Banque de France : Moulin nommé malgré le rejet d’une majorité de parlementaires
Le décret du 27 mai officialise la nomination du bras droit de Macron à la tête de la BdF. 58 députés et sénateurs ont voté contre, 52 pour. Il manquait 8 voix pour activer le veto constitutionnel.
Emmanuel Moulin prendra ses fonctions le 2 juin 2026. Une majorité de parlementaires a voté contre lui. La règle des trois cinquièmes, prévue par l'article 13 de la Constitution, a sauvé la nomination.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une nomination rejetée par une majorité de parlementaires
58 voix contre, 52 pour : la majorité absolue des parlementaires des deux chambres a voté contre Moulin. Il manquait 8 voix pour atteindre les trois cinquièmes prévus par l'article 13 de la Constitution.
L'indépendance de la Banque de France en question
Moulin a quitté le secrétariat général de l'Élysée le 4 mai 2026. Il prend les fonctions de gouverneur le 2 juin. Moins de quatre semaines entre les deux postes, alors que l'article L142-1 du Code monétaire et financier impose l'indépendance.
L'intervention présumée de Nicolas Sarkozy
Le député PS Philippe Brun a affirmé en séance que Sarkozy avait personnellement téléphoné à des membres LR de la commission. Alternatives Économiques évoque une sollicitation de Moulin lui-même. Moulin dit tout ignorer.
Un mandat de six ans qui couvre la présidentielle de 2027
Le mandat court jusqu'en juin 2032. Villeroy de Galhau part un an et demi avant la fin du sien. Le calendrier rapproché précède l'élection présidentielle.
Les pouvoirs concentrés du nouveau gouverneur
Présidence de l'ACPR, siège au Conseil des gouverneurs de la BCE, gouverneur suppléant au FMI, Haut conseil de stabilité financière, arbitrage du taux du Livret A. Une institution de 9 000 personnes.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Décret de nomination publié au JO après le Conseil des ministres du 27 mai 2026.
- Prise de fonction le 2 juin 2026 pour un mandat de six ans, jusqu'en juin 2032.
- 58 voix contre, 52 pour à l'audition parlementaire du 20 mai 2026, il manquait 8 voix pour activer le veto de l'article 13.
- Le Sénat (27 pour / 12 contre) a compensé le rejet de l'Assemblée nationale (25 pour / 46 contre).
- Le député PS Philippe Brun accuse Nicolas Sarkozy d'avoir téléphoné aux députés LR Moulin dit l'ignorer.
Le décret est paru au Journal officiel. « M. Emmanuel MOULIN est nommé Gouverneur de la Banque de France, à compter du 2 juin 2026 », signé Emmanuel Macron [1] et contresigné par Roland Lescure [2], ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique [3]. Le Conseil des ministres du 27 mai 2026 [4] a entériné la nomination pour un mandat de six ans [5]. Le futur gouverneur succède à François Villeroy de Galhau [6], qui se voit conférer le titre de gouverneur honoraire et prendra la tête de la Fondation Apprentis d’Auteuil [7].
Sept jours plus tôt, le 20 mai 2026 [8], le candidat passait son audition devant les commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat. Le décompte est sans appel: 52 voix « pour », 58 voix « contre » sur l’ensemble des deux chambres [9][10]. À l’Assemblée nationale, 25 députés se sont prononcés pour la nomination et 46 contre, sur 71 suffrages exprimés et un nul [11][12][13]. Au Sénat, 27 pour et 12 contre, sur 39 suffrages exprimés et 4 nuls [14][15][16]. Une majorité absolue des parlementaires a donc rejeté la nomination.
Article 13: la règle qui sauve la nomination
L’article 13 de la Constitution prévoit qu’un veto parlementaire ne s’applique que si l’addition des votes négatifs représente au moins trois cinquièmes des suffrages exprimés des deux commissions réunies [18][19]. Le seuil de blocage était de 66 voix contre [17]. Les opposants en ont réuni 58 [10]. À l’Assemblée, ils franchissaient les trois cinquièmes [20]. Au Sénat, ils étaient minoritaires [14][15]. Mediapart résume: Emmanuel Moulin « a été sauvé par le Sénat » [21].
Ce mécanisme, introduit par la révision constitutionnelle de 2008 selon plusieurs sources, devait initialement renforcer le contrôle parlementaire sur les nominations présidentielles. En pratique, il fonctionne en miroir: seul un blocage à la majorité qualifiée - rare - peut faire échec à un choix de l’Élysée.
