Dossier santé numérique : 48 heures après son lancement, le système québécois s’effondre
Une panne de bande passante au deuxième jour force les soignants à un retour au papier
Au deuxième jour du Dossier santé numérique québécois, le système plante deux heures. Au CIUSSS de la Mauricie, les soignants sont contraints à un retour au papier.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Architecture centralisée et point unique de défaillance
Le DSN fusionne plus de 400 systèmes et 4 000 applications <sup class=
Cybersécurité : la guerre des métriques
Aucun risque géré à 100 % selon les documents internes <sup class=
Souveraineté des données et CLOUD Act américain
Les serveurs d'Epic sont aux États-Unis <sup class=
Cadre légal : Loi 25 et silence de la CAI
La Loi 25 impose la déclaration des incidents de confidentialité à la Commission d'accès à l'information, qui ne s'est pas prononcée publiquement sur les failles identifiées avant le lancement.
Préparation du personnel insuffisante et omerta
13 % des syndiqués se disent préparés <sup class=
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le système DSN a planté deux heures lundi 11 mai 2026 au CIUSSS Mauricie.
- 13 % seulement des syndiqués de l'APTS se disaient prêts à utiliser le système.
- Le contrat avec Epic Systems pourrait atteindre 3 milliards de dollars.
- L'Autorité des marchés publics enquête sur l'attribution du contrat.
- Aucun des risques de cybersécurité identifiés n'était géré à 100 %.
Quarante-huit heures. C’est le temps qu’il aura fallu au Dossier santé numérique (DSN) québécois pour connaître sa première paralysie majeure. Lundi 11 mai 2026 [1], le système centralisé confié à la firme américaine Epic Systems [2] s’est effondré au CIUSSS de la Mauricie-Centre-du-Québec [3]. Deux heures de blocage [1]. Connexions rétablies à 9 h 25 [4]. Un projet à 402 millions de dollars [5], dont la facture finale pourrait atteindre 3 milliards [6], a fait reculer un service hospitalier québécois à l’âge du crayon.
La panne: bande passante saturée dès le lundi matin
Le déploiement pilote a démarré le 9 mai 2026 [9], dans deux CIUSSS: Mauricie-Centre-du-Québec et Nord-de-l’Île-de-Montréal [10][11]. Dès le week-end, les équipes ont reçu 2 168 « billets » de signalement [12] - un volume considérable, alors que Santé Québec elle-même anticipait environ 6 000 signalements par jour au début de l’implantation [13]. Lundi matin, le système a entièrement décroché pendant environ deux heures au CIUSSS de la Mauricie [1]. Connexions rétablies à 9 h 25 [4].
La cause: un problème de latence sur la bande passante. Solution appliquée dans l’urgence: la capacité a été multipliée par cinq, passant de 2 à 10 gigabits [14][15]. Erika Bially, vice-présidente aux technologies de l’information de Santé Québec [16], a qualifié le problème de « prioritaire » [16]. Posé autrement: il a fallu une panne en production pour découvrir qu’une infrastructure réseau dimensionnée pour des dizaines de milliers d’utilisateurs simultanés ne tenait pas la charge.
Les alertes ignorées: « On s’apprête à voir le bateau couler »
Six jours avant le lancement, la Dre Guylaine Gaudet, médecin spécialiste en oncologie au CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal [17], avait alerté publiquement. S’exprimant également au nom de ses collègues de l’Hôpital du Sacré-Cœur [18], elle déclarait: « C’est catastrophique. Ils se disent dépassés » [19]. Le Journal de Québec révélait alors qu’un tableau interne faisait état de 1 264 problèmes informatiques en attente [20], dont seulement huit avaient été résolus dans les 24 dernières heures [21]. Un taux de résolution inférieur à 1 %.
Les chiffres ne mentent pas. Epic Systems recommandait de fonctionner à 150 % des effectifs au moment du lancement [22]. Patricia Maillot, présidente du Syndicat des professionnels en soin de la Mauricie et du Centre-du-Québec [23], constatait: « On est à peine à 100 % présentement » [24]. À moins de 24 heures du « Go Live », un département complet de l’Hôpital en santé mentale Rivière-des-Prairies n’avait pas reçu la bonne formation [25][26]. Le CHSLD Laurendeau, lui, n’avait pas reçu le scanner permettant de lire le bracelet du patient et son profil médicamenteux [27][28].
