Calvados : premier cas d’infection respiratoire à HVE4 chez un cheval en 2026
Le réseau RESPE signale un foyer isolé dans le département, appelant à la vigilance des éleveurs et cavaliers normands.
Un cheval du Calvados a été testé positif à l’herpèsvirus équin de type 4 (HVE4) le 23 avril 2026. Confirmé par analyse PCR, ce cas isolé marque la première alerte sanitaire équine du printemps dans la région. Les autorités vétérinaires rappellent les mesures de prévention pour limiter les risques de propagation.
Le réseau d’épidémio-surveillance en pathologie équine (RESPE) a confirmé hier un cas d’infection respiratoire à herpèsvirus équin de type 4 (HVE4) chez un cheval dans le Calvados. Détecté le 23 avril 2026, ce foyer isolé concerne un seul animal, selon les analyses réalisées par le Laboratoire Vetodiag sur un écouvillon naso-pharyngé.
Une maladie endémique en Europe
L’HVE4, l’un des deux herpèsvirus équins responsables de la rhinopneumonie, est une maladie virale contagieuse et endémique en France. Environ 70 % des chevaux y sont exposés au cours de leur vie, d’après les données de Normandie Équine Vallée. La transmission se fait principalement par contact direct via les sécrétions respiratoires ou indirectement par des objets contaminés, comme le rappelle le média spécialisé Réussir.
Le RESPE, actif depuis 1999, a déjà signalé des cas similaires en 2025, notamment en Orne voisin le 28 mai. Cette alerte printanière intervient dans une région à forte densité équine, où la mise au pré des chevaux peut favoriser la circulation des virus. La santé des équidés, cruciale pour les éleveurs locaux, fait l’objet d’une surveillance renforcée.
Recommandations pour les professionnels
Face à ce cas, le RESPE appelle les éleveurs et cavaliers du Calvados à la vigilance. Les mesures préventives incluent la prise quotidienne de température des chevaux, l’isolement immédiat en cas de fièvre supérieure à 38,5°C, et la limitation des déplacements pour éviter la propagation du virus. Aucun autre cas n’a été signalé à ce stade, mais les autorités sanitaires restent mobilisées.
Les pertes économiques liées à l’HVE4, bien que moins graves que celles causées par l’HVE1, peuvent être significatives pour les haras normands. Le réseau RESPE, financé pour prendre en charge 50 % des frais d’analyses diagnostiques, joue un rôle clé dans la détection précoce des foyers.
Contexte
En 2025, plusieurs alertes sanitaires équines avaient été recensées en France, dont une dans l’Orne le 28 mai. La Normandie, région historique de l’élevage équin, reste particulièrement exposée aux épidémies saisonnières. Les professionnels du secteur sont invités à déclarer tout symptôme suspect pour contenir les risques.