Cour des comptes : les Français choisissent les prochains audits, dette en toile de fond
Du 11 mai au 22 juin 2026, la 5e campagne de participation citoyenne s'ouvre sous la présidence d'Amélie de Montchalin, alors que la charge de la dette devient le premier budget de l'État.
La Cour des comptes ouvre sa 5e consultation citoyenne du 11 mai au 22 juin 2026. Finances publiques en tête des préoccupations, sur fond de dette à 115,6 % du PIB.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une dette devenue premier budget de l'État
À 64 milliards d'euros, la charge de la dette dépasse en 2026 le budget de l'enseignement. Le contexte qui rend l'audit citoyen explosif.
Indépendance de la Cour en question
Amélie de Montchalin, ex-ministre des Comptes publics, va auditer les budgets qu'elle a présentés. Le PS et les écologistes dénoncent un conflit d'intérêts.
Finances publiques en tête des préoccupations
Sur 2 500 citoyens consultés en amont, finances publiques, fiscalité et gestion budgétaire arrivent en premier. Devant l'énergie et la santé.
Un dispositif installé mais lent
Depuis 2022, 2 903 propositions, 56 rapports publiés. Mais 18 à 24 mois entre proposition et rapport public : le temps long de la Cour contre l'urgence budgétaire.
La France, 2e pire déficit de la zone euro
5,1 % du PIB contre 2,9 % de moyenne, derrière la Belgique. Dette à 115,6 %. Procédure de déficit excessif rouverte par Bruxelles.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 5e consultation citoyenne ouverte du 11 mai au 22 juin 2026 sur participationcitoyenne.ccomptes.fr.
- Tout citoyen âgé d'au moins 15 ans peut proposer un thème de contrôle.
- 2 903 propositions recueillies depuis 2022, 56 rapports publiés.
- Première campagne sous Amélie de Montchalin, nommée le 23 février 2026.
- Charge de la dette à 64 milliards d'euros, premier poste budgétaire de l'État.
Du 11 mai [1] au 22 juin 2026 [2], n’importe quel Français âgé d’au moins 15 ans [3] peut désormais dicter une partie de l’agenda de la Cour des comptes. Pour la cinquième année consécutive [4], l’institution et les chambres régionales et territoriales des comptes (CRTC) [5] ouvrent leur plateforme participative aux citoyens, invités à proposer les thèmes des prochains audits publics. Le calcul est simple: depuis 2022 [6], 2 903 propositions [7] ont été recueillies, plus de 90 thèmes retenus [8] et 56 rapports publiés [9]. Une mécanique installée, désormais portée par une nouvelle voix.
Car cette 5e édition est aussi la première sous l’autorité d’Amélie de Montchalin, nommée Première présidente de la Cour des comptes [10] par décret signé le 11 février 2026 [11] et installée à compter du 23 février 2026 [12]. Première femme à présider l’institution [13], elle succède à Pierre Moscovici [14], parti rejoindre la Cour des comptes européenne au 1er janvier 2026 [15].
Ce que les citoyens veulent auditer
Une consultation préalable menée auprès de plus de 2 500 personnes [17] a déjà cartographié les obsessions des Français. En tête: finances publiques, fiscalité et gestion budgétaire [18]. Suivent l’environnement, l’énergie et le développement durable [19], puis la sécurité sociale, la santé et la retraite [20]. L’éducation [21] et l’agriculture [22] ferment la marche. En clair, les contribuables veulent des comptes sur les comptes.
Le calendrier n’est pas neutre. En 2025, le dispositif avait enregistré 1 006 propositions [23] générant 15 000 soutiens et commentaires [24]. Les sujets retenus ont déjà produit des rapports parfois explosifs: les soutiens publics à la corrida en Nouvelle-Aquitaine [25], le bilan du téléphérique toulousain [26], la protection juridique des majeurs [27], le recours par l’État à des cabinets de conseil privé [28] ou la détection de la fraude fiscale des particuliers [29]. Des sujets que l’agenda institutionnel n’aurait pas forcément retenus seul.
Le contexte budgétaire: une dette devenue premier poste de l’État
Si les Français placent les finances publiques en tête, ce n’est pas un hasard. La charge de la dette de l’État atteint 64 milliards d’euros [30] en 2026, dépassant pour la première fois le budget de l’enseignement [31][32]. La hausse de l’inflation a alourdi la facture de 3,6 milliards d’euros [33]. Précisons le périmètre: ces 64 milliards [30] désignent la charge annuelle d’intérêts, à distinguer du déficit budgétaire de l’État, qui atteignait 42,865 milliards d’euros [34] à fin mars 2026 selon le ministère de l’Économie [35], et devrait s’établir autour de 124,4 milliards [36] sur l’année. La dette publique française, au total, s’élève à 2 700 milliards d’euros [37].
