Bouches-du-Rhône : tolérance zéro sur les rodéos urbains cet été

La préfète de police déléguée Corinne Simon annonce drones, radars mobiles et présence terrain renforcée pour lutter contre les rodéos cette saison estivale.

Bouches-du-Rhône : tolérance zéro sur les rodéos urbains cet été
Illustration Alexandre Santini / info.fr

Le 4 juin 2026, la préfète de police déléguée des Bouches-du-Rhône a annoncé un renforcement des contrôles anti-rodéos pour l'été. Drones, radars mobiles et présence terrain sont au programme. Depuis janvier 2026, 65 opérations ont déjà été menées à Marseille.

L’essentiel

  • Annonce : Le 4 juin 2026, Corinne Simon (@prefpolice13) annonce officiellement une tolérance zéro renforcée pour l’été dans les Bouches-du-Rhône.
  • 2026 (depuis janvier) : 65 opérations menées à Marseille, près de 900 contrôles, 300 infractions relevées dont 37 délictuelles.
  • Bilan 2024 : près de 600 opérations, 385 interpellations, 1 700 verbalisations, 82 véhicules saisis à Marseille.
  • Opération du 3 juin : 117 contrôles, 10 interpellations, 40 verbalisations sur le littoral sud (Pointe-Rouge, Escale Borély, Goudes).
  • Contexte législatif : le projet de loi RIPOST, adopté au Sénat le 26 mai 2026, prévoit une amende forfaitaire de 800 € et jusqu’à 2 ans de prison.

L’annonce du 4 juin

Corinne Simon, préfète de police déléguée des Bouches-du-Rhône nommée par décret du 12 mars 2025, a publié le 4 juin sur X un message sans ambiguïté. « Rodéos urbains : tolérance zéro. Contrôles, drones, radars mobiles, présence terrain : les forces de l’ordre montent en puissance durant la période estivale. » Le compte officiel @prefpolice13 a également relayé un reportage de BFM Marseille tourné à Pointe-Rouge le même jour.

La veille, le 3 juin, le préfet de région PACA Jacques Witkowski avait assisté en personne à une opération conjointe sur le littoral sud de Marseille. Policiers nationaux, policiers municipaux, VTT, brigade nautique et drones ont été déployés simultanément sur la route des Goudes, Pointe-Rouge et l’Escale Borély. Bilan de cette seule opération : 117 contrôles, 10 interpellations, 40 verbalisations, selon La Provence et France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Un bilan 2026 déjà conséquent

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Depuis le 1er janvier 2026, les services de sécurité ont conduit 65 opérations ciblées à Marseille. Près de 900 personnes ont été contrôlées. Trois cents infractions ont été relevées, dont 37 délictuelles ayant donné lieu à des gardes à vue, selon les chiffres communiqués par La Provence et France 3.

Le dispositif mobilise plusieurs unités en parallèle : police nationale, police municipale, et des moyens aériens. L’usage de drones au-dessus des zones à risque - littoral sud, quartiers nord et sud - constitue un élément nouveau mis en avant par la préfète déléguée pour cette saison estivale.

La parole des élus locaux

Olivia Fortin, maire des 6e et 8e arrondissements de Marseille, a pris la parole lors de l’opération du 3 juin. « Nous déplorons à Marseille beaucoup trop de morts, beaucoup trop d’accidents liés à ces conduites routières illégales. Avec ces contrôles réguliers, nous envoyons un message d’intransigeance », a-t-elle déclaré, citée par La Provence et France 3. Ce constat rejoint les alertes récurrentes des riverains des zones les plus touchées.

La problématique de la hausse de l’accidentalité routière n’est pas propre à Marseille : d’autres départements enregistrent également des bilans préoccupants en 2026.

Contexte dans les Bouches-du-Rhône

Marseille concentre chaque été une part importante des rodéos urbains signalés en France. Le phénomène y est structurel : road des Goudes, Pointe-Rouge, Escale Borély et certains quartiers nord et sud sont régulièrement identifiés comme des zones à risque élevé dès les premiers beaux jours.

Le bilan 2024 illustre l’ampleur du problème. Selon le compte officiel @prefpolice13, près de 600 opérations avaient été menées cette année-là à Marseille, pour 385 interpellations, 82 véhicules saisis et près de 1 700 verbalisations.

Les rodéos urbains constituent un délit depuis la loi du 3 août 2018, passible d’un an d’emprisonnement, de 15 000 € d’amende, d’une possible confiscation du véhicule et d’une perte de six points de permis. Ces sanctions n’ont pas suffi à enrayer le phénomène dans le département. Des initiatives comme la convention entre forces de l’ordre et structures hospitalières signée à Briançon montrent que la coordination interinstitutionnelle est de plus en plus mobilisée pour faire face aux problématiques de sécurité publique dans plusieurs territoires du Sud-Est.

Le projet de loi RIPOST en toile de fond

Le contexte législatif national renforce la pression sur les auteurs de rodéos. Le projet de loi RIPOST - Renforcement, Intransigeance et Prévention pour l’Ordre, la Sécurité et la Tranquillité - a été adopté par le Sénat le 26 mai 2026, selon le site vie-publique.fr. Il doit encore être examiné à l’Assemblée nationale avant la mi-juillet 2026.

Le texte prévoit une amende forfaitaire de 800 €, des peines portées jusqu’à deux ans de prison et 30 000 € d’amende, l’interdiction de conduire tout véhicule motorisé y compris sans permis, et la confiscation systématique. Si le calendrier parlementaire est respecté, ces nouvelles dispositions pourraient entrer en vigueur dès cet été ou à l’automne 2026.

Les prochaines semaines seront déterminantes : l’été concentre traditionnellement les pics de rodéos à Marseille, et le vote de l’Assemblée nationale sur le projet RIPOST avant mi-juillet pourrait fournir aux forces de l’ordre un arsenal juridique renforcé dès la haute saison.

Sources

Alexandre Santini

Alexandre Santini

Alexandre est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Bouches-du-Rhône (13), avec Marseille pour chef-lieu. Spécialité du département : premier port français et métropole AMP (1,9M habitants). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

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