À Bunia, dix ans d’alerte sanitaire ignorée : l’inspecteur dénonce un système qu’il autorise lui-même
Dans la capitale de l'Ituri, jusqu'à dix officines se serrent sur 100 mètres. Le même inspecteur tire la sonnette d'alarme depuis 2016. Personne ne change rien.
À Bunia, des officines pullulent à chaque coin de rue. Les vendeurs n'ont ni diplôme ni formation, et délivrent des médicaments à la demande, sans ordonnance.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Le paradoxe Mputu
L'inspecteur qui dénonce le scandale est aussi celui dont l'inspection délivre les autorisations. Le dénonciateur est un rouage du dispositif qu'il dénonce.
Cadre légal existant, jamais appliqué
L'ordonnance-loi de 1982 et la loi de 2018 réservent la pharmacie aux diplômés. Le Code pénal réprime l'exercice illégal et la corruption passive. Aucun texte ne manque.
Risque sanitaire massif
Surdosages, mauvais traitements, décès évitables. L'Ituri a connu une intoxication de masse en 2015 : 1 000 hospitalisés, 11 morts.
Chaîne d'État rompue à tous les étages
Inspecteur qui signe, hiérarchie qui encaisse des pots-de-vin (Kisangani), ministère qui se tait. Dix ans de défaillance en cascade.
Routes continentales du faux médicament
L'Afrique subsaharienne concentre 42 % des signalements mondiaux. Bunia, à 80 km de la frontière ougandaise, est un point d'arrivée des filières d'Afrique de l'Est.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- À Bunia (Ituri, RDC), entre 5 et 10 officines pharmaceutiques se concentrent sur moins de 100 mètres.
- Le même inspecteur, David Mputu, dénonce la situation depuis 2016 - alors que c'est son inspection qui délivre les autorisations.
- L'ordonnance-loi de 1982 et la loi de 2018 réservent la pharmacie aux diplômés aucun texte n'est appliqué.
- À Kisangani, l'inspecteur Molima reconnaît que des responsables gouvernementaux donnent leur feu vert contre des pots-de-vin.
- L'Ituri a déjà subi une intoxication de masse en 2015 (1 000 hospitalisés, 11 morts) liée à un faux diazépam.
- L'Afrique subsaharienne concentre 42 % des signalements mondiaux de médicaments falsifiés.
L’inspection provinciale de la santé de l’Ituri a fini par lâcher le mot. À Bunia, capitale de cette province de l’est de la République démocratique du Congo, les pharmacies « vendent les médicaments comme de simples marchandises, sans véritable suivi médical » [1]. Le constat émane de David Mputu [2], inspecteur à la Division provinciale de la santé, et il est daté du 26 avril 2026 [3].
Concrètement, dans cette ville de près de deux millions d’habitants [4], il est possible de trouver entre cinq et dix officines sur une distance de moins de 100 mètres [5]. Les ronds-points Pic-Nic et des Martyrs [6] en sont l’illustration la plus visible. Les pharmacies s’installent à presque tous les coins de rue, en violation des normes en vigueur [7].
Le portrait-robot du vendeur sans diplôme
L’inspection le décrit en creux: ni école d’infirmiers, ni formation pharmaceutique, mais un comptoir et une autorisation administrative en poche. La majorité des personnes qui vendent dans ces officines ne disposent pas de diplômes et n’ont pas suivi de formation dans le domaine de la santé [8]. Elles prennent pourtant en charge des patients qui se présentent souvent sans ordonnance médicale [9], dans un contexte où l’automédication est largement répandue [10].
Dès 2016, Kabuyaya Machozi [11], représentant de l’Association des tenanciers des pharmacies de l’Ituri [12] à Mambasa, livrait une scène de rue saisissante: « Vous voyez quelqu’un qui vient s’installer au marché avec des produits pharmaceutiques qu’il met sur l’étalage. Ils se promènent même avec les comprimés et des tubes en main pour vendre » [13]. Le profil-type tient en trois traits: un commerçant, un étalage, des comprimés vendus comme des arachides. La même image vaut, dix ans plus tard, pour les officines en dur des ronds-points de Bunia: un comptoir, une autorisation, et des médicaments cédés sans ordonnance [9].
