Pogačar s’envole au Lioran, del Toro s’effondre
Le Slovène a attaqué à 15,5 km de l'arrivée au Lioran et creusé l'écart sur ses rivaux, Evenepoel gagne le podium, Del Toro s'effondre
Le Slovène attaque dans le col de Pertus et remporte l'étape en solitaire. Vingegaard perd 44 secondes, del Toro s'écroule et recule à la 7e place. Seixas confirme sa place dans le Top 5.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Pogačar remporte l'étape 10 au Lioran en solitaire après une attaque à 15,5 km de l'arrivée
- Le Slovène porte son avance au général à 3min36 sur Vingegaard, qui perd 44 secondes
- Del Toro s'effondre, perd 1min31 et recule de la 3e à la 7e place (+5min08)
- Paul Seixas, 3e de l'étape à 34 secondes, confirme sa 5e place au général (+4min35)
Le col de Pertus, 15,5 km avant l’arrivée. Pogačar attaque. Vingegaard ne suit pas. Evenepoel tente, recule. Seixas limite la casse. Del Toro explose.
Trois heures cinquante-huit minutes huit secondes plus tard - le Slovène franchit la ligne au Lioran, seul, maillot jaune sur le dos. Evenepoel arrive 32 secondes derrière - Seixas à 34 secondes. Vingegaard termine 7e, à 44 secondes. Del Toro, lui, perd 1 minute 31. On ne l’a plus revu dans le groupe de tête.
Le classement général bascule
Au général, Pogačar totalise désormais 36h15’02 ». Vingegaard pointe à +3min36 - Evenepoel à +4min06. Seixas, 5e à +4min35 - reste dans le coup. Del Toro, lui, dégringole à la 7e place, à +5min08. Coéquipier de Pogačar chez UAE Team Emirates XRG - Isaac del Toro a craqué dans le Massif Central.
C’est la 3e victoire d’étape de Pogačar sur ce Tour. La 24e de sa carrière sur la Grande Boucle. Une attaque, un tempo implacable, plus personne dans la roue. Le geste qu’on connaît par cœur. Le résultat aussi.
La bataille pour le podium s’intensifie
Derrière Pogačar, le podium se dessine entre trois hommes sur moins d’une minute. Trois coureurs, trois équipes, des écarts serrés.
Les marges sont fines. Les étapes de montagne à venir diront qui tient, qui craque. Pour l’instant, personne n’a lâché. Mais personne n’a rattrapé Pogačar non plus.
Isaac del Toro: un effondrement brutal
Avant l’étape, Isaac del Toro occupait la 3e place du général. Il en sort 7e. Une minute trente et une perdue dans une seule ascension. Le coéquipier de Pogačar a craqué quand son leader accélérait. On ne sait pas encore si c’est un coup de moins bien ou le signal d’un effondrement plus large.
Isaac del Toro avait tenu jusqu’ici. Mais au Lioran, dans le Massif Central - il a explosé. Pas progressivement. D’un coup. Pogačar attaque, del Toro recule. Les secondes deviennent des minutes. Le jeune coureur découvre qu’on peut être dans le coup un jour, et hors course le lendemain.
Le problème pour UAE Team Emirates XRG, c’est que del Toro était censé sécuriser le podium. Là, il est 7e, à plus de cinq minutes. Trop loin pour le podium. Trop proche pour abandonner. Sur un Tour, une minute trente, ça ne se rattrape pas sur un malentendu. Surtout quand le corps a déjà lâché une fois.
Seixas: la confirmation attendue
Paul Seixas termine 3e de l’étape, à 34 secondes de Pogačar. Il remonte à la 5e place du général - à 4min35 du maillot jaune. Il tient le rythme des grands. Pour combien de temps, on ne sait pas. Mais pour l’instant, il tient.
Le coureur français de Decathlon CMA CGM n’a pas explosé au Lioran. Il n’a pas gagné de temps non plus. Mais sur une étape où del Toro perd une minute trente d’un coup, ne pas perdre, c’est déjà confirmer. On ne sait jamais quand le corps lâche. Mais on récupère aussi plus vite que les autres. Seixas a prouvé qu’il pouvait suivre. Il reste à prouver qu’il peut tenir trois semaines. La course est longue. Et le Massif Central n’était qu’un début.
Vingegaard contient, sans plus
Jonas Vingegaard a perdu 44 secondes sur Pogačar lors de cette étape. Ce n’est pas un naufrage. Mais ce n’est pas une résistance non plus. Le Danois suit le tempo, sans jamais pouvoir l’accélérer. La victoire, elle, se joue ailleurs. Très loin devant.
L’étape s’est disputée le 14 juillet - jour de la Bastille. Entre Aurillac et Le Lioran - dans le Massif Central. Pogačar a attaqué à 15,5 km de l’arrivée - dans le col de Pertus. Personne n’a pu suivre. Il a roulé seul jusqu’au bout, sans un regard en arrière.
Ce que l’écart dit vraiment
Trois minutes trente-six au général. C’est la somme de dix étapes où Pogačar n’a jamais craqué. Vingegaard, lui, a déjà craqué. Pas spectaculairement. Juste un peu. Quarante-quatre secondes par-ci. Trente par-là. C’est comme ça qu’on perd: par petites fuites, jamais colmatées.
Seixas, lui, est l’inconnue. Cinquième à moins de cinq minutes - il n’a pas explosé. Pas encore. Mais la course est longue. Et on ne sait jamais quand le corps lâche.
Del Toro, on sait. Il a lâché au Lioran.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (6)
« Pogacar now leads Vingegaard by 3min 36sec atop the general classification. »
theguardian.com ↗ ↩
« Sa victoire d'étape, sa troisième de ce Tour, a été obtenue avec 32 secondes d'avance sur Remco Evenepoel et 34 secondes sur Paul Seixas. »
letour.fr ↗ ↩
« La journée a été plus difficile pour Isaac Del Toro (UAE Team Emirates XRG), coéquipier de Pogacar, qui a concédé 1 minute et 31 secondes sur l'étape. »
cyclismactu.net ↗ ↩
« Isaac del Toro (UAE Emirates-XRG) a connu une étape difficile, perdant beaucoup de temps et rétrogradant de la troisième à la septième place au classement général, à 5 minutes et 8 secondes de Pogacar. »
procyclingstats.com ↗ ↩
« Sa victoire d'étape, sa troisième de ce Tour, a été obtenue avec 32 secondes d'avance sur Remco Evenepoel et 34 secondes sur Paul Seixas. »
leparisien.fr ↗ ↩
« Paul Seixas (Decathlon-CMA CGM) se classe cinquième au général, à 4 minutes et 35 secondes de Pogacar, après avoir terminé troisième de l'étape. »
cyclismactu.net ↗ ↩