Femme abattue par la police à Paris 12e : récit détaillé de l’attaque au couteau rue de Wattignies
Une femme en état de démence sous traitement, armée d'un couteau de boucher, a été abattue par un policier après avoir blessé une fonctionnaire. L'IGPN enquête.
Le 1er juillet 2026, une intervention policière rue de Wattignies, dans le 12e arrondissement de Paris, a conduit à la mort d'une femme de 45 ans et à la blessure d'une policière. Deux enquêtes ont été ouvertes, dont une confiée à l'IGPN.
L’essentiel
- Fait 1 : Une femme armée d’un couteau de boucher a été abattue par la police le 1er juillet 2026 rue de Wattignies (Paris 12e).
- Fait 2 : Une policière a été blessée au bras par la suspecte lors de l’intervention.
- Fait 3 : Huit étuis de munitions ont été retrouvés sur place, selon les constatations matérielles.
- Fait 4 : Le parquet de Paris a ouvert deux enquêtes, l’une pour tentative d’homicide volontaire sur policier, l’autre confiée à l’IGPN.
Ce qui s’est passé rue de Wattignies
Mercredi 1er juillet 2026, en fin d’après-midi, les policiers du 12e arrondissement sont appelés par un homme signalant une femme en crise, retranchée dans la cave d’un restaurant de la rue de Wattignies. Selon les premières informations, il s’agit de son ex-compagne, âgée de 45 ans, qui venait de sortir le matin même d’une hospitalisation en soins psychiatriques. L’homme précise qu’elle consomme de la méthamphétamine et qu’elle est instable psychologiquement, selon Brut.
Lorsque les forces de l’ordre arrivent sur place, la femme est dans la cave du restaurant. Elle est armée d’un couteau de boucher. L’intervention dégénère rapidement : la suspecte se rue sur les policiers. Une fonctionnaire, blessée au bras par l’arme blanche, tente de faire usage d’un pistolet à impulsion électrique, sans succès. Son collègue fait alors usage de son arme de service. Selon nos confrères d’Info.fr, huit coups de feu sont tirés. Les constatations matérielles confirment la présence de huit étuis de munitions dans l’escalier menant au sous-sol, rapporte Brut.
La femme est mortellement touchée. Malgré l’intervention des secours, elle décède sur place.
Le témoignage direct : « Huit coups de feu, quatre ont touché la femme »
Alain Delecroix, témoin de la scène, a réagi sur X dès le soir même. Dans son message, il décrit une femme « en état de démence sous traitement médicamenteux » retranchée dans la cave du restaurant. Selon lui, la suspecte a « foncé avec un couteau contre une policière, la blessant ». Il affirme que « huit coups de feu ont été tirés par un policier, quatre ont touché la femme ».
Ces informations n’ont pas été officiellement confirmées par les autorités judiciaires. Le parquet de Paris n’a pas communiqué sur le nombre exact de tirs ni sur le nombre de blessures par balle.
Deux enquêtes distinctes
Le parquet de Paris a ouvert simultanément deux enquêtes. La première, confiée à la 2e Division de police judiciaire (DPJ), vise la suspecte pour tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique. La seconde a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Elle porte sur des violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, commises par le policier auteur des tirs.
La policière blessée a été prise en charge. Ses jours ne sont pas en danger, selon les premiers éléments.
Contexte dans le département de Paris
Ce type d’intervention, bien que rare, interroge sur les conditions d’usage des armes à feu par les policiers. À Paris, le nombre de tirs en intervention est en légère hausse en 2026, mais reste très inférieur à 2023, année marquée par plusieurs affaires médiatisées. Le 12e arrondissement, quartier résidentiel et commerçant, n’avait pas connu de drame comparable depuis plusieurs années. La rue de Wattignies, située à plus de deux kilomètres de la place d’Aligre, est habituellement calme. L’enquête de l’IGPN devra déterminer si le policier a respecté le cadre légal de la légitime défense.
Dans les jours précédents, d’autres faits divers avaient mobilisé les forces de l’ordre dans la région : à Valence, des incendies criminels présumés ont fait 14 blessés et conduit à l’interpellation de dix suspects ; à Saint-Denis, le maire est mis en cause pour ses interventions en faveur de proches.
Prochaine étape : les investigations de l’IGPN
L’IGPN doit entendre le policier auteur des tirs, ainsi que les autres témoins de l’intervention. Les expertises balistiques et médicolégales sont en cours. Le parquet de Paris devrait communiquer dans les prochains jours sur l’avancement des enquêtes. Aucune mise en examen n’a été annoncée à ce stade.
- 2 juillet 2026 : « La rue de Wattignies, proche de la place d'Aligre, est habituellement » corrigé en « La rue de Wattignies, située à plus de deux kilomètres de la place d'A », à la suite du signalement d'un lecteur.
- 2 juillet 2026 : « proche de la place d'Aligre » corrigé en « La rue de Wattignies et la place d'Aligre sont distantes de plus de 2 », à la suite du signalement d'un lecteur.
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