Blanzy mise sur les jardins partagés pour cultiver son autonomie alimentaire

Les potagers collectifs de la commune s'inscrivent dans une dynamique territoriale portée par le PAT de Saône-et-Loire.

Blanzy mise sur les jardins partagés pour cultiver son autonomie alimentaire
Illustration Élodie Petitjean / info.fr

À Blanzy, les jardins partagés existent depuis plusieurs années. Ils s'inscrivent désormais dans un cadre plus large : le Projet Alimentaire Territorial de la Communauté Urbaine Creusot-Montceau. Objectif : réduire la dépendance aux circuits longs et encourager l'autoproduction.

Depuis 2018, les Jardins Partagés du Bois-du-Verne animent le tissu associatif de Blanzy. Chaque printemps, ils organisent un troc de plants au bord de l’étang. La 11e édition s’est tenue le 18 mai 2024 au Parc des Mirauds : malgré la pluie, les jardiniers amateurs ont échangé plants potagers, graines et plantes vivaces, selon Le Journal de Saône-et-Loire. Un rituel qui dit long sur l’ancrage de ces pratiques dans la commune.

Un tissu associatif actif

L’association La Sauce Piquante complète ce dispositif. Depuis 2020, elle organise des marchés solidaires proposant des produits issus de jardins locaux, selon Le JSL. En 2024, Christian Lonjaret a ouvert son jardin - cultivé sans produits chimiques - dans le cadre du dispositif départemental « Bienvenue dans mon jardin au naturel », toujours selon Le JSL. Ces initiatives restent portées par des bénévoles, sans coordination municipale formalisée mentionnée à ce stade.

Ces espaces, rappelle le ministère chargé des Solidarités, visent l’autoproduction et l’autoconsommation, et sont ouverts à tous, sans condition de ressources. En Saône-et-Loire, le Département soutient ce type de projets via des appels à projets lancés depuis 2021, selon ici.fr.

Un cadre territorial qui monte en puissance

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Blanzy appartient à la Communauté Urbaine Creusot-Montceau, qui intègre le PAT dans ses actions pour « bien manger local », comme l’indique son magazine d’avril 2025. Le PAT départemental de Saône-et-Loire, labellisé en 2022, court jusqu’en 2030. Il vise une agriculture durable et une alimentation de qualité en réduisant la dépendance aux circuits longs, selon les documents officiels du Département.

En 2025, la Bourgogne-Franche-Comté comptait 33 PAT reconnus, dont plusieurs à vocation d’autonomie alimentaire locale, d’après la DRAAF régionale.

Prochaine étape : les frigos solidaires

Pour 2026, le PAT de la Communauté Urbaine Creusot-Montceau prévoit des expérimentations de frigos solidaires permettant de partager fruits et légumes issus des jardins, selon le site Espace Sud. Une façon de prolonger la logique des potagers collectifs au-delà de la saison de récolte. Les modalités pratiques n’ont pas encore été détaillées publiquement.

Sources

Élodie Petitjean

Élodie Petitjean

Installée à Mâcon, elle couvre la viticulture bourguignonne, les tensions sur les classements, l'élevage charolais et les débats sur les services publics. Formée à l'IJBA Bordeaux, elle a commencé en radio. Ligne de travail : interroger les vignerons, les éleveurs, les élus, croiser les chiffres de ventes avant de publier.

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