Clermont-Ferrand : la plainte du maire Julien Bony pour l’affiche « mort ou vif » classée sans suite

Le parquet de Clermont-Ferrand a classé sans suite la plainte pour menace de mort déposée par le maire LR, après la diffusion d’une vidéo promotionnelle montrant son portrait avec la mention « Wanted dead or alive ».

Clermont-Ferrand : la plainte du maire Julien Bony pour l'affiche « mort ou vif » classée sans suite
Illustration Audrey Faure / info.fr

Déposée lundi 15 juin par le maire de Clermont-Ferrand Julien Bony (LR), la plainte pour menace de mort visant les auteurs d’une affiche « mort ou vif » a été classée sans suite samedi 20 juin. Le parquet estime qu'aucune infraction n'est constituée.

L’essentiel

  • Fait 1 : Le maire de Clermont-Ferrand Julien Bony dépose plainte pour menace de mort le lundi 15 juin 2026.
  • Fait 2 : L’affiche, de style western, montrait son portrait avec la mention « Wanted dead or alive », le « or alive » étant rayé.
  • Fait 3 : Le parquet classe la plainte sans suite le 20 juin, estimant qu’aucune infraction n’est constituée.
  • Fait 4 : Le maire affirme sa détermination à poursuivre sa politique de sécurité renforcée dans la ville confrontée au narcotrafic.

Ce qui s’est passé

Le lundi 15 juin, Julien Bony, maire (LR) de Clermont-Ferrand, a déposé plainte pour menaces de mort après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo tournée dans un bar du centre-ville. Cette vidéo, réalisée pour promouvoir la fête de la musique du 21 juin, montrait une affiche de style western avec le portrait du maire et la mention « Wanted dead or alive », le terme « or alive » étant rayé. La scène se déroulait dans un établissement du centre historique clermontois. Les auteurs de la vidéo n’ont pas été identifiés à ce stade.

Dans un communiqué diffusé par la mairie, Julien Bony avait déclaré : « Les menaces et les intimidations ne me font pas peur. Ma détermination est intacte pour rétablir l’ordre dans notre ville et assurer la sécurité des Clermontois. Je ne céderai pas, je ne reculerai pas ! » Il avait également souhaité que les auteurs soient jugés et sévèrement condamnés.

Le classement sans suite

Samedi 20 juin, le parquet de Clermont-Ferrand a annoncé avoir classé la plainte sans suite. Selon les informations confirmées par le parquet au journal La Montagne et relayées par Radio RVA, l’infraction de menace de mort n’est pas constituée. Les éléments de l’enquête n’ont pas permis de caractériser une intention de nuire ou un contexte de violence directe envers l’élu. Aucune poursuite n’a donc été engagée à ce jour.

Cette décision intervient alors que le maire multiplie les annonces sécuritaires : instauration d’un couvre-feu pour les mineurs de moins de 16 ans pendant le Mondial de football, armement de la police municipale et intensification de la lutte contre le narcotrafic. Clermont-Ferrand est en effet confrontée à des violences liées au trafic de drogue ces derniers mois.

Réaction du maire et soutien de la préfète

Julien Bony n’a pas réagi publiquement au classement sans suite dans l’immédiat. De son côté, la préfète du Puy-de-Dôme, Anne Frackowiak-Jacobs, a condamné la réalisation de l’affiche et apporté son soutien au maire. Elle a rappelé que la protection des élus est une priorité nationale, en particulier dans un contexte de hausse des intimidations envers les responsables politiques locaux.

Pour mémoire, la fête de la musique se déroule ce dimanche 21 juin à Clermont-Ferrand. Le bar concerné par la vidéo n’a pas été identifié officiellement, et la mairie n’a pas précisé si des mesures administratives seraient prises à son encontre.

Cette affaire intervient alors que plusieurs communes françaises connaissent des tensions similaires. À Saint-Quentin, le sous-préfet a quitté ses fonctions pour la sécurité civile, tandis que la fête de la musique en Lozère a mobilisé des forces de l’ordre.

Contexte dans le Puy-de-Dôme

Clermont-Ferrand, préfecture du Puy-de-Dôme, compte environ 145 000 habitants. La ville a connu une recrudescence des violences liées au trafic de stupéfiants depuis 2024, avec plusieurs fusillades en quartier sensible. Julien Bony, élu en 2023, a fait de la sécurité son cheval de bataille. L’affiche « mort ou vif » s’inscrit dans ce climat de tensions, mais le classement sans suite pourrait fragiliser son discours de fermeté. Le Puy-de-Dôme compte 463 communes, dont plusieurs confrontées à des problématiques similaires de sécurité et de protection des élus.

Prochaine étape

Le maire n’a pas annoncé s’il comptait faire appel de la décision ou engager une action au civil. La mairie n’a pas communiqué de calendrier sur d’éventuelles sanctions à l’encontre du bar. L’identité des auteurs de la vidéo reste à ce stade inconnue.

Audrey
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Sources

Audrey Faure

Audrey Faure

Audrey est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Puy-de-Dôme (63), avec Clermont-Ferrand pour chef-lieu. Spécialité du département : siege Michelin (35 000 emplois locaux) et chaine des Puys UNESCO. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Auvergne-Rhône-Alpes.

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