Un sondage de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) montrait que 13 % des syndiqués seulement estimaient « être préparés adéquatement » à utiliser le système [7][8].
Cybersécurité: la guerre des pourcentages
Au moins trois mesures de mitigation des risques de cybersécurité n’étaient pas en place en début de semaine précédant le lancement [29]. Selon des documents obtenus par Radio-Canada, aucun des risques identifiés n’était géré à 100 % [30]. La firme Deloitte avait pourtant listé les scénarios: compromission de comptes, rançongiciel, failles d’authentification, exfiltration de données médicales [31]. Santé Québec affirme de son côté que les risques ont été réduits de plus de 90 % [32], et que certaines mesures doivent être réglées d’ici le 31 mai [33].
Ces deux chiffres mesurent-ils la même chose? Non. Le « 0 % géré à 100 % » de Radio-Canada [30] est un critère binaire, risque par risque: aucun des scénarios listés par Deloitte n’a été entièrement neutralisé. Le « plus de 90 % de réduction » mis en avant par les autorités [32] est une métrique agrégée d’exposition résiduelle, qui dilue les zones noires dans une moyenne. Les deux affirmations peuvent être vraies simultanément - et c’est précisément l’ambiguïté sémantique qui permet de communiquer une rassurance là où le détail technique impose la prudence.
« Le 9 mai marque le début du déploiement, et non la fin du travail de sécurisation », écrit Marianne Paquette, porte-parole de Santé Québec [34]. Pour le dire simplement: on a lancé sans avoir terminé.
Le cadre légal absent du débat public
Selon plusieurs sources, la Loi 25, qui modernise la protection des renseignements personnels au Québec, impose à tout organisme public ou privé une obligation de déclaration des « incidents de confidentialité » à la Commission d’accès à l’information (CAI) et aux personnes concernées, dès lors qu’un risque sérieux de préjudice est identifié. Quant à l’accès non autorisé à des systèmes informatiques, l’article 342.1 du Code criminel canadien prévoit des sanctions pénales.
Or, à ce jour, aucune source consultée ne fait état d’une prise de position publique de la Commission d’accès à l’information du Québec sur les lacunes de cybersécurité identifiées avant le lancement du DSN. Aucune communication non plus, du côté fédéral, sur ce dossier - alors que le contrat fait transiter des données médicales de millions de citoyens par les serveurs d’une entreprise américaine soumise au CLOUD Act. Cette absence des régulateurs dans un dossier où ils sont, légalement, en première ligne, constitue en soi une anomalie.
L’omerta sur le terrain
À l’interne, Santé Québec interdit à toute personne qui travaille sur le DSN de s’adresser aux médias [35]. « C’est interdit aux employés de parler en mal du Dossier santé numérique », rapporte Isabelle Roy, présidente du Syndicat des professionnelles en soins du Nord-de-l’Île de Montréal [36]. La Dre Gaudet dénonce « l’omerta » entourant le déploiement [37]: « La direction a dit aux infirmières: « Vous n’avez pas le droit de critiquer le DSN » » [38].
Sur quatre employés du système de santé ayant brisé le silence auprès de Radio-Canada, tous ont demandé l’anonymat « pour éviter des répercussions négatives sur leur emploi » [39]. Une source résume: « C’est sûr que ça va brasser. Il va y avoir du chaos » [40]. Une autre: « L’analyse de risque n’est pas mature. Je nous souhaite bonne chance pour que ça fonctionne » [41]. On rappellera que la liberté d’expression des salariés sur des sujets d’intérêt public est protégée par la Charte canadienne des droits et libertés et par la Charte québécoise, sous réserve du devoir de loyauté. Une consigne générale interdisant toute critique publique d’un programme public d’une telle ampleur dépasse manifestement ce que le droit du travail autorise.
Le coût qui n’avait pas été annoncé
Le projet, évalué à 402 millions de dollars [5], a déjà dépassé son budget initial de 265 millions [42] de 50 % [43], notamment à cause d’une sous-estimation des salaires qui a généré 136 millions de dépassement [44]. Le contrat avec Epic Systems pourrait atteindre 1,5 milliard sur 15 ans [45][46], voire entre 1,5 et 3 milliards une fois déployé dans tout le Québec [47].
