Fin de vie : le Sénat vide la réforme de sa substance, l’aide à mourir réduite à quelques jours
La commission des Affaires sociales transforme le droit à l'aide à mourir en simple « assistance médicale » réservée aux patients à quelques jours de la mort.
La commission du Sénat a adopté le 29 avril 2026 une version durcie de la réforme. L'aide à mourir devient un dispositif réservé aux derniers jours de vie.
- La commission du Sénat a adopté le 29 avril 2026 une version restrictive de la réforme fin de vie.
- L'aide à mourir devient un dispositif réservé aux patients dont la mort est imminente, à quelques jours.
- Le débat en séance plénière aura lieu les 11, 12 et 13 mai 2026 au Sénat.
- L'Assemblée nationale a déjà adopté le texte deux fois, avec une majorité qui se réduit.
- En cas de désaccord persistant, l'Assemblée nationale aura le dernier mot.
Le Sénat a tranché. Le 29 avril 2026 [1], la commission des Affaires sociales a adopté une version radicalement restrictive de la réforme sur la fin de vie [2]. Le « droit à l’aide à mourir » disparaît. À sa place, un « dispositif d’assistance médicale à mourir » réservé aux patients dont le pronostic vital est engagé « à court terme » [3][4]. Soit, potentiellement, quelques jours seulement [5], voire quelques heures avant la mort [6].
À l’initiative des rapporteurs LR Alain Milon et Christine Bonfanti-Dossat [7][8], la commission a réécrit le texte adopté deux fois par l’Assemblée nationale [9]. Le vote s’est joué à quelques voix près [10][11]. Traduction: la majorité sénatoriale elle-même tangue.
Une réécriture qui change tout
Les députés avaient fixé cinq conditions d’accès au droit à l’aide à mourir [14]. Le critère central: un pronostic vital engagé « en phase avancée ou terminale ». Le Sénat a substitué cette notion par celle de « pronostic vital engagé à court terme » [15]. Les sénateurs ont aussi supprimé le critère de nationalité introduit à l’Assemblée [16][17], et carrément effacé l’article 4 du texte, qui fixait les conditions d’éligibilité au suicide assisté et à l’euthanasie [18].
« Nous défendons une assistance pour ceux qui vont mourir et pas ceux qui veulent mourir », a martelé Christine Bonfanti-Dossat à l’AFP [19]. Et de préciser, à Public Sénat: « Quand on parle de quelques jours, c’est juste assez pour faire un pluriel » [20]. La rapporteure juge le texte de l’Assemblée « beaucoup trop permissif » [21].
« Quelques jours »: que reste-t-il du dispositif?
Traduire « quelques jours » en réalité clinique change tout. À ce stade pronostique, un patient en fin de vie est, dans la grande majorité des cas, déjà inconscient, sous morphine ou sous sédation profonde et continue. C’est précisément ce que permet déjà la loi Claeys-Leonetti [22][23]. Concrètement: la fenêtre que dessine la commission pour administrer une substance létale [6] se superpose à celle où le cadre actuel autorise déjà l’endormissement définitif. Que reste-t-il, alors, du « droit » nouveau? Quasiment rien. C’est l’argument central de la gauche sénatoriale, qui parle d’une application « réduite à peau de chagrin » [24].
Selon plusieurs sources, la Belgique et les Pays-Bas, qui ont légalisé l’euthanasie au début des années 2000, n’ont jamais retenu un critère de pronostic vital aussi étroit que « quelques jours ». Leur expérience a au contraire conduit à élargir les critères vers la souffrance physique ou psychique inapaisable. Le débat sénatorial français se situe à l’opposé de cette trajectoire européenne.
Une majorité de commission en trompe-l’œil
Le vote en commission s’est joué « à quelques voix près » [10][11]. Cette fragilité est documentée. En première lecture, le 28 janvier 2026 [25], sur les 130 membres du groupe LR, 82 avaient voté pour le rejet, 36 contre, 12 s’étaient abstenus ou n’avaient pas pris part au vote [26][27]. Chez les centristes du groupe Union centriste, l’éclatement était total: 24 pour, 24 contre, 11 abstentions [28]. Au groupe Indépendants, 9 pour, 2 contre, 10 abstentions [29]. Le président du groupe lui-même, Claude Malhuret, avait choisi de s’abstenir [30].
