Dossier santé numérique : Epic ralentit les soins, l’APTS à 13% de préparation
Au CIUSSS du Nord-de-l'Île-de-Montréal, les blocs opératoires tournent à 50% pendant la bascule vers Epic. Santé Québec promet que l'oncologie sera épargnée. Sur le terrain, à peine 13% des syndiqués de l'APTS se disent prêts.
Le 9 mai, Santé Québec bascule deux CIUSSS sur Epic. Les blocs tournent à 50%, les chirurgies chutent de 30% en Mauricie, à peine 13% des syndiqués de l'APTS se disent formés. L'oncologie, jure Québec, sera préservée.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Capacité chirurgicale réduite
Les blocs opératoires du CIUSSS du Nord-de-l'Île-de-Montréal tournent à 50% la première semaine, ceux de Mauricie réduisent de 30% leurs activités.
Personnel insuffisamment formé
Seulement 13% des syndiqués APTS estiment être préparés adéquatement à utiliser Epic après les formations reçues.
Risque pour le diagnostic oncologique
À Granby, les délais de radiologie s'étirent depuis plus de trois mois ; les radiologistes craignent qu'un cancer de stade 2 devienne un stade 4.
Coûts qui dérapent
400 millions pour les pilotes, jusqu'à 3 milliards pour la province, 95 millions oubliés en formation, 11,5 millions par mois de retard.
Bras de fer politique et juridique
La FMSQ appelle au retrait des tâches DSN ; PLQ et PQ dénoncent l'amateurisme ; la loi 106 lie 25% de la rémunération aux indicateurs de performance.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le DSN bâti sur Epic est déployé le 9 mai dans deux CIUSSS pilotes, pour un coût minimal de 400 millions.
- Les blocs opératoires tourneront à 50% au Nord-de-l'Île-de-Montréal, les chirurgies seront réduites de 30% en Mauricie.
- Santé Québec garantit qu'aucun traitement de chimiothérapie ne sera annulé, mais un médecin de Drummondville rapporte déjà une baisse de patients suivis.
- Seulement 13% des syndiqués de l'APTS se sentent prêts à utiliser le système selon un sondage interne.
- Christian Dubé a débloqué 95 millions supplémentaires après l'oubli des coûts de formation chaque mois de retard coûte 11,5 millions.
Le 9 mai [1], le réseau québécois de la santé bascule. Deux centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux, celui du Nord-de-l’Île-de-Montréal [2] et celui de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec [3], deviennent les vitrines pilotes du Dossier santé numérique (DSN), bâti sur le logiciel américain Epic [4]. Coût des deux projets pilotes: au minimum 400 millions de dollars [5]. Coût potentiel du déploiement provincial: jusqu’à 3 milliards [6].
L’opération mobilise plus de 1000 personnes en soutien [7] et vise à fusionner 400 systèmes informatiques différents [8]. Pendant la bascule, les blocs opératoires du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal tourneront à 50% de leur capacité la première semaine [9], puis à 75% la suivante [10]. En Mauricie, les hôpitaux réduiront de 30% leurs activités chirurgicales [11]. La contraction est massive pour un réseau déjà sous tension.
L’oncologie protégée, sur le papier
Sonia Bélanger, ministre de la Santé du Québec [13], a tenté de désamorcer la polémique. « Ils vont continuer de faire le travail clinique, pour eux, c’est la priorité » [14], a-t-elle assuré. Santé Québec affirme que les activités urgentes ou « importantes », comme l’oncologie ou l’urgence, ne subiront pas de baisse [15]. Le Dr Christian Carrier, chef du Service d’hématologie et du Service d’oncologie médicale au CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec [16], promet: « aucun traitement de chimiothérapie ne sera annulé, et l’ensemble des services destinés aux cas urgents et oncologiques sera maintenu tout au long de la période de déploiement » [17].
Les patients, dit-il, recevront leurs soins « dans les délais prévus selon sa condition » [18]. Pour le dire simplement: la machine ralentit, mais l’oncologie est censée rouler à plein.
