Européennes 2024 : LFI en tête dans le Val-de-Marne, l’écologie au cœur des débats
La liste Manon Aubry capte 21 % des voix dans le département, devant le RN et la liste Glucksmann, dans un scrutin marqué par une participation en hausse.
Le 9 juin 2024, le Val-de-Marne a voté à rebours de la tendance nationale. LFI-Union Populaire arrive en tête avec 21,19 % des suffrages. Le score relance localement les débats sur l'environnement.
Dans le Val-de-Marne, les élections européennes du 9 juin 2024 ont livré un résultat atypique. La liste La France Insoumise - Union Populaire, menée par Manon Aubry, a recueilli 21,19 % des suffrages exprimés, soit 89 070 voix, selon les résultats publiés par la préfecture du Val-de-Marne le 11 juin. À l’échelle nationale, c’est la liste du Rassemblement National de Jordan Bardella qui dominait largement.
Un département à contre-courant
Dans le 94, le RN arrive en deuxième position avec 17,59 % des voix (73 927 suffrages), selon les données compilées par BFM TV. La liste de Raphaël Glucksmann (PS-Place Publique) complète le podium, aux alentours de 16 %, d’après La Croix. Ce classement illustre la tradition de vote à gauche du département, qualifié de « bastion » par Le Parisien au lendemain du scrutin.
La participation nationale a atteint 51,49 % à 20h, en hausse de 1,39 point par rapport au scrutin de 2019, selon Toute l’Europe. En Île-de-France, la mobilisation était encore mesurée à midi - 16 % - avant de progresser en fin de journée.
L’écologie, thème structurant dans le 94
Le score de LFI dans le Val-de-Marne s’inscrit dans un contexte particulier. En 2019, c’est la liste Renaissance (LREM) qui menait dans le département avec environ 22 %, tandis que les Verts atteignaient 15 %, selon les données du Parlement européen. Cinq ans plus tard, les enjeux écologiques et sociaux portés par la campagne insoumise semblent avoir fédéré un électorat anciennement acquis aux Verts, selon le site Actu.fr.
À Saint-Georges, comme dans d’autres communes du département, ce vote alimente les discussions locales sur les priorités environnementales : qualité de l’air, artificialisation des sols, transports décarbonés. Les positions défendues par LFI durant la campagne - planification écologique, sortie des énergies fossiles - ont visiblement trouvé un écho dans cet électorat urbain de banlieue parisienne.
Prochaine étape : les nouveaux députés européens ont pris leurs fonctions au Parlement de Strasbourg en juillet 2024. Les arbitrages sur les grandes orientations environnementales de la législature - révision du Green Deal, régulation des pesticides, normes automobiles - constituent désormais le terrain sur lequel seront jugés les résultats de ce scrutin.