Cameroun : l’avertissement glaçant de l’International Crisis Group
Réforme constitutionnelle, guerre anglophone, jihadisme le think tank décrit un État sous pression sur tous les fronts.
L'International Crisis Group alerte sur un Cameroun fragilisé. Réforme constitutionnelle contestée, écoles vidées dans les régions anglophones, attaques jihadistes en hausse de 30%.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une succession institutionnalisée sans urnes
La réforme du 14 avril 2026 permet au président de nommer son successeur via la vice-présidence, sans passage par les urnes. 200 voix contre 18 au Parlement.
Une génération sacrifiée par la guerre anglophone
Plus de 700 000 enfants affectés depuis 2017 selon HRW, 41% des écoles fermées, 223 749 enfants actuellement non scolarisés selon l'Unicef, 268 enlèvements documentés.
Le jihadisme déborde du Nigeria
Hausse de 30% des attaques entre septembre et décembre 2025 dans l'Extrême-Nord. Les opérations militaires nigérianes poussent les combattants côté camerounais.
Un budget sous pression de la dette
Le service de la dette grimpe à 8,8% du PIB en 2026, soit une hausse de 26% en un an. 1 650 milliards FCFA d'emprunts autorisés en janvier 2026.
Des rivalités au sommet ravivées
L'ICG redoute que la réforme exacerbe les tensions entre factions rivales : entourage familial Biya, barons du Grand Nord héritiers d'Ahidjo, establishment beti, technocrates et militaires.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le Parlement camerounais a rétabli la vice-présidence en 30 minutes de débat, par 200 voix contre 18.
- L'International Crisis Group redoute une exacerbation des rivalités entre clans du régime.
- La crise anglophone affecte 700 000 élèves selon HRW 223 749 enfants sont non scolarisés selon l'Unicef en 2025.
- Les attaques de Boko Haram et de l'ISWAP ont progressé de 30% fin 2025 dans l'Extrême-Nord.
- Le service de la dette atteint 8,8% du PIB en 2026, contre 7,0% un an plus tôt.
Yaoundé, 14 avril 2026 [1]. Paul Biya [2], 93 ans [3], promulgue le texte rétablissant la vice-présidence [4]. Dix jours plus tôt, le Parlement a adopté la révision en moins de 30 minutes [5]: 200 voix pour, 18 contre, 4 nuls [6][7][8]. Le silence des urnes est éloquent.
L’International Crisis Group [9], dans son point mensuel d’avril 2026 [10], y voit un facteur de tensions au sommet de l’État. Pour l’organisation, « ces changements pourraient exacerber les tensions entre les factions rivales au sein de l’élite dirigeante, sur fond de spéculations intenses quant à l’identité du successeur de Paul Biya » [11]. Loin de clore les interrogations sur l’après-Biya, la réforme pourrait au contraire renforcer les rivalités internes [12].
Une succession sans urnes
Le mécanisme est limpide. Le vice-président sera nommé par le président [13] et achèvera le mandat en cours en cas de vacance du pouvoir [14][15]. Les autorités présentent la réforme comme un outil de continuité institutionnelle [16]. L’opposition y voit un dispositif permettant au chef de l’État de désigner, un successeur sans passer par les urnes [17]. Sur le plan juridique, la révision modifie la Constitution camerounaise de 1996 [18], qui régit le mode de succession à la tête de l’État, en y greffant un mécanisme de désignation interne.
Le précédent est dans toutes les têtes. Le 4 novembre 1982 [19], Paul Biya a accédé au pouvoir par un mécanisme similaire: son prédécesseur Amadou Ahidjo [20] avait modifié la Constitution pour ouvrir sa succession au Premier ministre [21]. Quarante-quatre ans plus tard, le scénario se rejoue, à l’envers.