Mais le chiffre que Santé Québec n’avait pas mis en avant, et qui a émergé la veille du déploiement: 100 millions de dollars par année de coûts d’exploitation - licences, hébergement, salaires des équipes de soutien [48]. « Comment se fait-il qu’on apprend les coûts réels la veille du déploiement? », a interpellé Guillaume Cliche-Rivard, député de Québec solidaire [49][50]. Santé Québec promet en retour 120 M$ d’économies annuelles [51].
L’enquête sur le contrat: pourquoi Epic?
L’Autorité des marchés publics (AMP) a ouvert une enquête sur l’attribution du contrat à Epic Systems [52][53], a confirmé son porte-parole Stéphane Hawey [52]. Le premier appel d’offres, lancé en 2022, avait été annulé [54]. Le second n’a retenu que deux fournisseurs [55]. Monsef Derraji, député libéral [56], a transmis une lettre à l’AMP: « Plusieurs personnes m’ont dit que quelqu’un au ministère voulait Epic avant même de lancer l’appel d’offres » [57].
Souveraineté des données: le CLOUD Act en embuscade
Les données de santé des Québécois transitent par les serveurs d’Epic Systems, entreprise américaine [58]. En vertu du CLOUD Act américain [59], une entité gouvernementale des États-Unis peut exiger d’une entreprise américaine qu’elle dévoile toute communication électronique. Cara Connelly, cheffe des relations publiques d’Epic [60], assure que la firme renverrait le demandeur vers Santé Québec [61]. Mais dans certains cas liés à des procédures criminelles, Epic pourrait devoir transmettre les données sans même aviser Santé Québec [62].
L’ex-ministre de la Cybersécurité Gilles Bélanger [63] avait déclaré le 10 avril que les données « ne sont pas du tout en sécurité » [64]. Il a perdu son poste, remplacé par France-Élaine Duranceau [65]. Santé Québec a enclenché les démarches pour migrer les données vers le Nuage gouvernemental du Québec [66][67].
L’angle mort: la centralisation comme point unique de défaillance
Ce que les sources mainstream traitent comme une suite d’incidents techniques est, en réalité, un problème d’architecture. Frédéric Cuppens, directeur de l’Institut multidisciplinaire en cybersécurité et cyberrésilience à Polytechnique Montréal [68], le formule sans détour: « Une défaillance dans un logiciel où l’architecture est complètement centralisée pourrait conduire à une défaillance de l’ensemble de tous les services de santé au Québec » [69]. Le DSN doit fusionner plus de 400 systèmes informatiques [70] et 4 000 applications différentes [71] en une plateforme unique.
Le réseau québécois n’a pas seulement informatisé ses dossiers patients. Il a remplacé une architecture distribuée - fragile mais résiliente par fragmentation - par un point unique de défaillance. Quand la bande passante a cédé lundi matin, deux heures de panne ont suffi à paralyser un CIUSSS entier [1]. À l’échelle provinciale, ce mécanisme s’appliquerait à tout le réseau.
Précédents internationaux: un fiasco prévisible
Ce type de dérapage n’est pas inédit. On se souvient du National Programme for IT du NHS britannique, lancé en 2002 et abandonné officiellement en 2011 après avoir englouti plusieurs milliards de livres sterling: un programme national de dossiers de santé électroniques jamais déployé à l’échelle promise, dont l’architecture trop centralisée et la sous-estimation chronique des coûts d’intégration avaient été pointées. À chaque fois, le même schéma se répète: architecture centralisée, échéancier politique tenu coûte que coûte, alertes des soignants minimisées par la hiérarchie jusqu’à ce que la panne survienne en production.
Myriam Lavoie-Moore, chercheuse associée à l’IRIS et spécialiste des technologies numériques et de la santé [72], pointe un autre paradoxe: « On assiste à une forme de centralisation qui fait en sorte qu’on a une perte dans les rapports humains à humains » [73]. Le logiciel d’Epic reconnaît les centres hospitaliers, mais pas d’emblée les CHSLD, CLSC, centres de jeunesses, centres de périnatalité ou centres de toxicomanie [74] - des établissements typiquement québécois qu’il faut greffer après coup sur une structure conçue pour le système américain.
Pourquoi maintenant?
