Judo : l’Égypte et le Sénégal exclus du Championnat d’Afrique juniors après une altercation à Casablanca
Une altercation entre les deux délégations juniors provoque leur expulsion immédiate de la compétition
Une altercation entre les délégations égyptienne et sénégalaise a conduit à leur exclusion immédiate et totale du Championnat d'Afrique juniors de judo de Casablanca
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Sanction disciplinaire immédiate
L'Union Africaine de Judo exclut les deux pays sans procédure visible ni médiation, appliquant une ligne dure sur la violence physique.
Impact sur la préparation olympique
Le Sénégal perd une compétition clé alors qu'il prépare les JOJ Dakar 2026 et traverse une crise interne fédérale.
Opacité de l'incident
Aucune source ne détaille la nature exacte de l'altercation, les personnes impliquées, ni les circonstances du déclenchement.
Réputation du judo africain
L'exclusion s'ajoute à une série d'incidents disciplinaires récents et de polémiques dans le sport africain.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- L'Égypte et le Sénégal exclus du Championnat d'Afrique juniors de judo après une altercation le 25 juillet 2026 à Casablanca.
- L'Union Africaine de Judo applique une exclusion immédiate et totale des deux délégations.
- Le Sénégal avait brillé chez les cadets avec deux médailles or pour Rokhaya Ndiaye, argent pour Aïcha Diop.
- L'incident intervient alors que le Sénégal prépare les JOJ Dakar 2026 et traverse une crise fédérale interne.
- Aucune source ne précise la nature exacte de l'altercation ni les personnes impliquées.
Dans les coursives du complexe sportif de Casablanca, le 25 juillet - quelque chose bascule. Une altercation éclate entre les délégations égyptienne et sénégalaise. Les détails de l’affrontement ne filtrent pas. Ce qu’on sait: l’instance continentale de judo réagit. Les deux pays sont exclus. Immédiatement. Totalement.
Le Championnat d’Afrique juniors réunissait 30 pays et 168 judokas. Les épreuves juniors devaient se tenir les 25 et 26 juillet. Elles sont amputées de deux délégations. L’Égypte et le Sénégal, sortis manu militari. Pas de médiation. Pas de sursis. La charte olympique et l’éthique sportive, dit l’instance. La violence physique ne passe pas.
Le Sénégal brillait chez les cadets
Quelques jours plus tôt, la délégation sénégalaise avait frappé fort dans la catégorie cadets. Rokhaya Ndiaye décroche l’or en moins de 57 kg. Aïcha Diop prend l’argent en moins de 44 kg. Deux médailles. Les lionceaux avaient préparé Casablanca sous la supervision de Darcel Yandzi. La fédération, présidée par Ababacar Ngom - comptait sur cette compétition.
Puis vient la bagarre. Et l’exclusion.
Une sanction qui tombe au pire moment
Pour le Sénégal, le timing est brutal. Le pays traverse une crise interne au sein de sa fédération. Et il prépare les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 - à domicile. Les jeunes judokas avaient un programme chargé: stages en Chine et en France, championnats du monde. L’exclusion de Casablanca hypothèque la suite. Les autorités fédérales doivent maintenant gérer les retombées.
L’instance continentale de judo a déjà montré sa fermeté. Quatre athlètes algériens ont été suspendus récemment. Elle ne plaisante pas avec la discipline. À Casablanca, elle applique la même ligne: zéro tolérance.
Le judo africain et ses tensions
Le judo n’est pas exempt de polémiques. Aux Jeux olympiques, un judoka égyptien avait refusé de serrer la main de son adversaire israélien. Dans le football africain aussi, les tensions explosent régulièrement. Lors de la CAN 2022, une bagarre générale avait opposé l’Égypte et le Maroc en quart de finale. La finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc avait été marquée par des incidents violents impliquant des supporters.
À Casablanca, l’altercation entre l’Égypte et le Sénégal s’inscrit dans cette série. Elle en diffère sur un point: l’exclusion est tombée sans délai, sans procédure visible. L’instance a tranché. Les deux délégations juniors rentrent bredouilles.
Ce que les sources ne disent pas
Aucune source ne précise la nature exacte de l’altercation. Qui a frappé en premier? Combien de personnes impliquées? Athlètes, entraîneurs, officiels? Le silence est total. L’instance continentale n’a pas communiqué de rapport détaillé. Les fédérations égyptienne et sénégalaise non plus. Le lecteur ignore tout du déclencheur, de l’ampleur, des blessures éventuelles.
Autre absence: aucune voix n’a contesté publiquement la décision de l’instance. Ni recours, ni protestation officielle mentionnée dans les sources. Un unanimisme qui interroge. Soit la faute était flagrante, soit personne n’ose défier l’instance continentale. Dans les deux cas, le silence institutionnel laisse un vide.
Enfin, l’impact sur le classement africain junior reste flou. Les deux pays perdent-ils des points de qualification pour d’autres compétitions? Les athlètes juniors sont-ils suspendus individuellement? Les sources n’en disent rien. La sanction de Casablanca pourrait avoir des conséquences au-delà du week-end. Mais lesquelles, exactement?
Le complexe de Casablanca a repris ses épreuves. Sans l’Égypte. Sans le Sénégal. Les tatamis continuent de tourner. Les médailles sont distribuées. Mais deux délégations sont déjà dans l’avion de retour, avec pour seul bagage une exclusion qui ne s’explique pas.
Sources
- African Junior Judo Championships - Wikipedia
- IJF - Casablanca Junior African Cup 2026
- APS - Sénégal déplace 15 athlètes aux Championnats d'Afrique
- WiwSport - CAN 2021 bagarre vestiaires sanctions Égypte Maroc
- SportInter - Championnats d'Afrique cadets de judo Sénégal
- Le Soleil - Lionceaux gonflés avant Casablanca
- Source verifiee (correction factuelle)