La contradiction de Drummondville
Cette promesse se heurte déjà à un signal contraire. Les médias de Québecor ont rapporté les propos d’un médecin faisant état d’une baisse du nombre de patients suivis ou traités à Drummondville en raison du DSN [19], c’est-à-dire dans l’un des deux CIUSSS pilotes, celui-là même où exerce le Dr Carrier. D’un côté, l’institution garantit la continuité; de l’autre, un praticien constate une diminution. Les deux affirmations ne peuvent être simultanément vraies sans une définition très étroite du mot « baisse ». Que recouvre exactement la notion d’« activités importantes » [15] retenue par Santé Québec? Inclut-elle les consultations de suivi, les bilans de stadification, les rendez-vous post-chimiothérapie? Aucun document public ne le précise, et ni Santé Québec ni le CIUSSS MCQ n’ont, à ce jour, rendu publics les volumes de patients oncologiques concernés par la fenêtre de déploiement. On rappellera que le Code de déontologie des médecins du Québec impose au praticien un devoir d’information loyale envers son patient sur les délais et les conditions de prise en charge: tout retard significatif non documenté ouvre, en principe, la voie à une responsabilité professionnelle.
Sur le terrain, les syndiqués de l’APTS ne sont pas convaincus
Les chiffres internes inquiètent: un sondage de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) [20] montre que seulement 13% des syndiqués estiment « être préparés adéquatement » à utiliser le système après leurs formations [12]. Treize pour cent, sur un système qui doit gérer les rendez-vous, les prescriptions et les dossiers cliniques de centaines de milliers de patients [21].
À Granby, on a déjà vu ce que produit un système informatique mal calibré en radiologie. Huit médecins spécialistes du département de radiologie et de médecine nucléaire de l’hôpital de Granby [22] ont écrit au Collège des médecins [23] pour dénoncer un système qui « plombe la productivité d’environ 40% » [24]. La radiologiste Laurence Grand [25] parle de « catastrophe ». Sa collègue Valérie Brochu [26] résume le risque: « Les patients risquent d’être plus malades au moment où l’on peut investiguer. Un cancer de stade 2 pourrait par exemple être devenu un stade 4 » [27]. Résultat à Granby depuis plus de trois mois: les délais d’examen en radiologie s’étirent [28].
Promesse de productivité contre réalité de terrain
C’est ici que les chiffres se heurtent frontalement. Le Dr Jocelyn Gervais [29], au CIUSSS MCQ, anticipe « cinq ou six patients à l’heure plutôt que quatre » [30] dans un an ou deux [31], soit un gain de 25 à 50%. Mais à Granby, un système informatique de santé comparable a produit l’effet inverse: une chute de productivité de 40% [24]. Aucun document public ne réconcilie ces deux trajectoires, ni n’explique pourquoi Epic au CIUSSS MCQ devrait diverger de l’expérience d’Ariane à Granby.
La facture s’alourdit
Le projet a déjà connu un raté révélateur. Radio-Canada rapportait en juin [32] que le ministère de la Santé avait oublié de budgéter les coûts de formation du personnel [33]. Conséquence: 95 millions de dollars supplémentaires injectés par Christian Dubé, ministre de la Santé [34][35]. Marc Tanguay, porte-parole libéral en matière de santé [36]: « Quand tu lances un tel projet numérique sans même penser à former les gens qui vont l’utiliser, ce n’est pas juste une erreur, c’est de l’amateurisme mur à mur » [37].
Mises bout à bout, les sommes dessinent une trajectoire d’escalade. L’évaluation initiale, en janvier 2024, plaçait le coût provincial à 1,5 milliard de dollars [38][39]. Il atteint aujourd’hui jusqu’à 3 milliards [6], soit un doublement en moins de deux ans. Les deux projets pilotes coûtent au minimum 400 millions [5]. À cela s’ajoutent les 95 millions oubliés en formation [34], et un coût de retard évalué à 11,5 millions par mois [40]. À raison de 11,5 millions par mois [40], si la Fédération des médecins spécialistes du Québec maintient six mois son mot d’ordre de retrait des tâches DSN [41], le surcoût atteindrait théoriquement 69 millions supplémentaires, l’équivalent, à peu près, de l’oubli initial sur la formation. On se souvient, dans la même veine, du fiasco du système de paie Phénix au gouvernement fédéral, dont la facture finale a dépassé de plus d’un milliard et demi de dollars l’estimation initiale, et de l’abandon, en 2011, du National Programme for IT du NHS britannique après plus d’une décennie de difficultés. Le risque de centralisation pointé par Frédéric Cuppens [42] s’inscrit dans cette généalogie.