À l’Assemblée, la députée Ngo Issi (PCRN) [22] dénonce « la clôture définitive de l’espace démocratique, avec l’introduction d’un poste de vice-président sur mesure » [23]. Maurice Kamto, président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun [24], parle d’« une passerelle constitutionnelle qui permettra même à un individu n’ayant jamais exercé une fonction dans l’administration ou n’ayant jamais exercé un mandat électif de devenir président de la République » [25]. Cyrille Rolande Béchon, directrice de l’association Nouveaux droits de l’homme [26], résume: « Ce poste va sûrement servir au pouvoir en place à contrôler l’alternance devenue inévitable au sommet de l’État » [27].
En face, Laurent Esso, ministre de la Justice [28], a défendu le texte au nom d’un problème de « fonctionnalité » à régler « au plus haut niveau » [29]. Grégoire Owona, ministre du Travail et secrétaire général adjoint du RDPC [30], y voit un instrument qui « stabilise la période des élections présidentielles » [31]. Paul Biya a été réélu en octobre 2025 [32] avec 53,66% des voix [33] pour un huitième mandat [34].
Aucune des sources consultées pour cet article ne mentionne de réaction officielle d’organisations régionales ou internationales à cette révision constitutionnelle.
Les clans du régime en embuscade
Derrière la mécanique constitutionnelle, l’ICG identifie un champ de bataille interne. Pour le think tank, la réforme « pourrait aussi reconfigurer les rapports de force au sein de l’appareil dirigeant » [35]. La fausse nomination de Franck Emmanuel Biya [36], fils aîné du président, au poste de vice-président avait déjà relancé les spéculations sur un scénario dynastique [37]. Dans le même temps, Franck Hertz Biya, l’un des fils de Chantal Biya [38], « s’impose progressivement dans l’entourage présidentiel » [39], selon Jeune Afrique. La perspective d’une vice-présidence dotée d’un pouvoir d’intérim « peut accentuer les ambitions et les luttes d’influence dans l’entourage présidentiel » [40], avertissent les détracteurs de la réforme.
L’école comme champ de bataille
Pendant que Yaoundé débat, les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest [41] saignent. La crise a commencé fin 2016 [42]. Plus de 700 000 élèves [43] ont été privés d’école, jusqu’à deux écoles sur trois fermées dans certaines zones [44]. Human Rights Watch a documenté 268 enlèvements [45] d’élèves et de professionnels de l’éducation depuis 2017, ainsi que le meurtre de 11 élèves [46] et 5 enseignants [47] dans le seul Sud-Ouest.
Les bilans chiffrés de la déscolarisation en zone anglophone divergent fortement selon les sources. Ils ne sont pas comparables:
• 700 000 élèves (Human Rights Watch, [43]): ensemble cumulé des enfants affectés par les fermetures d’école depuis 2017, toutes interruptions confondues.
• plus de 200 000 enfants (Plan présidentiel de reconstruction, [48]): enfants ayant déserté les classes, périmètre administratif national.
• 223 749 enfants non scolarisés (Unicef, juin 2025, [49]): photographie à date d’enfants actuellement hors du système, fondée sur 41% d’écoles non opérationnelles [50].
• plus de 150 000 enfants portés disparus (PPRD, [51]): catégorie distincte, recouvrant les enfants dont la trajectoire scolaire et géographique est perdue de vue.
Méthodologies, dates de référence et définitions divergent. Aucun de ces chiffres ne peut être additionné ou substitué à un autre.
« Quand je vais à l’école, je ne porte pas mon uniforme scolaire. J’ai peur d’être repérée par les amba », confie une lycéenne de Bamenda à Human Rights Watch [52]. Le boycott scolaire imposé par les séparatistes [53] est devenu une politique de la terre brûlée éducative.
L’Extrême-Nord sous le feu jihadiste
À l’autre bout du pays, l’Extrême-Nord [54] encaisse une autre guerre. Selon FEWS NET [55], les attaques de militants affiliés à l’ISWAP et à Boko Haram [56][57] ont progressé de 30% [58] entre septembre et début décembre 2025 [59]. Cause identifiée: l’intensification des opérations militaires nigérianes pousse les combattants en territoire camerounais [60].
