Fermeture de Coexco à Beaumont-de-Lomagne : 15 emplois en jeu dès septembre

Le site logistique spécialisé dans les produits ethniques fermera début septembre 2026, après un changement d'actionnariat fin 2025.

Fermeture de Coexco à Beaumont-de-Lomagne : 15 emplois en jeu dès septembre
Illustration Jérôme Barthas / info.fr

L'entreprise Coexco Centrale SAS annonce la cessation d'activité de son site logistique de Beaumont-de-Lomagne pour début septembre 2026. Quinze salariés sont concernés. Les élus locaux ont rencontré la direction le 23 avril pour organiser l'accompagnement.

L’entreprise Coexco Centrale SAS annonce la cessation d’activité de son site logistique de Beaumont-de-Lomagne pour début septembre 2026. Quinze salariés sont concernés. Les élus locaux ont rencontré la direction le 23 avril pour organiser l’accompagnement.

L’essentiel

  • 15 emplois : le nombre de salariés impactés par la fermeture du site logistique Coexco à Beaumont-de-Lomagne.
  • 2 avril 2026 : date à laquelle les salariés ont été informés de la décision de fermeture.
  • Début septembre 2026 : date prévue de cessation d’activité du site.
  • 23 avril 2026 : réunion entre les élus locaux et la direction de Coexco pour évaluer l’impact et planifier l’accompagnement.
  • Fin 2025 : changement d’actionnariat cité comme facteur déclenchant des difficultés de l’entreprise.

Un site ouvert depuis 2021 dans les anciens ateliers Barrau

Coexco Centrale SAS est implantée depuis 2021 dans la zone d’activités économiques (ZAE) du Blanc, sur le site des anciens ateliers Barrau. La société, créée le 18 juillet 2011 sous forme de SAS au capital de 150 000 euros, distribue des produits alimentaires ethniques pour le marché du sud de la France. Son effectif était estimé entre 20 et 49 salariés avant l’annonce de fermeture, selon les données de societe.com et pappers.fr.

Les salariés ont appris la nouvelle le 2 avril 2026. La cessation d’activité est fixée à début septembre 2026, soit un délai de cinq mois environ entre l’annonce et l’arrêt effectif.

Changement d’actionnariat et contexte difficile

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La direction de Coexco invoque un contexte économique dégradé : contraintes réglementaires importantes et concurrence accrue. Un changement d’actionnariat intervenu fin 2025 est présenté, selon la communauté de communes Lomagne Tarn-et-Garonnaise et La Dépêche du Midi, comme le facteur ayant précipité la décision. Les causes précises de ce retournement n’ont pas été détaillées publiquement à ce stade.

Ce type de fragilité post-rachat n’est pas isolé dans l’agroalimentaire régional. À Lentilly, une mobilisation similaire a suivi l’annonce de 127 suppressions d’emplois chez Boehringer Ingelheim après une restructuration. En Auvergne, le rachat de Flauraud par FairCap a conduit à la suppression de 120 postes.

Les élus mobilisés pour les salariés et le devenir du site

Le 23 avril 2026, Patrick Pradines, président de la communauté de communes Lomagne Tarn-et-Garonnaise, et Jacqueline Tonin, maire de Beaumont-de-Lomagne, ont rencontré le directeur général de Coexco. Les vice-présidents Laetitia Lauza et Christian Mailfert participaient également à cette réunion, selon la communauté de communes.

Patrick Pradines a déclaré : « Nous mesurons l’impact humain et économique de cette fermeture pour notre territoire. Notre priorité est de proposer aux salariés un accompagnement avec le service développement économique sur les perspectives d’emplois possibles sur le territoire, et de travailler sans délai au devenir du site en lien avec nos partenaires. »

Deux axes sont annoncés : le reclassement des 15 salariés via le service développement économique de l’intercommunalité, et une réflexion sur la reconversion du bâtiment. Les modalités concrètes de cet accompagnement n’ont pas encore été précisées.

Contexte dans le Tarn-et-Garonne

Le secteur agroalimentaire représente environ 10,2 % des emplois salariés en Tarn-et-Garonne en 2023, selon l’INSEE. Le taux de chômage en Occitanie atteignait 9,2 % au troisième trimestre 2025, au-dessus de la moyenne nationale.

La fermeture de Coexco n’est pas sans précédent dans le département. En décembre 2023, la liquidation judiciaire de l’abattoir du Bas-Quercy à Montauban avait privé le Tarn-et-Garonne de son seul abattoir, selon Réussir et La Dépêche. Ce type de fermeture dans l’agroalimentaire fragilise durablement des bassins d’emploi ruraux où les alternatives locales sont limitées.

Beaumont-de-Lomagne, chef-lieu de canton d’environ 3 500 habitants, est l’une des principales communes du Lomagnais. La perte de 15 emplois industriels y pèse davantage qu’en zone urbaine, dans un tissu économique déjà sous tension.

Prochaines étapes

Le service développement économique de la communauté de communes doit engager le suivi des reclassements dans les prochaines semaines, avant la fermeture effective prévue début septembre 2026. La réflexion sur la reconversion du site de la ZAE du Blanc doit être conduite en lien avec les partenaires économiques locaux, sans qu’aucun projet de reprise n’ait été annoncé à ce jour.

Sources

Jérôme Barthas

Jérôme Barthas

Jérôme est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Tarn-et-Garonne (82), avec Montauban pour chef-lieu. Spécialité du département : AOP chasselas Moissac et patrimoine roman. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Occitanie.

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