Esport à l’école : Matignon passe outre la santé publique
Une stratégie nationale 2026-2030 validée malgré l'opposition du ministère de la Santé et des résultats d'expérimentation jugés décevants
Matignon a validé l'intégration de l'esport dans les parcours scolaires entre 2026 et 2030, contre l'avis de la Direction générale de la santé et de la Mildeca.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Conflit d'intérêts dans l'évaluation scientifique
ArmaTeam, membre de France Esports, finance la thèse d'évaluation à hauteur de 160 000 euros. Le directeur du comité scientifique est lui-même administrateur du lobby. L'article L. 411-3 du Code de la recherche impose pourtant la déclaration des liens d'intérêts.
Opposition frontale du ministère de la Santé
La DGS et la Mildeca se sont opposées avec fermeté au déploiement scolaire, en s'appuyant sur la reconnaissance par l'OMS, depuis 2019, des troubles du jeu vidéo comme pathologie (CIM-11).
Des résultats préliminaires jugés décevants
Le directeur scientifique reconnaît qu'aucune amélioration cognitive n'a été constatée. Les résultats définitifs ne tombent qu'en juin 2028, deux ans après le début du déploiement national.
Un marché de 12 milliards d'euros visé
La stratégie cible un marché mondial estimé à 12 milliards d'euros d'ici 2030 et plus de 40 millions de joueurs en France selon Médiamétrie, valorisant des fleurons comme Ubisoft.
Le paradoxe sport-écran
Seuls 42 % des établissements respectent les 30 minutes quotidiennes d'activité physique obligatoire du PNNS. Y ajouter 50 minutes de jeu assis hebdomadaires interroge la cohérence des politiques de santé scolaire.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Matignon a validé la stratégie Esport 2026-2030 le 8 avril malgré l'opposition de la DGS et de la Mildeca.
- ArmaTeam, membre du lobby France Esports, finance la thèse d'évaluation pour 160 000 euros.
- Le directeur scientifique du projet pilote reconnaît des résultats « décevants » sur les capacités cognitives.
- Les résultats définitifs de l'expérimentation ne sont pas attendus avant juin 2028, soit deux ans après le début du déploiement national.
- Le ministère de l'Éducation nationale n'a pas rendu publique sa position officielle sur la stratégie.
Matignon a tranché. La stratégie nationale « Esport 2026-2030 » [1] a été validée le 8 avril [2] à l’issue d’une concertation interministérielle, comme l’a révélé la cellule investigation de Radio France [3]. Le texte, que l’exécutif prévoyait de rendre public à la fin du mois de mai [4] en marge des championnats du monde de Rocket League à Paris du 22 au 24 mai [5], prévoit la création de partenariats entre établissements scolaires et acteurs privés du secteur du jeu vidéo, et entend « inscrire l’esport dans les parcours éducatifs » [6].
L’arbitrage couronne un souhait exprimé par Emmanuel Macron [7] dès 2022 [8] lors d’une réception dédiée à l’esport à l’Élysée. Les arbitrages avaient été actés lors d’une réunion informelle du 14 janvier [9], en présence de représentants du cabinet de Sébastien Lecornu [10] et de plusieurs ministères (Sports, Éducation nationale, Intérieur, Culture). La présence du cabinet de Sébastien Lecornu dans une réunion sur l’esport scolaire, pilotée par Matignon, n’a fait l’objet d’aucune explication publique.
Le ministère de la Santé pris de court
L’opposition est venue d’où l’on ne l’attendait pas dans les communiqués officiels: la Direction générale de la santé (DGS) [12] et la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) [13] se sont opposées avec fermeté au déploiement de l’esport à l’école [14]. Argument central: l’Organisation mondiale de la santé reconnaît, depuis 2019 [15], les troubles liés au jeu vidéo comme une pathologie - désormais codifiée « gaming disorder » dans la onzième Classification internationale des maladies (CIM-11). Une enquête HBSC [16] de l’OMS publiée le 25 septembre 2024 [17] établit que 12 % [18] des adolescents présentent un risque de jeu problématique, les garçons étant plus exposés (16 % [19] contre 7 % [20] chez les filles), et que 22 % [21] des jeunes joueurs s’adonnent à plus de quatre heures de jeu les jours concernés.