Reste un point qui mérite arbitrage. La Cour des comptes elle-même estimait le déficit public global à 161 milliards d’euros [38] en 2025, soit 5,4 % du PIB [39], tandis qu’Eurostat [40] retient 5,1 % du PIB [41] pour le même exercice. L’écart entre ces deux estimations ne relève pas d’une contradiction mais d’un décalage de calendrier et de méthode: l’estimation de la Cour, publiée en cours d’année, intègre des hypothèses budgétaires françaises tandis qu’Eurostat consolide ex post les comptes des administrations publiques selon les standards européens. Les deux chiffres portent sur le même exercice 2025, mais ne sont ni datés ni cadrés de la même manière.
La France, deuxième pire déficit de la zone euro
Ce 5,1 % d’Eurostat place la France au deuxième rang des pires déficits de la zone euro [41], derrière la Belgique (5,2 % du PIB) [42], et loin devant une moyenne de la zone à 2,9 % [43]. Hors zone euro, la Roumanie culmine à 7,9 % du PIB en 2024 [44]. La dette publique française atteint 115,6 % du PIB [45], très au-dessus des 87,8 % [46] de la moyenne européenne, et les dépenses publiques représentent 57,2 % du PIB [47], désormais dépassées seulement par la Finlande [48] dans la zone euro.
On se souvient que la Commission européenne a rouvert une procédure de déficit excessif à l’encontre de la France, le seuil des 3 % du PIB étant un repère européen. La Finlande est elle aussi placée sous surveillance pour déficit excessif [49]. L’objectif gouvernemental français d’un retour sous 3 % du PIB à horizon 2029 [50][51] paraît dès lors particulièrement tendu. Pour Nicolas Forest, directeur des investissements du gestionnaire d’actifs Candriam [52], « c’est un problème pour les États, surtout ceux qui n’arrivent pas à réduire leur déficit structurel » [53]. Les seuls intérêts de la dette française sont passés de 1,9 % du PIB en 2022 [54] à 2,5 % en 2025 [55].
Comment fonctionne le filtre
Les propositions citoyennes ne deviennent pas automatiquement des enquêtes. À la clôture du 22 juin [56], la Cour et les CRTC trient selon cinq critères affichés: popularité, nouveauté, auditabilité, faisabilité, diversité [57]. Le dispositif est aussi distinct des signalements visant une irrégularité spécifique [58]: il s’agit d’orienter les enquêtes sur l’évaluation de politiques publiques ou d’organismes publics [59]. Et un sujet déjà traité récemment est inéligible [60]. La plateforme est hébergée sur participationcitoyenne.ccomptes.fr [61], réalisée par Open Source Politics [62] grâce au logiciel libre Decidim [63]. Depuis 2022, plus de 110 000 visiteurs [64] l’ont consultée.
Un dispositif installé mais lent: le temps de la Cour contre l’urgence budgétaire
Reste la principale faiblesse du dispositif, rarement explicitée: sa lenteur. Les enquêtes retenues à l’été 2026 ne seront engagées qu’à partir de janvier 2027 [65] et leurs rapports publics ne paraîtront qu’à partir de 2027 [66]. Plus d’un an, donc, entre une préoccupation citoyenne exprimée et un constat institutionnel. Ce délai n’est pas un caprice: les procédures de la Cour des comptes obéissent à un cycle codifié, qui impose une phase d’instruction par les rapporteurs, un contradictoire écrit avec les organismes contrôlés, puis un délibéré collégial des chambres avant publication. Garanties de robustesse, ces étapes constituent aussi un handicap face à des questions budgétaires qui évoluent au rythme des lois de finances.
Vincent Léna, président de la CRC Nouvelle-Aquitaine [67], assume cette tension: sa chambre, qui sélectionnait jusqu’ici un sujet régional par an, se dit prête à en programmer deux [68]. La 4e campagne, en septembre 2025 [69], avait franchi le millier de propositions [70] et près de 15 000 soutiens et commentaires [71]. La 3e, ouverte du 2 septembre au 4 octobre 2024 [72], en avait recueilli 942 et près de 18 000 soutiens [73][74]. Une dynamique réelle, mais qui se heurte à l’horloge institutionnelle.