Le bras de fer politique: la loi 106 en arrière-plan
La bascule arrive en pleine guerre entre le gouvernement et la Fédération des médecins spécialistes du Québec [43]. La FMSQ s’oppose au projet de loi 106 qui veut lier 25% de la rémunération des spécialistes à des indicateurs de performance [44]. En représailles, elle a invité ses membres à ne plus participer aux tâches qui interfèrent avec leurs activités cliniques, « incluant celles en lien avec l’implantation du DSN » [41]. Un document interne consulté par La Presse est sans détour: « Il n’est pas possible de mettre le système en service sans l’engagement des médecins » [45]. Christian Dubé accuse les spécialistes de « se tromper de cible » en « nuisant à un projet aussi majeur » [46]. Les négociations sont au point mort [47].
L’opposition s’est emparée du dossier sur deux fronts. Côté libéral, Marc Tanguay [36] dénonce « l’amateurisme mur à mur » [37] et juge l’oubli de la formation « fondamental, c’est la base » [48]. Côté péquiste, Joël Arseneau [49] résume: « On joue avec les millions comme si c’était de l’argent de Monopoly » [50], et se dit sceptique sur les engagements de surveillance promis [51]. Le bras de fer dépasse, en réalité, le cadre du seul DSN. Le projet de loi 106 conditionne une part du paiement à l’acte à des indicateurs définis par règlement, ce qui revient, pour la FMSQ, à modifier unilatéralement les conditions d’exercice. On se souvient que des contestations comparables, lors des réformes précédentes du mode de rémunération des médecins, ont parfois pris la voie judiciaire en s’appuyant sur la liberté d’association garantie par l’article 2 d) de la Charte canadienne des droits et libertés. Les éléments publics ne permettent pas, à ce stade, de dire si la FMSQ s’engagera dans cette voie.
Le verrou technique: Epic, et après?
Aux États-Unis, Epic équipe plus de 50% du marché hospitalier mesuré en lits [52]. La solution est en service dans 16 pays [53], couvre 2800 hôpitaux [54] et 317 millions d’usagers [55]. Mais le logiciel se met à jour au moins deux fois par an [56], et chaque mise à jour peut casser des intégrations locales [57]. Frédéric Cuppens, directeur de l’Institut multidisciplinaire en cybersécurité et cyberrésilience à Polytechnique Montréal [58], avertit: « Une défaillance dans un logiciel où l’architecture est complètement centralisée pourrait conduire à une défaillance de l’ensemble de tous les services [de santé] au Québec » [42].
Côté données, Gilles Bélanger, ex-ministre de la Cybersécurité et du Numérique [59], a déclaré que les données de santé « ne sont pas du tout en sécurité » avec la solution d’Epic Systems [60]. Santé Québec a depuis enclenché les démarches pour migrer les données des serveurs d’Epic vers le Nuage gouvernemental du Québec [61]. On rappellera ici que la Loi modernisant des dispositions législatives en matière de protection des renseignements personnels, communément appelée loi 25, prévoit, en cas de manquement grave aux obligations de protection des renseignements personnels, des sanctions administratives pécuniaires importantes pouvant aller, selon les dispositions, jusqu’à plusieurs dizaines de millions de dollars pour les organismes publics et leurs sous-traitants. Une panne ou une fuite de masse sur la nouvelle plateforme exposerait directement l’organisme à ces dispositions.
L’angle mort: ce qu’Epic ne fera pas tout seul
Ce que personne ne dit vraiment dans le débat public, c’est qu’Epic n’est qu’un système d’exploitation. Pour qu’il transforme les soins, il faut un écosystème d’applications connectées autour. Le Devoir publiait récemment une tribune signée par le dirigeant de CareSimple, une entreprise montréalaise de télésurveillance des patients à domicile [62]: aux États-Unis, le gouvernement a bonifié en 2026 le remboursement de la télésurveillance de 20% à l’échelle nationale [63][64], reconnaissant son effet sur les coûts de santé [65]. Au Québec, ce remboursement n’existe pas via la Régie de l’assurance maladie du Québec [66]. Les appels d’offres sous la gouverne du Conseil du trésor [67] cherchent le plus bas soumissionnaire, produisant « une mosaïque de fournisseurs disparates, des systèmes qui ne communiquent pas et des cliniciens qui subissent des outils choisis sans leur avis » [68].
Posé autrement: sans ouverture aux applications tierces, Epic restera un outil de documentation amélioré, pas la révolution de productivité promise par le Dr Jocelyn Gervais [29].
