Finistère : à Quimper, la MDPH explique la réforme du financement des fauteuils roulants
La Maison départementale des personnes handicapées a tenu une réunion publique jeudi 19 juin pour détailler les nouvelles règles entrées en vigueur en décembre 2025.
Près de 80 personnes ont assisté jeudi à Quimper à la réunion publique organisée par la MDPH du Finistère sur le nouveau financement des véhicules pour personnes handicapées. Depuis le 1er décembre 2025, l’Assurance Maladie rembourse à 100 % les fauteuils roulants, sans reste à charge.
L’essentiel
- Réunion publique le 19 juin 2026 à Quimper : organisée par la MDPH du Finistère et ses ergothérapeutes pour présenter la réforme du financement des fauteuils roulants.
- Prise en charge à 100 % depuis le 1er décembre 2025 : l’Assurance Maladie rembourse intégralement les fauteuils roulants manuels, électriques et sur mesure, sans reste à charge pour l’usager.
- Prescripteurs habilités : pour une première prescription, seuls les médecins de rééducation ou équipes spécialisées (pôle de réadaptation de Cornouaille, Ildys, centres de Perharidy, Tréboul, Kerpape, hôpitaux Morvan ou militaire) sont compétents.
La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) du Finistère a réuni usagers, professionnels de santé et distributeurs vendredi 19 juin à Quimper pour une journée d’information gratuite. L’objectif : expliquer la refonte du financement des véhicules pour personnes handicapées (VPH) et des fauteuils roulants, entrée en vigueur le 1er décembre 2025.
Ce qui change depuis le 1er décembre 2025
Depuis cette date, l’Assurance Maladie (CPAM, MSA, etc.) est devenue le guichet unique de financement. Elle rembourse désormais à 100 % les fauteuils roulants - manuels, électriques, sur mesure - et les VPH, sans reste à charge pour l’usager. La MDPH n’intervient plus sur ces demandes, ce qui simplifie les démarches. Selon la MDPH 29, cette réforme supprime la nécessité de solliciter la prestation de compensation du handicap (PCH) pour ces équipements.
Les forfaits de réparation annuels ont été revalorisés de 50 % : 260 € pour un fauteuil manuel, 750 € pour un électrique. Le renouvellement est fixé à cinq ans pour les adultes et trois ans pour les enfants de moins de seize ans. Une période transitoire court jusqu’au 30 novembre 2026 pour permettre l’application conjointe de l’ancienne et de la nouvelle nomenclature.
Qui peut prescrire ?
Pour une première prise en charge, la prescription ne peut être réalisée que par des médecins de rééducation ou des équipes spécialisées. Dans le Finistère, les prescripteurs habilités sont notamment les équipes mobiles du pôle de réadaptation de Cornouaille Quimper-Concarneau, l’établissement Ildys, les centres de rééducation de Perharidy, Tréboul, Kerpape, ainsi que les hôpitaux Morvan ou militaire. Le médecin traitant ne peut prescrire que pour un renouvellement à l’identique du matériel.
Un essai obligatoire du fauteuil en conditions réelles pendant sept jours est requis avant que la prescription définitive ne soit validée. La location de courte durée d’un fauteuil manuel peut être prescrite par tout médecin pour trois mois maximum, renouvelable une fois. Pour un fauteuil électrique en location courte durée, la prescription doit venir d’un médecin spécialiste en Médecine Physique et de Réadaptation (MPR) ou titulaire d’un diplôme universitaire d’appareillage.
Délais et prix des équipements
Selon les informations communiquées lors de la réunion, l’accord de la sécurité sociale intervient sous quinze jours. Un délai supplémentaire de deux mois peut être nécessaire si des options ou accessoires spécifiques sont à étudier. Des distributeurs de véhicules étaient présents vendredi, avec des prix allant d’environ 360 € à 20 000 € selon les modèles, et des prix limite de vente ont été présentés. Les montants exacts des bases de remboursement n’ont pas été détaillés publiquement.
Contexte dans le Finistère
Avec près de 64 000 habitants, Quimper est la préfecture du Finistère, département breton de 920 000 résidents. La MDPH traite plusieurs milliers de demandes d’équipements chaque année. Cette réforme nationale, portée par la loi de financement de la sécurité sociale, vise à harmoniser les pratiques et à réduire les inégalités territoriales. Dans le Finistère, plusieurs centres spécialisés sont désormais référencés pour les prescriptions. L’enjeu est de taille pour les personnes à mobilité réduite, notamment en zone rurale où l’accès aux prescripteurs habilités peut être plus limité.
Les prochaines étapes consisteront à accompagner les usagers et les professionnels pendant la période transitoire jusqu’au 30 novembre 2026. Comme le souligne la MDPH, il est recommandé de se rapprocher de son médecin traitant pour être orienté vers le prescripteur compétent.
Alors que les personnels hospitaliers du département voisin des Côtes-d’Armor sont en grève face à la saturation des urgences (lire notre article), la MDPH du Finistère mise sur l’information pour fluidifier le nouveau dispositif.