La nuit du 4 avril 2026 [61], vers 22h30 [62], des assaillants attribués à Boko Haram [63] frappent Assigashia, dans l’arrondissement de Mayo-Moskota [64]. Bilan: trois morts [65], dont deux gendarmes [66] de la brigade locale [67] et un civil brûlé vif [68][69]. Les assaillants incendient plusieurs habitations avant de se replier vers le Nigeria [70][71].
L’impact dépasse la sécurité. FEWS NET note que « la violence persistante, y compris les enlèvements fréquents, a perturbé les activités agricoles et d’élevage au cours de la campagne principale de 2025 » [72]. Début décembre 2025 [73], les prix du sorgho et du maïs étaient supérieurs de 30 à 39% [74] à la moyenne quinquennale.
L’État camerounais en zone rouge
Pour absorber ces chocs, Yaoundé a un budget. Promulguée le 17 décembre 2025 [75], la loi de finances 2026 affiche 8 816,4 milliards de FCFA [76], en hausse de 14% [77]. Le gouvernement parle de victoire. Les chiffres racontent autre chose. Le besoin de financement frôle 3 104,2 milliards de FCFA [78]. Le service de la dette grimpe à 8,8% du PIB [79] en 2026, contre 7,0% [80] en 2025, soit une hausse de 26% en un an [81]. En 2025, il absorbait déjà 37% des recettes budgétaires [82].
Pour boucler 2026, un décret du 21 janvier 2026 [83] autorise 1 650 milliards de FCFA d’emprunts [84]: 1 000 milliards en eurobond [85], 589,7 milliards de prêts bancaires locaux [86], 400 milliards en titres publics [87]. Le PPRD [88] dans les régions anglophones a déjà mobilisé 600 milliards [89] sur des besoins réévalués à 2 500 milliards [90] - contre 89 milliards [91] estimés au départ. L’écart entre la prévision initiale et la réalité financière est un aveu.
L’angle mort: le maillon éducatif
Ce que personne ne dit. Dans les trois fronts qui fragilisent le Cameroun - succession verrouillée, guerre anglophone, jihadisme au Nord - un dénominateur revient: l’école. À l’Extrême-Nord, les enlèvements d’enseignants vident les classes. Au Nord-Ouest et Sud-Ouest, 41% des écoles [50] sont fermées et 223 749 enfants [49] sont actuellement non scolarisés selon l’Unicef. À Yaoundé, la réforme constitutionnelle organise une succession sans passage par les urnes - donc sans débat civique, sans formation citoyenne d’une génération.
Le calcul est cynique. Une génération non scolarisée est une génération non politisée. Les enfants hors de l’école aujourd’hui seront les électeurs absents de demain. Aucune source consultée ne fait ce lien explicitement. C’est pourtant la seule lecture qui réconcilie les trois crises décrites par l’ICG [92].
Pourquoi maintenant?
Le timing de la réforme n’est pas neutre. Promulguée le 14 avril 2026 [1], six mois après la réélection d’octobre 2025 [32], elle intervient quand Paul Biya, 93 ans [3], cumule huit mandats [34]. La réforme transforme la rumeur dynastique en architecture institutionnelle.
L’ICG [92] décrit une élite dirigeante qui se prépare à une transition qu’elle veut contrôler. Les opposants, eux, parlent d’une « mascarade totale orchestrée pour empêcher qu’enfin la scène politique camerounaise se redistribue d’une autre manière » [93]. Entre les deux, il y a 222 votants [94], 30 minutes [5] de débat parlementaire, et un pays sous tension sur trois fronts.