L’argument de santé publique a donc été écarté. Les recommandations de l’OMS insistent pourtant sur la nécessité de former éducateurs et soignants à la littératie numérique [22] et de promouvoir un dialogue ouvert sur le bien-être numérique [23], plutôt que d’organiser la pratique en milieu scolaire.
Une expérimentation pilotée par l’industrie
Le projet Educ Esport, lancé en 2022 [24] dans une vingtaine [25] de collèges et lycées de l’académie de Versailles [26] dans le cadre de l’appel à projets « Innovation dans la forme scolaire » du plan France 2030, sert de vitrine. Environ 3 000 élèves [27] sont invités à des ateliers d’1h30 [28] hebdomadaires, dont 50 minutes [29] de jeu effectif. L’État a financé l’opération à hauteur de deux millions d’euros [30] via la Caisse des Dépôts; deux autres millions [31] ont été injectés par les porteurs du projet, dont ArmaTeam [32].
C’est précisément là que le bât blesse. ArmaTeam, société d’organisation de compétitions et membre de France Esports [33], lobby du secteur du jeu vidéo [34], finance la thèse du doctorant chargé d’évaluer les effets de l’esport sur les élèves, à hauteur de 160 000 euros [11]. Le comité scientifique du projet est dirigé par Nicolas Besombes [35], maître de conférences à l’université Paris Cité et lui aussi administrateur de France Esports [36], dont il a été vice-président jusqu’en 2021 [37].
La question des liens d’intérêts entre chercheurs publics et financeurs privés, comme celle de l’encadrement des partenariats associant des opérateurs privés à la communauté scolaire, fait l’objet d’un cadre déontologique et réglementaire précis. Aucun document public ne précise comment ces exigences ont été articulées dans le cas d’Educ Esport [24]. On se souvient des polémiques sur les partenariats entre industriels de l’agroalimentaire et établissements scolaires dans les années 2010, qui avaient conduit à un encadrement progressif des distributeurs de boissons sucrées et de la communication commerciale en milieu scolaire. Le précédent éclaire la prudence attendue dès lors qu’un acteur économique cofinance un dispositif éducatif et son évaluation.
« L’argent part effectivement du compte d’Armateam, mais c’est l’argent de la banque des territoires que nous utilisons pour financer cette étude » [38], défend Rémy Chanson [39], PDG d’ArmaTeam.
Des résultats que personne ne défend
Le plus embarrassant tient aux conclusions intermédiaires livrées par le directeur scientifique lui-même. Nicolas Besombes [35] évoque des résultats « décevants »: « Ce n’est pas à la hauteur de nos espérances. Que ce soit en termes de mémoire de travail ou d’inhibition, on n’a pas vu de résultat d’amélioration des capacités cognitives sur notre groupe expérimental (qui joue au jeu vidéo) par rapport à notre groupe contrôle » [40]. Rémy Chanson tempère: « les résultats définitifs ne sont pas attendus avant juin 2028 [41], il est beaucoup trop tôt pour en tirer des conclusions » [42].
L’arbitrage prématuré
La séquence est, en elle-même, un cas d’école. Le 8 avril [2], Matignon valide la généralisation nationale d’un dispositif dont les résultats préliminaires sont jugés non concluants par celui-là même qui les pilote. Le PDG du porteur de projet estime, lui, qu’il est « beaucoup trop tôt pour en tirer des conclusions » avant juin 2028 [42]. Or le déploiement national est programmé sur la période 2026-2030 [1]: il commencera donc deux ans avant la livraison des résultats définitifs [43]. Autrement dit, la décision politique est prise dans une fenêtre où ni l’évaluateur scientifique, ni l’opérateur industriel ne disposent d’éléments permettant de la fonder. Aucune des sources disponibles ne précise sur quelle base probante l’arbitrage interministériel a été rendu.
Le ministère de l’Éducation nationale, pourtant représenté à la réunion du 14 janvier [9], n’a pas publié de position officielle sur la stratégie; aucun document accessible ne précise la doctrine de la rue de Grenelle sur le déploiement. Cette absence est d’autant plus notable que le texte prévoit d’inscrire l’esport dans les parcours éducatifs [6] et de mobiliser des enseignants.