Un pharmacien de la ville, sous couvert d’anonymat, décrit la mécanique au comptoir. « Lorsqu’un patient se présente et explique sa plainte, soit on ne dispose pas du médicament indiqué, soit on lui administre un traitement qui ne correspond pas à sa pathologie » [14].
L’inspecteur qui dénonce et l’inspecteur qui autorise
C’est le cœur de l’affaire, et pourtant personne n’en parle. David Mputu désigne lui-même la faille: « C’est avant tout un problème de réglementation. Beaucoup de personnes qui n’ont jamais fréquenté une école d’infirmiers travaillent dans des officines pharmaceutiques. Il leur suffit d’obtenir une autorisation délivrée par l’inspection pour commencer à exercer » [15]. Or cette inspection, c’est la sienne. Mputu siégeait déjà à la Division provinciale de la santé en 2016 [16], au moment où il dénonçait « l’assassinat » [17]. Il y siège encore au moment de cette nouvelle alerte [2].
Autrement dit: l’organe qui constate l’illégalité est aussi celui qui la légalise par tampon. Le dénonciateur est un rouage du dispositif qu’il dénonce. Aucune des sources consultées ne précise combien d’autorisations ont été délivrées, à qui, ni sur quels critères. Mais le mécanisme, lui, est explicite dans la bouche de l’inspecteur: un papier suffit. Le diplôme est facultatif.
Un cadre légal contourné
En République démocratique du Congo, l’exercice de la pharmacie est en principe encadré par la réglementation sanitaire, et les pharmaciens congolais ont publiquement dénoncé le non-respect généralisé de ces règles. « La loi qui existe, ainsi que les règlements, ne sont pas appliqués. Tout le monde fait ce qu’il veut » [18], résume Prince Patrice Masoso [19], secrétaire général du Syndicat des pharmaciens. Faustin Kabeya [20], président du Conseil National de l’Ordre des pharmaciens, décrit la mécanique: « Une simple ménagère peut se réveiller un beau matin et ouvrir ce qu’elle va appeler une pharmacie » [21]. Aucun texte ne manque. Ce qui manque, c’est leur application.
Le contraste avec Kisangani, autre ville de l’est congolais, est éclairant. La réglementation locale exige que les pharmacies soient situées à au moins 500 mètres les unes des autres [22], qu’elles disposent d’un réfrigérateur et d’un plafond approprié [23], et que leur tenancier ait suivi un programme universitaire en santé publique [24]. Sur le terrain, la ville compte plus de 300 pharmacies hors la loi [25].
La chaîne d’État, maillon par maillon
Pourquoi, alors, rien ne bouge? Parce que la chaîne de commandement censée faire respecter la loi est rompue à chaque échelon. Au premier maillon, l’inspecteur provincial constate, dénonce - et délivre les autorisations. C’est le paradoxe Mputu. Au deuxième maillon, la Division provinciale de la santé est censée fermer les officines non conformes. Or à Kisangani, Jérôme Molima [26], inspecteur à la division provinciale de la santé, raconte une mécanique connue: il a fait fermer plusieurs officines, qui ont rouvert quelques jours plus tard [27]. Il évoque les obstacles rencontrés: « Ce qui est vrai, c’est que l’on est parfois contrés par les autorités lorsqu’il faut bien appliquer la loi » [28].
Au troisième maillon, le ministère national de la Santé. Aucune réponse officielle n’a émergé sur l’alerte d’avril 2026, alors même que les professionnels de santé appellent les autorités à renforcer les mécanismes de contrôle [29]. À Kinshasa, le syndicat des pharmaciens recense plus de 6 000 officines louches [30]. Son secrétaire général, Prince Patrice Masoso [19], les appelle « les boutiques de la mort » [31]. La séquence causale est limpide: l’inspecteur signe, le supérieur hiérarchique laisse faire, le ministère se tait. Dix ans durant. C’est cette défaillance en cascade - et non l’absence de loi - qui explique l’inertie.