Plus parlant encore: les deux co-rapporteurs ne votent pas dans le même sens. Christine Bonfanti-Dossat avait voté POUR le texte en janvier, Alain Milon CONTRE [31][32]. Aujourd’hui, ils co-signent une version restrictive. Cette mécanique éclate en commission et risque de se reproduire en séance. Comme l’analyse Anne Souyris, sénatrice écologiste [33]: « À l’approche de la présidentielle, la droite est dans une situation de posture politique. Le texte élaboré en commission soulève toujours de nombreuses abstentions chez leurs alliés centristes. Pour moi, il est clair que les mêmes causes produiront les mêmes effets en séance » [34].
Bonfanti-Dossat, le revirement qui éclaire tout
Voilà l’angle politique que personne ne veut nommer. Le 28 janvier 2026 [25], Christine Bonfanti-Dossat vote POUR la proposition de loi [31]. Trois mois plus tard, le 29 avril [1], la même Christine Bonfanti-Dossat co-rédige une version qui vide ce texte de sa substance [3]. Ce retournement, l’intéressée l’enrobe d’un aveu: « Ce texte n’est pas la panacée, j’ai bien conscience qu’il est loin d’être parfait, mais au moins le Sénat dispose d’une version sur laquelle travailler dans la mesure où le texte proposé par l’Assemblée nationale ne nous convenait pas du tout » [35].
Lecture tactique possible: produire une version « acceptable » par la majorité sénatoriale plutôt que de risquer un nouveau rejet sec, comme en janvier. Bonfanti-Dossat le dit elle-même, à demi-mot: « Si on ne propose pas une alternative à cette loi, c’est le texte de l’Assemblée nationale qui aboutira in fine » [36]. La rapporteure ne défend pas un texte. Elle défend l’existence d’un texte sénatorial - quel qu’il soit - face à la perspective d’être contournée par la procédure du dernier mot.
La gauche dénonce une coquille vide
« Le texte élaboré par la commission des affaires sociales n’a plus qu’une valeur symbolique. La droite a laissé passer le principe d’une aide à mourir, mais elle l’a tellement restreinte que dans les faits son application sera réduite à peau de chagrin », résume Anne Souyris [24]. Verdict: un texte cosmétique.
Le sénateur Renaissance Xavier Iacovelli ne cache pas sa colère: « La seule liberté qui aura été défendue ici, c’est celle de refuser de trouver une porte d’entrée juridique à un droit plébiscité par 75% des Français » [37][38]. Bernard Fialaire, sénateur RDSE, va plus loin: « Le Sénat n’est plus seulement conservateur, il apparaît réactionnaire » [39][40].
Côté droite, Bruno Retailleau, président des Républicains au Sénat, mène le camp des opposants à toute forme d’euthanasie ou de suicide assisté [41][42]. La droite sénatoriale avance, selon Anne Souyris, « sur une ligne de crête » [43].
Ce que dit l’opinion - et ce qu’elle ne dit pas
Xavier Iacovelli évoque les 75% de Français favorables à un droit à l’aide à mourir [38]. Une étude de la Fondapol nuance fortement cette lecture. Interrogés sur le cas d’un proche gravement malade, 52% des répondants préfèrent des soins palliatifs de qualité, contre 38% favorables à l’euthanasie [44][45]. Et 50% estiment qu’il faut d’abord assurer l’offre de soins palliatifs partout en France avant de légaliser l’euthanasie [46][47].
