Claira : la justice confirme l’élection de Marc Petit et écarte un nouveau scrutin
Le tribunal administratif de Montpellier a rejeté le recours de Michel Barbé validant le second tour des municipales 2026 à Claira (Pyrénées-Orientales).
Le 19 juin 2026, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté le recours en annulation déposé par Michel Barbé contre l'élection municipale de mars. La victoire de Marc Petit (DVD) est confirmée, la commune n'organisera pas de nouveau scrutin.
L’essentiel
- Le tribunal rejette le recours : le tribunal administratif de Montpellier a rejeté le 19 juin 2026 les 14 griefs de Michel Barbé contre l’élection municipale de Claira (Pyrénées-Orientales).
- Résultat du second tour : Marc Petit (DVD) a été réélu avec 50,95 % des suffrages (1 422 voix) contre 49,05 % pour Michel Barbé (1 369 voix).
- Pas de nouvelle élection : la commune de Claira n’aura pas à retourner aux urnes pour les municipales 2026.
Le tribunal rejette le recours
Le tribunal administratif de Montpellier a tranché. Le 19 juin 2026, il a rejeté l’intégralité du recours en annulation déposé par Michel Barbé, candidat battu au second tour des élections municipales de Claira. La victoire du maire sortant Marc Petit (DVD) est donc confirmée. « La justice a estimé que les griefs soulevés n’étaient pas fondés », rapporte L’Indépendant, qui a relayé la décision sur son site et son compte Twitter.
Selon le journal local, le tribunal n’a relevé qu’une seule irrégularité : un électeur ayant voté hors isoloir. Cette infraction a entraîné le retrait d’une voix à la liste de Marc Petit, mais sans changer le résultat final. L’écart entre les deux candidats était de 53 voix.
Les griefs de Michel Barbé
Michel Barbé avait déposé un recours en annulation contestant quatorze griefs ou séries de griefs, selon L’Indépendant. Il pointait notamment une « campagne de promotion interdite », des « avantages illégaux » accordés au maire sortant, des banderoles comportant un QR code et la suspension de son compte Facebook pendant la campagne. Le tribunal administratif a jugé l’ensemble de ces arguments infondés.
Les raisons précises du rejet n’ont pas été détaillées par la justice dans le communiqué de presse. Contacté par info.fr, Me Julien Roux, avocat de Michel Barbé, n’a pas répondu à nos sollicitations à l’heure où nous écrivions ces lignes.
Un scrutin serré
Le second tour des municipales de Claira, le 22 mars 2026, avait vu s’affronter Marc Petit et Michel Barbé. Avec 1 422 voix (50,95 %) contre 1 369 (49,05 %), l’écart était de seulement 53 suffrages. Un score très serré qui avait poussé le perdant à contester le résultat. La décision du tribunal met fin à l’incertitude : Marc Petit reste maire pour un nouveau mandat.
Contexte dans les Pyrénées-Orientales
Claira, commune de près de 4 500 habitants située dans la plaine du Roussillon, à une dizaine de kilomètres de Perpignan, fait partie des villes du département où le scrutin municipal a été le plus disputé. Dans les Pyrénées-Orientales, plusieurs autres communes ont également connu des recours post-électoraux, mais peu ont été jugés fondés. Par ailleurs, Perpignan a célébré récemment l’inauguration des trophées du cycliste Henri Bourrat, un autre fait marquant de la vie locale.
Prochaine étape
La décision du tribunal administratif est susceptible d’appel devant le Conseil d’État. Michel Barbé n’a pas annoncé s’il comptait se pourvoir en cassation. En attendant, la commune de Claira n’organisera pas de nouvelles élections et Marc Petit peut exercer son mandat sans contestation immédiate.