Concrètement, sur le terrain: les clics et l’heure d’exercice
Isabelle Roy, présidente du Syndicat des professionnelles en soins du Nord-de-l’Île de Montréal [69], a reçu « une journée et demie » de formation pour les soins à domicile [70]. Pour prendre un seul rendez-vous, il faut « une vingtaine de clics » [71]. « Chaque petit clic a son importance et si on en oublie un, ça peut avoir une incidence sur la visite qui va être cédulée chez le patient » [72], explique-t-elle. Pour le rattrapage, les employés disposent d’une heure d’exercice par semaine [73] et peuvent se référer à des « superutilisateurs » [74], des collègues désignés qui répondent aux questions de leurs pairs.
Ce que les sources ne disent pas
Aucune des sources consultées ne quantifie le nombre de patients oncologiques précisément concernés par les CIUSSS pilotes pendant la fenêtre de déploiement, ni le délai exact de récupération en cas de retard de diagnostic. Aucune association de patients atteints de cancer n’a été consultée pour cet article, et aucune des sources disponibles ne rapporte leur position sur le déploiement du DSN. Aucune ne précise non plus combien des médecins spécialistes participant directement aux soins oncologiques se conforment au mot d’ordre de la FMSQ. Ce sont les chiffres qui permettront de juger, dans six mois, si les promesses de la ministre de la Santé ont tenu, ou non.
► Lire aussi: Le Dossier santé numérique a du plomb dans l'aile
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (74)
« le virage numérique mené à compter du 9 mai par Santé Québec d’abord dans deux CIUSSS »
noovo.info ↗ ↩
« deux CIUSSS, soit celui du Nord-de-l’Île-de-Montréal et de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec »
noovo.info ↗ ↩
« deux CIUSSS, soit celui du Nord-de-l’Île-de-Montréal et de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec »
noovo.info ↗ ↩
« selon les recommandations du fournisseur du DSN, l’entreprise Epic »
noovo.info ↗ ↩
« La mise en place des projets pilotes dans les deux CIUSSS coûtera au bas mot 400 millions $ »
noovo.info ↗ ↩
« dont le déploiement à travers la province pourrait coûter jusqu’à 3 milliards. »
lapresse.ca ↗ ↩
« et plus de 1000 personnes interviendront en soutien au cours de l’opération »
noovo.info ↗ ↩
« Le DSN est une solution qui vise à fusionner pas moins de 400 systèmes informatiques différents dans le réseau »
noovo.info ↗ ↩
« les salles d’opération rouleront à 50 % de leur capacité lors de la première semaine »
lapresse.ca ↗ ↩
« puis à 75 % la suivante. »
lapresse.ca ↗ ↩
« En Mauricie, les hôpitaux réduiront de 30 % leurs activités chirurgicales »
lapresse.ca ↗ ↩
« Un sondage de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) montre que 13 % des syndiqués seulement estiment « être préparés adéquatement » à utiliser le système après avoir reçu leurs formations. »
lapresse.ca ↗ ↩
« la ministre de la Santé, Sonia Bélanger, a répondu que les médecins «vont continuer à travailler avec leur jugement clinique» »
noovo.info ↗ ↩
« «Ils vont continuer de faire le travail clinique, pour eux, c’est la priorité», a-t-elle assuré en mêlée de presse »
noovo.info ↗ ↩
« tout en ajoutant que les activités urgentes ou «importantes», comme l’oncologie ou l’urgence, ne subiraient pas de baisse »
noovo.info ↗ ↩
« a tenu à préciser le Dr Christian Carrier, chef du Service d’hématologie et du Service d’oncologie médicale au CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec »
noovo.info ↗ ↩
« «Nous tenons à le préciser: aucun traitement de chimiothérapie ne sera annulé, et l’ensemble des services destinés aux cas urgents et oncologiques sera maintenu tout au long de la période de déploiement», a-t-il soutenu »
noovo.info ↗ ↩
« Les patients souffrant d’un cancer recevront leurs soins «dans les délais prévus selon sa condition», a tenu à préciser le Dr Christian Carrier »
noovo.info ↗ ↩
« Les médias de Québecor rapportaient mercredi les propos d’un médecin qui faisait état d’une baisse du nombre de patients suivis ou traités en raison du DSN à Drummondville »
noovo.info ↗ ↩
« Un sondage de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) montre que 13 % des syndiqués seulement estiment « être préparés adéquatement » »
lapresse.ca ↗ ↩
« Le DSN doit centraliser toutes les données cliniques des patients, y compris les rendez-vous et les prescriptions de médicaments. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« huit médecins spécialistes, qui dénoncent le laxisme de la direction du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Estrie »
