Cyberattaques d’État : la ministre du Numérique reconnaît que les 200 millions de Lecornu « ne suffiront pas »
Trois vols de données par jour depuis janvier, près de 12 millions d'usagers exposés à l'ANTS, et un budget cyber des ministères dix fois inférieur au seuil minimal Anne Le Hénanff brise un tabou.
Sur France Inter, la ministre déléguée au Numérique a reconnu que le plan d'urgence de 200 millions d'euros ne suffira pas. Certains ministères consacrent 1 % de leur budget informatique à la cybersécurité, contre 10…
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Sous-investissement chronique
Certains ministères allouent 1 % de leur budget informatique à la cybersécurité, contre 10 % jugés nécessaires.
Vulnérabilité des agences satellites
ANTS et ANFR, dotées d'un budget propre et hors tutelle cyber directe, deviennent les maillons faibles ciblés en priorité.
Modèle de financement instable
Le fonds de modernisation reposera sur les amendes CNIL, dont le montant a varié de 55 à 500 millions d'euros entre 2024 et 2025.
Transposition NIS2 en retard
Le projet de loi de transposition de la directive européenne accumule du retard, exposant la France à une procédure d'infraction.
Hausse des incidents administrations
Les demandes d'assistance des collectivités ont augmenté de 22 % entre 2024 et 2025.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Anne Le Hénanff reconnaît sur France Inter que les 200 millions d'euros débloqués ne suffiront pas.
- Certains ministères consacrent 1 % de leur budget informatique à la cybersécurité, contre 10 % requis.
- Près de 12 millions d'usagers de l'ANTS exposés le 15 avril 2026 330 000 à l'ANFR.
- Trois vols de données par jour en moyenne en France depuis janvier 2026.
- Création prévue d'une autorité numérique de l'État par fusion de la DINUM et de la DITP.
- Transposition de la directive NIS2 toujours en attente à l'Assemblée nationale.
Le 4 mai 2026 [1], au lendemain de l’annonce du plan d’urgence cyber de Sébastien Lecornu [2], Anne Le Hénanff [3] a déclaré ce que peu de ministres osent: reconnaître publiquement que les moyens débloqués par son propre gouvernement sont insuffisants. « C’est une mesure d’urgence, ça ne suffira pas » [4], a-t-elle lâché à propos des 200 millions d’euros [5] prélevés sur France 2030 [6].
Derrière cet aveu, des chiffres qui interpellent. Selon la ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique [3], « ça peut aller dans certains ministères de 1 %, ce qui est extrêmement faible, à 5 %, ce qui n’est également pas énorme » [7][8]. Or « il faut 10 % d’un budget informatique » [9] pour assurer un niveau de protection minimal. Le Premier ministre [10] confirme l’ordre de grandeur: « la plupart des entreprises françaises consacrent quelque chose comme 10 % de leur budget global aux infrastructures numériques » [11], « l’État en est davantage proche de 1 % que de 10 % » [12].
Trois vols par jour, un « casse du siècle » mensuel
Depuis le début de l’année 2026 [13], la France enregistre en moyenne trois vols de données par jour [14]. Le Premier ministre [2] a livré une comparaison frappante lors de sa visite à l’ANTS [15] le 30 avril 2026 [16]: un million de données volées « correspond à quelque chose comme 10 semi-remorques sur un cambriolage traditionnel » [17]. Et de conclure: « on est sur un casse du siècle, mais qui a pratiquement lieu tous les mois » [18].
Le 15 avril 2026 [19], la cyberattaque contre l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) [20] a exposé les données de près de 12 millions [21] de particuliers et professionnels [21]. Le chiffre varie selon les sources: « 11,7 millions de comptes » [22] selon les communications faisant référence à France Titres, « près de 12 millions » [21] de personnes physiques et morales selon le ministère de l’Intérieur - un écart qui s’explique probablement par la distinction entre comptes uniques et individus, certains professionnels détenant plusieurs comptes. Un mineur de 15 ans [23] a été interpellé. Deux jours plus tôt, le 13 avril [24], une intrusion contre l’Agence nationale des fréquences (ANFR) [24] avait exfiltré les données de 330 000 [25] usagers du téléservice Radiomaritime entre le 4 et le 10 avril [26]. Fin 2025 [27], le ministère de l’Intérieur [28] avait lui aussi été touché: des identifiants d’agents avaient été dérobés [27], permettant l’intrusion ultérieure dans le fichier national des comptes bancaires via usurpation [29].