Trente ans dans les cabinets de l’exécutif
Emmanuel Moulin a 57 ans [22]. Inspecteur général des finances, diplômé de Sciences Po et de l’ESSEC [23][24]. Il a commencé à travailler dans les cercles de l’exécutif dès 2007, sous la droite [25]. Chez Christine Lagarde à Bercy, puis à l’Élysée auprès de Nicolas Sarkozy [26][27] entre 2009 et 2012 [28]. Passage dans le privé pendant le quinquennat Hollande, entre 2012 et 2017, comme directeur général délégué d’Eurotunnel puis directeur général de Mediobanca à Paris [29][30].
Retour à Bercy en 2017 comme directeur de cabinet de Bruno Le Maire, fonction occupée jusqu’en novembre 2020 [31][32]. Directeur général du Trésor à partir de fin 2020 [33]. Directeur de cabinet de Gabriel Attal à Matignon début 2024 [34][35]. Secrétaire général de l’Élysée en avril 2025 [36][37], poste qu’il quitte le 4 mai 2026 [38]. Pierre-André Imbert, ambassadeur en Australie depuis décembre 2023 [39], lui succède à l’Élysée - un décret paru au Journal officiel le 30 avril [40].
Les Échos avaient présenté ce remplacement comme « l’ouverture de la voie » vers la Banque de France [41][42]. La séquence administrative était calée.
Sarkozy au téléphone des LR: une accusation, une dénégation
Pendant l’audition à l’Assemblée nationale du 20 mai 2026, Philippe Brun, député socialiste et vice-président de la commission des finances [43], a déposé un fait: Nicolas Sarkozy « était personnellement intervenu pour influencer les votes » en faveur de Moulin [44]. Brun précise: Sarkozy a « fait campagne » en appelant un certain nombre de membres de la commission [45].
Réponse d’Emmanuel Moulin: « Je ne sais pas si Monsieur Sarkozy a fait campagne pour moi, je l’ignore totalement » [46].
Alternatives Économiques apporte un éclairage qui complique cette dénégation: « Il n’a pas oublié de solliciter son mentor Nicolas Sarkozy pour s’assurer que les parlementaires LR votent pour lui » [47]. Une source non identifiée citée par le même média résume: « Emmanuel a un avantage: il fait campagne! » [48].
Les deux récits ne se recoupent pas. Si Emmanuel Moulin a sollicité Nicolas Sarkozy - comme l’écrit Alternatives Économiques sur la foi d’une source anonyme [47] -, il est difficile de soutenir qu’il « ignore totalement » que celui-ci ait ensuite décroché son téléphone. À l’inverse, si Moulin dit vrai, c’est que Sarkozy aurait agi de sa propre initiative, sans en informer l’intéressé. Aucune des sources consultées ne tranche: aucun parlementaire LR n’a, à ce stade, confirmé publiquement avoir été contacté par l’ancien président, ni nommé le contenu de la conversation. La promesse implicite faite par Philippe Brun [43] - celle d’identifier les destinataires des appels - reste pendante. Au Sénat, sur 18 voix LR, au moins 4 étaient acquises au candidat avant l’audition [49][50]; ce qui s’est joué entre ces premiers ralliements et le vote final reste, pour l’heure, hors de portée des sources publiques.
« Homme libre »
Devant les sénateurs, Moulin a ouvert son audition par une déclaration: « Je me tiens devant vous en homme libre, en homme du service public qui sert l’État depuis 30 ans et qui s’engage à exercer ses fonctions en toute indépendance et toute impartialité, tant à l’égard du pouvoir exécutif que des intérêts privés » [51]. Il a ajouté: « Jamais je n’ai abdiqué ni mes convictions, ni ma liberté de penser, ni mon indépendance » [52].
Claude Raynal, président socialiste de la commission des finances du Sénat [53], avait introduit la séance dans des termes plus secs: « Alors que le président est quelquefois suspecté, voire accusé par certains, de verrouillage des institutions avant son départ de l’Élysée, avec la nomination récente de plusieurs proches à des postes clés de notre République, vous aurez sans doute à cœur de nous présenter votre conception de l’indépendance de l’institution » [54].