Soins palliatifs: le grand impensé
Sur le second texte examiné, qui renforce l’accès aux soins palliatifs, les sénateurs ont adopté la version sans modification en commission [48]. Une adoption définitive est attendue mi-mai 2026 [49]. À l’Assemblée, ce volet avait été voté à l’unanimité - 491 voix pour, 0 contre [50]. Sur la mort, on s’écharpe; sur l’accompagnement avant la mort, tout le monde est d’accord. Cette unanimité affichée est d’autant plus frappante qu’elle masque un trou béant: la moitié de la population française n’a aujourd’hui pas accès aux soins palliatifs [51].
Le texte voté en commission [48] énonce un droit opposable au soulagement de la douleur, élargit l’offre théorique et trace une trajectoire de couverture territoriale. Mais aucun débat ne porte sur le financement réel de cette montée en charge, ni sur les déserts médicaux qui rendent le déploiement illusoire dans une partie du pays. Voter à l’unanimité une promesse sans budget est l’exercice politique le plus confortable qui soit. Ex-présidente de la société française d’accompagnement et de soins palliatifs, Claire Fourcade alerte de longue date sur le décalage entre les annonces et la réalité hospitalière [52]. Avant de légiférer sur la mort, il faudrait peut-être savoir mourir accompagné. Personne ne le dit dans l’hémicycle.
Le calendrier: tout se joue en mai
Les débats reprennent en séance plénière les 11, 12 et 13 mai 2026 [53][54]. Le gouvernement vise une entrée en vigueur avant la suspension des travaux parlementaires en juillet 2026 [55][56]. La proposition de loi avait été déposée par Olivier Falorni à l’Assemblée le 11 mars 2025 [57]. Adoptée le 27 mai 2025 [58], puis une seconde fois le 25 février 2026 par 299 voix contre 226 [59]. Soit 73 voix d’écart, contre 106 un an plus tôt [12][13]. La majorité s’effrite.
Pourquoi maintenant: la course contre la dissolution
La réforme avait été retardée par la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024 [60], puis par la chute du gouvernement de François Bayrou à l’automne [61][62]. Depuis, Emmanuel Macron en a fait une priorité du quinquennat [63]. Le calendrier est serré. Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale [64], espère une adoption définitive « avant l’été » [65]. La date cible pour la mise en application: 1er janvier 2027 [66]. Soit avant la présidentielle. La fenêtre est étroite.
Ce que personne ne dit: si les deux chambres ne s’accordent pas, le gouvernement convoquera une commission mixte paritaire [67]. En cas d’échec, l’Assemblée aura le dernier mot [68][69][70]. La majorité sénatoriale le sait. Sa version restrictive est moins une proposition qu’un baroud d’honneur.
► Lire aussi: Droit à l'aide à mourir: le Sénat rejette le texte après l'avoir vidé de sa substance
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (70)
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29 avril 2026 - Date de reprise de l'examen de la réforme de la fin de vie par le Sénat en commission.
« Les sénateurs se penchent à nouveau ce mercredi sur la réforme de la fin de vie avec l’examen en commission [.] après un léger report acté au début du printemps. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Les sénateurs de la commission des Affaires sociales ont adopté mercredi 29 avril une version alternative de la réforme de la fin de vie - Adoption d'une version modifiée de la réforme sur l'aide à mourir en commission sénatoriale.
« Les sénateurs de la commission des Affaires sociales ont adopté mercredi 29 avril une version alternative de la réforme de la fin de vie »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
Le Sénat a supprimé en commission le droit à l’aide à mourir pour le remplacer par un « dispositif d’assistance médicale à mourir » plus restrictif - Modification de la proposition de loi sur la fin de vie par la commission des affaires sociales du Sénat
« Le Sénat a supprimé en commission le droit à l’aide à mourir, au cœur de la proposition de loi sur la fin de vie, pour lui substituer un simple « dispositif d’assistance médicale à mourir ». »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Le dispositif d'aide à mourir a été transformé en une «assistance médicale à mourir» réservée aux malades dont le pronostic vital est engagé «à court terme» - Modification du dispositif d'aide à mourir par la commission des Affaires sociales.
