Chef-Boutonne : deux ans de prison ferme pour un récidiviste sans permis
Un homme de 35 ans, déjà condamné pour homicide involontaire, a repris le volant malgré une interdiction. Il a été jugé à Niort le 24 avril.
Le tribunal correctionnel de Niort a condamné un habitant de Chef-Boutonne à deux ans de prison ferme pour refus d'obtempérer. L'homme, privé de permis après avoir tué un piéton en 2021, avait conduit sur 300 mètres avant d'être intercepté par les gendarmes.
Un homme de 35 ans, résident de Chef-Boutonne, a été condamné à deux ans de prison ferme le 24 avril 2026 par le tribunal correctionnel de Niort. Il avait repris le volant sans permis le 19 février, parcourant environ 300 mètres au volant d’une Audi A3 non assurée avant de croiser une patrouille de gendarmes et de refuser de s’arrêter.
Un passé judiciaire lourd
L’accusé avait déjà été condamné à quatre ans de prison en 2021 pour homicide involontaire après avoir tué un piéton en Charente-Maritime en conduisant sans permis. Selon La Nouvelle République, il cumule une quinzaine d’entrées au casier judiciaire. La procureure Sophie Lacote a qualifié ses actes de « scandaleux et irrespectueux », soulignant la gravité de la récidive.
Une interpellation après deux mois de fuite
L’homme avait été arrêté deux mois après les faits, en avril 2026, et jugé en comparution immédiate. Lors de l’audience, il a déclaré : « J’ai garé la voiture et j’ai continué à pied pour aller en mairie à mon rendez-vous » et « J’ai pas essayé de fuir ». Des explications que le président du tribunal, Éric Duraffour, a jugées peu convaincantes, selon le même média.
En France, la conduite sans permis représente environ 14 % des délits routiers, avec une hausse de 30 % des conducteurs sans permis depuis 2019, selon les données de l’ONISR. Dans les Deux-Sèvres, les infractions liées à la conduite sous stupéfiants ont augmenté de près de 20 % en 2025, reflétant une tendance à la récidive.
Des sanctions alourdies en cas de récidive
En cas de récidive, les peines pour conduite sans permis sont doublées, passant à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende, contre un an et 15 000 euros pour une première infraction, comme le précise le cabinet Minier Avocat. Ce cas s’inscrit dans une série de faits divers locaux impliquant des refus d’obtempérer, comme celui survenu à Forcalquier en 2026.