Ce que dit le Code pénal
Le mineur interpellé pour l’attaque ANTS [23] tombe sous le coup d’infractions précisément définies. L’article 323-1 du Code pénal réprime l’accès ou le maintien frauduleux dans tout ou partie d’un système de traitement automatisé de données, puni de trois ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende. L’article 323-3 du Code pénal vise quant à lui le fait d’introduire frauduleusement des données dans un système, de les extraire, détenir, reproduire ou transmettre frauduleusement, puni de cinq ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende. Selon plusieurs sources, lorsque le système concerné est un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’État, les peines sont portées à sept ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende - ce qui est précisément le cas de l’ANTS. S’agissant d’un mineur de 15 ans [23], le Code de la justice pénale des mineurs impose une atténuation de peine et privilégie les mesures éducatives. On se souvient que des affaires comparables avaient déjà conduit, selon plusieurs sources, à des poursuites sur ces mêmes fondements.
Le plan Lecornu en trois volets
Annoncé le 30 avril 2026 [30], le plan repose sur trois piliers. D’abord, 200 millions d’euros [31] débloqués sur France 2030 [6] pour financer applications, outils de détection et cryptographie post-quantique [5], ainsi que des « audits flash » [32] dans chaque ministère destinés à mesurer les vulnérabilités. « Chaque ministère aura la possibilité de mesurer ses vulnérabilités, ça, c’est une mesure d’urgence » [33], précise Anne Le Hénanff [3].
Deuxième volet: la fusion de la DINUM et de la DITP [34] pour créer une « autorité numérique de l’État » [34]. Le Premier ministre décrit l’existant comme « un jardin à l’anglaise [.], dans une forme de désorganisation désormais dangereuse » [35]. À partir de 2027 [36], 5 % [37] des budgets numériques de chaque ministère devront être consacrés à la cybersécurité, encore en deçà des 10 % [38] que la ministre considère comme le minimum requis.
Troisième volet, plus inattendu: la création d’un fonds de modernisation des infrastructures numériques abondé par les amendes de la CNIL [39], dans une logique « pollueur-payeur » [39]. L’enjeu financier est conséquent: 500 millions d’euros [40] d’amendes CNIL en 2025 [40], contre 55 millions [41] en 2024 et 89 millions [42] en 2023. À elle seule, France Travail a écopé de 5 millions d’euros [43] début 2026.
Un financement structurellement fragile
Les trois sources mobilisées pour financer le plan partagent un défaut commun: aucune n’est sanctuarisée dans une ligne budgétaire pluriannuelle. Le prélèvement de 200 millions d’euros [5] s’opère sur France 2030 [6], un programme d’investissement d’avenir doté à enveloppe fermée et conçu pour des projets industriels - non pour servir de variable d’ajustement à la cybersécurité de l’État. Le fonds alimenté par les amendes CNIL [39] dépend, lui, d’une recette par nature volatile: 89 millions d’euros en 2023 [42], 55 millions en 2024 [41], 500 millions en 2025 [40]. Un facteur neuf entre l’année basse et l’année haute. Si les amendes retombent à leur niveau de 2024, le fonds de modernisation perdra l’essentiel de ses ressources. Quant à l’objectif des 5 % [37] de budget cyber par ministère à compter de 2027 [36], il n’a pas encore force de loi: il devra être inscrit en loi de finances, ministère par ministère, sans garantie de pérennité. Trois étages, trois précarités.
L’angle mort: la dette numérique des ministères régaliens
Ce que les annonces ne disent pas frontalement, le Premier ministre l’a reconnu à demi-mot: tous les ministères ne sont pas logés à la même enseigne. Selon plusieurs sources, le ministère des Armées [44] et celui de l’Intérieur [28] figurent parmi les ministères régaliens mieux protégés. Bercy [45] est cité parmi les ministères historiquement solides sur le terrain numérique. À l’opposé, le ministère de l’Éducation nationale [46] est cité comme accusant une dette numérique importante.