« le dispositif d'aide à mourir a été transformé en une «assistance médicale à mourir» réservée aux malades dont le pronostic vital est engagé «à court terme» »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
quelques jours seulement - Durée du pronostic vital engagé pour les malades éligibles à l'assistance médicale à mourir.
« soit potentiellement de quelques jours seulement »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
La prescription et l’administration d’une substance létale ne sera plus possible que quelques jours, voire « quelques heures » avant la mort - Restriction du dispositif d’assistance médicale à mourir.
« Dans cette nouvelle version, la prescription et l’administration d’une substance létale ne sera plus possible que quelques jours, voire « quelques heures » avant la mort »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Alain Milon, rapporteur Les Républicains - Initiateur de la version alternative de la réforme sur l'aide à mourir.
« À l'initiative des rapporteurs Les Républicains Alain Milon et Christine Bonfanti-Dossat »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
Christine Bonfanti-Dossat, rapporteure Les Républicains - Initiatrice de la version alternative de la réforme sur l'aide à mourir.
« À l'initiative des rapporteurs Les Républicains Alain Milon et Christine Bonfanti-Dossat »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
L'Assemblée nationale a adopté à deux reprises un droit à l'aide à mourir dans des termes très similaires - Position de l'Assemblée nationale sur l'aide à mourir.
« il existe une majorité assez solide à l'Assemblée nationale en faveur d'un droit à l'aide à mourir, déjà adopté à deux reprises dans des termes très similaires »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
La commission des affaires sociales du Sénat a adopté une version modifiée du texte sur la fin de vie à quelques voix près - Adoption du texte en commission sénatoriale
« Cette version a été adoptée par la commission en fin de matinée, à quelques voix près seulement. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
La commission sénatoriale a adopté une version restrictive du texte sur la fin de vie à quelques voix près. - Résultat du vote en commission des affaires sociales du Sénat.
« Cette version a été adoptée par la commission en fin de matinée, à quelques voix près seulement »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
73 voix d’écart - Écart entre les voix pour et contre lors du vote de février 2026 sur l'aide à mourir.
« Cette année, seules 73 voix d’écart séparent les pour et les contre, contre 106 l’année dernière. »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
106 voix d’écart - Écart entre les voix pour et contre lors du vote de mai 2025 sur l'aide à mourir.
« Cette année, seules 73 voix d’écart séparent les pour et les contre, contre 106 l’année dernière. »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
Les députés ont fixé cinq conditions d’accès au droit à l’aide à mourir - Conditions établies par l'Assemblée nationale pour l'accès à l'aide à mourir
« Les députés avaient également fixé cinq conditions d’accès au droit à l’aide à mourir »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
La commission sénatoriale a substitué la notion de pronostic vital engagé « en phase avancée ou terminale » par celle de « pronostic vital engagé à court terme » - Modification des critères d'accès à l'assistance médicale à mourir par le Sénat
« Les rapporteurs ont ainsi substitué la notion de pronostic vital engagé « en phase avancée ou terminale » - jugée trop floue et source d’éventuelles dérives - par celle de « pronostic vital engagé à court terme ». »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
La commission sénatoriale a supprimé le critère de nationalité introduit à l'Assemblée nationale - Modification des critères d'accès à l'assistance médicale à mourir
« Les élus ont également fait sauter le critère de nationalité introduit à l’Assemblée nationale. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
La commission sénatoriale a supprimé le critère de nationalité introduit par l'Assemblée nationale. - Autre modification apportée par le Sénat aux conditions d'accès à l'aide à mourir.
« Les élus ont également fait sauter le critère de nationalité introduit à l’Assemblée nationale »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
L’article 4 de la proposition de loi, fixant les conditions d’éligibilité au suicide assisté et à l’euthanasie, a été supprimé - Suppression d’une disposition clé du texte.
« l’article 4, qui dans la version initiale de la proposition de loi fixe les conditions d’éligibilité au suicide assisté et, le cas échéant, à l’euthanasie, a été supprimé »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Nous défendons une assistance pour ceux qui vont mourir et pas ceux qui veulent mourir - Déclaration de Christine Bonfanti-Dossat sur la version restrictive de l'aide à mourir.