Surdosages, mauvais traitements, décès évitables
Les conséquences sont documentées par l’inspection elle-même: « administration de médicaments inappropriés, surdosages, complications de maladies, et dans certains cas, des décès évitables » [32]. Dr Floribert Kpane [33], conseiller à la Division provinciale de la santé, énumérait dès 2016 les organes touchés: « Il peut y avoir beaucoup d’effets secondaires qui peuvent conduire parfois à la mort. Des dégâts énormes sur certains organes tels que les reins, le cœur, ainsi de suite » [34].
L’Ituri a déjà payé le prix fort. En 2015 [35], plus de 1 000 personnes ont été hospitalisées dans le district de l’Ituri [36] [37] après avoir avalé des comprimés vendus localement comme du diazépam, mais qui contenaient en réalité de l’halopéridol, un antipsychotique [38]. Le diazépam, rappelle le Dr Nicolas Peyraud [39] de Médecins Sans Frontières, est massivement prescrit en Ituri « dans des cas très divers allant des troubles du sommeil aux maux de tête, en passant par le paludisme ». Onze personnes en sont mortes [40], après avoir absorbé des doses vingt fois supérieures aux doses recommandées [41]. L’épisode a fait l’objet d’une publication dans The Lancet Global Health [42] le 17 janvier 2017 [43].
► Lire aussi: Ituri: des médicaments vendus « comme des arachides » (2016)
Les routes africaines du faux médicament
Bunia n’est pas une anomalie isolée mais un nœud dans une géographie continentale. Les chiffres de l’OMS sont sans appel: dans les pays en développement, un médicament sur dix est de qualité inférieure ou falsifié [44]. L’Afrique subsaharienne concentre 42 % des signalements mondiaux de produits falsifiés reçus depuis 2013 [45], loin devant les Amériques (21 %) [46]. Les antipaludiques de qualité inférieure ou falsifiés seraient responsables de 116 000 décès supplémentaires chaque année [47] sur le continent, et entre 72 000 et 169 000 enfants meurent chaque année d’une pneumonie traitée avec des antibiotiques falsifiés [48].
Les saisies récentes attestent de l’ampleur du phénomène à grande échelle ailleurs sur le continent: près de 400 tonnes de faux médicaments interceptés en Côte d’Ivoire en 2018 [49], puis près de 350 tonnes au Gabon fin 2022 [50]. Antoine Flahault [51], qui a dirigé l’Institut de santé à l’université de Genève, résume l’équation économique: « les comportements des populations ne sont pas irrationnels. Il ne s’agit pas pour elles d’acheter des produits peu sûrs par choix, mais bien d’avoir accès aux médicaments essentiels » [52]. Tant que cette demande existe, et tant que les frontières restent poreuses, Bunia reste un point d’arrivée.
Ailleurs, des États ont agi
Ailleurs sur le continent, des solutions ont été tentées - avec des résultats inégaux mais réels. À Brazzaville, voisine, le président Denis Sassou-N’Guesso a été distingué par l’OMS en août 2024 [53] pour son engagement contre les médicaments contrefaits - même si, dans son propre pays, le commerce illégal représente encore 28 % de l’approvisionnement en médicaments [54], contre 59 % pour le secteur privé formel [55] et seulement 13 % pour le système de santé public [56].
Le paradoxe que la loi seule ne réglera pas
Reste l’angle mort le plus inconfortable: le système tient parce qu’il sert. À Bunia, où la rougeole et le choléra continuent de sévir [57] et où l’OMS a livré cinq tonnes de médicaments essentiels à la Division provinciale de la santé le samedi 8 mars [58] [59], fermer les officines reviendrait à supprimer le seul accès aux soins de pans entiers de la population. Tant que l’État ne propose pas d’alternative, la « boutique de la mort » reste, pour beaucoup, le seul comptoir de santé accessible.
