Démantèlement de l’Ademe : l’expertise écologique sous tutelle préfectorale
Le projet de loi de décentralisation rattache les antennes régionales de l'agence aux préfets. Salariés et écologistes dénoncent une mise au pas de l'expertise indépendante.
L'exécutif a glissé le démantèlement de l'Ademe dans son projet de loi sur l'aménagement du territoire, attendu en Conseil des ministres à la mi-mai.
- Le gouvernement prévoit de rattacher les antennes régionales de l'Ademe aux Dreal, sous l'autorité des préfets.
- 440 agents sur 1 286 sont concernés, dont 97 % en contrat de droit privé.
- Six syndicats dénoncent une « rupture sans précédent dans l'architecture des Epic français ».
- Selon les reprises de presse du rapport IGF 2024, l'agence est « globalement bien gérée ».
- Le projet de loi est attendu en Conseil des ministres à la mi-mai.
L’exécutif a intégré dans son projet de loi sur l’aménagement du territoire un article organisant le démantèlement de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie [1]. Le texte, attendu en Conseil des ministres à la mi-mai [2], prévoit de rattacher les antennes régionales de l’Ademe [3] aux Directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), placées sous l’autorité du préfet [4][5]. Pour les salariés, c’est l’expertise indépendante en transition écologique qui vacille.
Les chiffres disent l’ampleur du chantier. L’Ademe compte 1 286 agents [6], pour la plupart contractuels et non fonctionnaires. Parmi eux, 440 ETPT [7] travaillent dans les délégations régionales et basculeraient sous l’autorité hiérarchique du représentant de l’État. Sur ce périmètre, 97 % relèvent de contrats de droit privé [8]. L’agence dispose d’un budget de 4,2 milliards d’euros [9], dont l’essentiel est redistribué sous forme d’aides aux entreprises et aux collectivités [10]. Ses frais de fonctionnement ne pèsent que 136 millions d’euros [11], soit environ 3,2 % de l’enveloppe totale.
Note de lecture sur les chiffres: les sources consultées font état de 4,2 milliards d’euros de budget [9] et de 4,3 milliards d’euros versés sous forme d’aides [12]. L’écart s’explique vraisemblablement par le périmètre retenu (autorisations d’engagement contre crédits de paiement, ou exercice budgétaire contre flux réels). En l’absence de précision officielle, nous retenons le budget de référence indiqué par les sources [9].
Un guichet unique, vraiment?
Le ministère de la Transition écologique défend une réforme visant à « gagner en efficacité et en lisibilité en créant un guichet unique pour les collectivités et les entreprises » [14]. Le projet « simplifie les circuits de financement et met fin au cloisonnement entre l’Ademe et les Dreal » [15], assure le ministère, qui précise que « les salariés resteront régis par les dispositions de l’Ademe » [16] et que la mise à disposition d’office « n’entraîne ni transfert ni suspension du contrat de travail » [17]. La ministre Monique Barbut [18] martèle au Sénat qu’« il est hors de question de supprimer l’Ademe » [19].
Concrètement, le préfet justifie son rôle élargi par une « meilleure cohérence des propositions [.] en matière de politiques publiques de transition écologique » [20]. Le projet de loi confère même au représentant de l’État un « pouvoir de substitution général » en cas de carence dûment constatée [21].
Le poids des contrats privés, talon d’Achille juridique
Le statut d’établissement public à caractère industriel et commercial (Epic) [22] de l’Ademe complique tout. « Le fait que certaines agences reposent majoritairement sur des contrats de droit privé pose de nombreuses limites en matière de transferts de services vers l’État » [23], reconnaît un haut fonctionnaire cité par Acteurs publics. « Tout cela est envisageable en théorie, mais d’une grande complexité juridique à mettre en œuvre » [24]. Le précédent de FranceAgriMer [25], dont les services territoriaux sont hébergés dans les Draaf [26], n’est pas transposable: « Le modèle de FranceAgriMer a bien fonctionné, mais c’était parce qu’il reposait sur des fonctionnaires. Avec l’Ademe, ce n’est pas le même cadre » [27].