À l’Assemblée nationale, Éric Coquerel, président LFI de la commission des finances [55][56], avait posé la même question dans d’autres mots: « Non pas par rapport à votre personne, ni même vos compétences, [.] mais bien parce que vous avez exercé des fonctions politiques » [57]. Et: « Vous venez de quitter vos fonctions à l’Élysée, il y a moins d’un mois » [58]. Moulin a répondu: « Je ne me suis jamais présenté à aucune élection. [.] Je ne pense pas que ma carrière soit uniquement liée à celle du président actuel » [59].
Ni l’Élysée ni Roland Lescure, ministre contresignataire du décret, n’ont à ce jour répondu publiquement aux accusations de verrouillage institutionnel formulées par Raynal et Savoldelli. Aucune des sources consultées ne mentionne de réaction officielle du gouvernement sur ce point précis.
« Pantouflage déguisé »: le mot et la loi
Le sénateur communiste du Val-de-Marne Pascal Savoldelli [60] a employé un terme précis: « La façon dont le Président se permet cette désignation, c’est une forme de pantouflage déguisé, sans prise illégale d’intérêt. On devait attendre la présidentielle, le nouveau président aurait désigné le nouveau gouverneur de la Banque de France » [61]. Moulin a contesté la qualification: « Je ne pense pas qu’il faille utiliser des termes qui ne sont pas appropriés » [62].
Le terme renvoie à un cadre légal. Selon plusieurs sources, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) contrôle les départs d’agents publics vers le secteur privé, et le Code pénal réprime la prise illégale d’intérêts pendant un certain délai après la cessation des fonctions. Savoldelli reconnaît lui-même que la situation reste « sans prise illégale d’intérêt » [61]: la Banque de France étant une institution publique, le verrou pénal ne s’applique pas. Le terme « pantouflage déguisé » désigne donc, dans la bouche du sénateur, une circulation entre cabinets ministériels et institution publique indépendante que la loi n’interdit pas - et que les opposants jugent politiquement problématique.
Quant à l’indépendance proprement dite, le Code monétaire et financier dispose, selon plusieurs sources, que la Banque de France fait partie intégrante du Système européen de banques centrales et qu’elle ne peut solliciter ni accepter d’instructions du gouvernement ou de toute autre instance. C’est sur cette indépendance, fixée dans le droit positif, que Moulin sera jugé.
Au RN, le député Jean-Philippe Tanguy [63] a qualifié Moulin de « l’une des pires personnalités de la Macronie » [64]. Côté Insoumis, Coquerel estime que le candidat « ne coche pas vraiment les cases » et soulève « une question d’indépendance et de neutralité » [65][66].
Un gouverneur aux multiples casquettes
La fonction de gouverneur ne se limite pas à diriger une institution de près de 9 000 personnes [67]. Elle agrège un faisceau de pouvoirs dont chacun, pris isolément, exigerait déjà des garanties d’indépendance. Moulin présidera l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, qui supervise les banques et les assurances françaises [68][69]. Il siégera au Haut conseil de stabilité financière [70], chargé de prévenir le risque systémique. Il représentera la France au Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, aux côtés de ses homologues des vingt autres pays de la zone euro [71][72], où se vote la politique monétaire - fixation des taux directeurs, programmes d’achats d’actifs. Il exercera les fonctions de gouverneur suppléant au Fonds monétaire international [73].
S’ajoutent les missions opérationnelles: lutte contre le surendettement des ménages, fixation du taux du Livret A, fabrication des billets [74]. Le Livret A, à lui seul, finance le logement social; son taux est arbitré entre le gouverneur et le ministre de l’Économie. C’est précisément cette concentration - supervision bancaire, stabilité financière, politique monétaire européenne, épargne réglementée - qui donne sa portée aux inquiétudes formulées par Coquerel et Raynal. Un homme qui, jusqu’au 4 mai, exerçait les fonctions de secrétaire général de l’Élysée [38], décidera, à partir du 2 juin, des taux qui s’appliquent au Livret A et présidera l’autorité qui contrôle les banques.
Ses sous-gouverneurs seront Denis Beau et Agnès Bénassy-Quéré [75][76].
Ce que les sources ne disent pas
Le calendrier interroge. François Villeroy de Galhau a annoncé son départ le 9 février 2026 [77], alors que son mandat courait jusqu’à fin 2027 [78]. Il part avec un an et demi d’avance [79]. Le mandat du nouveau gouverneur court jusqu’en juin 2032 [80] - soit cinq ans après l’élection présidentielle de 2027 [81]. Alternatives Économiques pose la question sans détour: la nomination est-elle conçue pour résister à « une victoire de l’extrême droite à l’élection présidentielle de 2027 » [81]?