Initialement prévu en novembre 2025, le déploiement avait été repoussé au mois de mai 2026 [75]. La première ministre Christine Fréchette [76] a donné le feu vert au démarrage [77] malgré les alertes: « Malgré les défis, ce virage est nécessaire » [78]. La ministre de la Santé Sonia Bélanger [79] s’est dite « très satisfaite » après une visite de terrain le week-end de lancement [80].
Reporter le DSN à ce stade coûterait environ 11 millions de dollars par mois [81], pour un minimum de quatre mois [82]. C’est aussi cher que d’avancer. Le gouvernement a tranché. Les soignants suivent.
Le 11 mai à 9 h 25 [4], les connexions étaient rétablies au CIUSSS de la Mauricie. Les questions, elles, ne le sont pas: ni celles de l’Autorité des marchés publics sur l’attribution du contrat, ni celles, plus discrètes, de la Commission d’accès à l’information sur la conformité du dispositif à la Loi 25.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (82)
« tout le système a été paralysé durant environ deux heures lundi matin au CIUSSS Mauricie-Centre-du-Québec en raison d’«un problème touchant un équipement réseau» »
monvicto.com ↗ ↩
« le gouvernement Legault annonçait avoir choisi la compagnie américaine Epic Systems pour le déploiement du DSN. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« au deuxième jour du déploiement du Dossier santé numérique (DSN), les autorités semblent satisfaites de la tournure des événements dans les deux organisations visées, le CIUSSS de la Mauricie-Centre-du-Québec et celui du Nord-de-l’île-de-Montréal »
monvicto.com ↗ ↩
« «Depuis 9 h 25, aucun nouvel incident n’a été signalé à ce sujet et les connexions sont maintenant rétablies, précise-t-on. »
monvicto.com ↗ ↩
« un projet aujourd’hui évalué à 402 millions de dollars. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« dont le déploiement à travers la province pourrait coûter jusqu’à 3 milliards. »
lapresse.ca ↗ ↩
« Un sondage de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) montre que 13 % des syndiqués seulement estiment « être préparés adéquatement » à utiliser le système après avoir reçu leurs formations. »
lapresse.ca ↗ ↩
« Un sondage de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) montre que 13 % des syndiqués seulement estiment « être préparés adéquatement » à utiliser le système après avoir reçu leurs formations. »
lapresse.ca ↗ ↩
« le lancement du Dossier santé numérique (DSN), le 9 mai »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« dans deux CIUSSS, ceux de la Mauricie - Centre-du-Québec et du Nord-de-l'Île-de-Montréal »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« dans deux CIUSSS, ceux de la Mauricie - Centre-du-Québec et du Nord-de-l'Île-de-Montréal »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Les responsables du déploiement ont reçu pour le week-end 2168 «billets», c’est-à-dire des signalements de problèmes de toutes sortes »
monvicto.com ↗ ↩
« le fournisseur du système Epic avait averti Santé Québec qu’il fallait s’attendre plutôt à 6000 billets par jour au début de l’implantation »
monvicto.com ↗ ↩
« la bande passante, qui est passée de 2 gigabits à 10 gigabits »
monvicto.com ↗ ↩
« la bande passante, qui est passée de 2 gigabits à 10 gigabits »
monvicto.com ↗ ↩
« la vice-présidente aux technologies de l’information de Santé Québec, Erika Bially, a qualifié le problème de latence de prioritaire »
monvicto.com ↗ ↩
« « Il y a vraiment de la détresse sur le terrain », dénonce la médecin spécialiste en oncologie du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal, Guylaine Gaudet. »
journaldequebec.com ↗ ↩
« qui prend la parole au nom de ses collègues de l’Hôpital du Sacré-Cœur. »
journaldequebec.com ↗ ↩
« « C’est catastrophique. Ils (les employés) se disent dépassés », affirme la Dre Gaudet, qui prend la parole au nom de ses collègues de l’Hôpital du Sacré-Cœur. »
journaldequebec.com ↗ ↩
« un tableau faisait état de 1264 problèmes informatiques en attente d’une solution (tickets), selon des données obtenues par notre Bureau parlementaire. »
journaldequebec.com ↗ ↩
« Seulement huit avaient été résolus dans les 24 dernières heures. »
journaldequebec.com ↗ ↩