Au-delà de FranceAgriMer, aucune source consultée ne mentionne de précédent direct de mise à disposition d’office de salariés de droit privé d’un Epic vers une autorité préfectorale. Les restructurations d’opérateurs comparables menées ces dernières années (intégration de services dans les directions départementales, fusions d’agences) reposaient majoritairement sur des agents publics, ce qui change radicalement le cadre juridique. On se souvient des restructurations passées d’opérateurs de l’État - réorganisation de Pôle emploi, intégration de services dans les directions départementales interministérielles - qui n’avaient jamais imposé un transfert hiérarchique de salariés contractuels vers l’autorité préfectorale sans consentement individuel. Le Conseil d’État, saisi début avril [28], doit garantir la « parfaite sécurité juridique » du texte [29].
Mise à disposition d’office: la ligne rouge syndicale
Six organisations - CGT, CFDT, FO, Unsa, FSU et SNCTA [30] - dénoncent une « rupture sans précédent dans l’architecture institutionnelle des Epic français » [13]. L’article 7 prévoit une mise à disposition d’office des salariés de droit privé, renouvelable au bout de trois ans [31], « sans consentement individuel » [32]. Pour l’intersyndicale, c’est une « dérogation majeure aux principes fondamentaux du droit de la fonction publique et du droit du travail » [33], qui « expose l’administration à un contentieux individuel et collectif de grande ampleur, dont le coût humain et financier sera supporté par les agents et par l’État » [34].
L’argument syndical s’enracine dans le droit positif. On se souvient que le contrat de travail, en droit français, repose sur le principe du consentement mutuel: toute modification substantielle - et le changement d’autorité hiérarchique en est une - suppose en principe l’accord du salarié, faute de quoi celui-ci peut saisir le juge en requalification. Le prêt de main-d’œuvre et la mise à disposition de personnel sont strictement encadrés par le Code du travail, qui les conditionne classiquement à l’absence de but lucratif et à la signature d’une convention. À ces règles s’ajoute la protection des libertés syndicales et de l’expression des représentants du personnel - un point sensible alors que le texte impose une double autorisation préfectorale avant toute prise de parole publique. Une mise à disposition imposée hors de ce cadre expose l’employeur à des recours en requalification et au versement de dommages-intérêts.
Plus contraignant encore: le texte prévoit une double autorisation préfectorale - préfet de région et préfet de département - avant toute prise de parole publique des responsables de l’agence [35]. Une contrainte « directement incompatible avec la mission d’information et d’incitation de l’agence » [36], estime l’intersyndicale.
Deux métiers, une fusion forcée
Sur le terrain, les salariés contestent la logique même du rattachement. « C’est un métier tout à fait noble mais ce n’est pas du tout le même métier que nous. Nous, on accompagne l’innovation, la recherche-développement, on n’est pas du tout là pour faire la partie contrôle » [38], explique la représentante CFDT recueillie par Ouest-France.
La position du président de l’Ademe Sylvain Waserman [39] illustre l’inconfort institutionnel d’un dirigeant d’Epic placé sous tutelle ministérielle. Selon ses propos rapportés au Figaro et aux Échos, il juge « légitime » l’objectif de lisibilité [40] tout en alertant contre « toute usine à gaz qui suscitera immanquablement des inquiétudes sociales et des incertitudes juridiques » [41], et rappelle que « le lien entre le siège et les régions est consubstantiel à notre modèle » [42]. Cette rhétorique de l’« oui au principe, non à la méthode » traduit moins une ambivalence personnelle qu’une contrainte structurelle: un président d’agence sous tutelle ministérielle ne peut pas s’opposer frontalement à un texte porté par sa propre ministre. Sa marge consiste à pointer les risques juridiques et sociaux r la finalité affichée.
Pourquoi maintenant? Une offensive politique installée depuis 2024
Le calendrier n’est pas neutre. L’Ademe est cible d’attaques répétées du RN [43] et de LR [44]. En octobre 2024, un amendement RN proposait de la supprimer [45]. En janvier 2025, Valérie Pécresse, présidente (LR) de la région Île-de-France [46], proposait d’en transférer les budgets aux Régions [47]. En mars 2025, l’UDR déposait un amendement de suppression [48]. En novembre 2025, Laurent Wauquiez, président du groupe LR à l’Assemblée [49], estimait que les agents de l’Ademe étaient « portés par une idéologie d’extrême gauche » [50]. Le 23 avril, un humoriste appelait même à « incarcérer Sylvain Waserman et tous les salariés de l’Ademe » [51]. La commission d’enquête sénatoriale lancée par le groupe LR [52] a livré son rapport en juillet 2025 [53]. Le projet du gouvernement s’inscrit dans cette continuité, dans le sillage de la stratégie de pilotage préfectoral des transitions écologiques.
