Cantal : le préfet interdit les free parties du 19 au 21 juin 2026
Philippe Loos a signé un nouvel arrêté interdisant les rassemblements festifs amplifiés et le transport de matériel de sonorisation sur tout le département, du vendredi soir au dimanche.
Le préfet du Cantal a publié ce jeudi 18 juin un arrêté interdisant les free parties, raves et teknivals du vendredi 19 juin à 18h jusqu'au dimanche 21 juin inclus. La mesure concerne aussi la circulation de véhicules transportant du matériel de sonorisation. C'est le troisième week-end consécutif que la préfecture prend une telle décision.
L’essentiel
- Interdiction départementale : le préfet du Cantal a interdit les rassemblements festifs musicaux amplifiés (free parties, raves, teknivals) du 19 au 21 juin 2026.
- Transport de sonorisation prohibé : la circulation de véhicules transportant du matériel de sonorisation est également interdite sur tout le département.
- Mesure récurrente : Philippe Loos a pris des arrêtés similaires pour les week-ends des 5-7 juin et 12-14 juin 2026.
- Département rural ciblé : le Cantal (144 000 habitants) est régulièrement visé par ces rassemblements, notamment après la rave de Clavières en juillet 2024 (5 à 6 000 participants).
Ce que dit l’arrêté préfectoral
Le préfet du Cantal, Philippe Loos, a publié ce jeudi 18 juin 2026 un arrêté interdisant temporairement « les rassemblements festifs à caractère musical amplifié, dits tecknival, free party ou rave-party ». La mesure s’applique du vendredi 19 juin 2026 à partir de 18 heures jusqu’au dimanche 21 juin 2026 inclus, sur l’ensemble du département.
L’arrêté interdit également « la circulation de véhicules transportant du matériel de sonorisation à destination de ce type de rassemblement », précise la préfecture sur son compte X (@Prefet_15). Les forces de l’ordre sont chargées des contrôles et des verbalisations.
Une mesure devenue récurrente
Ce n’est pas la première fois que Philippe Loos prend un tel arrêté. La préfecture du Cantal a déjà interdit les free parties les week-ends des 5-7 juin et 12-14 juin 2026, comme l’attestent les publications sur le compte X officiel. Selon info.fr, au moins quatre arrêtés ont été relayés depuis début mai, confirmant une pratique régulière face à la menace de ces rassemblements illégaux.
Le préfet dispose des pouvoirs de police administrative pour interdire sur tout le département les rassemblements susceptibles de troubler l’ordre public. Ces mesures s’inscrivent dans le cadre plus large des actions préfectorales, comme l’illustrent d’autres décisions récentes, par exemple dans la métropole Aix-Marseille-Provence où le préfet a arrêté un budget, ou encore à Vannes où une minute de silence a été organisée en préfecture.
Contexte dans le Cantal
Avec environ 144 196 habitants (INSEE 2023), le Cantal est l’un des départements les moins densément peuplés de France. Cette ruralité et ses vastes espaces naturels en font une cible régulière pour l’organisation de free parties sauvages, souvent difficiles à contrôler pour les forces de l’ordre.
En juillet 2024, une rave-party illégale à Clavières, dans le nord-est du département, avait rassemblé entre 5 000 et 6 000 participants pendant plusieurs jours, nécessitant un important dispositif de gendarmerie et de secours. Cet événement avait suscité de vives réactions des élus locaux et des riverains, et conduit la préfecture à durcir sa politique de prévention.
Un arrêté motivé par les risques pour l’ordre public
La préfecture justifie ces interdictions par « les risques sanitaires et de sécurité » liés à ces rassemblements : nuisances sonores, dégradations environnementales, accidents de la route, violences, consommation de produits stupéfiants. L’arrêté type rappelle que ces événements attirent souvent plusieurs milliers de personnes dans des zones isolées, rendant compliquées l’intervention des secours et la gestion des flux.
Philippe Loos, nommé préfet du Cantal en octobre 2024 (auparavant secrétaire général des Alpes-Maritimes), a fait de la lutte contre les raves illégales une priorité. Les arrêtés successifs visent à dissuader les organisateurs en rendant impossible le transport de matériel de sonorisation vers les sites potentiels.
Le préfet n’a pas exclu de renouveler la mesure pour les week-ends suivants si la menace persistait.

