Calais : le préfet visite le SAS Coluche, dispositif unique pour 40 jeunes en décrochage

Le préfet du Pas-de-Calais a échangé avec une quarantaine de jeunes accompagnés via contrat d'engagement au Centre Coluche ce 30 mai.

Calais : le préfet visite le SAS Coluche, dispositif unique pour 40 jeunes en décrochage
Illustration Thomas Vandamme / info.fr

Le préfet du Pas-de-Calais a conclu sa visite à Calais ce vendredi par un temps d'échange au Centre de ressources et de loisirs Coluche. Il a rencontré les équipes du SAS Coluche et une quarantaine de jeunes en contrat d'engagement contre le décrochage scolaire et social.

L’essentiel

  • Visite : Le préfet du Pas-de-Calais s’est rendu au Centre Coluche (1 place Coluche, Calais) le 30 mai 2026.
  • Public : Une quarantaine de jeunes de 16-25 ans accompagnés via contrat d’engagement étaient présents.
  • Dispositif : Le SAS Coluche existe depuis 2017, créé dans le cadre du contrat de ville 2015 ; présenté comme unique en France.
  • Taux d’adhésion : 80 % des participants au cycle booster souscrivent ensuite au contrat d’engagement personnalisé.

Une visite préfectorale en fin de déplacement calaisien

Ce vendredi 30 mai 2026, le préfet du Pas-de-Calais a achevé son déplacement à Calais par un arrêt au Centre de ressources et de loisirs Coluche, place Coluche. Selon le compte officiel de la préfecture sur X, il a échangé avec les équipes du SAS Coluche, des partenaires impliqués dans le dispositif, et une quarantaine de jeunes actuellement accompagnés.

La rencontre s’est tenue directement avec les bénéficiaires du dispositif, une pratique qui s’inscrit dans la logique de terrain du SAS : aller vers les jeunes plutôt qu’attendre qu’ils frappent à une porte institutionnelle.

Un dispositif municipal présenté comme unique en France

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Le SAS Coluche s’adresse aux 16-25 ans en décrochage scolaire, social ou professionnel. Le principe repose sur un « aller vers » actif : des maraudes permettent d’identifier les jeunes les plus éloignés des structures classiques. Une fois repérés, ils se voient proposer un « cycle booster ».

Ce cycle se déroule sur cinq semaines, soit dix journées d’ateliers. Au programme : travail sur les intelligences multiples, tests de personnalité, coaching individuel, mise en situation professionnelle. À l’issue de ce parcours, 80 % des participants souscrivent à un contrat d’engagement personnalisé, selon le site de la Ville de Calais.

Le contrat est « à la carte » : il définit avec chaque jeune les étapes de sa remobilisation - formation, emploi, retour scolaire, logement. Le SAS travaille en coordination avec France Travail et la Fabrique Défi, notamment.

Ce type de dispositif municipal intégré, couplant maraudes et contrat individualisé sous un même toit, est présenté par la Ville comme une singularité nationale. Aucun autre territoire n’aurait, à ce jour, déployé ce modèle de façon identique, selon les éléments disponibles.

Historique : une création issue du contrat de ville 2015

Le SAS Coluche a été lancé vers 2017, dans le cadre du contrat de ville 2015. Son financement passe notamment par la politique de la ville. Le dispositif est référencé dans le programme « Engagements Quartiers 2030 » porté par la communauté d’agglomération Grand Calais Terres et Mers, ce qui lui assure une assise pluriannuelle. La Ville de Calais présente ce projet comme une initiative directe de la maire Natacha Bouchart.

Pour d’autres initiatives d’insertion locale dans la région, le forum emploi du Touquet a récemment réuni 130 candidats face à 100 offres, illustrant la diversité des approches territoriales face au chômage des jeunes. Dans le même département, l’inauguration du pôle culturel de Dainville pour 36,5 M€ témoigne aussi des investissements publics structurants dans le Pas-de-Calais.

Contexte dans le Pas-de-Calais

Le Pas-de-Calais est l’un des départements français les plus touchés par le décrochage scolaire et le chômage des jeunes. Le bassin calaisien concentre plusieurs quartiers prioritaires de la politique de la ville, avec des taux de chômage structurellement élevés chez les moins de 25 ans. C’est dans ce contexte que le SAS Coluche a été conçu : répondre à un besoin non couvert par les dispositifs classiques (mission locale, apprentissage, lycée professionnel).

La préfecture du Pas-de-Calais joue un rôle de coordination entre les financements de l’État - notamment via le Fonds européen social et la politique de la ville - et les porteurs de projets locaux. La visite du préfet ce vendredi marque, au minimum, une reconnaissance institutionnelle du travail engagé par le SAS depuis près de dix ans.

La lutte contre le décrochage reste une priorité nationale : selon les données du ministère de l’Éducation nationale, les Hauts-de-France affichent des taux de sortants précoces du système scolaire parmi les plus élevés de métropole, même si les enjeux de la région dépassent la seule question éducative.

Ce que la visite ne dit pas encore

Le compte de la préfecture n’a pas précisé si la visite débouchera sur un soutien financier supplémentaire ou une extension du modèle à d’autres communes du département. Les modalités d’éventuelles suites institutionnelles n’ont pas été communiquées à ce stade.

La prochaine étape connue pour le SAS Coluche reste l’entrée dans le cycle booster de la prochaine promotion de jeunes, dont les dates n’ont pas été rendues publiques lors de cette visite.

Sources

Thomas Vandamme

Thomas Vandamme

Thomas est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Pas-de-Calais (62), avec Arras pour chef-lieu. Spécialité du département : premier port voyageurs Europe (Calais) et bassin minier UNESCO. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Hauts-de-France.

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