Dunkerque : l’entreprise condamnée pour homicide involontaire après la mort d’un intérimaire de 19 ans en 2023

Le 16 juin 2026, la société de charpente employant Romain, mort écrasé par une plaque de 320 kg, a été condamnée à 30 000 euros d'amende pour homicide involontaire.

Dunkerque : l'entreprise condamnée pour homicide involontaire après la mort d'un intérimaire de 19 ans en 2023
Illustration Amandine Delattre / info.fr

Le tribunal a condamné une entreprise de charpente pour homicide involontaire après la mort d’un intérimaire de 19 ans, écrasé par une plaque isolante de 320 kg sur un chantier à Dunkerque en mars 2023. L’amende s’élève à 30 000 euros, avec 15 000 euros de dommages pour la famille.

L’essentiel

  • Accident : Le 7 mars 2023, Romain, intérimaire aide-charpentier de 19 ans, meurt écrasé à la tête par une plaque isolante de 320 kg tombée d’une nacelle sur un chantier à Dunkerque (Nord).
  • Défaillances : L’enquête a révélé que les responsables de la société étaient au courant de problèmes techniques du système d’accrochage, sans stopper les travaux.
  • Condamnation : Le 16 juin 2026, l’entreprise de charpente employeuse a été condamnée pour homicide involontaire à 30 000 euros d’amende et à verser 15 000 euros à la mère et au frère de la victime.

Le tribunal correctionnel de Dunkerque a tranché. Le 16 juin 2026, une société de charpente a été reconnue coupable d’homicide involontaire après la mort d’un jeune intérimaire sur un chantier de la route du Môle 2, en mars 2023. Romain, 19 ans, aide-charpentier, avait été tué sur le coup par une plaque isolante de 320 kg qui s’était détachée d’une nacelle.

Ce qui s’est passé le 7 mars 2023

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Ce jour-là, Romain travaillait en intérim sur un chantier de construction, au premier étage d’un bâtiment. Selon La Voix du Nord, il posait des plaques isolantes lorsqu’une plaque de 320 kg est tombée d’une nacelle et l’a écrasé à la tête. L’accident, survenu route du Môle 2 à Dunkerque, a immédiatement mobilisé les secours, mais le jeune homme n’a pas survécu.

La victime, originaire de la région, était employée en intérim par une société de charpente. Son décès a suscité une vive émotion dans le milieu du BTP local. Le parquet a ouvert une enquête pour déterminer les responsabilités.

L’enquête : des défaillances connues avant l’accident

L’enquête a mis en lumière des manquements graves à la sécurité. D’après La Nouvelle République, les responsables de l’entreprise étaient informés de problèmes techniques sur le système d’accrochage des plaques. Ils auraient dû stopper ou réorganiser les travaux, mais ne l’ont pas fait. « L’entreprise (personne morale) a été condamnée, le patron n’ayant pas été directement mis en cause », précise le journal.

Les investigations ont également établi que la plaque isolante était mal sécurisée. Aucune mesure corrective n’avait été prise malgré les alertes. La justice a considéré que ces négligences caractérisaient une faute pénale en lien direct avec le décès.

La condamnation du 16 juin 2026

Le tribunal a condamné l’entreprise à une amende de 30 000 euros pour homicide involontaire. Par ailleurs, elle devra verser 15 000 euros de dommages et intérêts à la mère et au frère de Romain, selon La Voix du Nord. La décision a été prononcée en présence de la famille, visiblement éprouvée.

Ce verdict, bien que pénal, ne met pas fin au volet civil. La famille pourrait engager une action devant le tribunal des affaires de sécurité sociale pour obtenir une indemnisation complémentaire. L’avocat de la partie civile n’a pas souhaité commenter dans l’immédiat.

Contexte dans le Nord

Le département du Nord, et particulièrement l’agglomération dunkerquoise, connaît une activité industrielle et portuaire intense. Les accidents du travail y restent une préoccupation majeure. Selon les données de la Cramif, le BTP est le secteur le plus touché avec environ 15 % des accidents mortels en région Hauts-de-France. Ce drame rappelle l’importance du respect des consignes de sécurité, notamment sur les chantiers de grande hauteur.

À titre de comparaison, une autre affaire récente dans le Nord a défrayé la chronique : un intérimaire victime d’un accident du travail en 2025 avait conduit à une procédure similaire. La décision du tribunal de Dunkerque pourrait faire jurisprudence pour les entreprises ne respectant pas les normes de sécurité.

Cette condamnation intervient alors que la question de la prévention des risques professionnels est au cœur des débats. Une enquête ouverte à Nanterre après un véhicule ayant percuté l’entrée d’une prison montre que la sécurité des infrastructures est un enjeu transversal. De même, une minute de silence a été observée en hommage à un adjudant, rappelant que chaque vie perdue dans l’exercice de fonctions mérite justice.

Prochaine étape : l’entreprise condamnée peut encore faire appel de la décision dans un délai de dix jours. La famille attend désormais que la procédure soit définitive pour tourner la page.

Amandine
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Sources

Amandine Delattre

Amandine Delattre

Amandine est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Nord (59), avec Lille pour chef-lieu. Spécialité du département : métropole MEL et Eurostar/Thalys. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Hauts-de-France.

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