► Lire aussi: Sahel: l'extension silencieuse de Boko Haram en 2025
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (94)
« La réforme a ensuite été promulguée le 14 avril 2026. »
stopblablacam.com ↗ ↩
« Le président camerounais a promulgué le 14 avril le texte portant modification de la Constitution. »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« Paul Biya qui, à 93 ans, a été réélu pour un huitième mandat avec 53,66% des voix en octobre 2025. »
afrique.le360.ma ↗ ↩
« Le président camerounais a promulgué le 14 avril le texte portant modification de la Constitution et instaurant une vice-présidence de la République. »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« Après moins de 30 minutes de vote, les 222 votants ont adopté la révision constitutionnelle »
rfi.fr ↗ ↩
« les 222 votants ont adopté la révision constitutionnelle à 200 voix pour, 18 voix contre et seulement 4 bulletins nuls »
rfi.fr ↗ ↩
« les 222 votants ont adopté la révision constitutionnelle à 200 voix pour, 18 voix contre et seulement 4 bulletins nuls »
rfi.fr ↗ ↩
« les 222 votants ont adopté la révision constitutionnelle à 200 voix pour, 18 voix contre et seulement 4 bulletins nuls »
rfi.fr ↗ ↩
« International Crisis Group (ICG) estime que la révision constitutionnelle rétablissant la fonction de vice-président au Cameroun pourrait raviver les rivalités au sommet de l’État. »
stopblablacam.com ↗ ↩
« Dans son point mensuel sur le pays au mois d’avril, l’organisation analyse cette réforme comme un possible facteur de tensions au sein de l’élite dirigeante »
stopblablacam.com ↗ ↩
« Pour International Crisis Group, « ces changements pourraient exacerber les tensions entre les factions rivales au sein de l'élite dirigeante, sur fond de spéculations intenses quant à l'identité du successeur de Paul Biya ». »
stopblablacam.com ↗ ↩
« L’organisation estime que, loin de clore les interrogations sur l’après-Biya, la réforme pourrait au contraire renforcer les rivalités internes entre responsables du régime. »
stopblablacam.com ↗ ↩
« Selon les nouvelles dispositions, cette personnalité sera nommée par le président de la République »
stopblablacam.com ↗ ↩
« cette personnalité sera nommée par le président de la République et appelée à achever le mandat en cours en cas de vacance du pouvoir. »
stopblablacam.com ↗ ↩
« En cas de vacance du pouvoir, le vice-président accéderait automatiquement à la tête de l’État pour achever le mandat présidentiel en cours. »
stopblablacam.com ↗ ↩
« Présentée par les autorités comme un mécanisme destiné à assurer la continuité de l’État et la stabilité institutionnelle en cas d’empêchement du chef de l’État »
stopblablacam.com ↗ ↩
« L’opposition, de son côté, voit dans cette réforme un dispositif pouvant permettre au président de la République de désigner, un successeur institutionnel sans passage immédiat par les urnes. »
stopblablacam.com ↗ ↩
« Le 4 avril 2026, le Parlement a adopté un amendement à la Constitution de 1996 instituant le poste de vice-président. »
stopblablacam.com ↗ ↩
« Paul Biya nommé Premier ministre quelques mois après, avait immédiatement remplacé Amadou Ahidjo démissionnaire le 4 novembre 1982. »
afrique.le360.ma ↗ ↩
« Son prédécesseur Amadou Ahidjo avait alors modifié la constitution pour ouvrir sa succession au Premier ministre. »
afrique.le360.ma ↗
⚠️ Note INFO.FR: La source afrique.le360.ma écrit 'Amadou Ahidjo' mais l'orthographe correcte du nom du premier président du Cameroun est 'Ahmadou Ahidjo' (confirmé par Wikipedia FR/EN et le site officiel de la Présidence du Cameroun). ↩