lapresse.ca ↗ ↩
« une lettre transmise au Collège des médecins »
lapresse.ca ↗ ↩
« plombe la productivité d’environ 40 % »
lapresse.ca ↗ ↩
« « C’est une catastrophe », lance la radiologiste Laurence Grand »
lapresse.ca ↗ ↩
« s’inquiète la Dre Valérie Brochu »
lapresse.ca ↗ ↩
« « Les patients risquent d’être plus malades au moment où l’on peut investiguer », s’inquiète la Dre Valérie Brochu. « Un cancer de stade 2 pourrait par exemple être devenu un stade 4. » »
lapresse.ca ↗ ↩
« Résultat à Granby depuis plus de trois mois: les délais d’examen en radiologie s’étirent »
lapresse.ca ↗ ↩
« “On fait affaire avec un fournisseur très sérieux implanté dans 16 pays et des milliers d’hôpitaux, a souligné le Dr Jocelyn Gervais. »
lanouvelle.net ↗ ↩
« disant s’attendre, si tout se passe bien, à voir, en temps normal, peut-être cinq ou six patients à l’heure plutôt que quatre. »
lanouvelle.net ↗ ↩
« “Je m’attends qu’après un an ou deux, on constate une augmentation de la quantité de soins donnés.” »
lanouvelle.net ↗ ↩
« Radio-Canada rapportait en juin que le ministère avait oublié de budgéter les coûts de formation du personnel. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« le dépassement de coût s'explique par une erreur du ministère de la Santé; Radio-Canada rapportait en juin que le ministère avait oublié de budgéter les coûts de formation du personnel. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Québec injecte 95 millions de dollars additionnels dans le Dossier santé numérique (DSN), piloté par Santé Québec. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« a confirmé le cabinet du ministre de la Santé, Christian Dubé. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« a réagi jeudi le porte-parole libéral en matière de santé, Marc Tanguay, dans une déclaration écrite. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Quand tu lances un tel projet numérique sans même penser à former les gens qui vont l'utiliser, ce n'est pas juste une erreur, c'est de l'amateurisme mur à mur. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« En janvier 2024, le ministère de la Santé évaluait le coût du DSN à 1,5 milliard de dollars pour l'ensemble du Québec. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« En janvier 2024, le ministère de la Santé évaluait le coût du DSN »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« chaque mois de retard entraînerait des coûts additionnels de 11,5 millions. »
lapresse.ca ↗ ↩
« la Fédération des médecins spécialistes du Québec a invité ses membres à ne plus participer aux tâches qui interfèrent avec leurs « activités cliniques, incluant celles en lien avec l’implantation du DSN » en représailles au projet de loi 106. »
lapresse.ca ↗ ↩
« Une défaillance dans un logiciel où l'architecture est complètement centralisée pourrait conduire à une défaillance de l’ensemble de tous les services [de santé] au Québec. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) a invité ses membres à ne plus participer aux tâches qui interfèrent avec leurs activités cliniques »
lapresse.ca ↗ ↩
« lier 25 % de leur rémunération à l’atteinte d’indicateurs de performance. »
lapresse.ca ↗ ↩
« « Il n’est pas possible de mettre le système en service sans l’engagement des médecins », peut-on lire. »
lapresse.ca ↗ ↩
« accusant les spécialistes de « se tromper de cible » en « nuisant à un projet aussi majeur » »
lapresse.ca ↗ ↩
« Les négociations entre les parties seraient au point mort »
lapresse.ca ↗ ↩
« On ne parle pas d'un oubli mineur. C'est fondamental, c'est la base »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« selon le député péquiste Joël Arseneau »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« On joue avec les millions comme si c'était de l'argent de Monopoly, et je pense que c'est ce qui irrite de plus en plus la population québécoise »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« On nous fait miroiter que la surveillance et la reddition de comptes seront plus serrées, mais permettez-moi d'être sceptique »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Aux États-Unis, Epic est déployé dans plus de 50 % des hôpitaux. »
ledevoir.com ↗ ↩
« Elle est déjà en service dans 16 pays »
noovo.info ↗ ↩
