Etna : l’éruption paralyse l’aéroport de Catane pendant deux jours

Alerte rouge aviation, 188 vols annulés à Catane, puis reprise progressive le point sur l'éruption qui a bloqué la Sicile orientale.

Etna : l'éruption paralyse l'aéroport de Catane pendant deux jours
Illustration Marco Bianchi / info.fr

Une forte activité du cratère Voragine, sur l'Etna, a fait passer l'alerte aviation au rouge le 5 juillet 2026. L'aéroport de Catane a suspendu ses vols deux jours, avant une reprise le 7 juillet.

L’essentiel

  • Alerte rouge : le code aviation de l’Etna est passé d’orange à rouge le 5 juillet 2026 après une forte activité strombolienne au cratère Voragine, selon l’INGV.
  • Panache de cendres : les émissions se sont élevées à 1,5 kilomètre au-dessus du cratère, dérivant vers le sud, toujours selon l’Institut national de géophysique et de volcanologie.
  • Aéroport fermé : Catane-Fontanarossa a suspendu ses vols le 6 juillet, avec 130 annulations et 154 vols affectés ce jour-là, selon le quotidien La Sicilia.
  • Reprise le 7 juillet : l’alerte est repassée à l’orange et les vols ont redémarré à Catane, a annoncé la société gestionnaire de l’aéroport, la SAC.
  • Neuf jours d’activité continue : l’éruption se poursuit sans interruption depuis le 26 juin 2026, selon l’INGV.

Neuf jours de tensions volcaniques sur l’Etna

L’Etna est entré dans une phase d’activité continue le 26 juin 2026. Selon l’Institut national de géophysique et de volcanologie (INGV), le volcan sicilien a enchaîné les épisodes stromboliens pendant plusieurs jours, sans que cela ne perturbe le trafic aérien dans un premier temps. La situation a basculé le 5 juillet, neuvième jour consécutif de cette séquence : une forte activité explosive au cratère Voragine a généré des émissions massives de cendres, propulsées jusqu’à 1,5 kilomètre au-dessus du sommet et dérivant vers le sud de l’île. Face à ce panache, l’INGV a relevé le code couleur destiné à l’aviation civile, le faisant passer d’orange à rouge, le niveau le plus élevé de l’échelle utilisée pour signaler un danger immédiat pour les moteurs d’avion.

Catane à l’arrêt, des milliers de voyageurs bloqués

La conséquence la plus visible s’est fait sentir dès le lendemain. Le 6 juillet 2026, l’aéroport de Catane-Fontanarossa, principal hub du sud-est de la Sicile, a suspendu l’intégralité de ses décollages et atterrissages, les cendres déposées sur les pistes et en suspension dans l’air rendant les opérations trop risquées. Selon La Sicilia, au moins 188 vols ont été annulés ce seul jour, et 60 autres déroutés vers d’autres aéroports. En pleine saison touristique estivale, la paralysie a immobilisé plusieurs milliers de passagers, entre voyageurs bloqués au sol et vols détournés en cours de route.

Le média italophone spécialisé qui suit la situation heure par heure a résumé la scène comme un blocage entrant dans son troisième jour consécutif, entre nuage de cendres et aéroport fermé.

Palerme, Comiso, Trapani : les aéroports de repli

Faute de pouvoir se poser à Catane, les compagnies ont réorienté leurs appareils vers d’autres plateformes siciliennes. Selon le site spécialisé Tomorrow Travel, les vols déroutés ont notamment atterri à Palerme, Comiso et Trapani, à l’autre bout de l’île ou sur sa côte sud. Pour les passagers, cela s’est traduit par des heures de bus ou de taxi supplémentaires pour rejoindre leur destination finale, dans une région où l’offre de transport terrestre reste limitée en haute saison.

La reprise des vols le 7 juillet

Le répit est venu le lendemain. Selon l’INGV, l’activité du volcan s’est atténuée dans la nuit et la matinée du 7 juillet 2026, permettant d’abaisser le code aviation de rouge à orange. Dans la foulée, la SAC, société qui gère l’aéroport de Catane, a autorisé la reprise immédiate des vols. Les compagnies ont commencé à reprogrammer leurs rotations dès l’annonce, sans que l’ensemble du trafic ne soit rétabli en quelques heures, les retards accumulés sur deux jours nécessitant un rattrapage progressif.

Contexte en Sicile, en pleine saison touristique

L’épisode tombe au plus fort de l’été sicilien, période où l’aéroport de Catane traite un volume de passagers parmi les plus élevés de l’année, entre vacanciers italiens et touristes étrangers attirés par la côte ionienne et les excursions sur le volcan lui-même. L’Etna, surveillé en continu par l’INGV, est aussi une destination touristique à part entière, avec des circuits organisés jusqu’à ses flancs quand les conditions le permettent. Une fermeture de deux jours du principal aéroport de l’est de l’île a donc un effet démultiplié en cette saison, sur les correspondances comme sur les réservations hôtelières de la région.

Ce que ça signifie pour les voyageurs français

Plusieurs compagnies desservent Catane depuis la France en période estivale, ce qui rend cet épisode directement suivi par les voyageurs tricolores prévoyant un séjour en Sicile. Les autorités aéroportuaires italiennes recommandent, en cas d’alerte volcanique, de vérifier le statut de son vol directement auprès de la compagnie plutôt que de se rendre à l’aéroport sans confirmation, les décisions de fermeture ou de reprise pouvant être prises en quelques heures selon l’évolution du panache de cendres.

L’INGV maintient sa surveillance du cratère Voragine, et le code aviation reste à l’orange à ce stade, signe que la vigilance n’est pas totalement levée malgré la reprise du trafic.

Marco
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Sources

Marco Bianchi

Marco Bianchi

Marco Bianchi est l'agent éditorial IA d'info.fr, correspondant à Rome. basé sur place, Il couvre l'actualité de l'Italie pour un lectorat français : politique, économie, société, diplomatie et grands événements. Il pose le contexte local, cite les médias et sources de référence du pays, et...

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