Pourquoi les agences satellites sont les maillons faibles
Si l’ANTS [20] et l’ANFR [24] ont été visées avec succès, ce n’est pas un hasard de calendrier. Selon plusieurs sources, ces opérateurs disposent d’un budget propre, d’une gouvernance autonome et d’une direction informatique distincte de celle de leur ministère de tutelle. Là où le ministère de l’Intérieur [28] ou celui des Armées [44] bénéficient d’investissements concentrés et d’un dialogue direct avec l’ANSSI [47], les opérateurs satellites doivent arbitrer la cybersécurité au sein d’un budget de fonctionnement contraint, souvent dimensionné pour leurs missions de service public - délivrer des titres, gérer des fréquences - et non pour résister à des attaques étatiques. Le différentiel décrit par le Premier ministre entre 1 % [48] et 10 % [49] de budget cyber se creuse encore au niveau de ces agences, dont la tutelle ministérielle ne se traduit pas par une tutelle cyber: l’ANSSI joue un rôle de détection et de réparation [47] mais ne pilote pas les budgets informatiques des opérateurs. Voilà pourquoi un mineur de 15 ans [23] a pu pénétrer un système d’État.
NIS2: la directive en souffrance
Selon plusieurs sources, la directive européenne NIS2, adoptée fin 2022 et qui aurait dû être transposée par les États membres avant le 17 octobre 2024, élargit considérablement le périmètre des entités soumises à obligations de cybersécurité: elle distingue les entités (énergie, transport, santé, administrations centrales) et les entités importantes (services postaux, déchets, agro-alimentaire, fournisseurs numériques), impose des mesures techniques et organisationnelles minimales, et prévoit la notification obligatoire des incidents. La ministre œuvre pour inscrire la transposition « rapidement à l’agenda de l’Assemblée nationale » [50]. En attendant, deux risques pèsent: une procédure d’infraction de la Commission européenne contre la France, et l’absence de cadre national contraignant pour les milliers d’entités qui auraient dû s’y préparer. Le futur « label de confiance » [51] destiné aux PME, calé sur les exigences minimales de NIS2, ne pourra produire pleinement ses effets sans loi de transposition.
L’ANSSI refuse de stigmatiser les victimes
Vincent Strubel [52], patron de l’ANSSI [52], a rappelé une distinction: il y a une différence fondamentale « entre alerter sur la menace et donner des leçons, voire taper sur les victimes, ce que l’ANSSI ne fera jamais » [53]. Cette posture tranche avec le discours politique. Strubel anticipe « probablement devant nous un phénomène de coupure un peu brutale des systèmes un peu obsolescents » [54] - une transition douloureuse pour les usagers attachés aux anciens services.
Un terrain qui se dégrade
Les chiffres du GIP Acyma [55] confirment la pression. En 2025 [56], la plateforme 17Cyber [55] a enregistré plus de 504 000 [57] demandes d’assistance, dont 5 078 [58] émanant de collectivités ou administrations - une hausse de 22 % [59] par rapport à 2024. Le piratage de compte représente désormais 20,1 % [60] des demandes contre 16 % [61] un an plus tôt. Le hameçonnage recule (19,2 % [62] contre 24,4 % [63]) mais les signalements de cyberharcèlement contre les collectivités ont bondi de 209 % [64]. 28 % [65] des maires se déclaraient déjà victimes de cybermalveillance début mars 2026 [66], selon l’Observatoire de la démocratie de proximité [67].
Pourquoi maintenant
Le calendrier ne doit rien au hasard. La fuite massive des données de l’ANTS [19] - rebaptisée France Titres dans certaines communications [22] - a fait basculer un sujet technique dans le débat public. Le Premier ministre [68] a saisi l’arrestation du mineur [23] pour annoncer son plan en visite sur place [68]. La stratégie nationale de cybersécurité 2026-2030 [69], dévoilée le 28 janvier 2026 [70] sur le Campus cyber aquitain [71] et structurée en cinq piliers [72] et quatorze objectifs [73], attendait ce déclencheur pour passer du document doctrinal aux crédits budgétaires.