Une réforme contre les chiffres
Le débat public occulte un point central: les contrôleurs de l’État jugent l’Ademe performante. Le rapport de l’Inspection générale des finances [54], publié en 2024 [55], conclut, selon les reprises de presse, que « l’agence est bien gérée » [56]. Côté bénéficiaires, 95 % des entreprises et collectivités ayant reçu une aide se déclarent satisfaites du soutien apporté [57]; même 60 % de celles qui n’en ont pas obtenu se disent satisfaites de leur interaction avec l’agence [58]. Sur le plan financier, les frais de fonctionnement représentent 136 millions d’euros [11] sur un budget de 4,2 milliards [9], soit 3,2 % - un ratio que peu d’opérateurs publics atteignent.
Christophe Béchu, maire (Horizons) d’Angers et ancien ministre de la Transition écologique [59], rappelle, lui, que « l’écrasante majorité des moyens [de l’agence] servent à financer des projets, à être redistribués, ceci avec une bonne gestion, saluée par la Cour des comptes » [60]. Deux institutions de contrôle distinctes - l’IGF d’un côté, la Cour des comptes de l’autre - convergent ainsi vers un même verdict positif. Aucune des sources consultées ne fait état d’un chiffrage public, par le ministère, des économies attendues du « guichet unique » ni des gains d’efficacité projetés du rattachement. La justification de la réforme repose donc sur un diagnostic d’inefficacité que les évaluations existantes contredisent, et sur une promesse d’économies que ses promoteurs n’ont pas chiffrée.
Ce que ça change pour les entreprises
Une décentralisation en trompe-l’œil
Sébastien Lecornu avait promis un « nouvel acte de décentralisation » dès son arrivée à Matignon [63][64]. Le texte présenté ne tient pas la promesse: avec ses douze articles [65], le projet de loi « ne contient aucune mesure relative à la répartition des compétences entre l’État et les collectivités » [66]. Il accroît au contraire le rôle des préfets en leur donnant autorité sur les opérateurs [67].
Les réactions des élus convergent. Pour les associations d’élus locaux, la montagne a accouché « non pas d’une souris, mais d’une fourmi » [68]. Le sénateur LR Jean-François Husson, rapporteur général du Budget [69], regrette: « Une fois de plus, c’est décevant. Il y avait une ambition, et là le ballon se dégonfle tout doucement » [70]. L’équation est sans ambiguïté: la promesse de décentralisation se traduit, non par un transfert de compétences vers les régions ou les communes, mais par un renforcement de l’autorité préfectorale sur un opérateur qui agissait jusque-là sous tutelle ministérielle directe. Le pouvoir préfectoral s’étend; les collectivités, elles, n’enregistrent aucun gain de compétence dans le texte.
Le Conseil d’État examine actuellement le texte, et son avis est très attendu sur la mise à disposition des salariés [71]. L’arbitrage juridique pourrait peser autant que le débat parlementaire: peut-on transformer une expertise contractuelle de droit privé en bras armé de l’État local sans casser ce qui fait sa valeur?
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (71)
-
L’exécutif a intégré un article organisant le démantèlement de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie dans un projet de loi sur l’aménagement du territoire - Action attribuée à l’exécutif concernant l’ADEME.
« l’exécutif a intégré un article organisant le démantèlement de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Les syndicats s’inquiètent d’une casse sociale d’ampleur »
humanite.fr ↗ ↩ -
mi-mai - Présentation prévue du projet de loi en conseil des ministres.
« dont la présentation en conseil des ministres devrait intervenir à la mi-mai »
acteurspublics.fr ↗ ↩ -
Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) - Organisation visée par un projet de démantèlement dans un projet de loi.
« l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie »
humanite.fr ↗ ↩ -
Les antennes locales de l'Ademe seraient rattachées aux Dreal (Directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement) - Modification du rattachement des antennes locales de l'Ademe.
