F1 2026 : Alpine tourne la page Renault, cap sur Mercedes
L'écurie française roule désormais avec un moteur Mercedes, tandis que le nouveau règlement hybride 2026 relance le débat sur la souveraineté technologique tricolore.
Après 44 saisons et 12 titres constructeurs, Renault a fermé son programme moteur de Viry-Châtillon fin 2025. Pour la saison 2026, l'Alpine A526 de Pierre Gasly et Franco Colapinto tourne avec un bloc Mercedes, sur fond de nouveau règlement hybride.
L’essentiel
- Fait 1 : Renault a mis fin à son programme moteur F1 à Viry-Châtillon fin 2025, après 44 saisons et 12 titres constructeurs (11 titres pilotes).
- Fait 2 : Pour 2026, la BWT Alpine F1 Team roule avec un moteur et une boîte de vitesses fournis par Mercedes, selon Eurosport.
- Fait 3 : Le nouveau règlement F1 2026 impose une répartition à 50/50 entre puissance thermique et électrique, avec une aérodynamique active.
- Fait 4 : En avril 2026, la FIA a réduit la recharge électrique maximale autorisée de 8 à 7 mégajoules.
- Fait 5 : L’A526 est pilotée par le Français Pierre Gasly et l’Argentin Franco Colapinto, sous la direction de Steve Nielsen et Flavio Briatore.
Le paddock a changé de visage cette saison. Le règlement technique 2026, entré en vigueur cette année, impose des monoplaces plus petites, une aérodynamique active et surtout une nouvelle génération d’unités de puissance où l’électrique pèse désormais autant que le thermique. Pour Alpine, seule écurie française du plateau, ce virage réglementaire coïncide avec une rupture historique : la fin du moteur maison.
Un règlement qui rebat les cartes techniques
La FIA a fixé le cap : à partir de cette saison, la puissance délivrée par les monoplaces se répartit pour moitié entre le moteur à combustion et l’énergie électrique, selon les données publiées par le circuit de Silverstone. Concrètement, les ingénieurs doivent repenser la gestion thermique, le stockage d’énergie et l’aérodynamique, désormais mobile selon les phases de course.
Chez Alpine, cette bascule s’est traduite par une solution inédite : un aileron arrière expérimental qui se replie, plutôt que de s’ouvrir, pour tirer parti de cette aérodynamique active, selon News.GP. Une trouvaille technique qui illustre la manière dont l’écurie d’Enstone tente de compenser, sur le plan aérodynamique, la perte de son moteur historique.
Viry-Châtillon tourne la page après 44 ans
C’est la fin d’une histoire industrielle. Le groupe Renault a officiellement arrêté son programme moteur F1 basé à Viry-Châtillon, dans l’Essonne, à la fin de la saison 2025, selon Canal+. Le site avait porté le développement des blocs Renault puis Alpine pendant 44 saisons, un parcours couronné de 12 titres constructeurs et 11 titres pilotes d’après Le Journal de l’Automobile. Les coûts croissants de développement d’une unité de puissance hybride aux normes 2026 ont pesé dans cette décision.
Ce repli n’est pas propre à la Formule 1 : dans d’autres disciplines aussi, les logiques financières redessinent les rapports de force, comme le montre l’offre à 13 M€ qui affole le peloton cycliste autour du jeune Paul Seixas.
Alpine, désormais client Mercedes
Pour cette nouvelle ère, la monoplace Alpine A526 embarque un moteur et une boîte de vitesses fournis par Mercedes, confirme Eurosport. Elle est pilotée par le Français Pierre Gasly et l’Argentin Franco Colapinto, engagés cette saison sous les couleurs BWT Alpine F1 Team, d’après les données de l’écurie relayées par Wikipédia.
La restructuration sportive s’est accompagnée d’un changement de direction : Steve Nielsen a pris ses fonctions de directeur général d’Alpine en septembre 2025, chargé de superviser la refonte de l’écurie sous l’autorité de Flavio Briatore, rapporte F1.com. Sur la piste, le début de saison 2026 confirme la domination de Mercedes-AMG Petronas et Ferrari : selon le classement pilotes officiel, Andrea Kimi Antonelli mène avec 179 points devant George Russell (154) et Lewis Hamilton (147), Charles Leclerc, Lando Norris et Oscar Piastri complétant le top 6. Aucun pilote Alpine n’y figure à ce stade.
La FIA ajuste le curseur énergétique
Le nouveau règlement continue d’être affiné en cours de saison. En avril 2026, la FIA a validé une réduction de la recharge électrique maximale autorisée, ramenée de 8 à 7 mégajoules, afin de stabiliser les performances énergétiques des monoplaces, selon Formula1.com.
Ces arbitrages, discutés au sein du comité consultatif des unités de puissance de la FIA, montrent que le nouveau cahier des charges reste un chantier mouvant, où motoristes et écuries continuent de négocier les marges de manœuvre technique en cours de saison.
Contexte dans l’Essonne
Le site de Viry-Châtillon, implanté dans les anciens locaux de l’usine Amédée Gordini, a longtemps incarné le savoir-faire moteur français en sport automobile de haut niveau, aux côtés du siège technique d’Enstone au Royaume-Uni qui reste, lui, le cœur de la conception châssis d’Alpine F1 Team, selon les données de Wikipédia. La fermeture du programme moteur essonnien fin 2025 marque la fin d’une activité industrielle spécialisée sur ce territoire, sans que Renault ou Alpine n’aient détaillé publiquement le devenir précis des équipes concernées ni le nombre de postes affectés. L’écurie reste toutefois la seule structure à capitaux français engagée en Formule 1.
Le débat sur la perte de souveraineté technologique tricolore, relayé sur les réseaux par les observateurs du paddock, devrait rester vif tant que les résultats en piste d’Alpine, désormais dépendante d’un motoriste étranger, ne confirmeront pas la pertinence du choix.