« Son prédécesseur Amadou Ahidjo avait alors modifié la constitution pour ouvrir sa succession au Premier ministre. »
afrique.le360.ma ↗ ↩
« a déclaré devant le Congrès la députée du PCRN Ngo Issi »
rfi.fr ↗ ↩
« « Nous assistons ici à la clôture définitive de l'espace démocratique, avec l'introduction d'un poste de vice-président sur mesure » »
rfi.fr ↗ ↩
« Maurice Kamto, le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), celui-ci a vertement critiqué cette modification constitutionnelle »
rfi.fr ↗ ↩
« « Il s'agit [ici] d'une passerelle constitutionnelle qui permettra même à un individu n'ayant jamais exercé une fonction dans l'administration ou n'ayant jamais exercé un mandat électif de devenir président de la République. » »
rfi.fr ↗ ↩
« Cyrille Rolande Béchon, la directrice de l'association Nouveaux droits de l'homme »
rfi.fr ↗ ↩
« « Ce poste va sûrement servir au pouvoir en place à contrôler l'alternance devenue inévitable au sommet de l'État. » »
rfi.fr ↗ ↩
« Laurent Esso, le ministre de la Justice, qui a défendu le texte devant la commission spéciale »
rfi.fr ↗ ↩
« a rappelé devant le Congrès que le président était conscient de sa responsabilité devant l'histoire et qu'il cherchait à résoudre ainsi un problème de « fonctionnalité » en harmonisant « le fonctionnement de l'État au plus haut niveau » »
rfi.fr ↗ ↩
« celui-ci a reçu l'appui du ministre du Travail - qui est aussi le secrétaire général adjoint du RDPC -, Grégoire Owona »
rfi.fr ↗ ↩
« Elle stabilise la période des élections présidentielles et renforce la continuité institutionnelle qui devient plus sereine. »
rfi.fr ↗ ↩
« Paul Biya qui, à 93 ans, a été réélu pour un huitième mandat avec 53,66% des voix en octobre 2025. »
afrique.le360.ma ↗ ↩
« Paul Biya qui, à 93 ans, a été réélu pour un huitième mandat avec 53,66% des voix en octobre 2025. »
afrique.le360.ma ↗ ↩
« Paul Biya qui, à 93 ans, a été réélu pour un huitième mandat avec 53,66% des voix en octobre 2025. »
afrique.le360.ma ↗ ↩
« plusieurs observateurs, parmi lesquels ICG, considèrent qu’elle pourrait aussi reconfigurer les rapports de force au sein de l’appareil dirigeant. »
stopblablacam.com ↗ ↩
« les leaders politiques de l’opposition et certains citoyens soupçonnent le Président Paul Biya de vouloir se faire succéder à la tête de l’Etat par son fils ainé Franck Emmanuel Biya. »
afrique.le360.ma ↗ ↩
« Une fausse nomination au poste de vice-président a relancé les spéculations sur l’avenir politique du fils de Paul Biya. »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« Longtemps resté à distance des cercles visibles du pouvoir, Franck Hertz, l’un des fils de Chantal Biya, s’impose progressivement dans l’entourage présidentiel. »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« Franck Hertz, l’un des fils de Chantal Biya, s’impose progressivement dans l’entourage présidentiel. »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« Pour ses détracteurs, cette perspective peut accentuer les ambitions et les luttes d’influence dans l’entourage présidentiel. »
stopblablacam.com ↗ ↩
« Entre réforme constitutionnelle controversée, guerre dans les régions anglophones, menace jihadiste persistante et… »
fr.journalducameroun.com ↗ ↩
« La crise dans les régions anglophones a commencé fin 2016 »
hrw.org ↗ ↩
« privant plus de 700 000 élèves de l’accès à l’éducation »
hrw.org ↗ ↩
« jusqu’à deux sur trois dans les régions anglophones »