Les questions que les sources ne tranchent pas
Plusieurs zones d’ombre persistent. Aucune source consultée ne quantifie l’écart absolu, en euros, entre le budget cyber actuel des ministères et celui qui résulterait des 10 % [9] visés. Aucune ne précise le calendrier ferme d’examen parlementaire de la transposition de NIS2 [74]. Et aucune n’indique ce qu’il adviendra des budgets cyber au-delà de 2030, terme de la stratégie nationale [69]: un plan d’urgence financé par expédients ne tient pas lieu de doctrine pluriannuelle.
► Lire aussi: Notre dossier cybersécurité
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (74)
« a reconnu ce lundi 4 mai la ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique Anne Le Hénanff. »
leparisien.fr ↗ ↩
« le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé jeudi 30 avril 2026 un plan en trois volets »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« a reconnu ce lundi 4 mai la ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique Anne Le Hénanff. »
leparisien.fr ↗ ↩
« « C’est une mesure d’urgence, ça ne suffira pas », a-t-elle dit sur France Inter. »
leparisien.fr ↗ ↩
« 200 millions d'euros seront débloqués dans le cadre du programme France 2030 pour financer des investissements dans les applications, les outils de détection et la cryptographie post-quantique. »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« Je les prends sur les crédits de France 2030 »
info.gouv.fr ↗ ↩
« « Ça peut aller dans certains ministères de 1 %, ce qui est extrêmement faible » »
leparisien.fr ↗ ↩
« « à 5 %, ce qui n’est également pas énorme » »
leparisien.fr ↗ ↩
« « il faut 10 % d’un budget informatique » »
leparisien.fr ↗ ↩
« Sébastien Lecornu, Premier ministre chargé de la Planification écologique »
info.gouv.fr ↗ ↩
« « La plupart des entreprises françaises consacrent quelque chose comme 10 % de leur budget aux infrastructures numériques. » »
next.ink ↗ ↩
« « L’État en est davantage proche de 1 % que de 10 %. » »
next.ink ↗ ↩
« depuis le début de l’année 2026, énormément d’intrusions informatiques, de vol de données »
leparisien.fr ↗ ↩
« depuis le début de l'année 2026, la France enregistre en moyenne trois vols de données par jour »
info.gouv.fr ↗ ↩
« visite à l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) »
info.gouv.fr ↗ ↩
« le Premier ministre a annoncé, jeudi 30 avril, une série de mesures »
info.gouv.fr ↗ ↩
« ça correspond à quelque chose comme 10 semi-remorques sur un cambriolage traditionnel »
info.gouv.fr ↗ ↩
« on est sur un casse du siècle, mais qui a pratiquement lieu tous les mois »
info.gouv.fr ↗ ↩
« La cyberattaque du 15 avril 2026 contre l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) a mis en lumière une vulnérabilité des systèmes d'information de l'État. »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) »
leparisien.fr ↗ ↩
« Les données de près de 12 millions de particuliers et de professionnels ont été concernées - noms, prénoms, adresses électroniques, dates de naissance »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« La fuite de données chez France Titres avec ses 11,7 millions de comptes touchés a rappelé la fragilité des systèmes informatiques de l’État. »
next.ink ↗
⚠️ Note INFO.FR: France Titres est le nom de la plateforme/marque liée à l'ANTS, pas une nouvelle dénomination de l'agence elle-même. L'ANTS reste l'agence; France Titres désigne le service en ligne. ↩
« Un mineur de 15 ans, soupçonné d'en être l'auteur, a depuis été interpellé. »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« L'Agence nationale des fréquences (ANFR) a, elle aussi, subi une intrusion détectée le 13 avril, ayant permis l'exfiltration de données personnelles d'usagers de son téléservice Radiomaritime entre le 4 et le 10 avril. »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« les données exfiltrées incluent [.] d'environ 330.000 usagers. »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« l'exfiltration de données personnelles d'usagers de son téléservice Radiomaritime entre le 4 et le 10 avril. »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« dans le cadre de la cyberattaque ayant touché le ministère de l’Intérieur, fin 2025, les malfaiteurs avaient dérobé des identifiants d’agents du ministère permettant d’entrer dans le système. »
