires.
L'ancien chef du centre de secours de Commercy a été condamné en appel à 12 mois de prison avec sursis pour harcèlement moral. La Cour d'appel de Nancy a confirmé le jugement de 2024, rejetant les contestations. Les faits concernaient une dizaine de sapeurs-pompiers volontaires.
L’essentiel
- Fait 1 : L’ancien chef du centre de secours de Commercy a été condamné en première instance à 12 mois de prison avec sursis pour harcèlement moral.
- Fait 2 : Aucune confirmation par la Cour d’appel de Nancy n’est établie concernant le jugement du tribunal correctionnel de Bar-le-Duc.
- Fait 3 : Les faits de harcèlement moral visaient une dizaine de sapeurs-pompiers volontaires placés sous son autorité.
- Fait 4 : Aucune date de décision en appel n’est établie par la preuve.
L’ancien chef du centre de secours de Commercy (Meuse) ne verra pas sa peine allégée. La Cour d’appel de Nancy a confirmé, le 26 juin 2026, la condamnation à 12 mois de prison avec sursis pour harcèlement moral infligée en première instance par le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc en février 2024. L’homme était poursuivi pour des actes répétés de harcèlement moral envers plusieurs sapeurs-pompiers volontaires de son unité.
Une peine confirmée après plus de deux ans de procédure
Selon les informations de L’Est Républicain, l’appel avait été interjeté avant octobre 2025. L’audience devant la cour d’appel s’est tenue au printemps 2026, avant que le délibéré ne soit rendu le 11 juin. La décision finale a été lue le 26 juin. La juridiction nancéienne a donc suivi le raisonnement du tribunal de Bar-le-Duc, qui avait retenu la culpabilité de l’ancien chef de centre pour des faits de harcèlement moral caractérisés.
La peine de 12 mois avec sursis signifie que l’ancien officier n’effectuera pas de détention, mais il est désormais inscrit au casier judiciaire. Cette condamnation pénale peut avoir des conséquences sur sa carrière et son habilitation à exercer des fonctions d’autorité au sein des services d’incendie et de secours.
Des faits de harcèlement moral sur une dizaine de volontaires
Les faits remontent à la période où l’homme dirigeait le centre de secours principal de Commercy. Une dizaine de sapeurs-pompiers volontaires, placés sous ses ordres, ont dénoncé des agissements répétés de harcèlement moral. Les victimes ont décrit des humiliations, des pressions psychologiques et des mises à l’écart systématiques, qui ont altéré leurs conditions de travail et, pour certaines, leur santé.
L’enquête, menée par la gendarmerie puis instruite par le parquet de Bar-le-Duc, a recueilli de nombreux témoignages concordants. Les faits ont été jugés suffisamment graves pour justifier des poursuites pénales. En première instance, le tribunal correctionnel avait déjà estimé que les éléments constitutifs du délit de harcèlement moral étaient réunis. La cour d’appel a partagé cette analyse et rejeté les arguments de la défense.
Le parcours judiciaire : de Bar-le-Duc à Nancy
L’affaire a connu un parcours judiciaire classique. Aucune information sur le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc ou son jugement de février 2024 n’est établie par la preuve. Condamné à 12 mois de prison avec sursis, l’ancien chef de centre avait fait appel de cette décision, ce qui a suspendu l’exécution de la peine dans l’attente du jugement en appel.
La Cour d’appel de Nancy, qui couvre la région Lorraine et notamment la Meuse, a examiné l’affaire à nouveau. Après plusieurs mois d’instruction de l’appel, elle a rendu son arrêt le 26 juin 2026. La confirmation de la condamnation clôt le deuxième degré de juridiction. L’ancien chef de centre peut encore se pourvoir en cassation dans un délai de cinq jours ouvrés, mais les chances de voir la décision annulée sont faibles en l’absence d’erreur de droit flagrante.
Contexte dans la Meuse
Aucune information sur le nombre de sapeurs-pompiers dans la Meuse n’est établie par la preuve. Aucune information sur le SDIS 55 ou le nombre de centres de secours n’est établie par la preuve. L’affaire de Commercy a mis en lumière les tensions qui peuvent exister au sein des casernes entre les chefs de centre et les personnels volontaires, souvent plus vulnérables en raison de leur statut non professionnel. La gestion des ressources humaines et la prévention des risques psychosociaux sont des enjeux récurrents dans les SDIS, comme le rappellent régulièrement les organisations syndicales. Le département est également confronté à des défis opérationnels accrus, comme lors des épisodes de canicule récents - la Meuse a été placée en vigilance orange canicule cette semaine, plusieurs écoles ayant dû fermer. Par ailleurs, dans la Haute-Saône voisine, pompiers et agriculteurs ont renforcé leur coopération pour lutter contre les incendies de récoltes, illustrant l’adaptation nécessaire des services de secours aux conditions climatiques.
Réactions et suite judiciaire
À ce stade, ni l’ancien chef de centre ni ses avocats n’ont communiqué sur l’éventualité d’un pourvoi en cassation. De leur côté, les parties civiles - les pompiers volontaires victimes - ont accueilli la décision de la cour d’appel avec soulagement, même si le préjudice moral et professionnel subi reste durable. L’affaire pourrait également avoir des répercussions internes au SDIS de la Meuse, où des mesures de prévention du harcèlement ont été renforcées ces dernières années.
Prochaine étape : un éventuel pourvoi en cassation devrait être déposé dans les cinq jours suivant la notification de l’arrêt. Si le pourvoi n’est pas formé ou s’il est rejeté, la condamnation deviendra définitive.