Dijon : 150 manifestants contre la vie chère et la flambée des carburants

Une mobilisation syndicale place Darcy dénonce l'impact des prix du gazole sur le pouvoir d'achat des Côte-d'Oriens.

Dijon : 150 manifestants contre la vie chère et la flambée des carburants
Illustration Simon Perrot / info.fr

Environ 150 personnes ont manifesté jeudi 23 avril 2026 à Dijon contre la hausse du coût de la vie, à l'appel des syndicats CGT, Solidaires, FSU et Attac 21. Les participants ont dénoncé des prix du carburant qui rendent «aller travailler plus cher qu'un salaire».

Jeudi 23 avril 2026, environ 150 personnes se sont rassemblées place Darcy à Dijon pour dénoncer la vie chère et la flambée des prix du carburant. La manifestation, organisée par les syndicats CGT, Solidaires, FSU et Attac 21, a débuté à 18h, comme annoncé quelques jours plus tôt par les organisations.

« Aller travailler peut coûter plus cher qu’un salaire »

Les manifestants ont mis en avant l’impact des prix du gazole sur leur pouvoir d’achat. Selon France 3 Bourgogne-Franche-Comté, plusieurs témoignages soulignent que les trajets quotidiens deviennent financièrement insoutenables. « Aller travailler peut coûter plus cher qu’un salaire », a déclaré un participant, cité par le média régional.

Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte national marqué par une hausse de 28 % du prix du gazole en un an, atteignant 2,19 euros le litre en avril 2026, selon une réponse du Sénat. Une situation attribuée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui pèsent sur les cours du pétrole.

Un mouvement soutenu par les syndicats

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Attac 21 a rejoint l’appel à manifester, en coordination avec les syndicats CGT, Solidaires et FSU. Dijon Actualités rapporte que cette action fait suite à un rassemblement organisé le 14 avril devant la préfecture de Côte-d’Or, où les participants avaient déjà alerté sur la hausse des prix de l’énergie.

Les syndicats prévoient une nouvelle mobilisation le 1er mai 2026, avec des revendications comme l’indexation des salaires sur l’inflation et le blocage des prix des carburants. Attac France milite également pour une taxation des superprofits des multinationales pétrolières, comme TotalEnergies, afin de compenser l’impact sur les ménages.

Un plan gouvernemental jugé insuffisant

Face à cette crise, le gouvernement a annoncé en avril 2026 un plan de soutien de 70 millions d’euros, incluant une aide de 20 centimes par litre pour les TPE et PME du transport routier et de la pêche. Cependant, selon Libération, ces mesures sont jugées insuffisantes par les manifestants, qui pointent une inflation à 1,7 % en mars 2026, principalement tirée par la hausse des prix de l’énergie.

En Côte-d’Or, où la voiture reste indispensable pour de nombreux habitants, cette flambée des carburants pèse lourdement sur les budgets des ménages. Les organisateurs appellent à une mobilisation massive le 1er mai pour faire entendre leurs revendications.

Sources

Simon Perrot

Simon Perrot

Basé à Dijon, traite la viticulture bourguignonne, les tensions sur les classements UNESCO, l'université et les restructurations hospitalières. Diplômé du CFJ, il a fait ses classes en agence avant de s'ancrer en Côte-d'Or. Conviction éditoriale : vérifier les chiffres des ventes aux enchères, interroger vignerons et négociants, ne jamais se contenter des communiqués des syndicats viticoles.

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