Feurs : des pneus usagés abandonnés à l’entrée de l’ancien cimetière

Un dépôt illégal de vieux pneus signalé rue du Repos, dans un espace réservé aux arrosoirs.

Feurs : des pneus usagés abandonnés à l'entrée de l'ancien cimetière
Illustration David Garnier / info.fr

Des pneus usagés ont été découverts le 19 avril 2026 à l'entrée de l'ancien cimetière de Feurs, rue du Repos. Le petit espace dédié aux arrosoirs sert de décharge improvisée. Un geste passible d'amende.

Le fait est signalé par Le Progrès : des pneus hors d’usage ont été abandonnés à l’entrée de l’ancien cimetière de Feurs, rue du Repos. L’espace concerné, prévu pour les arrosoirs, se retrouve encombré de déchets automobiles. La date du dépôt et l’identité de l’auteur ne sont pas précisées à ce stade.

Un phénomène en hausse dans la Loire

Ce dépôt s’inscrit dans une tendance documentée à l’échelle du département. À Saint-Étienne, 583 tonnes de dépôts sauvages ont été collectées depuis le début de l’année 2025, contre 800 tonnes sur l’ensemble de 2024, selon Le Progrès. Le coût pour la collectivité stéphanoise atteint 400 000 euros par an. La mise en place du QR code obligatoire en déchèterie depuis novembre 2024 est pointée comme facteur aggravant : les tonnages ont bondi de 300 à 495 tonnes sur six mois comparables, selon actu.fr.

Des sanctions prévues, peu dissuasives

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La réglementation nationale prévoit une amende forfaitaire de 135 euros, pouvant monter à 15 000 euros sur décision du maire, selon le ministère de l’Intérieur. À Pinay, commune voisine de Feurs, le conseil municipal avait relevé le tarif de 75 à 150 euros dès février 2016. Rive-de-Gier a voté en septembre 2025 une redevance pollueur-payeur pour renforcer la répression locale.

Les responsables du ou des pneus abandonnés à Feurs n’ont pas été identifiés publiquement. La mairie de Feurs n’a pas communiqué sur les suites envisagées.

Sources

David Garnier

David Garnier

Basé à Saint-Étienne, traite la désindustrialisation, les tensions sur l'emploi, les projets de reconversion urbaine et l'université. Formé à Sciences Po Grenoble, il a travaillé en radio régionale avant de rejoindre la rédaction web. Posture éditoriale : rencontrer les ouvriers, les élus, les entrepreneurs, vérifier les bilans sociaux avant de publier.

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