Ce mercredi 7 janvier 2026 à 11h20, le cercueil en osier de Brigitte Bardot est entré dans l'église Notre-Dame de l'Assomption de Saint-Tropez, sous les applaudissements de 300 personnes rassemblées sur le port. Décédée le 28 décembre dernier à l'âge de 91 ans, l'icône du cinéma français et militante de la cause animale a été inhumée dans l'intimité au cimetière marin, face à la Méditerranée qu'elle chérissait tant.
L'essentiel
- Le cercueil en osier tressé de Brigitte Bardot est entré dans l'église Notre-Dame de l'Assomption de Saint-Tropez le 7 janvier 2026 à 11h20, orné de fleurs champêtres sans aucune rose
- Environ 300 personnes s'étaient rassemblées sur le port de Saint-Tropez dès les premières heures, avec 3 écrans géants installés pour retransmettre la cérémonie
- Nicolas-Jacques Charrier, 65 ans, fils unique de BB, a accueilli le cercueil et déposé une gerbe de mimosa malgré leurs relations longtemps compliquées
- Mireille Mathieu et Vincent Niclo ont interprété respectivement Panis Angelicus et Ave Maria lors de la cérémonie religieuse célébrée par le père Jean-Paul Gouarin
- L'inhumation s'est déroulée dans l'intimité au cimetière marin où BB rejoint le caveau familial Mucel-Bardot, face à la Méditerranée, aux côtés de ses parents et de Roger Vadim
Sous le ciel azuréen de Saint-Tropez, la France a fait ses adieux à l’une de ses plus grandes icônes. Ce mercredi 7 janvier 2026, Brigitte Bardot a été inhumée au cimetière marin de la cité varoise, dans une cérémonie qui reflétait parfaitement sa personnalité : sobre, naturelle et profondément engagée. Selon France Bleu, environ 300 personnes s’étaient rassemblées sur le port dès les premières heures de la matinée pour apercevoir le cortège funéraire.
Un cercueil en osier pour un dernier voyage naturel
Le choix du cercueil a immédiatement frappé les observateurs. Contrairement aux modèles traditionnels, Brigitte Bardot avait opté pour un cercueil en osier tressé, couleur bois flotté, orné de fleurs champêtres dans les tons orangés et jaunes. Comme le rapporte Closer, ce cercueil artisanal, chaleureux et humble, reflétait l’attachement profond de la star à la nature et à la simplicité. Détail significatif : aucune rose ne figurait parmi les compositions florales, conformément aux dernières volontés de l’actrice qui préférait les bouquets sauvages et colorés.
À 11h20 précises, le cercueil est entré dans l’église Notre-Dame de l’Assomption, accompagné par la voix de Maria Callas interprétant « Casta Diva ». Nicolas-Jacques Charrier, le fils unique de Brigitte Bardot âgé de 65 ans, a accueilli sa mère à l’entrée de l’édifice, visiblement ému. Selon Le Parisien, venu d’Oslo avec ses filles et petites-filles, il a déposé une gerbe de mimosa en hommage à sa mère, avec laquelle il entretenait des relations compliquées avant leur réconciliation.
Une cérémonie simple mais chargée d’émotion
La messe, célébrée par le père Jean-Paul Gouarin, curé de Saint-Tropez, s’est déroulée dans la sobriété souhaitée par la défunte. Devant l’autel, un portrait emblématique en noir et blanc de Brigitte Bardot datant de 1977, avec l’inscription « Merci Brigitte » en lettres blanches. Cette photographie symbolise son combat pour la cause animale, devenu l’œuvre de sa vie après avoir quitté le cinéma.
Parmi les moments les plus émouvants, Mireille Mathieu, 79 ans, amie fidèle de BB, a interprété a cappella « Panis Angelicus » dans l’église, les mains jointes. Le chanteur Vincent Niclo a ensuite entonné « Ave Maria » de Gounod, provoquant une salve d’applaudissements de la foule massée à l’extérieur. Comme le relate TF1 Info, Max Guazzini, secrétaire général de la Fondation Brigitte-Bardot, a pris la parole avec difficulté, imaginant dans un rêve BB accueillie par « des milliers de bébés phoques » dans l’éternité.