« Epic Systems, la firme américaine choisie pour le DSN, suggère de fonctionner à 150 % des effectifs au moment du lancement »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« selon Patricia Maillot, présidente du Syndicat des professionnels en soin de la Mauricie et du Centre-du-Québec. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« On est à peine à 100 % présentement, juge Patricia Maillot. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« On a un département complet à l’Hôpital en santé mentale Rivière-des-Prairies qui n’a pas reçu la bonne formation. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« À moins de 24 heures du déploiement, les gestionnaires ont pris la décision de ne pas les former. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Le CHSLD Laurendeau spécifiquement, ils n’ont pas encore reçu le scan qui permet de scanner le profil de médicaments du patient »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Le CHSLD Laurendeau spécifiquement, ils n’ont pas encore reçu le scan qui permet de scanner le profil de médicaments du patient, le bracelet du patient et le médicament à distribuer. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« au moins trois mesures de mitigation des risques de cybersécurité n’étaient pas en place en début de semaine »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« aucun des risques n’était géré à 100 % »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Deloitte a déterminé des scénarios de risques pour le DSN, par exemple la compromission de comptes, un rançongiciel, des failles d’authentification ou l’exfiltration de données médicales »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Santé Québec affirme que les risques ont été réduits de plus de 90 % »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« certaines mesures doivent être réglées d'ici le 31 mai »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Le 9 mai marque le début du déploiement, et non la fin du travail de sécurisation, nous écrit par courriel la porte-parole de la société d'État, Marianne Paquette. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« à l’interne, Santé Québec interdit à toute personne qui travaille sur le DSN de s’adresser aux médias. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« C’est interdit aux employés de parler en mal du Dossier santé numérique, rapporte Isabelle Roy, présidente du Syndicat des professionnelles en soins du Nord-de-l’Île de Montréal. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Or, la spécialiste des tumeurs au cerveau dénonce aussi « l’omerta » entourant le déploiement du Dossier santé numérique à Montréal. »
journaldequebec.com ↗ ↩
« « La direction a dit aux infirmières: “Vous n’avez pas le droit de critiquer le DSN” », rapporte la Dre Gaudet. »
journaldequebec.com ↗ ↩
« Parmi ceux-ci, quatre personnes ne souhaitaient pas être identifiées pour éviter des répercussions négatives sur leur emploi. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« C’est sûr que ça va brasser, prévient une de nos sources. Il va y avoir du chaos. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« L’analyse de risque n’est pas mature. [.] Je nous souhaite bonne chance pour que ça fonctionne. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« le budget initial de 265 millions »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« une hausse de plus de 50 % par rapport au budget initial de 265 millions »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Un oubli qui a d’ailleurs déjà causé des dépassements de coûts de 136 millions de dollars. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« le total du contrat confié à la firme Epic Systems pourrait atteindre 1,5 milliard de dollars pour une durée de 15 ans. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« pour une durée de 15 ans. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« un projet de numérisation ambitieux et controversé qui devrait coûter entre 1,5 et 3 milliards de dollars »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Dans la phase d'exploitation, nous anticipons des coûts d'environ 100 millions $ par année qui comportent des coûts de licences, d'hébergement, mais aussi de salaires des équipes qui ont été constituées pour soutenir nos utilisateurs »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« a demandé Guillaume Cliche-Rivard, de Québec solidaire »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Comment se fait-il qu'on apprend les coûts réels la veille du déploiement? A demandé Guillaume Cliche-Rivard, de Québec solidaire. C'est inacceptable de la part de la ministre pour un projet d'une telle envergure »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« le DSN va générer des économies d'au moins 120 M$ par année »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« a confirmé le porte-parole de l'AMP, Stéphane Hawey, en entrevue avec La Presse canadienne »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« l'AMP a déjà entamé des démarches d'enquête »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Le premier appel d'offres, lancé en 2022, a été annulé »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« il y avait uniquement deux fournisseurs dans le processus »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« le député libéral Monsef Derraji a dit avoir obtenu des renseignements sur les appels d'offres »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Plusieurs personnes m'ont dit que quelqu'un au ministère [de la Santé] voulait Epic avant même de lancer l'appel d'offres, a-t-il déclaré »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« la firme Epic Systems, responsable du programme, refusera et mettra Washington en contact avec Santé Québec »