Ce que personne ne dit: la nomination qui pèse sur l’indépendance
L’angle mort du dispositif tient en une phrase. La présidente qui lance cette consultation sur les finances publiques [10] occupait, jusqu’au 23 février 2026 [12], le poste de ministre des Comptes publics [75] dans les gouvernements Lecornu successifs [76]. Elle a présenté et défendu les budgets qu’elle va désormais auditer. Le décret de nomination du 11 février 2026 [11], signé par le Président de la République Emmanuel Macron [77] et contresigné par le Premier ministre Sébastien Lecornu [78], ne nécessitait pas d’approbation par les commissions des Finances du Parlement [79]. Son mandat est irrévocable [80].
La voix critique existe et elle est documentée. Thierry Cozic, vice-président socialiste de la commission des finances du Sénat [81], résume le malaise: « Une ministre des Comptes publics qui devient présidente de la Cour des comptes. Ça veut dire qu’elle va rendre des avis sur le budget qu’elle a présenté. Je crains qu’il y ait un conflit d’intérêts dans cette décision » [82]. Guillaume Gontard, président du groupe écologiste du Sénat [83], y voit un problème institutionnel: « Qu’un président de la République puisse placer ses proches dans une institution censée prendre de la hauteur et être indépendante, ça devrait nous faire réfléchir à une réforme des institutions » [84]. Jean-François Husson, rapporteur général du Budget [85], tranche: « un choix politique en forme de provocation » [86].
Le précédent immédiat nuance toutefois l’accusation. Pierre Moscovici [14], que Mme de Montchalin remplace, était lui-même ancien ministre de l’Économie et des Finances avant de prendre la tête de la Cour des comptes. La pratique consistant à confier l’institution de contrôle à une figure passée par Bercy n’est donc pas inédite. La singularité française tient moins à la nomination d’une ex-ministre qu’à la rapidité du basculement: quelques semaines entre l’exercice de la fonction budgétaire et son contrôle.
La défense vient de la droite. Christine Lavarde, sénatrice LR [87], rappelle que « ce n’est pas la présidente de la Cour des comptes qui écrit les rapports. Ce sont les rapporteurs et les conseillers maîtres qui ont prêté serment d’agir dans un principe de neutralité » [87]. Argument technique recevable. Reste que la Cour limite l’âge des magistrats à 68 ans [88]: Amélie de Montchalin, 40 ans [89], pourrait théoriquement rester en poste jusqu’en 2054 [90]. Sollicitée à plusieurs reprises sur ces accusations de conflit d’intérêts, l’intéressée n’a, à ce stade, livré aucune réponse publique directe dans les sources consultées; la communication de la Cour des comptes n’a pas davantage formulé d’argumentaire spécifique au-delà du rappel des règles déontologiques applicables à ses magistrats. Ce silence, pour une présidente qui a fait de la transparence un thème de campagne, constitue en soi un signal.
Le pari démocratique face à l’agenda politique
Vincent Léna assume le pari: « L’enjeu derrière ce dispositif, c’est de matérialiser une alliance citoyenne autour des questions du bon usage de l’argent public. Nous s les gardiens, mais nous le sommes au nom des citoyens » [91]. L’équation est connue. Plus la dette pèse, plus la légitimité d’auditer devient politique. Plus la légitimité devient politique, plus l’indépendance du contrôleur compte. La consultation citoyenne 2026 réunit ces deux tensions: un dispositif d’ouverture inédit, et une présidente nommée par l’exécutif qu’elle servait quelques semaines plus tôt. Les rapports paraîtront en 2027 [66]. Le calendrier est connu. Le verdict, lui, viendra des sujets qui seront retenus, et surtout de ceux qui ne le seront pas.