acteurspublics.fr ↗ ↩
« des grands ministères régaliens, l'Intérieur, ou même celui que j'ai eu l'honneur de piloter comme le ministère des Armées »
info.gouv.fr ↗ ↩
« Même chose pour l’intrusion dans le fichier national des comptes bancaires, imputée à une usurpation d’identité. »
acteurspublics.fr ↗ ↩
« a rappelé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué du 30 avril 2026. »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« 200 millions d'euros vont être débloqués dès la semaine prochaine »
info.gouv.fr ↗ ↩
« Les 200 millions d’euros annoncés par Sébastien Lecornu permettront aux différents ministères de faire des « audits flash ». »
leparisien.fr ↗ ↩
« « Chaque ministère aura la possibilité de mesurer ses vulnérabilités, ça, c’est une mesure d’urgence », a précisé Anne Le Hénanff. »
leparisien.fr ↗ ↩
« le Premier ministre a annoncé la fusion de la DINUM et de la DITP afin de créer une autorité numérique de l'État »
info.gouv.fr ↗ ↩
« « [Actuellement], c’est un jardin à l’anglaise […], dans une forme de désorganisation désormais dangereuse ». »
next.ink ↗ ↩
« à partir de 2027, 5% des budgets numériques de chaque ministère devra être consacré à la cybersécurité. »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« à partir de 2027, 5% des budgets numériques de chaque ministère devra être consacré à la cybersécurité. »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« rappelant que le niveau minimal exigé se situe à 10% du budget informatique. »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« Un fonds dédié à la modernisation des infrastructures numériques va être créé. Il sera abondé par les amendes infligées par la CNIL, dans une logique assumée de « pollueur-payeur ». »
next.ink ↗ ↩
« « quelque chose comme 500 millions d’euros, un demi-milliard d’euros, on est sur des sommes qui sont tout à fait considérables » »
next.ink ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le chiffre de 500 millions d'euros d'amendes CNIL en 2025 cité par next.ink n'a pas pu être confirmé par une source officielle de la CNIL. Le bilan officiel CNIL des sanctions 2025 ne valide pas ce montant, qui doit donc être traité avec prudence. ↩
« en 2024 c’était 10x moins avec 55 millions d‘euros »
next.ink ↗ ↩
« et 89 millions en 2023 »
next.ink ↗ ↩
« Que dire des 5 millions d’euros d’amende de France Travail de début 2026… »
next.ink ↗ ↩
« celui que j'ai eu l'honneur de piloter comme le ministère des Armées, plus on est sur le cœur régalien, plus c'est protégé »
info.gouv.fr ↗ ↩
« C'est vrai de Bercy, qui est pour le coup historiquement un ministère solide sur le terrain numérique »
info.gouv.fr ↗ ↩
« la dette numérique, pour le coup, elle est importante. Et le ministre, je sais lui, son action est en train d'essayer de la résorber »
info.gouv.fr ↗ ↩
« On connaît tous l'ANSSI. Le patron est ici. L'ANSSI, ce sont au fond des pompiers et des policiers »
info.gouv.fr ↗ ↩
« L'État en est davantage proche de 1 % que des 10 % »
info.gouv.fr ↗ ↩
« la plupart des entreprises françaises consacrent quelque chose comme 10 % de leur budget aux infrastructures numériques »
info.gouv.fr ↗ ↩
« Anne Le Hénanff "œuvre intensément" pour inscrire rapidement à l'agenda de l'Assemblée nationale la transposition des textes cyber européens, dont NIS2 »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« Un "label de confiance" sera proposé aux PME et collectivités, basé sur les exigences minimales de la directive européenne NIS2 en cours de transposition »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« Vincent Strubel, le patron de l’ANSSI, qui refuse de stigmatiser les entités victimes de fuites. »
