Fermeture possible du site Uccoar à Carcassonne : 47 emplois dans l’incertitude
Un an et demi après un PSE ayant supprimé 29 postes, les salariés redoutent la fermeture totale. La direction dément.
Le site d'embouteillage Uccoar de Carcassonne, qui emploie 47 personnes, est au cœur d'une vive inquiétude syndicale. Des propos tenus lors d'un comité de groupe en avril 2026 ont alimenté des rumeurs de fermeture totale. La direction de Cordier by InVivo les récuse. Un CSE central le 11 mai tranchera.
Le site d’embouteillage Uccoar de Carcassonne traverse une nouvelle zone de turbulences. Un an et demi après un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui avait supprimé 29 postes sur 76 en octobre 2024, les 47 salariés restants craignent aujourd’hui une fermeture pure et simple, selon L’Indépendant.
La source de l’inquiétude : un comité de groupe tenu en avril 2026, lors duquel le directeur général Thierry Blandinières aurait exprimé une volonté de fermer le site. La direction de Cordier by InVivo, propriétaire de l’Uccoar depuis 2020, dément fermement. Ses propos auraient été « mal compris », selon elle.
Un site sous pression depuis plusieurs années
L’Uccoar - union des caves coopératives de l’Ouest audois et du Razès - existe depuis 1976. Son site carcassonnais a déjà connu des restructurations. En 2008, il avait absorbé l’activité d’un établissement de Montréal-de-l’Aude, avec un investissement de 4 millions d’euros. En 2019, la fermeture du site Vinadeis de Narbonne avait orienté des reclassements vers Carcassonne.
Le PSE de 2024 avait été justifié par la baisse structurelle de la consommation de vin. Cordier by InVivo, qui visait un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros en 2025, se repositionne notamment sur les produits sans alcool. Ce contexte pèse sur l’avenir des sites de production traditionnelle.
Dans l’Aude, la vigne reste un pilier économique. Une fermeture totale du site représenterait un coup supplémentaire pour l’emploi industriel local, dans un secteur déjà fragilisé par les mutations de marché. Les restructurations dans la filière viticole audoise ne sont pas isolées - elles s’inscrivent dans un mouvement national documenté depuis plusieurs années, comparable aux fermetures de sites industriels qui jalonnent l’actualité économique française.
Le 11 mai pour décider
Un CSE central est convoqué le 11 mai 2026. C’est à cette date que la situation du site doit être officiellement examinée, selon L’Indépendant. Les syndicats attendent des réponses claires sur le devenir des 47 emplois.
La direction n’a pas précisé, à ce stade, quelles décisions seraient soumises à ce comité. Les raisons exactes des propos du DG lors du comité d’avril n’ont pas été détaillées publiquement. L’issue du 11 mai reste ouverte.