« «Nous défendons une assistance pour ceux qui vont mourir et pas ceux qui veulent mourir», a expliqué à l'AFP Christine Bonfanti-Dossat »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
« Et quand on parle de quelques jours, c’est juste assez pour faire un pluriel. » - Déclaration de Christine Bonfanti-Dossat sur la restriction du pronostic vital à « court terme ».
« « Et quand on parle de quelques jours, c’est juste assez pour faire un pluriel », souligne Christine Bonfanti-Dossat »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Christine Bonfanti-Dossat a jugé le dispositif voté à l'Assemblée «beaucoup trop permissif» - Opinion de la rapporteure sur le dispositif adopté par les députés.
« jugeant le dispositif voté à l'Assemblée «beaucoup trop permissif» »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
loi Claeys-Leonetti - Cadre législatif actuel sur la fin de vie mentionné dans le texte
« selon un cadre déjà défini par la loi Claeys-Leonetti, actuellement en vigueur, et qui permet la sédation profonde et continue jusqu’au décès »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
La loi Claeys-Leonetti, actuellement en vigueur, permet la sédation profonde et continue jusqu’au décès. - Cadre législatif actuel encadrant les soins en fin de vie.
« selon un cadre déjà défini par la loi Claeys-Leonetti, actuellement en vigueur, et qui permet la sédation profonde et continue jusqu’au décès »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
« Le texte élaboré par la commission des affaires sociale n’a plus qu’une valeur symbolique. La droite a laissé passer le principe d’une aide à mourir, mais elle l’a tellement restreinte que dans les faits son application sera réduite à peau de chagrin. » - Critique d'Anne Souyris sur la version restrictive du texte adoptée par la commission.
« « Le texte élaboré par la commission des affaires sociale n’a plus qu’une valeur symbolique. La droite a laissé passer le principe d’une aide à mourir, mais elle l’a tellement restreinte que dans les faits son application sera réduite à peau de chagrin », soupire la sénatrice écologiste Anne Souyris »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
28 janvier 2026 - Date de rejet du texte par le Sénat.
« Texte n° 43 (2025-2026) rejeté par le Sénat le 28 janvier 2026 »
senat.fr ↗ ↩ -
130 membres - Nombre de membres du groupe LR au Sénat.
« Parmi les 130 membres du groupe LR, 82 seulement ont voté pour »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
82 pour, 36 contre, 12 abstentions ou absents - Répartition des votes du groupe LR au Sénat sur la proposition de loi.
« 82 seulement ont voté pour, alors que 36 ont voté contre, et 12 se sont abstenus ou n’ont pas pris part au vote »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
24 voix en faveur, 24 contre, 11 abstentions - Répartition des votes du groupe Union centriste au Sénat.
« on relève 24 voix en faveur du texte, et 24 contre, ainsi que 11 abstentions »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
9 pour, 2 contre, 10 abstentions - Répartition des votes du groupe Indépendants - République et territoires au Sénat.
« 9 pour, 2 contre, et 10 abstentions (dont celle de son président, Claude Malhuret) »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Claude Malhuret, président du groupe Indépendants - République et territoires - Président du groupe ayant choisi de s’abstenir lors du vote.
« 10 abstentions (dont celle de son président, Claude Malhuret) »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Christine Bonfanti-Dossat, corapporteure LR de la proposition de loi - Corapporteure ayant exprimé son soutien au texte.
« Christine Bonfanti-Dossat s’est exprimée pour le texte »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Alain Milon, corapporteur LR de la proposition de loi - Corapporteur ayant rejeté le texte.