Le précédent existe, à l’échelle nationale. En 2023, la commission développement durable avait retoqué le candidat proposé par l’Élysée pour diriger l’Ademe [82]. En février 2025, Richard Ferrand avait été confirmé à une voix près au Parlement comme président du Conseil constitutionnel [83][84]. La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes, qui devra contrôler un budget sur lequel elle a eu la main comme ministre des Comptes publics, avait également fait tousser au Parlement [85].
La tension entre exécutif et banque centrale n’est pas une exception française. Selon plusieurs sources, des polémiques similaires ont entouré, ces dernières années, des nominations à la tête de la Banque d’Angleterre ou les attaques publiques de Donald Trump contre la Réserve fédérale américaine. Le cas Moulin s’inscrit dans cette ligne: un personnel issu de l’exécutif accède à une institution censée s’en émanciper.
Benoît Cœuré, actuel président de l’Autorité de la concurrence et ancien membre du directoire de la Banque centrale européenne [86][87], avait été évoqué pour le poste. Son profil - européen, indépendant de l’exécutif français - n’a pas été retenu.
L’audition est terminée. Le décret est publié. Le vote majoritairement contre est consigné au procès-verbal. La règle des trois cinquièmes reste la règle. Les deux faits coexistent. Le mandat commence le 2 juin 2026.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (87)
« Emmanuel Macron »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩
« Le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, Roland Lescure »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩
« M. Emmanuel MOULIN est nommé Gouverneur de la Banque de France, à compter du 2 juin 2026. »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩
« le conseil des ministres du 27 mai 2026 a officiellement entériné la nomination d'Emmanuel Moulin comme gouverneur de la Banque de France »
banque-france.fr ↗ ↩
« pour un mandat de six ans »
banque-france.fr ↗ ↩
« François Villeroy de Galhau, qui se voit conférer le titre de gouverneur honoraire »
banque-france.fr ↗ ↩
« pour prendre la tête de la Fondation Apprentis d’Auteuil »
rfi.fr ↗ ↩
« Dans la salle A131 du Sénat, ce mercredi 20 mai à 9 heures, Emmanuel Moulin passe son premier entretien d’embauche de la journée. »
nouvelobs.com ↗ ↩
« l'ancien secrétaire général de l'Elysée a recueilli 52 voix "pour" et 58 voix "contre" son arrivée au poste de gouverneur. »
lcp.fr ↗ ↩
« l'ancien secrétaire général de l'Elysée a recueilli 52 voix "pour" et 58 voix "contre" son arrivée au poste de gouverneur. »
lcp.fr ↗ ↩
« 25 députés se sont prononcés "pour" la nomination et 46 "contre" (71 exprimés et un nul). »
lcp.fr ↗ ↩
« 25 députés se sont prononcés "pour" la nomination et 46 "contre" (71 exprimés et un nul). »
lcp.fr ↗ ↩
« 25 députés se sont prononcés "pour" la nomination et 46 "contre" (71 exprimés et un nul). »
lcp.fr ↗ ↩
« Au Sénat, il y a eu 27 "pour" et 12 "contre" (39 exprimés et 4 nuls). »
lcp.fr ↗ ↩
« Au Sénat, il y a eu 27 "pour" et 12 "contre" (39 exprimés et 4 nuls). »
lcp.fr ↗ ↩
« Au Sénat, il y a eu 27 "pour" et 12 "contre" (39 exprimés et 4 nuls). »
lcp.fr ↗ ↩
« Pour atteindre les 3/5e et bloquer la nomination, le seuil des voix nécessaires était de 66. »
lcp.fr ↗ ↩
« le Président ne peut procéder à la nomination que lorsque l’addition des votes négatifs représente au moins 3/5 des suffrages exprimés »
publicsenat.fr ↗ ↩
« un droit de veto parlementaire s’applique si le total des voix « contre » représente trois cinquièmes des suffrages exprimés (hors abstention donc). »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Si trois cinquièmes des députés se sont opposés à la nomination d’Emmanuel Moulin à la tête de la plus puissante institution financière du pays »
mediapart.fr ↗ ↩
« l’ex-secrétaire général de l’Élysée a été sauvé par le Sénat »
mediapart.fr ↗ ↩
« Devant la commission des Finances, le haut fonctionnaire de 57 ans vient défendre sa candidature au poste de gouverneur de la Banque de France »
nouvelobs.com ↗ ↩
« l’inspecteur général des finances également diplômé de Sciences Po et de l’Essec »
la-croix.com ↗ ↩
« l’inspecteur général des finances également diplômé de Sciences Po et de l’Essec »
