Canular à la bombe : 350 élèves évacués au collège de Montignac-Lascaux

Un message manuscrit menaçant découvert lundi matin a déclenché une mobilisation massive des gendarmes et démineurs en Dordogne

Canular à la bombe : 350 élèves évacués au collège de Montignac-Lascaux
Illustration Aurélie Lacoste / info.fr

Un surveillant du collège Yvon-Delbos à Montignac-Lascaux a découvert lundi 4 mai 2026, peu avant 9 heures, un message indiquant « J'ai placé des bombes ». Trois cent cinquante élèves et une cinquantaine d'adultes ont été évacués. L'inspection n'a révélé aucun explosif. Une enquête pour alerte mensongère est ouverte.

Un surveillant du collège Yvon-Delbos à Montignac-Lascaux a découvert lundi 4 mai 2026, peu avant 9 heures, un message manuscrit dans la salle de permanence. Quatre mots : « J’ai placé des bombes ». L’établissement a été immédiatement évacué. Gendarmes, maître-chien et démineurs ont inspecté les locaux pendant plusieurs heures. Aucun engin n’a été trouvé. Il s’agissait d’un canular.

L’essentiel

  • 350 élèves et 50 adultes évacués à 9h30 le lundi 4 mai 2026, sur 387 élèves inscrits au total.
  • Message manuscrit « J’ai placé des bombes » découvert dans la salle de permanence par un surveillant.
  • Périmètre de 100 mètres sécurisé par les gendarmes de la COB de Montignac et de la brigade de Terrasson-Lavilledieu.
  • Aucun explosif trouvé après inspection par une équipe cynophile de Mérignac et des démineurs de Bordeaux.
  • Établissement rouvert à 14h, cours repris normalement le mardi 5 mai. Enquête pour alerte mensongère ouverte.

Un message dans la salle de permanence

C’est peu avant 9 heures que le message a été repéré dans la salle de permanence du collège Yvon-Delbos. Un surveillant l’a transmis à la direction, qui a immédiatement déclenché le protocole d’évacuation, selon Sud Ouest et France Bleu. À 9h30, 350 des 387 élèves inscrits et une cinquantaine de membres du personnel ont quitté les bâtiments pour rejoindre la salle des fêtes de Montignac, distante de 1,3 km.

Les 37 élèves absents ce matin-là n’ont pas été rappelés. Les familles ont été prévenues rapidement.

Démineurs de Bordeaux et chiens renifleurs mobilisés

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Les gendarmes de la COB de Montignac et de la brigade de Terrasson-Lavilledieu ont établi un périmètre de sécurité de 100 mètres autour de l’établissement, selon Sud Ouest. Une équipe cynophile de la BGTA de Mérignac et des démineurs venus de Bordeaux ont ensuite procédé à l’inspection complète des locaux.

Le maire de Montignac-Lascaux, Laurent Mathieu, a suivi l’opération sur place. En fin de matinée, il déclarait encore attendre l’arrivée des démineurs, selon Sud Ouest : « Nous attendons désormais les démineurs de Bordeaux pour procéder à une levée de doute en bonne et due forme. » La levée de doute a été achevée en début d’après-midi. Aucun explosif n’a été découvert.

Un canular, une enquête ouverte

L’établissement a rouvert ses portes à 14 heures le 4 mai, selon Sud Ouest. Les cours ont repris normalement le lendemain, mardi 5 mai.

Une plainte a été déposée. La gendarmerie a ouvert une enquête pour déclenchement volontaire d’une alerte mensongère. Cette qualification pénale peut entraîner jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. À ce stade, aucun suspect n’a été identifié publiquement.

Ce type d’incident mobilise des moyens considérables : gendarmes locaux, renforts cynophiles, démineurs sur plusieurs heures. Le coût opérationnel et humain reste à préciser par les autorités. Sur la gestion des crises en milieu scolaire, les établissements appliquent des protocoles stricts dès la moindre menace signalée.

Contexte dans la Dordogne

Montignac-Lascaux compte environ 2 762 habitants selon les données INSEE 2023, avec une densité de 74 habitants par kilomètre carré. La commune est principalement connue pour le site de la grotte de Lascaux, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Le collège Yvon-Delbos est le seul établissement secondaire de la commune.

Ce canular n’est pas isolé dans le département. Le 16 décembre 2025, le lycée Joséphine Baker à Sarlat avait été évacué dans des circonstances similaires, sans qu’aucun explosif ne soit trouvé, selon Sud Ouest et Ici.fr. La Dordogne s’inscrit dans une tendance plus large en Nouvelle-Aquitaine.

Un phénomène récurrent en Nouvelle-Aquitaine

La région a connu plusieurs incidents du même type ces dernières années. À Pauillac, en Gironde, un élève de 14 ans avait été mis en cause pour sept fausses alertes à la bombe dans son collège, une affaire portée devant la justice fin 2025, selon France 3 Nouvelle-Aquitaine et Le Figaro. Ces incidents mobilisent inutilement des moyens importants et perturbent durablement la communauté scolaire.

La question de la gestion des alertes et des exercices de sécurité dans les établissements publics est régulièrement soulevée par les autorités préfectorales. En Dordogne, aucun bilan départemental sur la fréquence de ces alertes en milieu scolaire n’a été communiqué à ce stade.

Prochaine étape

L’enquête de la gendarmerie est en cours. L’identification de l’auteur du message n’a pas été confirmée à date. Le parquet de Périgueux n’a pas encore communiqué sur d’éventuelles mises en cause.

Sources

Aurélie Lacoste

Aurélie Lacoste

Aurélie est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Dordogne (24), avec Périgueux pour chef-lieu. Spécialité du département : prehistoire (Lascaux) et image gastronomique Perigord. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Nouvelle-Aquitaine.

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