« quand Alain Milon a choisi de le rejeter »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Anne Souyris, sénatrice écologiste - Positionnement politique sur le texte de fin de vie
« « Le texte élaboré par la commission des affaires sociale n’a plus qu’une valeur symbolique [.] », soupire la sénatrice écologiste Anne Souyris. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
« À l’approche de la présidentielle, la droite est dans une situation de posture politique. Le texte élaboré en commission soulève toujours de nombreuses abstentions chez leurs alliés centristes. Pour moi, il est clair que les mêmes causes produiront les mêmes effets en séance. » - Analyse d'Anne Souyris sur les divisions au sein de la majorité sénatoriale.
« « À l’approche de la présidentielle, la droite est dans une situation de posture politique [.] Pour moi, il est clair que les mêmes causes produiront les mêmes effets en séance », analyse la sénatrice »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
« Ce texte n’est pas la panacée, j’ai bien conscience qu’il est loin d’être parfait, mais au moins le Sénat dispose d’une version sur laquelle travailler dans la mesure où le texte proposé par l’Assemblée nationale ne nous convenait pas du tout. » - Déclaration de Christine Bonfanti-Dossat sur la version du texte adoptée en commission.
« « Ce texte n’est pas la panacée, j’ai bien conscience qu’il est loin d’être parfait, mais au moins le Sénat dispose d’une version sur laquelle travailler dans la mesure où le texte proposé par l’Assemblée nationale ne nous convenait pas du tout », explique la sénatrice »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Si on ne propose pas une alternative à cette loi, c'est le texte de l'Assemblée nationale qui aboutira in fine - Alerte de Christine Bonfanti-Dossat sur l'issue de la réforme.
« «Si on ne propose pas une alternative à cette loi, c'est le texte de l'Assemblée nationale qui aboutira in fine», a alerté Christine Bonfanti-Dossat »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
« La seule liberté qui aura été défendue ici, c’est celle de refuser de trouver une porte d’entrée juridique à un droit plébiscité par 75 % des Français » - Déclaration du sénateur Renaissance Xavier Iacovelli.
« « La seule liberté qui aura été défendue ici, c’est celle de refuser de trouver une porte d’entrée juridique à un droit plébiscité par 75 % des Français » »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
75 % - Pourcentage de Français plébiscitant un droit à l’aide à mourir selon Xavier Iacovelli.
« « La seule liberté qui aura été défendue ici, c’est celle de refuser de trouver une porte d’entrée juridique à un droit plébiscité par 75 % des Français » »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Bernard Fialaire, sénateur RDSE - Sénateur ayant critiqué la position du Sénat lors des explications de vote.
« a fustigé le sénateur RDSE Bernard Fialaire au cours des explications de vote »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
« Le Sénat n’est plus seulement conservateur, il apparaît réactionnaire » - Déclaration de Bernard Fialaire sur la position du Sénat.
« « Le Sénat n’est plus seulement conservateur, il apparaît réactionnaire » »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Bruno Retailleau, président des Républicains au Sénat - Personne opposée à toute forme d’euthanasie ou de suicide assisté.
« les partisans d’une ligne très ferme s’opposent à toute forme d’euthanasie ou de suicide assisté, comme le président des Républicains Bruno Retailleau. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Bruno Retailleau, président des Républicains - Opposant à toute forme d'euthanasie ou de suicide assisté.
« comme le président des Républicains Bruno Retailleau »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
« La droite sénatoriale continue d’avancer sur une ligne de crête, et à ce stade, je ne vois pas comment ils vont s’en sortir différemment de ce qu’il s’est passé en première lecture. » - Analyse d'Anne Souyris sur la stratégie de la droite sénatoriale.
« « La droite sénatoriale continue d’avancer sur une ligne de crête, et à ce stade, je ne vois pas comment ils vont s’en sortir différemment de ce qu’il s’est passé en première lecture », commente Anne Souyris »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
52% - Pourcentage de Français souhaitant des soins palliatifs pour un proche gravement malade plutôt qu'une euthanasie.
« les personnes interrogées souhaiteraient qu’il bénéficie de soins palliatifs de qualité, et non que l’on opère sur lui une euthanasie (52% contre 38% et 10% de « sans réponse ») »
fondapol.org ↗ ↩ -
38% - Pourcentage de Français favorables à l'euthanasie pour un proche gravement malade.