la-croix.com ↗ ↩
« Emmanuel Moulin commence dès 2007 à travailler dans les cercles de l’exécutif, sous la droite »
la-croix.com ↗ ↩
« Chez Christine Lagarde à Bercy puis à l’Élysée auprès de Nicolas Sarkozy »
la-croix.com ↗ ↩
« à l’Élysée auprès de Nicolas Sarkozy »
la-croix.com ↗ ↩
« puis de conseiller économique à la Présidence de la République de 2009 à 2012 »
banque-france.fr ↗ ↩
« Entre 2012 et 2017, il devient Directeur général délégué du groupe Eurotunnel »
banque-france.fr ↗ ↩
« puis Directeur général de Mediobanca à Paris »
banque-france.fr ↗ ↩
« directeur de cabinet de Bruno Le Maire à Bercy »
publicsenat.fr ↗ ↩
« directeur de cabinet de Bruno Le Maire au ministère de l’Economie (mai 2017-novembre 2020) »
nouvelobs.com ↗ ↩
« Avant d’être nommé directeur du Trésor fin 2020 »
la-croix.com ↗ ↩
« Il a aussi été directeur de cabinet de Gabriel Attal, quand ce dernier était premier ministre »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Début 2024, nouvelle promotion politique. Emmanuel Macron [.] lui adjoint cet homme d’expérience comme directeur de cabinet »
la-croix.com ↗ ↩
« avant d’être nommé secrétaire général de l'Élysée en avril 2025 »
banque-france.fr ↗ ↩
« Arrivé à l’Élysée en avril 2025 en tant que secrétaire général »
la-croix.com ↗ ↩
« dont il a été le secrétaire général à l’Elysée jusqu’au 4 mai dernier »
nouvelobs.com ↗ ↩
« Ambassadeur en Australie depuis décembre 2023, Pierre-André Imbert succédera, la semaine prochaine, à Emmanuel Moulin »
lesechos.fr ↗ ↩
« selon un décret paru ce jeudi 30 avril au Journal officiel »
bfmtv.com ↗ ↩
« Pierre-André Imbert succédera, la semaine prochaine, à Emmanuel Moulin, au poste de secrétaire général de l'Elysée »
lesechos.fr ↗ ↩
« Emmanuel Moulin [.] peut désormais se lancer officiellement dans la course pour prendre la très stratégique fonction de gouverneur de la Banque de France »
lesechos.fr ↗ ↩
« le député socialiste Philippe Brun, vice-président de la commission des finances, a mis les pieds dans le plat en révélant que l’ex-secrétaire général de l’Élysée avait bénéficié du soutien personnel de Nicolas Sarkozy »
mediapart.fr ↗ ↩
« Nicolas Sarkozy était personnellement intervenu pour influencer les votes »
mediapart.fr ↗ ↩
« Nicolas Sarkozy, qui a "fait campagne" pour celui qui était son conseiller entre 2009 et 2012, "en appelant un certain nombre de membres de cette commission". »
lcp.fr ↗ ↩
« "Je ne sais pas si Monsieur Sarkozy a fait campagne pour moi, je l'ignore totalement" »
lcp.fr ↗ ↩
« Il n’a pas oublié de solliciter son mentor Nicolas Sarkozy pour s’assurer que les parlementaires LR votent pour lui. »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« « Emmanuel a un avantage: il fait campagne! » »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« la droite sénatoriale, qui représente 18 voix, devrait favoriser Emmanuel Moulin en raison d’un « arrangement » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Au moins 4 voix sur 18 seraient déjà acquises au haut-fonctionnaire. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Je me tiens devant vous en homme libre, en homme du service public qui sert l’Etat depuis 30 ans et qui s’engage à exercer ses fonctions en toute indépendance et toute impartialité, tant à l’égard du pouvoir exécutif que des intérêts privés » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« "Jamais je n'ai abdiqué ni mes convictions, ni ma liberté de penser, ni mon indépendance" »
lcp.fr ↗ ↩
« le président socialiste de la commission des finances, Claude Raynal »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Alors que le président est quelquefois suspecté, voire accusé par certains, de verrouillage des institutions avant son départ de l’Elysée, avec la nomination récente de plusieurs proches à des postes clés de notre République, vous aurez sans doute à cœur de nous présenter votre conception de l’indépendance de l’institution. » »
nouvelobs.com ↗ ↩
« Selon le décompte annoncé par le président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, Eric Coquerel (La France insoumise), 25 députés se sont prononcés "pour" la nomination et 46 "contre" (71 exprimés et un nul). »
lcp.fr ↗ ↩
« Pour le président de la commission des Finances de l'Assemblée, Eric Coquerel (LFI) »