hrw.org ↗ ↩
« Human Rights Watch a documenté 268 enlèvements d’élèves et de professionnels de l’éducation depuis 2017 »
hrw.org ↗ ↩
« Human Rights Watch a documenté le meurtre de 11 élèves »
hrw.org ↗ ↩
« et de 5 enseignants dans la région du Sud-Ouest »
hrw.org ↗ ↩
« Ce climat d’insécurité a poussé plus de 200 000 enfants à déserter les salles de classe. »
stopblablacam.com ↗ ↩
« 41 % des écoles ne sont pas opérationnelles, ce qui fait que 223 749 enfants ne sont pas scolarisés. »
stopblablacam.com ↗ ↩
« 41 % des écoles ne sont pas opérationnelles, ce qui fait que 223 749 enfants ne sont pas scolarisés. »
stopblablacam.com ↗ ↩
« Plus de 150 000 enfants sont portés disparus dans le contexte de la crise anglophone qui secoue les regions du Nord-Ouest et Sud-Ouest du Cameroun depuis huit ans. »
stopblablacam.com ↗ ↩
« « Quand je vais à l’école, je ne porte pas mon uniforme scolaire », a déclaré une lycéenne de Bamenda, dans la région du Nord-Ouest. « J’ai peur d’être repérée par les amba [combattants séparatistes]. Pour aller à l’école, je dois faire environ un kilomètre à pied, et je ne me sens jamais en sécurité » »
hrw.org ↗ ↩
« Les séparatistes y ont imposé un boycott de l’éducation entraînant des attaques contre des écoles, des enseignants et des élèves. »
stopblablacam.com ↗ ↩
« dans l’Extrême-Nord du Cameroun »
actucameroun.com ↗ ↩
« FEWS NET indique que « la violence persistante, y compris les enlèvements fréquents, a perturbé les activités agricoles et d'élevage au cours de la campagne principale de 2025 » »
stopblablacam.com ↗ ↩
« des militants affiliés à Islamic State-West Africa Province (ISWAP) et à Jamaʾatu Ahl as-Sunnah li-al-Daʿwah wa-al--Jihād (JAS) »
stopblablacam.com ↗ ↩
« Jamaʾatu Ahl as-Sunnah li-al-Daʿwah wa-al--Jihād (JAS) - communément connu sous le nom de Boko Haram »
stopblablacam.com ↗ ↩
« une progression de 30 % des incidents entre septembre et début décembre 2025, par rapport à la même période en 2024 »
stopblablacam.com ↗ ↩
« une progression de 30 % des incidents entre septembre et début décembre 2025 »
stopblablacam.com ↗ ↩
« Les analystes de FEWS NET attribuent cette escalade à l’intensification des opérations militaires nigérianes, qui aurait poussé les militants djihadistes en territoire camerounais, alimentant les attaques transfrontalières »
stopblablacam.com ↗ ↩
« L’attaque menée dans la nuit du samedi 4 avril s’est déroulée autour de 22h30 dans la localité d’Assigashia »
actucameroun.com ↗ ↩
« L’attaque menée dans la nuit du samedi 4 avril s’est déroulée autour de 22h30 dans la localité d’Assigashia »
actucameroun.com ↗ ↩
« Elle est attribuée à des éléments combattants du groupe djihadiste Boko Haram »
actucameroun.com ↗ ↩
« dans la localité d’Assigashia, située dans l’arrondissement de Mayo-Moskota du département du Mayo-Tsanaga »
actucameroun.com ↗ ↩
« une attaque de Boko Haram fait trois morts dont deux gendarmes »
actucameroun.com ↗ ↩
« tuant au cours de leur assaut deux gendarmes appartenant à la brigade de gendarmerie locale »
actucameroun.com ↗ ↩
« deux gendarmes appartenant à la brigade de gendarmerie locale »
actucameroun.com ↗ ↩
« Dans le même temps, un civil a été tué »
actucameroun.com ↗ ↩
« Il a été brûlé vif dans l’incendie provoqué par les assaillants »
actucameroun.com ↗ ↩
« qui ont mis le feu à plusieurs habitations avant de se replier vers la frontière nigériane »
actucameroun.com ↗ ↩
« se replier vers la frontière nigériane »
actucameroun.com ↗ ↩