« les personnes interrogées souhaiteraient qu’il bénéficie de soins palliatifs de qualité, et non que l’on opère sur lui une euthanasie (52% contre 38% et 10% de « sans réponse ») »
fondapol.org ↗ ↩ -
50% - Pourcentage de Français estimant que les soins palliatifs doivent être assurés partout en France avant de légaliser l'euthanasie.
« Il faut assurer l’offre de soins palliatifs partout en France (50%) avant d’envisager la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté (48%) »
fondapol.org ↗ ↩ -
48% - Pourcentage de Français favorables à la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté après l'assurance des soins palliatifs.
« Il faut assurer l’offre de soins palliatifs partout en France (50%) avant d’envisager la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté (48%) »
fondapol.org ↗ ↩ -
Les sénateurs ont adopté sans modification en commission le texte sur les soins palliatifs - Adoption du texte sur les soins palliatifs par la commission des Affaires sociales.
« L'autre texte débattu, qui porte sur les soins palliatifs, est beaucoup plus consensuel: les sénateurs l'ont adopté sans modification en commission »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
mi-mai 2026 - Date prévue pour l'adoption définitive du texte sur les soins palliatifs dans l'hémicycle.
« ce qui ouvre la voie à une adoption définitive mi-mai dans l'hémicycle »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
491 voix pour, 0 contre - Vote à l'unanimité pour le texte sur l'extension des soins palliatifs à l'Assemblée nationale.
« Les députés ont tout d’abord, à l’unanimité - 491 voix pour, 0 contre - voté le texte très consensuel visant à étendre les soins palliatifs. »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
la moitié - Part de la population française n'ayant pas accès aux soins palliatifs aujourd'hui.
« Les Français veulent que les pouvoirs publics assurent l’équipement de tout le pays en soins palliatifs, auxquels, aujourd’hui, la moitié de la population n’a pas accès. »
fondapol.org ↗ ↩ -
Claire Fourcade, ex-présidente de la société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SPAF) - Ex-présidente de la SPAF critiquant les estimations de l'ADMD.
« «10% des décès, c’est 65.000 euthanasies par an: une toutes les huit minutes», rétorque Claire Fourcade, ex-présidente de la société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SPAF). »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
11, 12 et 13 mai 2026 - Dates prévues pour l'examen des textes dans l'hémicycle du Sénat.
« avant leur arrivée dans l’hémicycle les 11, 12 et 13 mai. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
11, 12 et 13 mai 2026 - Dates prévues pour les débats dans l'hémicycle du Sénat sur les propositions de loi.
« seront débattues dans l'hémicycle les 11, 12 et 13 mai »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
juillet 2026 - Date limite visée par le gouvernement pour l'entrée en vigueur de la réforme.
« Le gouvernement table toujours sur une entrée en vigueur avant la suspension des travaux parlementaires en juillet. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
juillet 2026 - Date envisagée pour l'entrée en vigueur de la réforme avant la suspension des travaux parlementaires.
« Le gouvernement table toujours sur une entrée en vigueur avant la suspension des travaux parlementaires en juillet »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
11 mars 2025 - Date de dépôt de la proposition de loi à l'Assemblée nationale.
« Texte n° 1100 de M. Olivier FALORNI, déposé à l'Assemblée Nationale le 11 mars 2025 »
senat.fr ↗ ↩ -
27 mai 2025 - Date d'adoption du texte par l'Assemblée nationale.
« Texte n° 122 adopté par l'Assemblée nationale le 27 mai 2025 »
senat.fr ↗ ↩ -
299 voix pour, 226 contre - Résultat du vote sur la légalisation de l'aide à mourir à l'Assemblée nationale en février 2026.
« Avant de valider pour la deuxième fois en moins d’un an, avec 299 voix pour, 226 contre, la légalisation d’une aide à mourir »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
La dissolution de l’Assemblée nationale en 2024 a retardé l’adoption de la réforme de la fin de vie. - Cause du retard dans l'adoption de la réforme.
