Le procureur de la République près le tribunal judiciaire de Bobigny quitte ses fonctions en juillet 2026 après un mandat marqué par une charge judiciaire croissante. Les statistiques de juin illustrent l’intensité du ressort : 2 785 gardes à vue, 566 déferrements et 201 comparutions immédiates.
Le procureur de La Rochelle, Arnaud Laraize, a publiquement dénoncé les défaillances matérielles et logicielles du parquet charentais. Fin juin, il a reconnu par écrit un « échec collectif » de l’institution judiciaire. Au 16 juillet, 76 % des 460 dossiers de violences sexuelles sur mineurs identifiés ont été examinés en urgence.
Éric Mathais tire sa révérence. Après cinq années à la tête du parquet de Bobigny, le procureur de la République rejoint la cour d’appel de Montpellier en tant que procureur général. Un mandat marqué par une explosion de l’activité judiciaire et des moyens en décalage avec la réalité du terrain.
Le procureur de Créteil Damien Savarzeix tire la sonnette d’alarme. Avec 35 magistrats pour 1,4 million d’habitants, son parquet croule sous 1 641 dossiers d’agressions sexuelles sur mineurs à réexaminer. Une crise nationale révélée par la tragédie Lyhanna.
Le procureur de la République de Chartres, Frédéric Chevallier, a confirmé ce 16 juillet que le contrôle mené localement garantit le suivi effectif des enquêtes pour violences sexuelles sur mineurs. Ce réexamen s’inscrit dans un audit national de 85 047 plaintes ordonné par le gouvernement.
Le procureur de la République de Bar-le-Duc, Sofian Saboulard, a réaffirmé que la lutte contre les violences sur mineurs reste la priorité des priorités du parquet. En Meuse, les plaintes pour violences sexuelles ont grimpé de 32% entre 2024 et 2025, selon les données Ville-Data.com.
Le procureur de Nice, Damien Martinelli, est sorti du silence après le meurtre de Lyhanna. Il réfute l’idée d’une « faillite globale » de la justice et révèle que le parquet traite 28 000 appels par an et environ 500 procédures pour viols et agressions sexuelles sur mineurs chaque année. Une réorganisation est en cours.
Le parquet d’Orléans a dévoilé son bilan mensuel de juin. Il fait état de 2 040 heures de travail d’intérêt général (TIG) et de 85 compositions pénales prononcées sur la période. Sept réponses pénales ont également été délivrées en audience délocalisée.
Dans les Hautes-Alpes, 160 procédures pour violences sexuelles sur mineurs sont en cours. Soixante-dix d’entre elles sont suivies par le parquet de Gap. La procureure évoque une priorité absolue, tandis qu’une association dénonce des lacunes dans la protection des victimes pendant l’enquête.
Déposée lundi 15 juin par le maire de Clermont-Ferrand Julien Bony (LR), la plainte pour menace de mort visant les auteurs d’une affiche « mort ou vif » a été classée sans suite samedi 20 juin. Le parquet estime qu’aucune infraction n’est constituée.