Blois : la terrasse illégale du bar Brooklyn démontée par la mairie
Samedi 22 juin, les agents municipaux ont retiré une installation en bois du domaine public, sous le regard de la police municipale.
À Blois, la terrasse en bois du bar Brooklyn, rue Henri-Drussy, a été démontée samedi 22 juin pour occupation illégale du domaine public. L’opération, supervisée par l’adjoint à la sécurité Frédéric Orain, s’est déroulée en présence de la police municipale.
L’essentiel
- Fait 1 : La terrasse en bois du bar Brooklyn Blois, au 12 rue Henri-Drussy, a été démontée samedi 22 juin 2026 par les agents municipaux.
- Fait 2 : Des forces de police municipale étaient présentes pour sécuriser le périmètre durant l’opération.
- Fait 3 : Frédéric Orain, adjoint au maire chargé de la sécurité, a justifié le retrait par une occupation illégale du domaine public.
- Fait 4 : L’établissement avait déjà fait l’objet d’un arrêté de fermeture en 2020.
Ce qui s’est passé
Samedi 22 juin 2026, en milieu de matinée, les agents de la ville de Blois ont procédé au démontage de la terrasse en bois du bar Brooklyn, situé au 12 rue Henri-Drussy. L’opération s’est déroulée sous la surveillance de la police municipale, qui avait sécurisé le périmètre, comme l’a confirmé le Syndicat national des policiers municipaux (SNPM). Selon La Nouvelle République, Frédéric Orain, adjoint au maire en charge de la sécurité, a supervisé les opérations. Interrogé sur les motifs, il a déclaré : « C’est une occupation illégale, donc on l’enlève ».
Une politique de contrôle renforcé
Ce démantèlement s’inscrit dans le cadre de la charte des terrasses adoptée par la Ville de Blois en 2023. Ce document encadre strictement les conditions d’installation sur l’espace public, notamment les dimensions, le matériel et les horaires. Selon la mairie, le bar Brooklyn ne disposait pas de l’autorisation d’occupation du domaine public requise. L’opération illustre la ligne ferme maintenue par le maire Marc Gricourt, réélu en mars 2026 pour un quatrième mandat, concernant la conformité des établissements commerciaux. La régulation des terrasses s’inscrit dans un contexte plus large de contrôle des établissements de nuit, après plusieurs fermetures de discothèques en février 2026 pour non-conformité, rapportait alors La Nouvelle République.
Contexte dans le Loir-et-Cher
Blois, sous-préfecture du Loir-et-Cher (41), compte environ 45 000 habitants. La ville mène depuis plusieurs années une politique de requalification de son centre-ville, où les terrasses de café et restaurant sont nombreuses. L’occupation du domaine public y est régulièrement contrôlée. Comme ailleurs en France, les autorités locales multiplient les actions coercitives face aux installations non autorisées. On peut citer l’évacuation d’un camp de gens du voyage à Castres ou encore les opérations de contrôle de zone à Mayotte. Dans le Loir-et-Cher, la préfecture et la ville coordonnent des opérations conjointes pour faire respecter les règles d’urbanisme et de sécurité.
Un établissement déjà connu
Le bar Brooklyn Blois n’en est pas à son premier contact avec les autorités. Selon les services de l’État en Loir-et-Cher, l’établissement avait déjà fait l’objet d’un arrêté de fermeture en 2020. Les raisons de cette précédente mesure n’ont pas été précisées. Le démontage de la terrasse samedi intervient après plusieurs contrôles, selon une source proche de la mairie. La ville entend poursuivre les inspections durant la saison estivale, notamment dans les rues piétonnes du centre.
Prochaine étape : la mairie de Blois n’a pas encore communiqué sur d’éventuelles suites administratives ou pénales à l’encontre du gérant du bar Brooklyn. L’occupation illégale du domaine public expose à une contravention de 5e classe et au paiement d’une redevance majorée.