lapresse.ca ↗ ↩
« en vertu du Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act (CLOUD Act) des États-Unis, une « entité gouvernementale » de ce pays peut exiger qu’une entreprise américaine dévoile « toute communication électronique » »
lapresse.ca ↗ ↩
« « Si nous recevions une telle demande, notre réponse serait qu’il ne nous appartient pas de divulguer les données, explique dans un courriel la cheffe des relations publiques de l’entreprise, Cara Connelly. »
lapresse.ca ↗ ↩
« « Si nous recevions une telle demande, notre réponse serait qu’il ne nous appartient pas de divulguer les données, explique dans un courriel la cheffe des relations publiques de l’entreprise, Cara Connelly. Nous renverrions ensuite le demandeur au client concerné. » »
lapresse.ca ↗ ↩
« dans certains cas, liés notamment à des procédures criminelles, Epic pourrait devoir se soumettre à une demande de renseignements américaine sans même aviser le client - ici, Santé Québec. »
lapresse.ca ↗ ↩
« La question de la souveraineté des données qui se retrouvent sur des serveurs de l’entreprise américaine Epic a provoqué un choc entre l’agence et celui qui était alors le ministre de la Cybersécurité et du Numérique, Gilles Bélanger. »
lapresse.ca ↗ ↩
« Le 10 avril, il affirmait devant les journalistes que les données de santé des Québécois ne sont « pas du tout en sécurité » dans le Dossier santé numérique (DSN). »
lapresse.ca ↗ ↩
« Gilles Bélanger vient de perdre son poste de ministre de la Cybersécurité et du Numérique, qui a été confié à France-Élaine Duranceau, également présidente du Conseil du trésor. »
lapresse.ca ↗ ↩
« Erika Bially dit avoir déjà enclenché les démarches pour faire migrer les données des serveurs d’Epic vers ceux du Nuage gouvernemental du Québec (NGQ), directement contrôlés par le gouvernement. »
lapresse.ca ↗ ↩
« faire migrer les données des serveurs d’Epic vers ceux du Nuage gouvernemental du Québec (NGQ), directement contrôlés par le gouvernement. »
lapresse.ca ↗ ↩
« Frédéric Cuppens, directeur de l'Institut multidisciplinaire en cybersécurité et cyberrésilience à Polytechnique Montréal, ajoute que. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Une défaillance dans un logiciel où l'architecture est complètement centralisée pourrait conduire à une défaillance de l’ensemble de tous les services [de santé] au Québec. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« il y a plus de 400 systèmes différents et plus de 4000 applications différentes »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« plus de 400 systèmes différents et plus de 4000 applications différentes »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« explique Myriam Lavoie-Moore, chercheuse associée à l’IRIS et spécialiste des technologies numériques et de la santé. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« C’est un des problèmes assez classiques qu’on voit lorsqu’on essaie de trop uniformiser. On assiste à une forme de centralisation qui fait en sorte qu’on a une perte dans les rapports humains à humains, remarque Myriam Lavoie-Moore. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« le logiciel d’Epic reconnaît les centres hospitaliers, mais ne reconnaît pas d’emblée les établissements de santé québécois, comme les CHSLD, les CLSC, les centres de jeunesses, les centres de périnatalité, ou encore les centres de toxicomanie. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« Initialement prévu au mois de novembre 2025, le déploiement du logiciel a été repoussé au mois de mai 2026. »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« la première ministre Christine Fréchette a donné le feu vert à ce démarrage du DSN »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« la première ministre Christine Fréchette a donné le feu vert à ce démarrage du DSN »
ici.radio-canada.ca ↗ ↩
« « malgré les défis, ce virage est nécessaire » »
journaldequebec.com ↗ ↩
« Un constat qui fait réagir la ministre de la Santé. « C’est un bon point que vous amenez. Le jugement clinique reste, c’est le dossier qui change », affirme Sonia Bélanger. »
lapresse.ca ↗ ↩
« De passage à Montréal pour une annonce en prévention, la ministre de la Santé, Sonia Bélanger, a dit avoir été très satisfaite après avoir été sur le terrain durant la fin de semaine pour voir comment cette implantation se passait. »
monvicto.com ↗ ↩
« on estime à haut niveau un budget d’environ 11 millions de dollars par mois. »
lapresse.ca ↗ ↩
« « Un report du DSN aujourd’hui, c’est un minimum de quatre mois »
lapresse.ca ↗ ↩