Besançon : grève des facteurs du centre Proudhon contre la surcharge de travail

Depuis le 23 juin, les facteurs du centre de distribution Proudhon débrayent 59 minutes par jour. Le syndicat SUD-PTT dénonce une baisse drastique des effectifs et craint la suppression d’une vingtaine d’emplois dans le Doubs.

Besançon : grève des facteurs du centre Proudhon contre la surcharge de travail
Illustration Maxime Joly / info.fr

Les facteurs du centre de distribution Proudhon à Besançon ont entamé un mouvement de grève le 23 juin. Ils protestent contre une réorganisation qui entraîne une surcharge de travail et une baisse des effectifs. Le syndicat SUD-PTT évoque une vingtaine d’emplois menacés dans le département.

L’essentiel

  • Mouvement : grève quotidienne de 59 minutes depuis le 23 juin 2026 au centre Proudhon de Besançon.
  • Effectifs : baisse de 17 à 7,5 équivalents temps plein sur le secteur de la Boucle, selon SUD-PTT.
  • Emplois menacés : crainte du non-renouvellement d’une vingtaine de contrats d’intérim et CDD dans le Doubs (France 3 évoque une quinzaine).
  • Réorganisation : mise en place le 19 mai 2026 sur Besançon et le Haut-Doubs.
  • Mobilisation : troisième journée d’action le 25 juin.

Un débrayage quotidien de 59 minutes

Depuis le mercredi 23 juin 2026, les facteurs du centre de distribution Proudhon à Besançon observent un arrêt de travail de 59 minutes chaque jour. Ce mouvement, à l’appel du syndicat SUD-PTT, a connu son troisième jour de mobilisation le 25 juin. Les agents dénoncent une surcharge de courrier liée à une réorganisation des tournées, mise en place le 19 mai sur les secteurs de Besançon et du Haut-Doubs.

France 3 Franche-Comté, qui a relayé l’information dès le début du conflit, précise que les facteurs jugent la charge de travail devenue intenable. La direction de La Poste n’a pas commenté officiellement les motifs de la grève.

Des effectifs passés de 17 à 7,5 ETP selon le syndicat

Le syndicat SUD-PTT affirme que les effectifs sur le secteur de la Boucle (le centre-ville de Besançon) ont été réduits de 17 à 7,5 équivalents temps plein. Cette diminution, combinée à l’augmentation du volume de courrier et de colis, expliquerait la surcharge ressentie par les facteurs. SUD-PTT dénonce une « dégradation systématique des conditions de travail » et une pression croissante sur les agents.

La réorganisation du 19 mai aurait également modifié les tournées sans concertation préalable avec les représentants du personnel. Les facteurs estiment que le temps nécessaire pour distribuer le courrier dans les délais impartis est désormais insuffisant.

Une vingtaine d’emplois menacés dans le Doubs

Au-delà de la baisse des effectifs titulaires, le syndicat craint le non-renouvellement d’environ vingt contrats d’intérim et CDD dans le département du Doubs. Cette information, rapportée par France 3 Franche-Comté, n’a pas été confirmée par la direction de La Poste. Le média régional évoque plutôt une quinzaine de contrats non renouvelés. Dans les deux cas, cela représenterait une diminution significative de la main-d’œuvre temporaire, accentuant la pression sur les facteurs en poste.

Le mouvement s’inscrit dans un contexte social tendu à La Poste, où plusieurs centres de distribution ont connu des débrayages ces derniers mois pour des motifs similaires. Aucune date de reprise du dialogue n’a été annoncée à ce stade.

Contexte dans le Doubs

Besançon, préfecture du Doubs (environ 120 000 habitants), est le principal centre de distribution du département. La Poste y emploie plusieurs centaines d’agents. La réorganisation en cours concerne également le Haut-Doubs, territoire rural où les tournées sont souvent longues. Le secteur de la Boucle, dense en commerces et habitations, est particulièrement sensible aux variations d’effectifs. Alors que le département a été placé en vigilance orange canicule dimanche dernier, les conditions de travail estivales ajoutent une contrainte supplémentaire pour les facteurs. Par ailleurs, un récent drame dans la ville, l’incendie mortel rue du Petit-Battant, a rappelé la fragilité des services de secours et d’urgence, sans lien direct avec ce conflit social.

Une grève suivie mais des négociations en suspens

Selon les sources syndicales, le taux de participation au débrayage était élevé lors des trois premiers jours. Les facteurs entendent maintenir la pression tant que leurs revendications ne seront pas entendues. La direction de La Poste, jointe par France 3, n’a pas répondu aux questions sur le fond du conflit. Aucune nouvelle réunion entre la direction et les syndicats n’a été programmée à ce jour. Le mouvement pourrait se poursuivre au-delà de la fin juin si aucune avancée n’est constatée.

Maxime
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Sources

Maxime Joly

Maxime Joly

Maxime est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Doubs (25), avec Besançon pour chef-lieu. Spécialité du département : horlogerie/microtechniques et frontière suisse (40 000 frontaliers). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Bourgogne-Franche-Comté.

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