Disparition de Sarah, 14 ans, à Privas : la famille manifeste et réclame l’accélération des recherches
Près de deux mois après sa disparition, la grand-mère de la jeune Ardéchoise a rassemblé une vingtaine de personnes devant le palais de justice de Privas le 13 juin.
Sarah, 14 ans, a disparu de Privas le 20 avril 2026 après avoir quitté le foyer de l'enfance où elle était placée. Cinquante-cinq jours plus tard, sans nouvelle, sa famille redescend dans la rue pour presser la justice d'agir. L'affaire est désormais instruite par le parquet d'Avignon pour des faits potentiellement graves.
L’essentiel
- Disparition le 20 avril 2026 : Sarah, née le 28 mars 2012, a quitté le foyer de l’enfance de Privas (Ardèche) et n’a plus donné signe de vie depuis, selon le site 116000 Enfants Disparus et Le Dauphiné Libéré.
- Homme de 28 ans impliqué : Elle serait accompagnée de Teddy Coste, 28 ans, identifié dans les avis de recherche publics diffusés par l’ARPD.
- Deux rassemblements : Environ 50 personnes le 16 mai, puis une vingtaine le 13 juin 2026 devant le palais de justice de Privas, à l’initiative de sa grand-mère Catherine Boris.
- Parquet d’Avignon saisi : L’information judiciaire, ouverte initialement à Privas pour soustraction d’enfant, a été reprise par Avignon pour des faits potentiellement plus graves (enlèvement, séquestration, arrestation illégale), selon Ouest-France et ICI Drôme Ardèche.
Deux mois sans nouvelle
Sarah a disparu un dimanche. Le 20 avril 2026, la jeune fille quitte le foyer de l’enfance de Privas où elle était placée. Elle n’a plus donné signe de vie depuis. Le site officiel 116000 Enfants Disparus et l’ARPD (Assistance et Recherche de Personnes Disparues) ont diffusé un avis de recherche détaillé : cheveux longs châtains avec mèches rouges, yeux bleus, 1,60 m, 50 kg, mince, appareil dentaire. Toute information peut être transmise à l’ARPD au 07 70 17 93 66 ou à l’adresse auvergne-rhone-alpes@arpd.fr, ou à la cellule d’enquête au 01 40 97 80 16.
Un homme de 28 ans dans le signalement
Selon les avis de recherche publics relayés par l’ARPD et une pétition en ligne, Sarah serait accompagnée d’un homme identifié comme Teddy Coste, 28 ans. Cette information figure dans les appels à témoins diffusés depuis plusieurs semaines. Le lien entre les deux personnes n’a pas été précisé publiquement par les autorités judiciaires à ce stade.
La grand-mère organise deux mobilisations
Catherine Boris, grand-mère de Sarah, s’est imposée comme le visage public de la mobilisation familiale. Elle a organisé une première manifestation le 16 mai 2026 devant le tribunal de Privas : une cinquantaine de personnes s’étaient déplacées, selon Le Dauphiné Libéré, pour sensibiliser et demander de l’aide aux recherches.
Moins d’un mois plus tard, le 13 juin 2026, une vingtaine de personnes se sont à nouveau rassemblées devant le palais de justice de Privas, cette fois avec une banderole réclamant explicitement à la justice d’accélérer les investigations, selon ICI Drôme Ardèche.
L’affaire remonte à Avignon
Sur le plan judiciaire, le dossier a évolué. Le parquet de Privas avait d’abord ouvert une information judiciaire pour soustraction d’enfant. Selon Ouest-France et ICI Drôme Ardèche, le parquet d’Avignon a depuis repris l’affaire et ouvert une nouvelle information judiciaire pour des qualifications potentiellement plus graves : enlèvement, séquestration ou arrestation illégale. Ce changement de parquet signale généralement une montée en gravité présumée des faits instruits. Les raisons précises de ce transfert de compétence n’ont pas été détaillées publiquement par les magistrats.
Cette affaire n’est pas sans rappeler d’autres dossiers de mineurs disparus ayant mobilisé l’attention nationale. L’affaire Lyhanna avait mis en lumière les défaillances dans le suivi des placements d’enfants, le procureur de Bordeaux dénonçant 390 placements non exécutés en Gironde. Le cas de Sarah, elle aussi placée en foyer au moment de sa disparition, pose des questions similaires sur le suivi des mineurs protégés.
Contexte dans l’Ardèche
Privas, préfecture de l’Ardèche, compte environ 9 000 habitants. Le département, rural et peu dense, dispose d’une couverture judiciaire limitée : le tribunal judiciaire de Privas traite les affaires courantes, mais les dossiers criminels complexes sont régulièrement dépaysés vers des juridictions plus importantes, comme Avignon ou Valence. L’ARPD dispose d’une antenne régionale active en Auvergne-Rhône-Alpes, sollicitée ici dès les premières semaines de la disparition. Les affaires de disparition de mineurs en milieu rural ardéchois restent rares et mobilisent rapidement les réseaux locaux de solidarité, comme en témoignent les deux rassemblements successifs organisés en moins d’un mois.
Les affaires judiciaires impliquant des mineurs en fugue ou en danger font l’objet d’une attention croissante depuis plusieurs procédures pénales emblématiques portant sur la protection des personnes vulnérables.
Que faire si vous avez des informations ?
L’ARPD rappelle que tout signalement, même partiel, peut être utile. Le numéro national 116 000 (Enfants Disparus) est accessible gratuitement, 24h/24. Le signalement de Sarah reste actif sur le site 116000enfantsdisparus.fr avec sa description physique complète.
La prochaine étape judiciaire dépend désormais du juge d’instruction saisi à Avignon. La famille n’a pas précisé, à ce stade, si elle envisageait une troisième mobilisation publique.
Sources
- ICI Drôme Ardèche : La famille de Sarah, 14 ans, disparue depuis le 20 avril, demande à la justice d'accélérer les recherches
- Ouest-France : Disparition inquiétante de Sarah, 14 ans, en Ardèche : sa famille demande à la justice d'accélérer les recherches
- Le Dauphiné Libéré : Ardèche. Ils manifestent pour retrouver Sarah, 14 ans
- Midi Libre : Disparition inquiétante de Sarah, 14 ans : l'adolescente n'a pas donné signe de vie depuis 56 jours

