Bordeaux : les Girondins officiellement rétrogradés en Régional 1 par la DNCG
La commission d'appel confirme l'exclusion du club historique des compétitions nationales. Le spectre de la liquidation judiciaire se précise après le retrait du repreneur britannique.
Ce 15 juillet 2026, la commission d'appel de la DNCG a confirmé l'exclusion définitive des Girondins de Bordeaux de toutes les compétitions nationales. Le club six fois champion de France est relégué en Régional 1, sixième division. La menace d'une liquidation judiciaire d'ici fin juillet se précise.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- La commission d'appel de la DNCG a confirmé le 15 juillet 2026 l'exclusion des Girondins de Bordeaux des compétitions nationales.
- Le club six fois champion de France est relégué en Régional 1, sixième division du football français.
- Le fonds britannique Sparta Capital s'est retiré le 14 juillet après avoir échoué à réunir les 9 à 10 millions d'euros nécessaires.
- Gérard Lopez refuse d'injecter seul les fonds requis et compte saisir le CNOSF sous quinze jours.
- Le tribunal de commerce de Bordeaux pourrait prononcer la liquidation judiciaire du club d'ici fin juillet 2026.
La commission d’appel de la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) a officiellement confirmé ce mardi 15 juillet l’exclusion des Girondins de Bordeaux de toutes les compétitions nationales, selon Canal+. Le club bordelais, six fois champion de France, évolue désormais en Régional 1, cinquième échelon du football français.
Cette décision intervient après l’échec de la vente au fonds d’investissement britannique Sparta Capital, qui s’est retiré avant l’audition. Le propriétaire Gérard Lopez a refusé d’injecter seul les 9 à 10 millions d’euros nécessaires pour couvrir le budget de la saison 2026-2027, selon WebGirondins.
Le retrait du repreneur britannique
Le fonds Sparta Capital, cofondé par Franck Tuil, n’a pas réussi à réunir les financements dans les délais imposés par la DNCG. Selon OneFootball, le fonds s’est officiellement retiré du projet de reprise le 14 juillet. Cette défection a précipité la décision du gendarme financier du football français.
Gérard Lopez a refusé de combler seul le déficit budgétaire. Le propriétaire compte désormais saisir le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) sous quinze jours pour tenter de boucler une vente avec d’éventuels repreneurs, rapporte WebGirondins.
La liquidation judiciaire en ligne de mire
Si cette relégation administrative est définitivement actée, le club s’expose à une procédure de liquidation judiciaire devant le tribunal de commerce de Bordeaux d’ici fin juillet 2026. En cas de liquidation, l’association des Girondins devrait assumer seule environ 5 millions d’euros de dettes d’affiliation et de formation, selon Sud-Ouest.
Cette situation menace directement la survie du club fondé en 1881. La chute au sixième échelon national constitue une relégation administrative historique pour un club de cette envergure.
Des repreneurs potentiels en embuscade
Selon Ici Gironde, Sparta Capital n’a pas totalement abandonné ses projets de rachat. Un ancien joueur girondin, dont l’identité n’a pas été dévoilée, serait également intéressé par une reprise de dernière minute.
Le club dispose d’un délai très serré pour trouver une solution. Sans repreneur crédible avant la fin du mois, la liquidation judiciaire deviendrait inévitable.
Contexte dans la Gironde
Les Girondins de Bordeaux représentent le principal club professionnel du département de la Gironde. Le club a remporté six titres de champion de France au cours de son histoire. Cette relégation administrative marque un tournant dramatique pour le football girondin.
La situation des Girondins contraste avec d’autres dossiers de clubs en difficulté dans le football français. La confirmation de l’exclusion par la DNCG ferme la porte aux compétitions nationales pour la saison à venir.
Prochaines étapes
Gérard Lopez dispose de quinze jours pour saisir le CNOSF et tenter de débloquer la situation. Le tribunal de commerce de Bordeaux devrait statuer sur l’avenir du club d’ici fin juillet. Sans solution de reprise ou de financement d’urgence, la liquidation judiciaire s’impose comme le scénario le plus probable.