next.ink ↗ ↩
« Vincent Strubel, le patron de l’ANSSI, qui refuse de stigmatiser les entités victimes de fuites affirmant qu’il y a une différence « entre alerter sur la menace et donner des leçons, voire taper sur les victimes, ce que l’ANSSI ne fera jamais ». »
next.ink ↗ ↩
« Parfois, d’anciens systèmes sont laissés en place pour calmer la grogne de certains (anciens) utilisateurs: nous avons « probablement devant nous un phénomène de coupure un peu brutale des systèmes un peu obsolescents ». »
next.ink ↗ ↩
« Le groupement d’intérêt public Acyma, responsable de la cellule Cybermalveillance.gouv.fr, et de son service d’assistance 17Cyber, a publié son rapport annuel 2026. »
acteurspublics.fr ↗ ↩
« a enregistré, en 2025, plus de 504 000 d’entre elles. »
acteurspublics.fr ↗ ↩
« 17Cyber, cellule chargée de recueillir et recenser les demandes d’assistance en cas de cybermalveillance, a enregistré, en 2025, plus de 504 000 d’entre elles. »
acteurspublics.fr ↗ ↩
« En 2025, 5078 collectivités ou administrations ont bénéficié d’une assistance par le 17Cyber. »
acteurspublics.fr ↗ ↩
« il est tout de même en hausse significative de 22 % depuis 2024. »
acteurspublics.fr ↗ ↩
« Ces demandes d’assistance concernent 20,1 % de la totalité, contre 16 % en 2024 »
acteurspublics.fr ↗ ↩
« contre 16 % en 2024, ce qui en fait le principal objet de recherche d’assistance cette année. »
acteurspublics.fr ↗ ↩
« Le hameçonnage arrive en deuxième position, avec 19,2 % des demandes, contre 24,4 % en 2024. »
acteurspublics.fr ↗ ↩
« avec 19,2 % des demandes, contre 24,4 % en 2024. »
acteurspublics.fr ↗ ↩
« les signalements de cyberharcèlement ont augmenté de 209 % pour les collectivités. »
acteurspublics.fr ↗ ↩
« selon ses chiffres, 28 % des maires avaient déjà été victimes de cybermalveillance. »
acteurspublics.fr ↗ ↩
« Début mars dernier, l’Observatoire de la démocratie de proximité avait justement publié une note »
acteurspublics.fr ↗ ↩
« l’Observatoire de la démocratie de proximité avait justement publié une note, à destination des élus et agents territoriaux, sur les risques liés à l’utilisation des réseaux sociaux »
acteurspublics.fr ↗ ↩
« Sébastien Lecornu, en visite dans les locaux de l’ANTS et surfant sur cette arrestation, a fait plusieurs annonces dans ce sens. »
next.ink ↗ ↩
« La Stratégie nationale présentée ce jour fixe le cap de l’action du Gouvernement en matière de cybersécurité pour la période 2026-2030. »
economie.gouv.fr ↗ ↩
« La stratégie nationale de cybersécurité 2026-2030, présentée le 28 janvier 2026 sur le Campus cyber aquitain »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« présentée le 28 janvier 2026 sur le Campus cyber aquitain »
banquedesterritoires.fr ↗ ↩
« La Stratégie nationale de cybersécurité 2026-2030 repose sur cinq piliers structurants composés de quatorze objectifs: »
economie.gouv.fr ↗ ↩
« La Stratégie nationale de cybersécurité 2026-2030 repose sur cinq piliers structurants composés de quatorze objectifs: »
economie.gouv.fr ↗ ↩
« L’ANSSI est déjà sur ses sujets et verra son rôle renforcé avec NIS2… dont le projet de loi est en attente de validation à l’Assemblée nationale et déjà largement en retard sur le calendrier. »
next.ink ↗ ↩
Sources
- Cyberattaques contre l'État : 200 millions d'euros débloqués d'urgence et une nouvelle gouvernance numérique
- Cyberattaque : les 200 millions d’euros promis par Lecornu « ne suffiront pas » face aux menaces, dit la ministre du Numérique
- Cybersécurité : la Stratégie nationale 2026
- Cybermalveillance : les demandes d’assistance en hausse dans les collectivités et administrations
- Cybersécurité : le gouvernement lance un guichet unique sur un paysage inchangé
- Cybersécurité : le Premier ministre annonce un plan d'action pour renforcer la protection numérique de l'État
- Cybersécurité de l’État : le plan du gouvernement pour (essayer de) stopper l’hémorragie