« Ces dernières seraient désormais rattachées aux Dreal (Directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement) »
lesechos.fr ↗ ↩ -
Les antennes locales de l'Ademe seraient placées sous l'autorité du préfet - Nouvelle autorité hiérarchique pour les antennes locales de l'Ademe.
« et placées sous l'autorité du préfet. »
lesechos.fr ↗ ↩ -
1 286 - Nombre d'agents employés par l'Ademe.
« C’est l’angoissante question qui saisit les 1 286 agents de l’Ademe - pour la plupart des contractuels et non des fonctionnaires - »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
440 ETPT - Nombre d'équivalents temps plein travaillé (ETPT) concernés par le rattachement hiérarchique au préfet.
« une évolution faisant du représentant de l’État le supérieur direct d’un tiers des effectifs de l’agence, soit 440 ETPT sur 1 286 »
acteurspublics.fr ↗ ↩ -
97 % - Part des salariés de l'Ademe relevant de contrats de droit privé parmi ceux concernés par le rattachement.
« 97 % relèvent de contrats de droit privé »
acteurspublics.fr ↗ ↩ -
4,2 milliards d’euros - Budget de l'Ademe.
« Dotée d’un budget de 4,2 milliards d’euros »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
L'Ademe distribue l' de son budget de 4,2 milliards d'euros en subventions, au nom de l'État. - Rôle de l'Ademe dans la distribution des subventions.
« l’Ademe en distribue l’ en subventions, au nom de l’État »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
136 millions d’euros - Montant des frais de fonctionnement de l'Ademe.
« les frais de fonctionnement de l’Ademe ne sont que de 136 millions d’euros »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
4,3 milliards - Montant versé par l'Ademe sous forme d'aides aux entreprises et aux collectivités.
« sur 4,3 milliards versés sous forme d’aides aux entreprises et aux collectivités pour leur transition écologique. »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Une rupture sans précédent dans l’architecture institutionnelle des Epic français - Déclaration des syndicats sur l'impact du projet de loi.
« “Une rupture sans précédent dans l’architecture institutionnelle des Epic français”, disent-elles »
acteurspublics.fr ↗ ↩ -
gagner en efficacité et en lisibilité en créant un guichet unique pour les collectivités et les entreprises - Objectif du ministère de la Transition écologique pour la réforme.
« une réforme visant à “gagner en efficacité et en lisibilité en créant un guichet unique pour les collectivités et les entreprises” »
acteurspublics.fr ↗ ↩ -
Nous simplifions les circuits de financement et mettons fin au cloisonnement entre l’Ademe et les Dreal. - Déclaration du ministère de la Transition écologique.
« “Nous simplifions les circuits de financement et mettons fin au cloisonnement entre l’Ademe et les Dreal.” »
acteurspublics.fr ↗ ↩ -
les salariés resteront régis par les dispositions de l’Ademe - Précision du ministère sur le statut des salariés.
« “les salariés resteront régis par les dispositions de l’Ademe” »
acteurspublics.fr ↗ ↩ -
le dispositif prévoit une mise à disposition d’office qui n’entraîne ni transfert ni suspension du contrat de travail - Précision du ministère sur la mise à disposition.
« “le dispositif prévoit une mise à disposition d’office qui n’entraîne ni transfert ni suspension du contrat de travail” »
acteurspublics.fr ↗ ↩ -
Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, qui exerce la tutelle principale sur l’Ademe - Nom et fonction de Monique Barbut.
« Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, qui exerce la tutelle principale sur l’Ademe, s’en défend. »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
il est hors de question de supprimer l’Ademe. Elle assure que l’Ademe gardera son statut plein et entier, gardera sa gouvernance pleine et entière. La seule chose qu’on veut, qu’on demande, c’est que les agents de l’Ademe localement, c’est-à-dire ceux qui sont en région, soient mieux intégrés aux Dr - Déclaration de Monique Barbut au Sénat.
« Au Sénat, elle a assuré qu’il est hors de question de supprimer l’Ademe. Elle assure que l’Ademe gardera son statut plein et entier, gardera sa gouvernance pleine et entière. La seule chose qu’on veut, qu’on demande, c’est que les agents de l’Ademe localement, c’est-à-dire ceux qui sont en région, soient mieux intégrés aux Dreal. »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
permettre un meilleur arrimage des délégations régionales de l'Ademe à l'Etat local. Pour le préfet, cela permet une meilleure cohérence des propositions qui lui parviennent en matière de politiques publiques de transition écologique puisque ces propositions seront, par nature, cohérentes entre la D - Justification du ministère de la Transition écologique pour la réforme.
