Compiègne : condamné à 2 mois ferme pour avoir menacé de mort une bénévole du Café Sourire

Le tribunal de Compiègne a jugé en comparution immédiate Eric V., 51 ans, pour des menaces de mort proférées le 16 juin à l'encontre d'une bénévole du Secours catholique.

Compiègne : condamné à 2 mois ferme pour avoir menacé de mort une bénévole du Café Sourire
Illustration Grégory Vasseur / info.fr

Un homme de 51 ans, récemment sorti de prison, a été condamné à huit mois de prison dont six avec sursis pour avoir menacé de mort une bénévole du Café Sourire à Compiègne. L'audience s'est tenue vendredi 19 juin en comparution immédiate.

L’essentiel

  • Fait 1 : Le 16 juin 2026, Eric V., 51 ans, a menacé de mort une bénévole au Café Sourire (Secours catholique) à Compiègne.
  • Fait 2 : Il a été condamné à 8 mois de prison dont 6 avec sursis probatoire (2 mois ferme aménageables) en comparution immédiate.
  • Fait 3 : L’homme totalise 36 mentions au casier judiciaire, dont 12 pour menaces et 14 pour violences.

Ce qui s’est passé au Café Sourire

Le mardi 16 juin 2026, une bénévole du Café Sourire, structure d’accueil de jour du Secours catholique située 40 rue Notre-Dame de Bon Secours à Compiègne, a été la cible de menaces de mort proférées par Eric V., un homme de 51 ans. Selon le média local Oise Hebdo, qui a relaté l’affaire, l’individu s’est emporté en entendant une conversation entre bénévoles au cours de laquelle une personne était qualifiée de « toxicomane ». Il s’est alors mis à crier : « Je vais te brûler vive ! », « Je vais tout cramer, sale pute, sale connasse ! ».

La bénévole, sous le choc, a porté plainte. Eric V. était seulement de passage à Compiègne pour effectuer des démarches administratives (obtention de l’AAH, papiers d’identité) avant de rejoindre Cambrai, où il disposait d’une solution d’hébergement.

Le Café Sourire est ouvert du lundi au samedi de 8h30 à 11h30 et accueille des personnes en situation de précarité. Il est géré par le Secours catholique de l’Oise.

Un prévenu au lourd casier judiciaire

Eric V. était sorti depuis peu de la prison de Bois-d’Arcy (Yvelines) après avoir purgé 18 mois de détention pour des faits de violences. Il avait également écopé de 10 mois supplémentaires pour des violences commises à l’encontre d’un gardien de prison. Selon Oise Hebdo, il présente un casier judiciaire particulièrement chargé : 36 mentions, dont 12 pour menaces et 14 pour violences. Au total, il a passé 17 ans de sa vie derrière les barreaux.

L’audience au tribunal de Compiègne

Jugé en comparution immédiate vendredi 19 juin, Eric V. a été condamné par le tribunal de Compiègne à une peine de 8 mois de prison, dont 6 mois avec sursis probatoire d’une durée de 2 ans. La partie ferme de 2 mois est aménageable (bracelet électronique ou semi-liberté).

Le tribunal a également prononcé :

  • une interdiction de détenir une arme pendant 5 ans ;
  • une interdiction de paraître au Secours catholique de Compiègne ;
  • une interdiction de contacter la victime ;
  • une obligation de soins psychiatriques ;
  • une obligation de travailler ou de suivre une formation.

À l’audience, le prévenu a reconnu les faits. Le parquet avait requis une peine plus lourde, mais le tribunal a suivi les réquisitions en tenant compte de la situation précaire de l’homme et de son projet d’insertion à Cambrai.

Contexte dans l’Oise

Compiègne, sous-préfecture de l’Oise, compte environ 40 000 habitants. La ville dispose d’un tribunal judiciaire qui traite régulièrement des affaires de violences et de menaces, en lien avec la précarité et les addictions. Le Café Sourire fait partie des dispositifs d’accueil de jour destinés aux personnes en difficulté, souvent confrontées à des problématiques de santé mentale ou de réinsertion. Ce type d’incident, bien que rare, rappelle les tensions qui peuvent émerger dans les structures d’aide sociale.

Pour mémoire, d’autres affaires similaires ont été récemment jugées dans le département : des tirs à la Kalachnikov à Alès ou un accident de scooter impliquant un adolescent à Montauban.

Eric V. devra se présenter régulièrement au juge d’application des peines pour le suivi de son sursis probatoire. Il doit également justifier d’un suivi psychiatrique et d’une activité professionnelle ou de formation. Faute de quoi, la partie avec sursis pourrait être révoquée.

Grégory
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Sources

Grégory Vasseur

Grégory Vasseur

Grégory est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Oise (60), avec Beauvais pour chef-lieu. Spécialité du département : aeroport Beauvais (low cost) et hippisme Chantilly. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Hauts-de-France.

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