Basket : le ministère de la Culture veut remplacer « dunk » par « smash » et « alley-oop » par « allez-hop »
Une liste de 22 équivalents français officiels pour le basket-ball a été publiée au Journal officiel du 6 juin 2026.
Pour contrer l'hégémonie de l'anglais, la Commission d'enrichissement de la langue française a officialisé des traductions pour 22 termes techniques du basket. Le "dunk" devient "smash", "alley-oop" se transforme en "allez-hop". Retour sur un lexique qui s'impose aux administrations.
L’essentiel
- 22 termes du basket-ball traduits en français et publiés au Journal officiel du 6 juin 2026.
- ‘Dunk’ remplacé par ‘smash’, ‘alley-oop’ par ‘allez-hop’.
- ‘Money time’ devient ‘minutes en or’, ‘buzzer beater’ devient ‘panier à la sirène’.
- Le lexique est obligatoire pour les services de l’État, facultatif pour les médias et le grand public.
Le basket français dit adieu au vocabulaire américain ? Dans un texte publié sur la plateforme France Terme, le ministère de la Culture a dévoilé une liste de 22 traductions officielles pour les principaux termes techniques du basket-ball. Relayée par L’Équipe, cette initiative vise à rendre le sport plus accessible au public francophone.
Ce qui change sur le terrain
Parmi les mesures les plus frappantes, le célèbre dunk - ce geste spectaculaire qui consiste à marquer en écrasant le ballon dans le panier - est désormais officiellement baptisé « smash ». Même logique pour l’alley-oop, la passe lobée conclue par un dunk : il faudra dire « allez-hop ». Ces équivalents ont été validés par le collège de terminologie et de langue française du sport, présidé par le professeur Arnaud Richard, en collaboration avec la Fédération française de basket-ball (FFBB) et sous l’égide du haut fonctionnaire Daniel Zielinski.
Les moments clés du match ne sont pas oubliés. Le money time, ou clutch time, est traduit par « minutes en or », tandis que le buzzer beater (panier marqué au buzzer) devient « panier à la sirène ». Le trashtalking, technique de déstabilisation verbale, est qualifié de « provocation verbale ».
Contexte à Paris
Si la décision émane du ministère de la Culture, basé à Paris, elle s’applique sur l’ensemble du territoire. En région parisienne, où le basket compte des clubs amateurs et professionnels comme le Paris Basketball (Betclic Élite) ou Nanterre 92, cette nouvelle terminologie pourrait se diffuser progressivement. Les instances fédérales locales, comme la Ligue de Paris-Île-de-France de basket, seront chargées de relayer ces consignes auprès des clubs et des entraîneurs.
Obligation pour l’État, liberté pour les autres
Ces termes s’imposent obligatoirement aux services de l’État : administrations, écoles, documents officiels. En revanche, leur utilisation par les médias, les commentateurs sportifs, les clubs amateurs ou le grand public reste recommandée mais non contraignante. La commission espère que le lexique s’imposera naturellement, à l’image de précédentes tentatives dans d’autres sports. Si le basket se dote d’un nouveau vocabulaire, d’autres disciplines connaissent aussi leur actualité, comme l’équipe de France de handball universitaire sacrée championne du monde ou la semaine chargée du rugby avec la finale du Top 14.
Le défi est de taille : dans un sport où l’anglais domine largement, y compris dans les appellations des compétitions (NBA, Euroleague), l’adoption de ces équivalents français dépendra de la volonté des acteurs du basket hexagonal. La prochaine étape sera la diffusion officielle de ce lexique auprès des clubs et des médias à la rentrée 2026.