Reste un fait. À Bunia, en avril 2026 [3], il suffit toujours d’un papier d’inspection pour vendre des médicaments à près de deux millions de personnes [4]. Les textes existent. La chaîne de contrôle existe. Le diagnostic n’a pas changé depuis 2016. Le traitement, lui, n’a jamais commencé.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (59)
« Les pharmacies de la ville de Bunia, province de l’Ituri, vendent les médicaments comme de simples marchandises, sans véritable suivi médical »
radiookapi.net ↗ ↩
« David Mputu, inspecteur à la Division provinciale de la santé (DPS). »
radiookapi.net ↗ ↩
« Publié le dim, 26/04/2026 - 06:40 »
radiookapi.net ↗ ↩
« Dans cette ville de près de deux millions d’habitants »
radiookapi.net ↗ ↩
« il est possible de trouver entre cinq et dix officines sur une distance de moins de 100 mètres »
radiookapi.net ↗ ↩
« Les ronds-points Pic-Nic et des Martyrs en sont des exemples frappants »
radiookapi.net ↗ ↩
« des pharmacies s’installent à presque tous les coins de rue, souvent en violation flagrante des normes en vigueur »
radiookapi.net ↗ ↩
« la majorité des personnes qui vendeurs dans ces officines pharmaceutiques ne disposent pas de diplômes, n’ont pas suivi de formation dans le domaine de la santé »
radiookapi.net ↗ ↩
« elles prennent pourtant en charge des patients qui se présentent souvent sans ordonnance médicale »
radiookapi.net ↗ ↩
« dans un contexte où l’automédication est largement répandue »
radiookapi.net ↗ ↩
« Kabuyaya Machozi, représentant de l’ATP dans le territoire de Mambasa. »
radiookapi.net ↗ ↩
« L’Association des tenanciers des pharmacies (ATP) de l’Ituri se plaint des conditions de vente des médicaments dans cette province. »
radiookapi.net ↗ ↩
« « Ces gens qui vendent des médicaments comme les arachides, nous les avons vus. Vous voyez quelqu’un qui vient s’installer au marché avec des produits pharmaceutiques qu’il met sur l’étalage. Ils se promènent même avec les comprimés et des tubes en main pour vendre », déplore Kabuyaya Machozi. »
radiookapi.net ↗ ↩
« « Lorsqu’un patient se présente et explique sa plainte, soit on ne dispose pas du médicament indiqué, soit on lui administre un traitement qui ne correspond pas à sa pathologie » »
radiookapi.net ↗ ↩
« « C’est avant tout un problème de réglementation. Beaucoup de personnes qui n’ont jamais fréquenté une école d’infirmiers travaillent dans des officines pharmaceutiques. Il leur suffit d’obtenir une autorisation délivrée par l’inspection pour commencer à exercer ». »
radiookapi.net ↗ ↩
« David Mputu de l’inspection de la division provinciale de la santé »
radiookapi.net ↗ ↩
« « Nous avons maintenant beaucoup de gens qui se sont lancés dans le commerce des médicaments, des gens qui n’ont pas le profil et qui sont entrain de vendre les médicaments. Et là, c’est l’assassinat! », dénonce-t-il. »
radiookapi.net ↗ ↩
« « La loi qui existe, ainsi que les règlements, ne sont pas appliqués. Tout le monde fait ce qu’il veut bien faire, c’est-à-dire vous avez des gens qui ouvrent des urgences pharmaceutiques sans autorisation. Vous avez des prix illicites qui sont pratiqués sur le terrain. Vous avez des gens qui exercent la profession de pharmacien sans qualité ni compétence. Et vous avez de faux médicaments qui circulent librement. » »
rfi.fr ↗ ↩
« « Ce sont des boutiques de la mort »: le secrétaire général du Syndicat des pharmaciens n’a pas d’autres mots pour désigner la multitude d’officines louches qui peuplent Kinshasa. Il y en a plus de 6 000, affirme Prince Patrice Masoso qui parle d’anarchie »
rfi.fr ↗ ↩
« Selon l’Ordre des pharmaciens, les pratiques actuelles ne protègent pas la population, comme l’explique Faustin Kabeya, le président du Conseil National de l'Ordre des pharmaciens »