► Lire aussi: La charge de la dette devient le premier budget de l'État
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (91)
« 11.05.2026 »
ccomptes.fr ↗ ↩
« Du 11 mai au 22 juin 2026, les citoyens pourront soumettre des thèmes de contrôle et d’enquête sur la plateforme dédiée. »
ccomptes.fr ↗ ↩
« tous les citoyens âgés d’au moins 15 ans pourront proposer des thèmes de contrôle »
ccomptes.fr ↗ ↩
« Pour la cinquième année consécutive, la Cour et les chambres régionales et territoriales des comptes (CRTC) lancent une campagne de participation citoyenne. »
ccomptes.fr ↗ ↩
« la Cour et les chambres régionales et territoriales des comptes (CRTC) lancent une campagne de participation citoyenne »
ccomptes.fr ↗ ↩
« Initiée en 2022, cette campagne »
ccomptes.fr ↗ ↩
« cette campagne, qui s’inscrit dans la démarche d’ouverture de la Cour, a déjà recueilli 2 903 propositions »
ccomptes.fr ↗ ↩
« À ce jour, plus de 90 thèmes d’initiative citoyenne ont été retenus par la Cour des comptes. »
ccomptes.fr ↗ ↩
« et publié 56 rapports issus de cette initiative. »
latribune.fr ↗ ↩
« Mme Amélie de MONTCHALIN est nommée première présidente de la Cour des comptes »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩
« Fait le 11 février 2026 »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩
« à compter du 23 février 2026 »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩
« devenant la première femme à la présider »
bfmtv.com ↗ ↩
« va succéder à l'ancien ministre socialiste, Pierre Moscovici, aux commandes de cette institution »
bfmtv.com ↗ ↩
« pour rejoindre, depuis le 1er janvier 2026, la Cour des comptes européenne à Luxembourg »
bfmtv.com ↗ ↩
« dont 1 006 en 2025 »
ccomptes.fr ↗ ↩
« une consultation préalable menée auprès de plus de 2 500 personnes »
latribune.fr ↗ ↩
« finances publiques, fiscalité et gestion budgétaire en tête »
latribune.fr ↗ ↩
« mais aussi environnement, énergie et développement durable. »
latribune.fr ↗ ↩
« Suivent la sécurité sociale, la santé et la retraite »
latribune.fr ↗ ↩
« l’éducation et l’enseignement supérieur »
latribune.fr ↗ ↩
« ainsi que l’agriculture. »
latribune.fr ↗ ↩
« En 2025, ce dispositif avait enregistré 1 006 propositions qui avaient généré 15 000 soutiens et commentaires sur la plate-forme. »
sudouest.fr ↗ ↩
« En 2025, ce dispositif avait enregistré 1 006 propositions qui avaient généré 15 000 soutiens et commentaires sur la plate-forme. »
sudouest.fr ↗ ↩
« les investigations avaient notamment porté sur « les soutiens publics à la corrida en Nouvelle-Aquitaine » (CRC Nouvelle-Aquitaine) »
latribune.fr ↗ ↩
« ou « le bilan du téléphérique toulousain » (CRC Occitanie). »
latribune.fr ↗ ↩
« ou « la protection juridique des majeurs » »
latribune.fr ↗ ↩
« le recours par l’État à des cabinets de conseil privé »
ccomptes.fr ↗ ↩
« l’évaluation de l’efficacité et la détection de la fraude fiscale des particuliers »
ccomptes.fr ↗ ↩
« Atteignant 64 milliards d’euros, la charge de la dette de l’État viendra donc légèrement dépasser le budget de l’enseignement. »
la-croix.com ↗ ↩
« Le moment tant redouté ces dernières années, où la charge de la dette deviendrait le premier budget de l’État, est donc arrivé. »
la-croix.com ↗ ↩
« Atteignant 64 milliards d’euros, la charge de la dette de l’État viendra donc légèrement dépasser le budget de l’enseignement, compte tenu des baisses de crédits annoncées (hors retraites des enseignants). »
la-croix.com ↗ ↩
« La hausse brutale de l’inflation a en effet rendu plus coûteuse une part des intérêts de la dette, ce qui alourdira de 3,6 milliards d’euros la facture de la dette en 2026. »
la-croix.com ↗ ↩
« Le déficit du budget de l’État français s’est établi à 42,865 milliards d’euros à fin mars 2026 »
lerevenu.com ↗ ↩
« selon les données publiées par le ministère de l’Économie »
lerevenu.com ↗ ↩
« Pour l’ensemble de l’année 2026, le déficit est attendu autour de 124,4 milliards d’euros »
lerevenu.com ↗ ↩
« la dette publique française dépasse les 2 700 milliards d’euros »
lerevenu.com ↗ ↩
« La Cour des comptes estimait récemment que le déficit public pourrait atteindre 161 milliards d’euros en 2025 »
lerevenu.com ↗ ↩
« soit 5,4 % du PIB »
lerevenu.com ↗ ↩
« selon Eurostat qui a publié les chiffres ce mercredi matin »
lesechos.fr ↗ ↩
« Avec un déficit de 5,1 % du PIB, la France est donc deuxième »