« « permettre un meilleur arrimage des délégations régionales de l'Ademe à l'Etat local. Pour le préfet, cela permet une meilleure cohérence des propositions qui lui parviennent en matière de politiques publiques de transition écologique puisque ces propositions seront, par nature, entre la Dreal et l'Ademe » »
lesechos.fr ↗ ↩ -
Le projet de loi confère au préfet un pouvoir de substitution général, lui permettant de prendre la main si la collectivité, en cas de carence dûment constatée, n'est plus en mesure d'assurer le bon fonctionnement des services de l'État ou l'application des lois - Nouveau pouvoir accordé aux préfets par le projet de loi.
« Le texte va jusqu’à conférer au préfet un « pouvoir de substitution général », qui lui permet de prendre la main si la collectivité « en cas de carence dûment constatée », n’est plus en mesure d’assurer le bon fonctionnement des services de l'Etat ou l’application des lois. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Agence de la transition écologique (Ademe), établissement public à caractère industriel et commercial (Epic) - Statut juridique de l'Ademe.
« le statut d’établissement public à caractère industriel et commercial (Epic) de l’Ademe »
acteurspublics.fr ↗ ↩ -
Le fait que certaines agences reposent majoritairement sur des contrats de droit privé pose de nombreuses limites en matière de transferts de services vers l’État. - Déclaration d'un haut fonctionnaire sur les limites juridiques.
« “Le fait que certaines agences reposent majoritairement sur des contrats de droit privé pose de nombreuses limites en matière de transferts de services vers l’État.” »
acteurspublics.fr ↗ ↩ -
Tout cela est envisageable en théorie, mais d’une grande complexité juridique à mettre en œuvre. - Avis d'un haut fonctionnaire sur la complexité du projet.
« “Tout cela est envisageable en théorie, mais d’une grande complexité juridique à mettre en œuvre.” »
acteurspublics.fr ↗ ↩ -
FranceAgriMer, établissement public à caractère administratif (EPA) - Exemple d'opérateur de l'État avec un statut différent de l'Ademe.
« C’est notamment le cas de FranceAgriMer, dont les services territoriaux sont hébergés dans les Draaf »
acteurspublics.fr ↗ ↩ -
Draaf, directions régionales de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt - Services territoriaux hébergeant FranceAgriMer.
« FranceAgriMer, dont les services territoriaux sont hébergés dans les Draaf (directions régionales de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt) »
acteurspublics.fr ↗ ↩ -
Le modèle de FranceAgriMer a bien fonctionné, mais c’était parce qu’il reposait sur des fonctionnaires. Avec l’Ademe, ce n’est pas le même cadre. - Comparaison entre FranceAgriMer et l'Ademe par un haut fonctionnaire.
« “Le modèle de FranceAgriMer a bien fonctionné, mais c’était parce qu’il reposait sur des fonctionnaires. Avec l’Ademe, ce n’est pas le même cadre.” »
acteurspublics.fr ↗ ↩ -
début du mois d'avril - Transmission du projet de loi au Conseil d'État et au Conseil national d'évaluation des normes (CNEN).
« transmis au Conseil d’État et au Conseil national d’évaluation des normes (CNEN) au début du mois d’avril »
acteurspublics.fr ↗ ↩ -
Le Conseil d’État est actuellement saisi afin de garantir la parfaite sécurité juridique du projet de loi. - Démarche du ministère pour sécuriser le projet.
« le Conseil d’État est actuellement saisi afin d’en garantir la “parfaite sécurité juridique” »
acteurspublics.fr ↗ ↩ -
CGT, CFDT, FO, Unsa, FSU et SNCTA, six organisations syndicales du pôle ministériel de la transition écologique - Syndicats dénonçant le projet de loi.
« les six organisations syndicales du pôle ministériel de la transition écologique - CGT, CFDT, FO, Unsa, FSU et SNCTA »
acteurspublics.fr ↗ ↩ -
L'article 7 du texte de loi prévoit une mise à disposition d'office des salariés de droit privé de l'Ademe, renouvelable au bout de trois ans si les salariés le souhaitent - Disposition légale concernant les salariés de l'Ademe.