« elle s’étend à 2800 hôpitaux »
noovo.info ↗ ↩
« avec au total 317 millions d’usagers »
noovo.info ↗ ↩
« Radio-Canada a également appris qu’Epic Systems fait au minimum deux mises à jour par année. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Des mises à jour qui peuvent avoir une influence sur les logiciels locaux. On doit refaire des tests qui fonctionnaient avant la mise à jour et qui ne fonctionnent plus. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Frédéric Cuppens, directeur de l'Institut multidisciplinaire en cybersécurité et cyberrésilience à Polytechnique Montréal, ajoute que le risque lié à des logiciels qui sont régulièrement mis à jour est d’assister à une défaillance du système. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« L’ex-ministre de la Cybersécurité et du Numérique Gilles Bélanger a lancé un pavé dans la mare, début avril, en déclarant que les données de santé « ne sont pas du tout en sécurité » avec la solution du fournisseur Epic Systems1. »
lapresse.ca ↗ ↩
« L’ex-ministre de la Cybersécurité et du Numérique Gilles Bélanger a lancé un pavé dans la mare, début avril, en déclarant que les données de santé « ne sont pas du tout en sécurité » avec la solution du fournisseur Epic Systems1. »
lapresse.ca ↗ ↩
« Santé Québec a enclenché les démarches pour faire migrer les données des serveurs d’Epic vers ceux du Nuage gouvernemental du Québec2. »
lapresse.ca ↗ ↩
« Je dirige CareSimple, une entreprise montréalaise qui développe une plateforme de télésurveillance des patients à domicile (RPM - remote patient monitoring) pleinement intégrée à Epic. »
ledevoir.com ↗ ↩
« en 2026, le gouvernement américain a même bonifié le remboursement du RPM de 20 % à l’échelle nationale »
ledevoir.com ↗ ↩
« en 2026, le gouvernement américain a même bonifié le remboursement du RPM de 20 % à l’échelle nationale »
ledevoir.com ↗ ↩
« en 2026, le gouvernement américain a même bonifié le remboursement du RPM de 20 % à l’échelle nationale, reconnaissant ainsi son effet démontré sur les coûts de santé. »
ledevoir.com ↗ ↩
« l’absence de remboursement du RPM par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). »
ledevoir.com ↗ ↩
« Les appels d’offres sous la gouverne du Conseil du trésor cherchent le plus bas soumissionnaire. »
ledevoir.com ↗ ↩
« Résultat au Québec: une mosaïque de fournisseurs disparates, des systèmes qui ne communiquent pas et des cliniciens qui subissent des outils choisis sans leur avis. »
ledevoir.com ↗ ↩
« Isabelle Roy, présidente du Syndicat des professionnelles en soins du Nord-de-l’île de Montréal, se demande également si les coûts liés à la mise à jour des infrastructures technologiques pourraient avoir un impact sur le financement des établissements de santé. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Moi, j’ai eu une formation d’une journée et demie pour les soins à domicile, indique-t-elle. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Je dois faire à peu près une vingtaine de clics pour prendre un seul rendez-vous chez un patient. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« C’est très complexe. Chaque petit clic a son importance et si on en oublie un, ça peut avoir une incidence sur la visite qui va être cédulée chez le patient, remarque la présidente du Syndicat des professionnelles en soins. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Selon ces mêmes sources, pour combler leurs besoins en apprentissage, les employés doivent s’exercer une heure par semaine »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« se référer aux superutilisateurs, des collègues qui se sont proposés ou qui ont été identifiés pour répondre aux questions de leurs pairs »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
Sources
- Le Québec migre sur Epic, mais à quoi ça sert si personne ne peut s’y connecter?
- Retards dans les traitements de cancer et Dossier santé numérique: Bélanger se veut rassurante
- Délais à l’hôpital de Granby | Fronde contre un système informatique « dysfonctionnel »
- DSN : des difficultés anticipées sur le terrain
- Le CIUSSS MCQ prépare le déploiement du dossier santé numérique - La Nouvelle Union et L’Avenir de l’Érable
- Dossier | Dossier santé numérique | Un déploiement sous haute surveillance (2 articles)
- Québec injecte 95 M$ de plus dans le Dossier santé numérique
- Virage informatique | Le Dossier santé numérique a du plomb dans l’aile