lesechos.fr ↗ ↩
« la Belgique, qui affiche les comptes publics les plus dégradés, avec un déficit public représentant 5,2 % de son PIB »
lesechos.fr ↗ ↩
« Dans la zone euro, globalement, les finances publiques des Etats membres ont été en déficit de 2,9 % du PIB »
lesechos.fr ↗ ↩
« le déficit public de Bucarest ayant atteint 7,9 % du PIB l'an passé »
lesechos.fr ↗ ↩
« L'Hexagone est, là, largement au-dessus de la moyenne avec une dette de 115,6 % de son PIB »
lesechos.fr ↗ ↩
« la dette publique, elle, a eu tendance à augmenter l'an passé, à 87,8 % du PIB dans la zone euro »
lesechos.fr ↗ ↩
« la France, où elles s'élèvent à 57,2 % du PIB, n'est plus la première de la zone euro depuis deux ans »
lesechos.fr ↗ ↩
« l'Hexagone s'est fait doubler par la Finlande, désormais sous surveillance de la Commission pour déficit excessif »
lesechos.fr ↗ ↩
« la Finlande, désormais sous surveillance de la Commission pour déficit excessif »
lesechos.fr ↗ ↩
« un objectif de retour sous les 3 % du PIB à horizon 2029 »
lerevenu.com ↗ ↩
« un objectif de retour sous les 3 % du PIB à horizon 2029 »
lerevenu.com ↗ ↩
« « C'est un problème pour les Etats, surtout ceux qui n'arrivent pas à réduire leur déficit structurel », considère Nicolas Forest, directeur des investissements du gestionnaire d'actifs Candriam »
lesechos.fr ↗ ↩
« « C'est un problème pour les Etats, surtout ceux qui n'arrivent pas à réduire leur déficit structurel », considère Nicolas Forest, directeur des investissements du gestionnaire d'actifs Candriam »
lesechos.fr ↗ ↩
« Les intérêts de la dette représentaient 1,9 % du PIB en 2022 pour la France »
lesechos.fr ↗ ↩
« Les intérêts de la dette [.] vont passer à 2,5 % cette année »
lesechos.fr ↗ ↩
« À la clôture de la campagne, le 22 juin prochain »
ccomptes.fr ↗ ↩
« la phase de sélection par la Cour et les CRTC, qui examineront chacune des propositions déposées au prisme de différents critères: popularité, nouveauté, auditabilité, faisabilité, diversité… »
ccomptes.fr ↗ ↩
« Le dispositif de participation citoyenne est distinct de celui des signalements visant une irrégularité spécifique. »
sudouest.fr ↗ ↩
« Il s’agit ici d’orienter les enquêtes sur des thèmes d’ampleur nationale (Cour des comptes) ou locale (Chambre régionale des comptes) concernant l’évaluation d’une politique publique ou d’un organisme public. »
sudouest.fr ↗ ↩
« Pour être éligible, il ne doit pas avoir fait l’objet d’un rapport dans la période récente. »
sudouest.fr ↗ ↩
« n’importe quel habitant de la région peut suggérer un thème de contrôle sur la plateforme participationcitoyenne.ccomptes.fr. »
actu44.fr ↗ ↩
« Site réalisé par Open Source Politics grâce au logiciel libre Decidim »
participationcitoyenne.ccomptes.fr ↗ ↩
« Site réalisé par Open Source Politics grâce au logiciel libre Decidim »
participationcitoyenne.ccomptes.fr ↗ ↩
« Depuis 2022, plus de 110 000 visiteurs ont consulté la plateforme citoyenne de la Cour. »
ccomptes.fr ↗ ↩
« Les enquêtes retenues ne seront toutefois engagées qu’à partir de janvier 2027. »
latribune.fr ↗ ↩
« Les enquêtes seront ensuite réalisées avant d’être rendues publiques à partir de 2027. »
ccomptes.fr ↗ ↩
« « Jusqu’à présent, la Chambre sélectionnait un sujet régional par an. Je serais prêt à en programmer deux si nous recevons des propositions intéressantes », appuie Vincent Léna, le président de la CRC Nouvelle-Aquitaine. »
sudouest.fr ↗ ↩
« « Jusqu’à présent, la Chambre sélectionnait un sujet régional par an. Je serais prêt à en programmer deux si nous recevons des propositions intéressantes », appuie Vincent Léna, le président de la CRC Nouvelle-Aquitaine. »
sudouest.fr ↗ ↩
« La 4e campagne, en septembre 2025 »
actu44.fr ↗ ↩
« La 4e campagne, en septembre 2025, a franchi le cap du millier de propositions »
actu44.fr ↗ ↩
« près de 15 000 soutiens et commentaires. »
actu44.fr ↗ ↩
« La 3e campagne, qui s’est déroulée du 2 septembre au 4 octobre 2024 »
actu44.fr ↗ ↩
« La 3e campagne, qui s’est déroulée du 2 septembre au 4 octobre 2024, avait enregistré 942 propositions »
actu44.fr ↗ ↩
« près de 18 000 soutiens et commentaires avaient été déposés. »
actu44.fr ↗ ↩
« Le chef de l'Etat a choisi la ministre des Comptes publiques Amélie de Montchalin pour prendre la tête de la Cour des comptes »
bfmtv.com ↗ ↩