« L'article 7 du texte de loi prévoit en effet une mise à disposition d'office des salariés de droit privé de l'Ademe, renouvelable au bout de trois ans si les salariés le souhaitent. »
lesechos.fr ↗ ↩ -
Le projet de loi prévoit une mise à disposition d’office de personnels sans consentement individuel. - Mesure contestée par les syndicats.
« la mise à disposition d’office de personnels, “sans consentement individuel” »
acteurspublics.fr ↗ ↩ -
dérogation majeure aux principes fondamentaux du droit de la fonction publique et du droit du travail - Avis des syndicats sur la mise à disposition d'office.
« constituerait une “dérogation majeure aux principes fondamentaux du droit de la fonction publique et du droit du travail” »
acteurspublics.fr ↗ ↩ -
expose l’administration à un contentieux individuel et collectif de grande ampleur, dont le coût humain et financier sera supporté par les agents et par l’État - Risques juridiques et financiers selon les syndicats.
« expose l’administration à un contentieux individuel et collectif de grande ampleur, dont le coût humain et financier sera supporté par les agents et par l’État »
acteurspublics.fr ↗ ↩ -
Le projet de loi prévoit une double autorisation préfectorale (préfet de région et préfet de département) avant toute prise de parole publique des responsables de l’agence. - Contrainte introduite par le projet de loi.
« le texte prévoit une double autorisation préfectorale - préfet de région et préfet de département - avant toute prise de parole publique des responsables de l’agence »
acteurspublics.fr ↗ ↩ -
directement incompatible avec la mission d’information et d’incitation de l’agence - Avis de l'intersyndicale sur la double autorisation préfectorale.
« Une contrainte jugée “directement incompatible avec la mission d’information et d’incitation de l’agence”, estime l’intersyndicale »
acteurspublics.fr ↗ ↩ -
Il n’y a personne qui vient nous dire qu’on va fermer mais le projet de l’État, c’est le démantèlement de l’entreprise - Déclaration de la représentante du syndicat CFDT.
« Il n’y a personne qui vient nous dire qu’on va fermer mais le projet de l’État, c’est le démantèlement de l’entreprise »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
C’est un métier tout à fait noble mais ce n’est pas du tout le même métier que nous. Nous, on accompagne l’innovation, la recherche-développement, on n’est pas du tout là pour faire la partie contrôle. - Déclaration de la représentante du syndicat CFDT sur les différences entre l'Ademe et les DREAL.
« C’est un métier tout à fait noble mais ce n’est pas du tout le même métier que nous. Nous, on accompagne l’innovation, la recherche-développement, on n’est pas du tout là pour faire la partie contrôle. »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Sylvain Waserman, président de l'Ademe - Président de l'Ademe s'exprimant sur la réforme.
« Le président de l'Ademe, Sylvain Waserman »
lesechos.fr ↗ ↩ -
l’objectif de lisibilité de l’action de l’État en région était légitime - Déclaration de Sylvain Waserman sur le projet de loi.
« il estime que “l’objectif de lisibilité de l’action de l’État en région était ” »
acteurspublics.fr ↗ ↩ -
toute usine à gaz qui suscitera immanquablement des inquiétudes sociales et des incertitudes juridiques - Alerte de Sylvain Waserman sur les risques du projet de loi.
« tout en alertant contre “toute usine à gaz qui suscitera immanquablement des inquiétudes sociales et des incertitudes juridiques” »
acteurspublics.fr ↗ ↩ -
le lien entre le siège et les régions est consubstantiel à notre modèle. C'est ce qui nous permet d'agir concrètement, pour le compte de l'Etat, aux côtés des élus et des chefs d'entreprise qui prennent le chemin de la transition écologique - Déclaration de Sylvain Waserman sur le modèle de l'Ademe.
« « le lien entre le siège et les régions est consubstantiel à notre modèle. C'est ce qui nous permet d'agir concrètement, pour le compte de l'Etat, aux côtés des élus et des chefs d'entreprise qui prennent le chemin de la transition écologique » »
lesechos.fr ↗ ↩ -
Rassemblement National (RN), parti politique d'extrême droite - Parti critiquant l'Ademe.