Le marché derrière la pédagogie
Le calendrier éclaire l’arbitrage. La stratégie cible un marché mondial estimé à 12 milliards d’euros d’ici 2030 [44] et un vivier estimé à 40 millions de joueurs en France [45], là où d’autres décomptes restaient légèrement en deçà de ce seuil [46], selon le périmètre retenu (joueurs réguliers ou occasionnels). Elle entend valoriser des « fleurons français » comme Ubisoft [47]. Le précédent plan d’action pour l’esport, publié le 17 janvier 2023 [48] sous le gouvernement d’Élisabeth Borne [49], promettait déjà une « promotion responsable de l’esport pour en démontrer ses vertus et éviter les risques d’une pratique addictive » [50]. Trois ans plus tard, l’arbitrage de Matignon entérine la première moitié de l’équation.
Le paradoxe sport-écran
Promouvoir une activité sédentaire dans les murs de l’école au moment où l’État peine à imposer trente minutes d’activité physique par jour, c’est l’autre angle mort du dossier. Le Plan national nutrition santé (PNNS) et le plan « sport-santé » fixent depuis plusieurs années un cap clair: ramener du mouvement dans la journée scolaire pour endiguer la progression de l’obésité et du diabète de type 2 chez les adolescents. Or seuls 42 % [51] des établissements respectent aujourd’hui les 30 minutes quotidiennes d’activité physique obligatoire. Dans le même temps, Educ Esport organise 50 minutes [29] de jeu assis hebdomadaires devant un écran, dans des salles dédiées équipées de PlayStation 5 et d’ordinateurs gaming [52]. La contradiction n’a jamais été arbitrée publiquement.
« Comment peut-on promouvoir les jeux vidéo à l’école, alors que les adolescents sont déjà exposés à un risque accru de diabète de type 2 et d’obésité, avec seulement 42 % [51] des établissements respectant les 30 minutes quotidiennes d’activité physique obligatoire? » s’insurge le cardiologue François Carré [53], membre de la commission sur les usages des écrans mise en place à la demande d’Emmanuel Macron en 2024 [54].
Une source proche du dossier va plus loin: « La France cherche à faire entrer la pratique des jeux vidéo à fort risque d’usage excessif dans les parcours éducatifs sur la base d’une expérimentation financée et pilotée par l’industrie du jeu vidéo. Cette décision est incompréhensible - ou, malheureusement, trop facilement compréhensible » [55].
Même la Haute commissaire à l’enfance Sarah El Haïry [56], jeudi 7 mai [57] sur ICI Armorique, s’est montrée réservée: « Faire du ludo-éducatif, de la pédagogie par le sport, par l’esport ou par l’usage des nouvelles technologies est une bonne chose. S’il y a de l’excès, ce n’est pas bon » [58]. Elle s’interroge également sur les moyens disponibles [59]: « Quel accompagnement, quels projets, quels supports, avec quels enseignants? » [60].
L’angle mort: qui forme les enseignants?
Ce que les sources ne disent pas est aussi parlant. Aucun document public ne précise comment les enseignants seront formés à encadrer une pratique que l’OMS classe pathologique depuis 2019 [15]. Aucune ne détaille le coût pour les collectivités territoriales [61] des salles dédiées équipées de PlayStation 5 et d’ordinateurs gaming [52]. Aucune n’explique pourquoi le projet Educ Esport [24] s’étend au pays entier avant que sa thèse d’évaluation soit soutenue.