« « la violence persistante, y compris les enlèvements fréquents, a perturbé les activités agricoles et d'élevage au cours de la campagne principale de 2025 » »
stopblablacam.com ↗ ↩
« Début décembre, les prix du sorgho et du maïs étaient ainsi supérieurs de 30 % à 39 % à la moyenne quinquennale »
stopblablacam.com ↗ ↩
« les prix du sorgho et du maïs étaient ainsi supérieurs de 30 % à 39 % à la moyenne quinquennale »
stopblablacam.com ↗ ↩
« la loi de finances 2026, promulguée le 17 décembre 2025 »
financialafrik.com ↗ ↩
« Avec un budget de 8 816,4 milliards de FCFA et un besoin de financement frôlant les 3 104,2 milliards de FCFA »
financialafrik.com ↗ ↩
« Le gouvernement camerounais se félicite d’un budget en hausse de 14% par rapport à 2025 »
financialafrik.com ↗ ↩
« Avec un budget de 8 816,4 milliards de FCFA et un besoin de financement frôlant les 3 104,2 milliards de FCFA »
financialafrik.com ↗ ↩
« il passerait de 7,0% du PIB en 2025 à 8,8% du PIB en 2026 »
financialafrik.com ↗ ↩
« il passerait de 7,0% du PIB en 2025 à 8,8% du PIB en 2026 »
financialafrik.com ↗ ↩
« soit une hausse de près de 26% en un an »
financialafrik.com ↗ ↩
« le service de la dette absorberait 37% des recettes budgétaires (dons compris) en 2025 »
financialafrik.com ↗ ↩
« Un décret présidentiel du 21 janvier 2026 autorise la levée de 1 650 milliards FCFA d’emprunts »
financialafrik.com ↗ ↩
« Un décret présidentiel du 21 janvier 2026 autorise la levée de 1 650 milliards FCFA d’emprunts »
financialafrik.com ↗ ↩
« Emprunts extérieurs (eurobond): 1 000 milliards FCFA »
financialafrik.com ↗ ↩
« Emprunts bancaires locaux: 589,7 milliards FCFA »
financialafrik.com ↗ ↩
« Émissions de titres publics: 400 milliards FCFA »
financialafrik.com ↗ ↩
« le Plan présidentiel de reconstruction et de développement (PPRD) des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. »
stopblablacam.com ↗ ↩
« plus de 600 milliards de FCFA ont déjà été mobilisés sur la base des besoins estimés au départ à 89 milliards. »
stopblablacam.com ↗ ↩
« besoins estimés au départ à 89 milliards et réévalués à 2500 milliards de FCFA. »
stopblablacam.com ↗ ↩
« besoins estimés au départ à 89 milliards et réévalués à 2500 milliards de FCFA. »
stopblablacam.com ↗ ↩
« Cameroun: l’alerte sévère de l’international Crisis Group »
fr.journalducameroun.com ↗ ↩
« « C'est une mascarade totale orchestrée pour empêcher qu'enfin la scène politique camerounaise se redistribue d'une autre manière » »
rfi.fr ↗ ↩
« les 222 votants ont adopté la révision constitutionnelle à 200 voix pour, 18 voix contre et seulement 4 bulletins nuls »
rfi.fr ↗ ↩
Sources
- Cameroun : l'alerte sévère de l'international Crisis Group
- Cameroun : 5 questions pour comprendre la réforme qui rebat les cartes de la succession de Paul Biya
- Vice-présidence au Cameroun : International Crisis Group redoute des tensions au sommet de l’État
- Cameroun. «Il est désormais possible d’être président sans être élu»: l’opposition rejette la réforme de la Constitution
- Révision constitutionnelle au Cameroun: le Parlement approuve la création du poste de vice
- Cameroun : Attaques des séparatistes armés contre l’éducation
- Extrême-Nord: une attaque de Boko Haram fait trois morts dont deux gendarmes
- Extrême-Nord : les attaques de Boko Haram ont augmenté en 2025, perturbant l’agropastoral, selon FEWS NET
- Loi de Finances 2026 : le Cameroun confirme l’entrée en zone rouge
- Crise anglophone : plus de 150 000 enfants portés disparus dans les régions du Nord-Ouest et Sud