« l’extrême droite (RN) et de la droite (LR), qui répètent à longueur de média les mêmes éléments de langage contre le travail de cet opérateur de l’État »
lagazettedescommunes.com ↗ ↩ -
Les Républicains (LR), parti politique de droite - Parti critiquant l'Ademe.
« l’extrême droite (RN) et de la droite (LR), qui répètent à longueur de média les mêmes éléments de langage contre le travail de cet opérateur de l’État »
lagazettedescommunes.com ↗ ↩ -
octobre 2024 - Date d'un amendement du RN proposant de supprimer l'Ademe.
« Parmi elles, un amendement du RN qui, en octobre 2024, propose de supprimer l’Ademe »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Valérie Pécresse, présidente (LR) de la région Île-de-France - Nom et fonction de Valérie Pécresse.
« En janvier 2025, c’est Valérie Pécresse, présidente (LR) de la région Île-de-France, qui, dénonçant des doublons avec la Banque des territoires et les conseils régionaux, propose elle aussi de supprimer l’Ademe »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Valérie Pécresse propose en janvier 2025 de supprimer l'Ademe et d'en transférer les budgets aux Régions - Proposition de Valérie Pécresse concernant l'Ademe.
« propose elle aussi de supprimer l’Ademe et d’en transférer les budgets aux Régions. »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
mars 2025 - Date d'un amendement de l'UDR prévoyant la suppression de l'Ademe.
« En mars 2025, c’est l’UDR (parti d’Éric Ciotti) qui dépose un amendement prévoyant la suppression de l’Ademe. »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Laurent Wauquiez, président du groupe LR à l’Assemblée - Nom et fonction de Laurent Wauquiez.
« dans un amendement déposé cette fois par Laurent Wauquiez, président du groupe LR à l’Assemblée »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Laurent Wauquiez dépose un amendement en novembre 2025 estimant que les agents de l'Ademe sont portés par une idéologie d'extrême gauche - Amendement de Laurent Wauquiez critiquant l'Ademe.
« en novembre 2025, dans un amendement déposé cette fois par Laurent Wauquiez [.] qui estime que les agents de l’Ademe sont portés par une idéologie d’extrême gauche. »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
23 avril - Date à laquelle un humoriste a appelé à incarcérer Sylvain Waserman et les salariés de l'Ademe.
« L’un d’entre eux, sur l’antenne de RMC, a appelé, le 23 avril, à incarcérer Sylvain Waserman et tous les salariés de l’Ademe »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
groupe Les Républicains au Sénat - Groupe politique à l'origine de la commission d’enquête sur les agences de l’État.
« lancée par le groupe Les Républicains au Sénat. »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
juillet 2025 - Date de publication d'un rapport de la commission d’enquête sur les agences de l’État.
« Laquelle a été dénoncée en juillet 2025 dans le rapport de la commission d’enquête sur les agences de l’État »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Inspection générale des finances (IGF) - Organisme ayant évalué la gestion de l'Ademe.
« un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) qui la qualifie de satisfaisante »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
2024 - Année où un rapport de l'IGF a qualifié la gestion de l'Ademe de satisfaisante.
« Si la qualité de gestion de l’Ademe a été, en 2024, louée dans un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
l'agence est « bien gérée» - Conclusion du rapport de l'IGF sur l'Ademe
« un rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) selon lequel l'agence est « bien gérée» »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
95 % - Pourcentage de satisfaction des entreprises et collectivités ayant bénéficié d'aides de l'Ademe.
« 95 % des entreprises et collectivités ayant bénéficié d’aides financières sont satisfaites du soutien de l’Ademe »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
60 % - Pourcentage de satisfaction des entreprises et collectivités n'ayant pas bénéficié d'aides de l'Ademe.
« c’est aussi le cas de 60 % de ceux qui n’y ont pas eu accès. »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Christophe Béchu, maire (Horizons) d’Angers et ancien ministre de la Transition écologique - Nom, fonction et parcours de Christophe Béchu.
« Christophe Béchu, maire (Horizons) d’Angers, connaît bien l’agence puisqu’elle y a son siège et pour avoir été son ministre de tutelle, à la Transition écologique. »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
ceux qui s’en prennent au budget de cette agence, oublient de dire que l’écrasante majorité de ses moyens servent à financer des projets, à être redistribués, ceci avec une bonne gestion, saluée par la Cour des comptes. - Déclaration de Christophe Béchu sur l'Ademe.