Reste une question simple, posée en creux par le calendrier: pourquoi maintenant? La réponse tient probablement en deux mots - Rocket League. Annoncer la stratégie en marge des championnats du monde organisés à Paris [5] offrait une vitrine internationale. La fuite a précédé l’annonce. Le débat aussi.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (61)
« Matignon a validé la promotion du 'Esport' en milieu scolaire entre 2026 et 2030 »
franceinfo.fr ↗ ↩
« validée par Matignon à l'issue d'une concertation interministérielle, le 8 avril dernier. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« comme le révèle jeudi la cellule investigation de Radio France »
franceinfo.fr ↗ ↩
« l'exécutif prévoyait de rendre publique à la fin du mois de mai »
franceinfo.fr ↗ ↩
« en marge des championnats du monde de Rocket League organisés à Paris du 22 au 24 mai »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Elle prévoit aussi "d'inscrire l’Esport dans les parcours éducatifs" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« comme le souhaitait Emmanuel Macron, dès 2022 lors d'une réception dédiée à l'esport à l'Elysée. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« comme le souhaitait Emmanuel Macron, dès 2022 lors d'une réception dédiée à l'esport à l'Elysée. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« les arbitrages de la stratégie nationale esport ont été actés lors d'une réunion informelle, le 14 janvier dernier »
franceinfo.fr ↗ ↩
« en présence de représentants du cabinet de Sébastien Lecornu »
ici.fr ↗ ↩
« C'est d'ailleurs ArmaTeam qui finance la thèse du doctorant chargé d'évaluer les effets de l'esport sur les élèves, à hauteur de 160 000 euros. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« la direction générale de la santé (DGS), l'administration centrale du ministère de la Santé chargée des politiques de santé publique »
franceinfo.fr ↗ ↩
« la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives) »
franceinfo.fr ↗ ↩
« la direction générale de la santé (DGS) [.] et la Mildeca [.] s'opposent avec fermeté à plusieurs mesures de la stratégie. Notamment [.] au déploiement de l'esport à l'école. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« l'Organisation mondiale de la santé reconnaît, depuis 2019, les troubles liés au jeu vidéo comme une pathologie. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« chargé de communication pour la recherche, enquête HBSC »
who.int ↗ ↩
« Copenhague, le 25 septembre 2024 »
who.int ↗ ↩
« 12 % des adolescents présentent un risque de jeu problématique »
who.int ↗ ↩
« les garçons étant plus susceptibles que les filles de présenter de tels signes (16 contre 7 %) »
who.int ↗ ↩
« les garçons étant plus susceptibles que les filles de présenter de tels signes (16 contre 7 %) »
who.int ↗ ↩
« plus de 1 sur 5 (22 %) joue pendant au moins 4 heures les jours où ils s’adonnent à ces jeux »
who.int ↗ ↩
« former les éducateurs et les prestataires de soins de santé, fournir une formation spécialisée afin de développer la littératie numérique et d’y apporter un soutien, et ce de manière efficace et inclusive »
who.int ↗ ↩
« promouvoir un dialogue ouvert, encourager la tenue de conversations sur le bien-être numérique au sein des familles, des écoles et des communautés afin de réduire la stigmatisation et d’accroître la sensibilisation »
who.int ↗ ↩
« Un programme lancé en 2022 dans le cadre de l'appel à projets 'Innovation dans la forme scolaire' »
franceinfo.fr ↗ ↩
« le projet Educ Esport. Un programme lancé en 2022 dans une vingtaine de collèges et lycées de l’académie de Versailles »
ici.fr ↗ ↩
« dans une vingtaine de collèges et lycées de l'académie de Versailles »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Environ 3 000 élèves de collèges et de lycées de l'académie de Versailles invités à jouer lors d'ateliers 'encadrés' d'esport »
franceinfo.fr ↗ ↩
« des 'ateliers d'esport encadrés' par des enseignants [.] lors d'ateliers 'encadrés' d'esport d'1h30 chaque semaine »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Le temps effectif de jeu ne dépasse pas 50 minutes. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« l'État a financé l'opération à hauteur de deux millions d'euros via la Caisse des Dépôts »
franceinfo.fr ↗ ↩
« deux autres millions d’euros ont été injectés par les porteurs du projet notamment l’académie de Versailles mais aussi ArmaTeam »
ici.fr ↗ ↩
« ArmaTeam, une société spécialisée dans l'organisation de compétitions de jeux vidéo [.] dont la société est membre de France Esports, le lobby du secteur. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« dont la société est membre de France Esports, le lobby du secteur. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« dont la société est membre de France Esports, le lobby du secteur. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Quant au comité scientifique du projet, il est dirigé par Nicolas Besombes, maître de conférences à l'université Paris Cité, lui aussi administrateur de France Esports »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Nicolas Besombes, maître de conférences à l'université Paris Cité, lui aussi administrateur de France Esports »