« Retardée successivement par la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024, puis par la chute du gouvernement de François Bayrou à l’automne, l’adoption de cette réforme sociétale [.] peine à aboutir au Parlement. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
La chute du gouvernement de François Bayrou à l’automne a retardé l’adoption de la réforme de la fin de vie. - Cause du retard dans l'adoption de la réforme.
« Retardée successivement par la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024, puis par la chute du gouvernement de François Bayrou à l’automne, l’adoption de cette réforme sociétale [.] peine à aboutir au Parlement. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
François Bayrou, ancien chef du gouvernement - Personne dont la chute du gouvernement a retardé la réforme.
« la chute du gouvernement de François Bayrou à l’automne »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Emmanuel Macron, président de la République française - Priorité du quinquennat mentionnée dans le cadre de la réforme sur la fin de vie.
« cette réforme sociétale érigée comme priorité du quinquennat par Emmanuel Macron »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale - Rôle institutionnel dans le processus législatif sur la fin de vie
« Yaël Braun-Pivet, la présidente de l’Assemblée nationale, a redit sa détermination à voir un texte aboutir avant la pause estivale. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
avant l’été - Échéance espérée pour l’adoption définitive du texte par la présidente de l’Assemblée nationale.
« La présidente Yaël Braun-Pivet a indiqué qu’elle espérait une adoption définitive « avant l’été » »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
1er janvier 2027 - Date prévue pour la mise en application de la loi sur l'aide à mourir.
« pour une mise en application rapide au 1er janvier 2027 sur l’ensemble du territoire »
lefigaro.fr ↗ ↩ -
Le gouvernement pourra convoquer une commission mixte paritaire après la deuxième lecture du Sénat pour trouver un accord entre les deux chambres - Processus législatif prévu après la seconde lecture sénatoriale
« Après la deuxième lecture du Sénat, le gouvernement pourra faire le choix de convoquer une commission mixte paritaire, pour permettre aux deux chambres du Parlement de s’accorder sur une même version du texte. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Le gouvernement pourra donner le dernier mot à l’Assemblée nationale en cas de désaccord persistant entre les deux chambres. - Procédure en cas de désaccord entre le Sénat et l’Assemblée nationale.
« En cas de désaccord persistant entre les deux chambres du Parlement, le gouvernement pourra néanmoins donner le dernier mot à l’Assemblée nationale. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
En l'absence d'accord en commission mixte paritaire, le gouvernement pourra demander une nouvelle lecture à l'Assemblée nationale et au Sénat, laissant le dernier mot aux députés - Procédure législative en cas de désaccord entre les deux chambres
« Faute d’accord, le gouvernement pourra demander une nouvelle lecture à l’Assemblée nationale et au Sénat, laissant cette fois le dernier mot aux députés. »
publicsenat.fr ↗ ↩ -
Le gouvernement pourra donner le dernier mot aux députés en cas de désaccord persistant entre les deux chambres du Parlement - Procédure en cas de désaccord entre l'Assemblée nationale et le Sénat.
« En cas de désaccord persistant entre les deux chambres du Parlement, le gouvernement pourra néanmoins donner le dernier mot aux députés »
lefigaro.fr ↗ ↩
Sources
- Fin de vie : le Sénat reprend l’examen de la réforme en commission, après un report
- Fin de vie : en commission le Sénat supprime le droit à l’aide à mourir, remplacé par un « dispositif d'assistance médicale à mourir » plus restrictif
- Droit à l'aide à mourir
- Réforme sur la fin de vie : le Sénat propose en commission une version plus restrictive de l'aide à mourir
- Droit à l’aide à mourir : le Sénat rejette le texte après l'avoir vidé de sa substance
- Fin de vie : l’Assemblée adopte une nouvelle fois la loi légalisant le suicide assisté et l’euthanasie
- Les Français n'approuvent pas la proposition de loi visant à légaliser l'euthanasie et le suicide assisté