« elle garde le poste dans les gouvernements Lecornu à partir du 5 octobre 2025 en devenant ministre de plein exercice »
bfmtv.com ↗ ↩
« Emmanuel Macron
Par le Président de la République: »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩
« Le Premier ministre,
Sébastien Lecornu »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩
« Sa nomination en tant que Première présidente de la Cour des comptes est uniquement du ressort du chef de l'Etat et ne nécessitera pas d'approbation par les commissions des Finances du Parlement »
bfmtv.com ↗ ↩
« Son mandat sera irrévocable »
bfmtv.com ↗ ↩
« « C’est quelqu’un de très compétent. Mais c’est un choix qui m’interroge. Une ministre des Comptes publics qui devient présidente de la Cour des comptes. Ça veut dire qu’elle va rendre des avis sur le budget qu’elle a présenté. Je crains qu’il y ait un conflit d’intérêts dans cette décision », note Thierry Cozic, vice-président socialiste de la commission des finances du Sénat »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « C’est quelqu’un de très compétent. Mais c’est un choix qui m’interroge. Une ministre des Comptes publics qui devient présidente de la Cour des comptes. Ça veut dire qu’elle va rendre des avis sur le budget qu’elle a présenté. Je crains qu’il y ait un conflit d’intérêts dans cette décision » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Qu’un président de la République puisse placer ses proches dans une institution censée prendre de la hauteur et être indépendante, ça devrait nous faire réfléchir à une réforme des institutions », observe le président du groupe écologiste du Sénat, Guillaume Gontard »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Qu’un président de la République puisse placer ses proches dans une institution censée prendre de la hauteur et être indépendante, ça devrait nous faire réfléchir à une réforme des institutions » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « C’est un choix politique en forme de provocation », tance le rapporteur général du Budget, Jean-François Husson. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « C’est un choix politique en forme de provocation » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Ce n’est pas la présidente de la Cour des comptes qui écrit les rapports. Ce sont les rapporteurs et les conseillers maîtres qui ont prêté serment d’agir dans un principe de neutralité [.] précise la sénatrice LR, Christine Lavarde. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« La limite d’âge pour les magistrats étant de 68 ans, Amélie de Montchalin pourrait théoriquement rester en poste jusqu’en 2054. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« L'actuelle ministre âgée de 40 ans »
bfmtv.com ↗ ↩
« Amélie de Montchalin pourrait théoriquement rester en poste jusqu’en 2054. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « L’enjeu derrière ce dispositif, c’est de matérialiser une alliance citoyenne autour des questions du bon usage de l’argent public. Nous s les gardiens, mais nous le sommes au nom des citoyens. Il est naturel que nous cherchions à cerner leurs préoccupations et à structurer avec eux le débat public. Et nous savons que si le public ne s’empare pas de nos rapports, ils ont peu de chance de faire bouger les décideurs », poursuit le magistrat. »
sudouest.fr ↗ ↩
Sources
- La Cour des comptes invite les citoyens à contribuer au débat public
- Plateforme de participation de la Cour des Comptes
- Et si vous décidiez des prochains contrôles réalisés par la Cour des comptes...
- La Cour des comptes ouvre une cinquième campagne de participation citoyenne
- La dette devenue premier budget de l’État : le nouveau défi de la France
- France : un déficit budgétaire préoccupant à 42,865 milliards € au 1er trimestre 2026
- Argent public en Loire-Atlantique : vous pouvez proposer les prochains contrôles de la Chambre régionale des comptes
- 3e campagne de participation citoyenne 2024 : les citoyens invités à contribuer aux travaux des juridictions financières
- La France affiche le deuxième déficit public le plus élevé de la zone euro
- Emmanuel Macron choisit Amélie de Montchalin pour remplacer Pierre Moscovici à la tête de la Cour des comptes
- Paramètres d’affichage
- La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : « Un choix politique en forme de provocation », pour Jean
