Duralex : mobilisation des salariés et plan de cession validé à Orléans

Une quarantaine de salariés et militants CGT se sont rassemblés jeudi 2 juillet 2026 devant le tribunal de commerce d'Orléans pour défendre les 243 emplois de la verrerie, placée en redressement judiciaire.

Duralex : mobilisation des salariés et plan de cession validé à Orléans
Illustration Émilie Dupont / info.fr

Le tribunal de commerce d'Orléans a validé l'ouverture d'un plan de cession pour Duralex, jeudi 2 juillet. Une quarantaine de salariés s'étaient mobilisés devant l'enceinte pour défendre leurs emplois. La production a partiellement redémarré lundi 6 juillet.

L’essentiel

  • Fait 1 : Une quarantaine de salariés et militants CGT rassemblés devant le tribunal de commerce d’Orléans le 2 juillet 2026.
  • Fait 2 : Le tribunal a validé l’ouverture d’un plan de cession pour Duralex, en redressement judiciaire depuis le 1er juin.
  • Fait 3 : L’usine de La Chapelle-Saint-Mesmin emploie 243 salariés. Le chiffre d’affaires est en hausse de 7 %.
  • Fait 4 : Les repreneurs ont jusqu’au 6 août pour déposer une offre. Prochaine audience le 17 septembre.

Une mobilisation devant le tribunal

Jeudi 2 juillet 2026, aux alentours de 13 heures, une quarantaine de personnes se sont rassemblées devant le tribunal de commerce d’Orléans. Salariés de Duralex et militants de la CGT étaient venus défendre leurs emplois. « Jeudi dernier, des salarié·es étaient réuni·es devant le tribunal d’Orléans pour défendre leurs emplois », a indiqué le syndicat sur X. Un rassemblement calme, encadré par les forces de l’ordre, selon l’AFP.

La verrerie Duralex, connue pour ses verres trempés, est en redressement judiciaire depuis le 1er juin 2026. Il s’agit du cinquième redressement en vingt ans. La direction avait invoqué des difficultés de trésorerie malgré un carnet de commandes solide.

Le tribunal valide le plan de cession

À l’issue de l’audience, le tribunal de commerce d’Orléans a validé l’ouverture d’un plan de cession pour l’entreprise. Une décision attendue par les salariés, mais qui ne garantit pas l’avenir du site. « Le tribunal de commerce d’Orléans a validé l’ouverture du plan de cession de Duralex », a confirmé Boursorama le 2 juillet.

Les repreneurs potentiels doivent se manifester avant le 6 août 2026. Une nouvelle audience est programmée le 17 septembre pour étudier les offres. Le tribunal examinera la viabilité des projets, la préservation des emplois et la pérennité de l’outil industriel.

Un redémarrage partiel de la production

La production de l’usine de La Chapelle-Saint-Mesmin avait été suspendue le 12 juin pour préserver la trésorerie. Mais une ligne de fabrication a redémarré le lundi 29 juin, selon l’AFP. « La production de verre sur le site a redémarré avec la relance d’une ligne de fabrication », a précisé le média Inforadar.

Ce redémarrage partiel montre que l’outil industriel reste opérationnel. Les commandes, en hausse de 7 %, sont toujours honorées. « Le carnet de commandes de la verrerie affiche une progression positive de +7 % », indique la Confédération générale des Scop.

Contexte dans le Loiret

Duralex est un des fleurons industriels du Loiret. L’usine, située à La Chapelle-Saint-Mesmin dans l’agglomération orléanaise, emploie 243 salariés. Elle produit des verres trempés vendus dans le monde entier. La menace de fermeture pèse régulièrement sur le site, mais chaque fois un repreneur a été trouvé. En 2024, l’entreprise avait été reprise en SCOP par ses salariés. Ce statut n’a pas suffi à garantir l’équilibre financier face à la hausse des coûts de l’énergie et des matières premières.

Le département compte plusieurs sites industriels fragiles. La situation de Duralex est suivie de près par les élus locaux et la préfecture. Le maire de La Chapelle-Saint-Mesmin a exprimé son soutien aux salariés.

Prochaine étape : les offres de reprise

Les candidats à la reprise ont jusqu’au 6 août pour déposer un dossier. L’audience de sélection aura lieu le 17 septembre. Les salariés espèrent un repreneur solide, capable de maintenir l’activité et les effectifs. La CGT réclame des garanties sur l’emploi et le maintien du site dans le Loiret.

Émilie
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Sources

Émilie Dupont

Émilie Dupont

Émilie est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Loiret (45), avec Orléans pour chef-lieu. Spécialité du département : plateforme logistique nationale (10 000 emplois) et cosmétiques. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Centre-Val de Loire.

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