« Enfin, elle est libre, qu’elle repose en paix, elle a fait beaucoup pour les animaux et pour la liberté des femmes », a confié Nelly, présente dans la foule, selon France Bleu.
Un hommage populaire retransmis sur trois écrans géants
Pour permettre au plus grand nombre de suivre la cérémonie tout en respectant l’intimité de la famille, la mairie de Saint-Tropez avait installé trois écrans géants : sur le port, place des Lices et devant la mairie. Cette initiative a permis aux Tropéziens et aux admirateurs venus de toute la France de participer à cet ultime hommage. Selon Le Figaro, parmi les personnalités présentes figuraient Marine Le Pen, Aurore Bergé représentant le gouvernement, Paul Belmondo, Bernard Montiel, et Paul Watson, figure de la défense des océans.
Un Franco-Américain prénommé Antoine avait même traversé l’Atlantique depuis New York pour assister aux obsèques. « La distance ne compte pas. La cérémonie était phénoménale, je ne pouvais pas imaginer que ce soit aussi beau. Je ne regrette rien. Je ne pouvais pas ne pas être ici », a-t-il déclaré aux journalistes de LCI.
Une procession musicale jusqu’au cimetière marin
À 12h30, le cercueil est sorti de l’église sur les notes de « Toutes les bêtes sont à aimer », chanson emblématique de l’engagement de Brigitte Bardot. Les paroles résonnaient comme un testament : « Pourquoi tuer les bébés phoques ? Pourquoi détruire tant de merveilles ? ». Dehors, certains spectateurs pleuraient, d’autres avaient les mains jointes dans un recueillement silencieux.
Le cortège funéraire s’est ensuite élancé vers le cimetière marin vers 12h45, accompagné par Chico et les Gipsy Kings jouant « Djobi Djoba » à la guitare. Ce groupe devait en partie son succès au soutien précoce de Brigitte Bardot, qui avait cru en leur talent avant tout le monde. Comme le précise Le Dauphiné Libéré, la procession est passée à proximité de chaque point de retransmission, permettant au public d’accompagner BB dans un dernier hommage respectueux, sous les applaudissements.
« C’est un bout de la France qui s’en va », a murmuré une spectatrice émue, selon France Bleu.
Repos éternel face à la Méditerranée
L’inhumation s’est déroulée dans la plus stricte intimité au cimetière marin de Saint-Tropez, en contrebas de la Citadelle. Brigitte Bardot rejoint le caveau familial Mucel-Bardot, où reposent déjà ses parents et grands-parents. Elle sera également aux côtés de Roger Vadim, son premier mari et réalisateur qui l’avait révélée au monde dans « Et Dieu… créa la femme » en 1956.
Initialement, la star souhaitait être enterrée à La Madrague, cette maison de pêcheur où elle s’est éteinte le 28 décembre dernier. Mais face à l’afflux constant de curieux dans ce lieu devenu mythique, la famille a finalement opté pour le cimetière marin, offrant à BB une dernière demeure face à la mer Méditerranée qu’elle contemplait depuis des décennies. Un hommage populaire organisé par la mairie était prévu dans l’après-midi au Pré des Pêcheurs, dans le quartier historique de La Ponche.
Avec la disparition de Brigitte Bardot, c’est toute une époque qui s’achève : celle d’une femme qui incarna la liberté des années 1960 avant de consacrer la seconde moitié de sa vie à la défense des animaux. Son combat continuera à travers la Fondation qui porte son nom, perpétuant l’héritage d’une icône qui aura marqué à jamais l’histoire culturelle française. La question demeure : qui saura porter avec autant de force et de conviction la cause animale dans les années à venir ?
Sources
- France Bleu (7 janvier 2026)
- Le Parisien (7 janvier 2026)
- Le Figaro (7 janvier 2026)
- TF1 Info (7 janvier 2026)
- Closer (7 janvier 2026)
- Le Dauphiné Libéré (7 janvier 2026)