Étape 13 du Tour 2026 : 205 km, le Ballon d’Alsace et l’énigme tactique
La plus longue étape de cette édition se termine à Belfort après le passage du col mythique, à 30 km de l'arrivée
Le vendredi 17 juillet, le peloton parcourra 205,8 km entre Dole et Belfort. Le Ballon d'Alsace, premier grand col de l'histoire du Tour en 1905, revient 121 ans après.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Le paradoxe du Ballon d'Alsace
À 30 km de l'arrivée, le col est trop loin pour les grimpeurs, trop dur pour les sprinteurs. Fenêtre tactique étroite pour les coureurs polyvalents.
Bataille pour l'échappée
150 km de plat au départ vont générer une guerre d'usure pour intégrer le groupe de tête. Les équipes de sprinteurs voudront contrôler.
La descente comme arme
29,9 km entre le sommet et Belfort, avec une section à 8% dans les 5 derniers kilomètres. Les descendeurs ont une carte à jouer.
Le poids symbolique du col
Premier grand col de l'histoire du Tour en 1905, le Ballon d'Alsace revient 121 ans après. Belfort accueille le Tour pour la 14e fois.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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1905
Premier passage
Le Ballon d'Alsace devient le premier grand col franchi par le Tour de France.
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1978
Dernière arrivée
Le Belge Marc Demeyer s'impose à Belfort lors de la dernière étape accueillie par la ville avant 2026.
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17 juil. 2026
Retour historique
La 13e étape relie Dole à Belfort sur 205,8 km, la plus longue de l'édition, avec le Ballon d'Alsace à 30 km de l'arrivée.
Départ à Dole à 13h - arrivée prévue vers 17h46. Entre les deux, 205,8 kilomètres - la seule étape au-dessus des 200 bornes cette année. Le parcours est plat pendant près de 150 kilomètres - traversant Orchamps, Marnay, Rioz. Mélisey aussi, la région natale de Thibaut Pinot. Puis le terrain se casse.
Au kilomètre 157,4 - le Col des Croix: 5,2 kilomètres à 4,8% - catégorie 3, altitude 678 mètres. Dix-huit kilomètres plus loin, le Ballon d’Alsace surgit. Catégorie 1, 8,8 kilomètres à 6,9% de moyenne - altitude 1173 mètres. Le sommet tombe au kilomètre 175,9. Restent 29,9 kilomètres jusqu’à Belfort.
Christian Prudhomme a prévenu: le profil favorise les baroudeurs. Le Ballon d’Alsace sera le juge de paix avant l’arrivée. Tadej Pogačar, leader du classement général, a qualifié l’étape de « un peu bizarre ». Traduction: personne ne sait comment ça va se jouer.
Le paradoxe tactique
Romain Grégoire, coureur Groupama-FDJ United, estime qu’une victoire d’échappée est « difficilement envisageable ». Son argument: le début plat va générer une bataille énorme pour intégrer le groupe de tête. Les équipes de sprinteurs voudront contrôler, les baroudeurs voudront partir. Résultat probable: un peloton groupé jusqu’au pied du Ballon d’Alsace.
Mais le dénivelé positif cumulé atteint 2400 mètres. Et le sommet du Ballon d’Alsace est à 30 kilomètres de l’arrivée. Trop loin pour les purs grimpeurs qui ne descendent pas. Trop difficile pour les sprinteurs qui ne grimpent pas. Entre les deux, une fenêtre étroite pour les coureurs qui savent tout faire.
Les noms qui reviennent
Tom Pidcock. Grimpeur léger, descendeur agressif. Tim Wellens, Mathias Vacek, Alex Baudin. Tous cités comme capables de tirer leur épingle du jeu sur ce parcours. Leur point commun: ils grimpent ET ils descendent.
Le Ballon d’Alsace a des passages à 8,8%. La descente vers Belfort est technique. Les cinq derniers kilomètres incluent une section de 800 mètres à 8%. Un dernier piège qui peut encore changer la donne.
Le poids de l’histoire
Le Ballon d’Alsace a été le premier grand col franchi par le Tour de France en 1905. Cent vingt-et-un ans avant cette étape. Belfort accueille le Tour pour la quatorzième fois - la dernière remonte à 1978 quand Marc Demeyer s’était imposé.
Dole, ville de départ, reçoit le Tour pour la quatrième fois. Entre les deux villes, un territoire qui n’a pas vu passer le peloton depuis près de cinquante ans. Les routes ont changé. Les coureurs aussi. Le col, lui, n’a pas bougé.
Ce que les sources ne disent pas
Aucune source ne précise la météo attendue. Aucune ne mentionne l’état de la route dans la descente du Ballon d’Alsace. Aucune n’indique si les équipes de favoris au général laisseront partir l’échappée ou contrôleront pour placer leur leader. Aucune ne dit si les 29,9 kilomètres après le sommet sont suffisants pour qu’un groupe de poursuivants revienne sur un solitaire parti du Ballon.
Le parcours est connu. Les coureurs aussi. Le scénario, personne ne le connaît. Pogačar a raison: cette étape est bizarre. Trop longue pour les puncheurs. Trop dure pour les sprinteurs. Trop loin de l’arrivée pour les grimpeurs. Reste les baroudeurs. Ceux qui aiment quand personne ne sait.
