Canicule dans le Lot-et-Garonne : le maire de Saint-Vite explique pourquoi pas de clim à l’école
Interpellé sur les réseaux sociaux par un parent d'élève, Daniel Borie assume le choix de ne pas installer de climatisation dans les classes de la commune malgré les 37 °C.
Alors que le Lot-et-Garonne est placé en vigilance rouge canicule, le maire de Saint-Vite, Daniel Borie, a répondu publiquement à un parent d'élève sur les réseaux sociaux. Sa position est claire l'installation de la climatisation à l'école n'est pas à l'ordre du jour.
L’essentiel
- Vigilance rouge canicule : Météo-France a placé le Lot-et-Garonne en alerte rouge en juin 2026, avec des températures atteignant 36-40 °C.
- Saint-Vite : Le maire Daniel Borie annonce sur X que la climatisation à l’école n’est pas à l’ordre du jour.
- Mesures adaptées : La DSDEN et la préfecture autorisent l’accueil adapté et le maintien des enfants à domicile.
- Mobilisation des parents : Des familles lancent des cagnottes en ligne pour financer des climatiseurs, comme à Villeneuve-sur-Lot.
Ce qui s’est passé à Saint-Vite
Le 26 juin 2026, alors que le thermomètre dépasse les 37 °C dans le Lot-et-Garonne, un parent d’élève de Saint-Vite interpelle le maire sur les réseaux sociaux au sujet de l’absence de climatisation dans l’école primaire. La réponse de Daniel Borie est sans équivoque : « L’installation de la climatisation n’est pas à l’ordre du jour », écrit-il sur X (ex-Twitter).
Contacté par info.fr, le maire précise sa position. « Nous avons un budget contraint et d’autres priorités, comme la rénovation énergétique du bâtiment scolaire. Installer des climatiseurs serait un coût récurrent et une solution ponctuelle. » Il rappelle que la commune a mis en place des mesures alternatives : ouverture des fenêtres, stores baissés, et horaires adaptés.
Les mesures dans le département
Dans tout le Lot-et-Garonne, la préfecture et la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN 47) ont opté pour une gestion au cas par cas. Aucune fermeture généralisée des écoles n’a été décidée, malgré la vigilance rouge. Les familles peuvent récupérer leurs enfants l’après-midi, et les directeurs restent en lien avec les services académiques pour adapter les conditions d’enseignement.
Les épreuves orales du baccalauréat, prévues le lundi suivant la vigilance rouge canicule, ont été maintenues. « Nous suivons les recommandations de la préfecture », indique la DSDEN dans un communiqué.
Contexte dans le Lot-et-Garonne
Le Lot-et-Garonne, département rural de 330 000 habitants, est régulièrement confronté à des épisodes de forte chaleur. En juin 2026, les températures ont atteint 36 °C dans les salles de classe à Agen, suscitant l’ire de certains parents. Le maire d’Agen a dénoncé publiquement « des décennies d’inaction » et un « bricolage dérisoire », tandis qu’à Marmande, l’installation de la climatisation dans les écoles n’est toujours pas programmée.
À Villeneuve-sur-Lot, des parents excédés ont lancé une cagnotte en ligne après un malaise d’un élève. L’argent récolté doit servir à acheter des climatiseurs mobiles. Une situation qui illustre le fossé entre les attentes des familles et les choix budgétaires des collectivités.
En parallèle, d’autres départements prennent des mesures face aux chaleurs extrêmes. Dans les Pyrénées-Orientales, le 36e Rallye du Vallespir a été annulé par décision préfectorale. Dans l’Aube, un arrêté préfectoral sur la sécheresse est entré en vigueur le 26 juin.
Un débat qui n’est pas près de s’éteindre
Le choix de Saint-Vite n’est pas isolé. Dans de nombreuses petites communes, la climatisation scolaire reste hors de portée budgétaire. « Nous ne sommes pas contre le confort des enfants, mais il faut des solutions durables, comme l’isolation ou les toitures végétalisées », conclut Daniel Borie. Le débat sur l’adaptation des écoles aux canicules, lui, reste ouvert dans le département.