Ferrari SF-26 : des tests prometteurs à l’épreuve de la mi-saison
Du shakedown de janvier à Fiorano au classement pilotes de juillet, le bilan des débuts de la nouvelle Ferrari en 2026.
Cinq mois après les premiers tours de roue de la SF-26 à Fiorano, la mi-saison 2026 dessine un autre visage pour la Scuderia. Retour sur des essais aux chronos flatteurs, mais marqués par la prudence de Charles Leclerc.
L’essentiel
- Fait 1 : La SF-26 a roulé pour la première fois le 23 janvier 2026 à Fiorano, avec Charles Leclerc et Lewis Hamilton au volant sur une quinzaine de kilomètres.
- Fait 2 : Lors des essais de pré-saison à Barcelone fin janvier, Leclerc a signé le meilleur temps Ferrari en 1’16.653.
- Fait 3 : A Bahreïn, mi-février, le pilote monégasque a estimé que Mercedes cachait une partie de son rythme réel.
- Fait 4 : Mi-2026, Hamilton pointe 3e du championnat pilotes avec 147 points et Leclerc 4e avec 108, derrière les deux Mercedes.
Un shakedown pas tout à fait sans accroc
Le 23 janvier 2026, la Scuderia Ferrari a sorti sa nouvelle monoplace, la SF-26, pour son shakedown à Fiorano, selon la Scuderia Ferrari. Charles Leclerc et Lewis Hamilton se sont partagé le volant sur une quinzaine de kilomètres, précise F1. La séance n’a pas été totalement lisse : selon The Race, la voiture pilotée par Hamilton a connu un bref arrêt près de l’entrée de la voie des stands. Rien de dramatique, mais un premier signal que cette génération de monoplaces, calibrée pour la nouvelle réglementation technique 2026, demandait encore des réglages.
Leclerc chronométré, mais peu convaincu au volant
A Barcelone, lors des essais de pré-saison fin janvier, Leclerc a inscrit le meilleur temps Ferrari en 1’16.653, rapporte The Race. Un chrono encourageant, mais le Monégasque a tempéré l’enthousiasme : selon GrandPrix247, il a jugé la SF-26 moins agréable à piloter, conséquence directe des nouvelles contraintes réglementaires. En cause, la répartition inédite de la puissance du groupe motopropulseur, désormais partagée à 50/50 entre le V6 thermique et une partie électrique de 350 kW, selon la Scuderia Ferrari. La monoplace embarque aussi une aérodynamique active mobile à l’avant et à l’arrière, une nouveauté du cycle réglementaire 2026.
Frédéric Vasseur, lui, a retenu le positif. Le directeur d’écurie a confirmé que l’objectif premier, collecter des données et valider les systèmes, avait été atteint, selon Monaco Grand Prix Ticket. Sur les réseaux, L’Equipe avait salué les promesses affichées par la Scuderia durant cette phase de tests.
A Bahreïn, mi-février, dernier rendez-vous avant le lancement de la saison, Leclerc est resté sur sa réserve : il a estimé que Mercedes dissimulait une partie de son réel niveau de performance, selon F1.
Contexte dans la Formule 1 mi-saison 2026
Cinq mois plus tard, le tableau donne la mesure de ces premières impressions. Au classement pilotes, Lewis Hamilton occupe la 3e place avec 147 points, Charles Leclerc suit en 4e position avec 108 unités. Les deux Mercedes d’Andrea Kimi Antonelli (179 pts) et George Russell (154 pts) trustent la tête, suivies par les Ferrari de Lewis Hamilton (147 pts) et Charles Leclerc (108 pts), puis les McLaren de Lando Norris (97 pts) et Oscar Piastri (82 pts). Les réserves émises par Leclerc dès l’hiver, sur le plaisir de pilotage comme sur la performance réelle de Mercedes, se retrouvent, au fil de la saison, dans ces écarts au classement.
La suite de la saison dira si Ferrari parvient à resserrer l’écart avec l’écurie allemande.