bfmtv.com ↗ ↩
« "Non pas par rapport à votre personne, ni même vos compétences, [.] mais bien parce que vous avez exercé des fonctions politiques" »
lcp.fr ↗ ↩
« "Vous venez de quitter vos fonctions à l'Elysée, il y a un moins d'un mois" »
lcp.fr ↗ ↩
« "Je ne me suis jamais présenté à aucune élection. [.] Je ne pense pas que ma carrière soit uniquement liée à celle du président actuel." »
lcp.fr ↗ ↩
« le sénateur communiste Pascal Savoldelli »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « La façon dont le Président se permet cette désignation, c’est une forme de pantouflage déguisé, sans prise illégale d’intérêt. On devait attendre la présidentielle, le nouveau président aurait désigné le nouveau gouverneur de la Banque de France » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Je ne pense pas qu’il faille utiliser des termes qui ne sont pas appropriés. Je ne pense pas qu’on puisse considérer ça comme un pantouflage déguisé. La Banque de France est une institution publique, il n’y a pas de passage dans le privé du tout, donc je ne pense pas que ce soit un pantouflage déguisé » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Pour le député RN Jean-Philippe Tanguy »
bfmtv.com ↗ ↩
« considère ce candidat comme "l'une des pires personnalités de la Macronie" »
bfmtv.com ↗ ↩
« il "ne coche pas vraiment les cases" »
bfmtv.com ↗ ↩
« soulevant "une question d'indépendance et de neutralité" »
bfmtv.com ↗ ↩
« une institution où près de 9.000 personnes travaillent »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Emmanuel Moulin assurera la présidence de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) »
banque-france.fr ↗ ↩
« la Banque de France gère aussi l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution), qui supervise les banques du pays »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Il siégera également au Haut conseil de stabilité financière (HCSF) »
banque-france.fr ↗ ↩
« il représentera la Banque de France au Conseil des gouverneurs et au Conseil général de la Banque centrale européenne (BCE) »
banque-france.fr ↗ ↩
« comme ses homologues des vingt autres pays de la zone euro »
lesechos.fr ↗ ↩
« Il exercera les fonctions de gouverneur suppléant au Fonds monétaire international (FMI) »
banque-france.fr ↗ ↩
« avec des missions comme la lutte contre le surendettement, la fixation du taux du Livret A ou la fabrication des billets »
rfi.fr ↗ ↩
« Emmanuel Moulin exercera ses responsabilités aux côtés de Denis Beau et d'Agnès Bénassy-Quéré, sous-gouverneurs »
banque-france.fr ↗ ↩
« Emmanuel Moulin exercera ses responsabilités aux côtés de Denis Beau et d'Agnès Bénassy-Quéré, sous-gouverneurs »
banque-france.fr ↗ ↩
« l'actuel gouverneur François Villeroy de Galhau a annoncé le 9 février son départ de la Banque de France »
bfmtv.com ↗ ↩
« le terme de son mandat était prévu pour fin 2027 »
bfmtv.com ↗ ↩
« François Villeroy de Galhau annonce qu’il partira en juin, un an et demi avant sa fin de mandat »
la-croix.com ↗ ↩
« courra jusqu'en juin 2032 »
bfmtv.com ↗ ↩
« en cas de victoire de l’extrême droite à l’élection présidentielle de 2027 »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« En 2023, la commission développement a retoqué le candidat proposé par l'Elysée pour diriger l'Ademe. »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« En février 2025, Richard Ferrand a été confirmé à une voix près au Parlement comme président du Conseil constitutionnel. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Richard Ferrand a été confirmé à une voix près au Parlement comme président du Conseil constitutionnel. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« l’arrivée de l’ancienne ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin à la Cour des comptes, une institution qui devra contrôler un budget sur lequel elle a eu la main, a elle aussi fait tousser au Parlement. »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Benoît Cœuré, l’actuel président de l’Autorité de la concurrence, dont le nom a été évoqué »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
« qui a été membre du directoire de la Banque centrale européenne »
alternatives-economiques.fr ↗ ↩
Sources
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