rfi.fr ↗ ↩
« « Une simple ménagère peut se réveiller un beau matin et ouvrir ce qu’elle va appeler une pharmacie, aller voir un grossiste dans son pays et en sortir avec le stock de médicaments selon son argent. Finalement, la vente libre en gros des médicaments amène le médicament dans la rue. » »
rfi.fr ↗ ↩
« l’esprit de la loi locale exige que les pharmacies soient situées à au moins 500 mètres les unes des autres »
globalpressjournal.com ↗ ↩
« Aussi les pharmacies doivent-elles disposer d’un réfrigérateur et d’un plafond approprié, ajoute-t-il. »
globalpressjournal.com ↗ ↩
« Selon Mwanza, personne ne peut ouvrir une pharmacie sans avoir suivi un programme universitaire en santé publique. »
globalpressjournal.com ↗ ↩
« Aujourd’hui, confie Mwanza, la ville compte plus de 300 pharmacies hors la loi. »
globalpressjournal.com ↗ ↩
« Jérôme Molima, inspecteur à la division provinciale de la santé, déclare avoir fermé plusieurs pharmacies à Kisangani. »
globalpressjournal.com ↗ ↩
« Jérôme Molima, inspecteur à la division provinciale de la santé, déclare avoir fermé plusieurs pharmacies à Kisangani, mais celles-ci ont, à peine quelques jours plus tard, rouvert leurs portes. »
globalpressjournal.com ↗ ↩
« « Ce qui est vrai, c’est que l’on est parfois contrés par les autorités lorsqu’il faut bien appliquer le texte », ajoute-t-il. »
globalpressjournal.com ↗ ↩
« les professionnels de la santé appellent les autorités compétentes à renforcer les mécanismes de contrôle et à appliquer strictement la réglementation en matière d’ouverture et de fonctionnement des officines pharmaceutiques »
radiookapi.net ↗ ↩
« Il y en a plus de 6 000, affirme Prince Patrice Masoso qui parle d’anarchie »
rfi.fr ↗ ↩
« « Ce sont des boutiques de la mort »: le secrétaire général du Syndicat des pharmaciens n’a pas d’autres mots pour désigner la multitude d’officines louches qui peuplent Kinshasa. »
rfi.fr ↗ ↩
« la population s’expose à des risques sanitaires graves: administration de médicaments inappropriés, surdosages, complications de maladies, et dans certains cas, des décès évitables »
radiookapi.net ↗ ↩
« Dr Floribert Kpane, conseiller à la division provinciale de la santé »
radiookapi.net ↗ ↩
« « Il peut y avoir beaucoup d’effets secondaires qui peuvent conduire parfois à la mort. Des dégâts énormes sur certains organes tels que les reins, le cœur, ainsi de suite », énumère-t-il. »
radiookapi.net ↗ ↩
« En 2015, plus de 1 000 personnes ont été hospitalisées dans une région reculée de la République démocratique du Congo (RDC). »
msf.fr ↗ ↩
« En 2015, plus de 1 000 personnes ont été hospitalisées dans une région reculée de la République démocratique du Congo (RDC) après avoir été intoxiquées par des médicaments « falsifiés » ou mal étiquetés. »
msf.fr ↗ ↩
«.centres de santé du district de l’Ituri, près de la frontière entre la RDC et l'Ouganda. »
msf.fr ↗ ↩
« L'analyse des échantillons de médicaments fréquemment prescrits dans la région a révélé que la toxine détectée dans les prélèvements des patients provenait de comprimés vendus localement en tant que diazépam, mais contenant en fait de l'halopéridol. »
msf.fr ↗ ↩
« « Le diazépam est généralement utilisé pour traiter différentes affections, notamment l'anxiété et la dépression. Son usage est encore plus répandu dans la région de l’Ituri où les patients se font souvent prescrire du diazépam dans des cas très divers allant des troubles du sommeil aux maux de tête, en passant par le paludisme », explique le Dr Nicolas Peyraud de MSF. »
msf.fr ↗ ↩