« Selon lui, ceux qui s’en prennent au budget de cette agence, oublient de dire que l’écrasante majorité de ses moyens servent à financer des projets, à être redistribués, ceci avec une bonne gestion, saluée par la Cour des comptes. »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
400 000 € - Montant des aides reçues par Battri de l'Ademe.
« Et cela nous a permis de bénéficier de 400 000 € sur 20 millions d’investissement »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
20 millions - Montant total de l'investissement de Battri.
« 400 000 € sur 20 millions d’investissement »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Sébastien Lecornu, premier ministre - Annonce initiale du projet de décentralisation.
« Annoncé en grande pompe par le premier ministre, Sébastien Lecornu, dès son arrivée à Matignon, le « nouvel acte de décentralisation » »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Sébastien Lecornu a annoncé un « nouvel acte de décentralisation » dès son arrivée à Matignon - Contexte de la promesse gouvernementale.
« Annoncé en grande pompe par le premier ministre, Sébastien Lecornu, dès son arrivée à Matignon, le « nouvel acte de décentralisation » »
lemonde.fr ↗ ↩ -
douze articles - Nombre d'articles dans l'avant-projet de loi sur l'organisation des compétences territoriales.
« avec un texte qui ne compte que douze articles. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Le projet de loi ne contient aucune mesure relative à la répartition des compétences entre l’État et les collectivités - Contenu du projet de loi sur la décentralisation.
« le projet de loi censé traduire les ambitions gouvernementales ne contient aucune mesure relative à la répartition des compétences entre l’Etat et les collectivités. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Le projet de loi accroît le rôle des préfets en leur donnant autorité sur les opérateurs, c'est-à-dire les organismes investis d'une mission de service public - Modification prévue par le projet de loi sur l'organisation des compétences territoriales.
« Le projet de loi accroît le rôle des préfets en leur donnant autorité sur les opérateurs, c'est-à-dire les organismes investis d’une mission de service public. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
La montagne a accouché « non pas d’une souris, mais d’une fourmi » - Réaction des associations d’élus locaux au projet de loi sur la décentralisation.
« « non pas d’une souris, mais d’une fourmi », regrette-t-on déjà parmi les associations d’élus locaux. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Jean-François Husson, sénateur LR et rapporteur général du Budget - Sénateur exprimant des regrets sur la réduction des ambitions de la décentralisation.
« « Une fois de plus, c’est décevant [.] », regrette auprès de Public Sénat le sénateur LR Jean-François Husson, rapporteur général du Budget. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
« Une fois de plus, c’est décevant. Des annonces avaient été faites devant le Parlement lors du discours de politique générale, il y avait une ambition, et là le ballon se dégonfle tout doucement » - Réaction de Jean-François Husson sur le projet de loi.
« « Une fois de plus, c’est décevant. Des annonces avaient été faites devant le Parlement lors du discours de politique générale, il y avait une ambition, et là le ballon se dégonfle tout doucement », regrette auprès de Public Sénat le sénateur LR Jean-François Husson »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Le Conseil d'Etat examine le texte de loi et son avis est très attendu sur la mise à disposition des salariés de l'Ademe - Examen en cours du projet de loi par le Conseil d'Etat.
« Le Conseil d'Etat est d'ailleurs en train d'examiner le texte et son avis est très attendu sur ce point. »
lesechos.fr ↗ ↩
Sources
- Démantèlement de l’Ademe par l’État : l’environnement et les salariés en première ligne
- À l’Ademe, le poids des contractuels compliquerait le rattachement des agents aux services déconcentrés
- L'Ademe menacée par le futur projet de loi décentralisation
- Transition écologique : l'Ademe craint pour la poursuite de son activité en région
- Ademe : les salariés redoutent un démantèlement de l’agence de la transition écologique
- Le « nouvel acte » de décentralisation n’en sera finalement pas un : ce que contient le projet de loi du gouvernement
- « L’outil fonctionne, quelle urgence y a-t-il à le casser ? » : les salariés de l’Ademe craignent de la voir disparaître
- Le « grand acte de décentralisation » promis par Lecornu réduit à un projet de loi sur le rôle des préfets ? « Le ballon se dégonfle tout doucement »
- «L’Ademe n’est pas un totem politique» : le patron de l’agence la défend contre les «attaques violentes»