franceinfo.fr ↗ ↩
« dont il a été vice-président jusqu'en 2021. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "L’argent part effectivement du compte d’Armateam, mais c’est l’argent de la banque des territoires que nous utilisons pour financer cette étude", assure Rémy Chanson »
ici.fr ↗ ↩
« assure Rémy Chanson, le PDG d'Armateam »
franceinfo.fr ↗ ↩
« il évoque des résultats 'décevants'. 'Ce n’est pas à la hauteur de nos espérances. Que ce soit en termes de mémoire de travail ou d’inhibition, on n’a pas vu de résultat d’amélioration des capacités cognitives sur notre groupe expérimental (qui joue au jeu vidéo) par rapport à notre groupe contrôle' »
ici.fr ↗ ↩
« les résultats ne sont pas attendus avant juin 2028. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Rémy Chanson assure que 'les résultats définitifs ne sont pas attendus avant juin 2028, il est beaucoup trop tôt pour en tirer des conclusions' »
ici.fr ↗ ↩
« les résultats définitifs ne sont pas attendus avant juin 2028 »
ici.fr ↗ ↩
« un marché mondial estimé à 12 milliards d'euros d'ici 2030 »
franceinfo.fr ↗ ↩
« plus de 40 millions de joueurs en France, un record d'après une étude de Médiamétrie »
franceinfo.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le chiffre de 40 millions de joueurs en France circule largement, mais l'attribution à Médiamétrie n'a pas pu être confirmée par les sources publiques disponibles (rapport de l'Observatoire économique de l'esport 2024 ne cite pas Médiamétrie comme source unique de ce chiffre). ↩
« un vivier d'usagers massif, avec près de 40 millions de joueurs en France. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« des 'fleurons français', notamment l'éditeur de jeux Ubisoft, »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Publié le 17/01/2023 »
info.gouv.fr ↗ ↩
« Ce contenu a été publié sous le gouvernement de la Première ministre Élisabeth Borne. »
info.gouv.fr ↗ ↩
« la promotion responsable de l'esport pour en démontrer ses vertus (développement des réflexes, sens de l’effort, créativité, etc.) et éviter les risques d'une pratique addictive; »
info.gouv.fr ↗ ↩
« seulement 42 % des établissements respectant les 30 minutes quotidiennes d'activité physique obligatoire »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Chaque établissement dédiera une salle à la pratique esportive. Cette salle sera équipée d'ordinateurs gaming, de Playstation 5, de Nintendo Switch »
afjv.com ↗ ↩
« s'insurge le cardiologue François Carré, membre de la commission sur les usages des écrans mise en place à la demande d'Emmanuel Macron en 2024. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« membre de la commission sur les usages des écrans mise en place à la demande d'Emmanuel Macron en 2024. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Selon une source proche du dossier: "la France cherche à faire entrer la pratique des jeux vidéo à fort risque d’usage excessif dans les parcours éducatifs sur la base d’une expérimentation financée et pilotée par l’industrie du jeu vidéo. Cette décision est incompréhensible, ou, malheureusement, trop facilement compréhensible" »
ici.fr ↗ ↩
« juge la Haute commissaire à l'enfance, Sarah El Haïry, jeudi 7 mai sur l'antenne d'ICI Armorique »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Sarah El Haïry, jeudi 7 mai sur l'antenne d'ICI Armorique »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Faire du ludo-éducatif, de la pédagogie par le sport, par l'Esport ou par l'usage des nouvelles technologies est une bonne chose. S'il y a de l'excès, ce n'est pas bon" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Elle s'interroge aussi sur les moyens disponibles pour mettre en œuvre cette "stratégie nationale Esport 2026-2030" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Quel accompagnement, quels projets, quels supports, avec quels enseignants?" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« collectivités territoriales »
info.gouv.fr ↗ ↩
Sources
- ENQUETE. Les jeux vidéo intégrés au parcours éducatif, les dessous d’un arbitrage de Matignon qui pose question
- Jeux vidéo à l’école : Matignon intègre l’esport aux parcours éducatifs, malgré l’opposition du ministère de la Santé
- Jeux vidéo à l'école : "S'il y a de l'excès" dans la promotion de l'Esport, "ce n'est pas bon", réagit la Haute commissaire à l'enfance
- Les adolescents, les écrans et la santé mentale
- Un plan d'action pour l'esport
- Educ Esport : usage de l'esport comme outil pédagogique en milieu scolaire