« en 2015, onze personnes sont décédées et plus de mille patients ont été hospitalisés en République démocratique du Congo (RDC) après avoir pris ce qu’ils croyaient être du diazépam, un sédatif très répandu. En fait, ils avaient avalé un antipsychotique »
lemonde.fr ↗ ↩
« un antipsychotique à des doses vingt fois supérieures aux doses recommandées »
lemonde.fr ↗ ↩
« C’est ce qu’explique MSF dans un article publié le 17 janvier 2017 dans la revue The Lancet Health. »
msf.fr ↗ ↩
« C’est ce qu’explique MSF dans un article publié le 17 janvier 2017 dans la revue The Lancet Health. »
msf.fr ↗ ↩
« 1 médicament sur 10 est de qualité inférieure ou falsifié »
who.int ↗ ↩
« La plupart de ces signalements (42%) venaient d’Afrique subsaharienne »
who.int ↗ ↩
« 21% des Amériques »
who.int ↗ ↩
« les antipaludiques de qualité inférieure ou falsifiés seraient responsables de 116 000 décès supplémentaires chaque année »
lemonde.fr ↗ ↩
« entre 72 000 et 169 000 enfants décèdent probablement chaque année d’une pneumonie traitée avec des antibiotiques de qualité inférieure ou falsifiés »
lemonde.fr ↗ ↩
« la Côte d’Ivoire annonçait avoir saisi près de 400 tonnes de faux médicaments »
lemonde.fr ↗ ↩
« Fin 2022, Libreville annonçait avoir saisi près de 350 tonnes de faux médicaments »
trtafrika.com ↗ ↩
« explique le professeur Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé à l’université de Genève »
lemonde.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: Antoine Flahault a quitté la direction de l'Institut de santé (ISG) de l'Université de Genève à sa retraite en octobre 2025. À la date de l'article (avril 2026), il n'occupe plus cette fonction; il en a été le fondateur et l'a dirigé de 2014 à 2025. ↩
« « Mais les comportements des populations ne sont pas irrationnels. Il ne s’agit pas pour elles d’acheter des produits peu sûrs par choix, mais bien d’avoir accès aux médicaments essentiels », explique le professeur Antoine Flahault »
lemonde.fr ↗ ↩
« En août 2024, le Président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, a reçu un prix de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) »
lesechos-congobrazza.com ↗ ↩
« à 28 % par le commerce illégal »
lesechos-congobrazza.com ↗ ↩
« l’approvisionnement en médicaments est assuré à 59 % par le secteur privé »
lesechos-congobrazza.com ↗ ↩
« les 13 % restants étant fournis par le système de santé public. »
lesechos-congobrazza.com ↗ ↩
« Ce don vise à renforcer [.] la gestion des épidémies telles que la rougeole et le choléra, qui continuent de sévir dans cette province. »
radiookapi.net ↗ ↩
« L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a remis, samedi 8 mars, cinq tonnes de médicaments à la Division provinciale de la santé en Ituri. »
radiookapi.net ↗ ↩
« L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a remis, samedi 8 mars, cinq tonnes de médicaments à la Division provinciale de la santé en Ituri. »
radiookapi.net ↗ ↩
Sources
- « Faux » médicaments en Afrique : la mort au bout du trafic
- TRT Afrika - Le marché des faux médicaments toujours prospère au Gabon
- Pharmacies sauvages et médicaments de la rue, le fléau persiste à Dolisie
- Ituri: des médicaments vendus « comme des arachides »
- RDC: les pharmaciens dénoncent le désordre dans la vente de médicaments
- A Bunia, les pharmacies vendent les médicaments sans véritable suivi médical
- Pharmacies hors la loi en RDC : des médicaments accessibles mais non sans risque
- Dans les pays en développement, 1 médicament sur 10 est de qualité inférieure ou falsifié
- Plus de 1000 personnes intoxiquées par des médicaments de mauvaise qualité en République démocratique du Congo
- L’OMS remet cinq tonnes de médicaments aux autorités sanitaires de l'Ituri